30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 08:31
Le Fort de Coteau-du-Lac dans la guerre de 1812

Coteau-du-Lac est situé au sud-ouest de Montréal sur les rives du fleuve Saint Laurent à un endroit où le cours d'eau s'élargit en plusieurs méandres peuplés de plusieurs îles donnant l'impression de former un lac. A cet endroit la navigation sur le fleuve est rendue ardue par une série de rapides formant un véritable obstacle naturel. Le lieu est bien connu des amérindiens qui utilisaient déjà l'endroit depuis longtemps. Suite à une tentative des forces américaines pendant la guerre d'indépendance de capturer le Canada, il devint évident que cette position devenait un lieu de passage idéal pour le ravitaillement du Bas Canada comme celui d'envahisseurs éventuels. La construction d'un fort ainsi que d'un petit canal destiné à fluidifier le trafic fluvial fut décidée.

Un fort pour protéger ce point de passage obligé

Les risques d'invasion du Bas Canada via le Saint Laurent augmentant avec le déclenchement de la guerre de 1812, la position fut fortifiée et était capable d’accueillir une garnison de 400 hommes.

Vu du ciel, le fort offrait l'aspect d'une série de remparts de terre dirigés vers l'ouest pour contrer toute attaque venant de la terre ferme. Ces remparts étaient réalisés de telle manière que les tirs se croisent afin d'augmenter l'efficacité du feu défensif. Un fossé fut creusé en avant des remparts, un pont permettait le franchissement. Derrière ces bastions se trouvaient les bâtiments: poudrière, les casernes et le corps de garde. A l'ouest sur une partie saillante et face au fleuve, une batterie de 3 canons de 24 livres disposés derrière des remparts en forme de trèfles interdisait le passage à toute embarcation descendant ou remontant le fleuve. Les canons sont placés sur des plateformes en bois mobiles leur autorisant un débattement sur 360°. En arrière de cette batterie se trouve un bunker de forme octogonale qui sert de quartier général. Des pieux de bois aiguisés furent érigés tout autour de cette position jusqu’à mi-hauteur de l'escarpement.

Le canal traversait le fort séparant ainsi la batterie en trèfle et son bunker octogonal du reste des fortifications. Un pont permettait le passage entre les deux zones. Devant chaque sortie ou entrée du canal un blockhaus de bois augmentait la puissance du système défensif.

Bien que stratégiquement important pour la circulation fluviale, le fort ne fut jamais attaqué par les forces américaines. Les défaites successives de Crysler'Farm et de Châteauguay empêchèrent l’ennemi de poursuivre plus avant. Néanmoins devant l'importance de la position, une importante garnison fut maintenue tout au long de la guerre. Les détachements de milices se sont succédé pour la défense du fort ainsi que des éléments des artilleurs provinciaux ou du Royal Foot artillery. Les hommes vivaient dans des conditions difficiles comme dans la plupart des postes avancés du Canada. La difficulté du ravitaillement obligeait à mettre en place un rationnement de toutes les denrées comme du bois de chauffage. Mais le froid et ces conditions spartiates furent les seuls ennemis que la garnison eut à affronter durant la guerre de 1812.

en haut à gauche le bunker octogonal (reconstruit d'après les plans de l'original), à doite une vue d'artiste du fort tel qu'il était en 1815, en bas le plan du fort pour la même périodeen haut à gauche le bunker octogonal (reconstruit d'après les plans de l'original), à doite une vue d'artiste du fort tel qu'il était en 1815, en bas le plan du fort pour la même période
en haut à gauche le bunker octogonal (reconstruit d'après les plans de l'original), à doite une vue d'artiste du fort tel qu'il était en 1815, en bas le plan du fort pour la même période

en haut à gauche le bunker octogonal (reconstruit d'après les plans de l'original), à doite une vue d'artiste du fort tel qu'il était en 1815, en bas le plan du fort pour la même période

Sur cette vue on distingue le Blockhaus octogonal, on peux voir également que l'ancien canal est complètement fermé et que la géographie du lieu a fortement évolué
Sur cette vue on distingue le Blockhaus octogonal, on peux voir également que l'ancien canal est complètement fermé et que la géographie du lieu a fortement évolué

Après la guerre de 1812, le canal fut élargi pour permettre le passage à de plus grandes embarcations. Au gré des périodes de tension, la garnison sera plus ou moins importante. Lors de la révolte des Patriotes en 1837, le blockhaus octogonal fut incendié pour éviter qu'il ne tombe aux mains des révoltés patriotes et fut reconstruit en 1978 par les parcs du Canada. Le creusement du canal de Beauharnois entraîna l'abandon progressif du site. Le site fut en partie exploité par une carrière de pierre et une scierie avant de finalement susciter un intérêt archéologique. Les fouilles débutèrent en 1965 et mirent à jour aussi bien des pièces datant de la période de la guerre de 1812 que celles prouvant la présence d'amérindiens 4 à 6000 ans auparavant. En 1972 le site est officiellement reconnu comme lieu historique du Canada et en 1982 il est en partie restauré. Son intérêt repose plus sur son rôle joué pour les communications fluviales que durant la guerre de 1812.

Le fort aujourd'hui ne garde que le blockhaus octogonal et un fossé. Les remparts de terre ont presque disparu ainsi que les bâtiments. Différents canons sont exposés pour rappeler la batterie de l'époque. La géographie du lieu a également changé : la pointe saillante où était basée la batterie en trèfle s'est élargie, les entrées et sorties du canal sont obstruées et la ville de Coteau-au-lac s'est étoffée tout autour de l'ancienne position du fort.

Canon de 24 livres sur plateforme capable de tirer à 360° (site du Fort de Coteau au Lac)

Canon de 24 livres sur plateforme capable de tirer à 360° (site du Fort de Coteau au Lac)

Partager cet article

Published by Olivier Millet - dans lieux de la guerre de 1812
commenter cet article
9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 15:30
Le 6th Regiment of Foot (WarwickShire) dans la guerre de 1812

Le 6th Regiment of foot fut initialement recruté comme un régiment au service de la hollande en 1674 dans la guerre contre la France. L'unité ne devint le 6th regiment of foot qu'en 1685 à la demande du roi d'Angleterre James II qui utilisa plusieurs régiments au service de la Hollande, composés d'Anglais, d'Irlandais et d'Ecossais pour en faire deux :

les 5th et 6th regiment of foot.

Le 6th regiment intervint en Irlande et participa à la bataille de la Boyne en 1690 contre les rebelles jacobites, soutenus par la France. Le régiment retourna en Hollande et reçut son premier honneur de bataille lors du siège de la ville de Namur.

Durant la guerre de succession d' Espagne contre le roi Louis XIV de France, le 6th parti en Espagne combattre les français et participa aux batailles de Barcelone, d'Almanza, Sarragosse, Almenar et Brihuega. Le régiment revint au Royaume-unis en Ecosse pour mater la rebellion Jacobite de 1745 mais souffrit de pertes sensibles dans la défaite de Prestonpans.

Envoyé à Gibraltar puis dans les antilles, le régiment participa à la guerre d'indépendance américaine en 1776. Il prit le nom de first Warwick en 1782. Durant les guerres de la révolution française, le régiment participa avec succès à la capture de nombreuses positions françaises aux antilles, notamment à Sainte Lucie, la guadeloupe ou la Martinique gagnant un nouvel honneur de bataille au passage en 1798.

Pendant les guerres napoléonienne, le régiment fut envoyé dans la péninsule ibérique dès 1808 et combattit à Rolica puis Vimero. Lors de la retraite vers la Corogne, le régiment perdit 300 hommes. Il eu la funeste occasion de participer au désastre de l'expédition de Walcheren en Hollande où comme le reste du corps expéditionnaire anglais il dut réembarquer avec ses hommes malades et amoindries. En 1812, l'unité reparti en Espagne et se couvrit de gloire à Vittoria puis participa à l'invasion du Sud-ouest de la France. Engagé dans des situations difficiles, particulièrementt à Orthes en 1814, contre des positions en hauteurs tenues par les Français, le 6th se fit remarquer par Wellington lui même. Ce dernier fit graver sur la tabatière d'argent du mess des officiers du régiment qui comportait l'inscription "Seek Glory" " que l'on pourrait traduire par "en quête de gloire" depuis 1785 " : Huzza for the 6th regiment Now Keep Glory" "hourra pour le 6ème, maintenant conservez la".

Le 5 mai 1814, la situation en Amérique du Nord devenant favorable aux britanniques, le régiment fut envoyé en renfort au Canada pour participer à la contre ofensive anglaise.

Le Canada.

embarqués à bord des transports "Harbinger" et "Sultana", le régiment arriva à Québec le 3 juillet 1814 et fut dirigé vers la base de Kingston afin d'y être équipé. Mais ce n'est qu'en septembre que le régiment enfin pourvu en matériel adéquat, fut envoyé vers la zone des combats et en l'occurence le secteur du Niagara où les Américains avaient récement lancé une offensive. Après la bataille de Lundy's Lane, les Anglo-canadiens avaient repris l'initiative et avaient forcé les américains à battre en retraite vers le sud autour du Fort Erié. Ce dernier qui avait été facilement pris par les américains au début de l'été 1814 avait été considérablement renforcé et était désormais soumis à un siège par les forces anglo-canadiennes.

Le 6th régiment arriva pour renforcer le contingent de siège anglo-canadiens qui avait été saigné à blanc lors de l'assaut raté du 15 aôut. L'armée anglo-canadienne avait perdu énormément d'hommes et ne possèdait pas suffisament de canons de siège pour s'emparer du fort américain, bien défendu et tenu par des soldats vétérans qui n'avaient rien à envier aux tuniques rouges. La première mission de combat du 6th fut l'attaque d'un piquet américain le 6 septembre 1814 par une compagnie du 6th foot, action qui se conclua par un succès. Le 17 septembre, soit un mois après l'assaut raté des britanniques, près de 1600 soldats américains effectuèrent une sortie contre les batteries anglaises qui pilonnaient le fort Erié. Ayant réussi à s'emparer de deux batteries sur 4, les Américains furent finalement forcés de se replier après une vigoureuse contre attaque des troupes anglaises dont faisait partie le 6th, le 82nd et le régiment Suisse De Watteville. Le régiment, remarqué par le général De Watteville,  obtint à cette occasion un honneur de bataille "Niagara" pour sa conduite dans la reprise des canons anglais capturés.

Devant l'impossibilité pour les Anglais de capturer Fort Erié, les troupes britanniques se replièrent vers le Nord et le 6th regiment of foot tint ses quartiers autour de Chippawa tandis que la compagnie légère du régiment était positionnée vers Black Creek. En octobre l'unité fut envoyée en position de contrer un mouvement offensif du général américain Brown près de Weihshun mais les Américains se retirèrent avant qu'un combat puisse avoir lieu. Le 6th regiment reparti prendre ses quartiers à chippawa où il demeura jusqu'a la fin du conflit.

Ayant reçu le titre de "Royal Warwickshire Regiment" en 1832, il troqua le jaune profond contre le bleu. Le régiment qui a combattut dans de nombreux conflits dont les deux guerres mondiales, existe aujourd'hui dans la formation du "régiment des fusilliers royaux " ou " Royal Regiment of fusilliers "

plaque de baudrier avec l'antilope en son centre "musée du Niagara"

plaque de baudrier avec l'antilope en son centre "musée du Niagara"

L'uniforme:

Le 6th régiment possédait la couleur distinctive jaune orangé "deep yellow". La tunique rouge est ornée de 10 lacets blancs disposés par paires et terminés de manière rectangulaire. Le lacet est pourvu d'une bande jaune à l'extrémité basse et d'une bande rouge à l'extrémité haute.

Le régiment est habillé en 1814 avec la nouvelle tenue de l'armée anglaise à savoir une tunique aux basques raccourcies, d'un shako "belgic", d'un pantalon gris avec demi-guêtres grises. Les musiciens portent la même tenue que la troupe, conformément au règlement de 1812, mais leur lacet est différent et comprend un ensemble de bandes rouges autour d'un damier blanc et rouge.

Les boutons sont couleur métal argent mais les plaques de baudrier ovales sont couleur métal jaune. Les épaulettes argentées sont de la même couleur que les boutons des officiers.

Le drapeau du régiment est à champ jaune profond avec une antilope en son centre, des roses couronnées aux coins et l'Union Jack avec le chiffre romain VI au milieu. Le king's color reprend l'antilope au centre et le chiffre VI sur le coin supérieur gauche. L'honneur de bataille NIAGARA a été ajouté pour sa conduite lors du siège de Fort Erié et la campagne du Niagara en 1814.

Le symbole de l'Antilope daterait de la guerre de succession d'Espagne en 1702 où le régiment captura à Saragosse un étendard Maure avec une antilope brodée dessus. Une autre version expliquerait le choix de l'Antilope parce qu'il s'agissait d'un symbole royal de la maison de Lancastre.

Pour en savoir plus, le site du musée du 6th regiment of foot:

http://www.warwickfusiliers.co.uk/

Partager cet article

Published by SPAD - dans uniformes
commenter cet article
1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 12:00
Le 3rd ( Kent ) Regiment of Foot "The Buffs" dans la guerre de 1812

En tant qu'ancien régiment de l'armée anglaise, cette unité trouve son origine au 16ème siècle en 1572. Créée comme une unité d'infanterie navale, elle tire son nom de Buffs de la première tenue qu'elle porta, à savoir un uniforme couleur chamois. Plus tard avec l'adoption de la tenue rouge dans l'armée anglaise, le "Buff" (chamois ou fauve) fut la couleur distinctive du régiment. Autre distinction, les bretelles étaient de couleur fauve alors qu'habituellement les baudriers étaient en cuir blanchi.

Comme tous les anciens régiments, l'unité a changé de nom plusieurs fois, portant le nom de 4th "Holland maritime regiment" dans les années 1665, puis 4th "The Lord High Admiral's Regiment jusqu'en 1715. En 1667 il devint un régiment orienté vers les combats terrestres et non plus navals. Il prit ensuite les noms des différents colonels commandant et fut nommé le 3rd "Howard's Regiment" et 3rd "Howar's Buffs". Son surnom dans l'armée anglaise fut les Buffs puis "Old Buffs".

En 1751, il prit le nom de 3rd ( Kent ) regiment of Foot "The Buffs" et en 1782 ( East Kent ) Regiment of foot " The Buffs " et enfin ( Royal East Kent ). Il faut bien comprendre que le terme "Buffs" est son surnom et non son appellation officielle. Le surnom "Old Buffs" lui aurait été donné lors de la bataille de Dettingen en 1743 par le roi George II qui aurait confondu le 31st régiment avec le troisième régiment à cause de leur couleur buff similaire. Afin de les différencier le 3rd prit le nom de Old Buffs et le 31st de Young Buffs.

Son secteur principal de recrutement demeure depuis 1782 le comté du Kent et sa devise : Veteri Frondescit Honore littéralement "son honneur antique fleurit".

Le régiment a servi dans de très nombreuses guerres et campagnes depuis sa création. Il participa notamment à la guerre d'indépendance américaine en Caroline puis la campagne de Yorktown. Il servit ensuite en Jamaïque jusqu'en 1790. durant les guerres napoléoniennes, il fut envoyé dans la péninsule ibérique combattre les Français, il participa à la bataille d'Albuera en 1811 où il subit des pertes énormes et perdit ses couleurs lors d'une charge de la cavalerie légère française. Curieusement ce jour particulièrement désastreux pour ce régiment est devenu le jour du régiment. Avec 644 pertes durant la bataille, le régiment subit le taux de pertes le plus important de n'importe quelle autre unité britannique de toute la guerre. Malgré cette défaite, l'unité continua à se battre durant les principales batailles en Espagne et acquit une grande expérience.

Le 3rd ( Kent ) Regiment of Foot "The Buffs" dans la guerre de 1812

Les opérations au Canada:

En juin 1814, le régiment fut envoyé au Canada. Sur place, il fut regroupé avec 12 000 hommes pour participer à la grande offensive contre l'état de New York sur Plattsburgh.

En effet Sir George Prevost, ayant reçu de nombreux renforts, avait décidé de passer à l'attaque et de s'en prendre à cette importante base navale américaine sur le lac Champlain puis de poursuivre son invasion vers le sud. Mais la campagne tourna court quand la flottille anglaise fut complétement battue lors de la bataille navale du lac Champlain. Le 3rd regiment of foot faisait partie de la colonne de droite durant l'opération, il chassa les miliciens et réguliers qui défendaient la ville de Plattsburgh et s'y installa. Le régiment se prépara ensuite à attaquer la position fortifiée américaine qui était le long de la rivière Saranac. Cette position protégée par trois blockhaus devait être attaquée le 11 septembre, jour de l'arrivée de la flottille anglaise. Au matin du 11, les Buffs attaquèrent avec des échelles, ils franchirent la rivière mais furent rappelés vers l'arrière lorsque la nouvelle de la défaite navale parvint au commandement des troupes au sol et que la décision d'annuler l'attaque fut prise.

Le régiment comme le reste de l'armée retourna au Bas Canada la tête basse, il avait perdu 4 tués et 39 blessés dans les différentes escarmouches de cette courte campagne.

Le 4 juin 1815, le régiment quitta Québec pour l'Europe, une longue carrière opérationnelle l'attendait encore.

Le 3rd ( Kent ) Regiment of Foot "The Buffs" dans la guerre de 1812

L'uniforme :

La couleur distinctive des Buffs était le ...Buff ou jaune chamois, la tunique rouge était ornée de lacets disposés par paires et se terminant de manière rectangulaire. Les boutons ornés du dragon entouré de la devise et surmontant le numéro 3, étaient de couleur métal blanc. Jusqu'en 1812 les tambours étaient habillés avec la tunique aux couleurs inversées mais le nouveau règlement interdisant cette pratique, la plupart des régiments durent habiller leurs musiciens comme les hommes de troupe mais avec des lacets différents et présents sur les bras, la poitrine et dans le dos.

Le régiment étant arrivé au Canada en 1814, il est fort probable que c'est dans la tunique rouge que les musiciens du 3rd foot partirent au combat. Les hommes portaient le pantalon gris habituel, le shako "belgic" et les demi-guêtres gris foncé. Par contre les baudriers de ce régiment n'étaient pas blancs pour la troupe mais chamois ou jaune fauve comme la plupart des régiments ayant le buff comme couleur distinctive.

( le dessin à droite de Bernard Coppens, représente la tenue du régiment avant 1812 avec shako stove pipe et culotte jaune fauve ; en tant que sergent il porte la pique et l'épée droite au côté droit ainsi que la ceinture cramoisie au bandeau central fauve)

Sources:

C.E.Franklin "British napoleonic uniforms "

Bryan Fosten Osprey men at arms 114 et 119 " Wellington infantry 1 et 2 "

René Chartrand " A Scarlet coat"

René Chartrand British forces in north america 1793 - 1815 men at arms 319

http://freepages.genealogy.rootsweb.ancestry.com/~crossroads/regiments/regiments-infantry.html

http://www.napoleon-series.org/military/organization/Britain/Infantry/Regiments/c_3rdFoot.html

Partager cet article

Published by Olivier Millet - dans uniformes
commenter cet article
20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 10:35
George Prevost le chef du Canada

George Prevost fut le gouverneur militaire et administratif de l'ensemble des colonies anglaises d'Amérique du Nord. A ce titre il était le général en chef des troupes anglaises et locales stationnées sur place et seul détenteur de l'autorité. Durant la guerre de 1812 il s'opposa à la stratégie de Isaac Brock qui préférait l'offensive à la position strictement défensive prônée par Prevost. Intelligent et efficace il fut complètement discrédité par la campagne menée contre la ville de Plattsburgh dans l'état de New-York en 1814.

Une carrière militaire fulgurante:

George Prevost naquit en Amérique du Nord dans le New-Jersey, colonie britannique, en 1767. Son père francophone suisse était lieutenant-colonel dans l'armée anglaise. Parfaitement bilingue, Prevost fut très tôt engagé dans la carrière militaire de par la volonté paternelle. Enseigne à 11 ans dans le fameux 60th régiment "Royal Americans" en 1779 dans lequel son père servait en tant qu'officier supérieur. Il fut ensuite transféré successivement dans le 47th et le 25th Foot puis revint dans le 60th regiment of Foot en 1790 avec le grade de Major soit une progression au grade supérieur tous les deux ans. La promotion très rapide fut certainement due à son père et à son grand-père maternel, banquier de son état, les charges d'officiers étant souvent achetées plutôt que reçues par le mérite. En 1794 il est lieutenant-colonel, en 1798 il devient colonel et participe à son premier engagement à Saint Vincent. Il devient général de brigade et gouverneur de Sainte Lucie. Sa sympathie naturelle pour les Francophones va lui permettre de s'attirer les faveurs des colons locaux avant d'être renvoyé en Angleterre en 1802.

Mais après la rupture du traité d'Amiens en 1803, Prevost doit affronter les forces françaises alors qu'il est gouverneur de la Dominique. Il est renvoyé en Angleterre en 1806 où il reçoit le grade de Major General et le commandement du district de Porthmouth et la gestion en tant que colonel commandant d'un régiment. Il est fait chevalier ou "baronnet" et prend le titre de Sir George Prevost. En 1808 il est renvoyé dans son Amerique natale avec le titre de lieutenant gouverneur de la Nouvelle-Ecosse. Sur place l'ennemi n'est plus la France de Napoléon mais son voisin américain dont l'attitude envers la Grande-Bretagne devient de plus en plus hostile. Prevost prend donc des dispositions pour renforcer préventivement les défenses de sa province. Il promulgue une loi sur la milice l'autorisant à lever un petit contingent local en cas de conflit. La guerre avec la France continuant, Prevost partit avec un corps expéditionnaire pour prêter main forte aux troupes anglaises des Caraïbes qui s'attaquaient à la Martinique. Une fois l'île capturée, Prevost rentra en Nouvelle-Ecosse en 1809. Durant son administration il parvint à apaiser les tensions qui existaient entre les différents corps législatifs et l’exécutif et prit grand soin de ne pas brusquer les représentants ce qui le fit grandement apprécier par la plupart d'entre eux. Alors que des tensions d'ordre religieux commençaient à se faire jour Prevost fut envoyé au Bas Canada en 1811 avec le titre de commandant en chef et gouverneur général des colonies anglaises d’Amérique du Nord. Il devenait le principal responsable administratif et militaire de tout le Canada.

Sur place il dut faire face aux tensions entre anglophones et francophones et en usant des mêmes techniques qu'en Nouvelle-Ecosse il parvint progressivement à calmer les esprits en octroyant un peu plus de pouvoir à la majorité francophone que Londres lui en avait laissé au début. Il choisit les leaders sur lesquels ils pouvait avoir de l'influence et éloigna les autres. L'important était de stabiliser la vie politique canadienne avant une éventuelle guerre avec les Etats-Unis, Prevost n'ignorait rien de la difficulté de sa position. La garnison britannique de 6000 hommes aurait besoin de l'appui de la milice, essentiellement francophone, pour repousser l'armée américaine trois fois plus nombreuse. Il fit en sorte de se rapprocher du clergé catholique pour faciliter la mise en place de ses lois sur la milice. Les canadiens catholiques accepteraient peut-être plus facilement de s'engager aux côtés des tuniques rouges si ils étaient adroitement manipulés par un clergé favorable au gouverneur. Lorsque la guerre éclata, la situation était relativement favorable pour accueillir les "militia act" qui appelleraient la milice canadienne sous les armes. Conscient de l'importance de la Royal Navy dans la défense de la colonie, il prit en charge les activités logistiques et militaires de la marine placée sous ses ordres directs tout en développant au mieux la marine provinciale sur les grands lacs. Il savait meiux que personne que la survie de la Province dépendrait avant tout de la bonne utilisation de ses ressources plutôt que d'espérer une intervention extérieure. Londres ne pouvait mobiliser la moindre force pour aider le Canada, la guerre contre la France accaparait tous ses moyens militaires. Au final le Canada était relativement prêt à combattre malgré la différence apparente défavorable d’effectif.

La guerre de 1812:

Quand la guerre de 1812 fut déclenchée, les consignes de Londres étaient claires, Prevost devait tenir à tout prix Québec, principale forteresse du Canada, et limiter ses offensives dans le seul but de repousser les Américains hors des frontières canadiennes. Prevost se limita à un renforcement de ses défenses sans prendre la moindre initiative stratégique en vue de contrer les efforts ennemis ce qui irrita son principal subordonné, le lieutenant gouverneur du Haut Canada, Sir Isaac Brock. Ce dernier voulait profiter de l'immensité du territoire pour s'attaquer aux postes américains isolés et encore ignorant de la guerre comme le Fort Mackinac aux portes du Michigan. Malgré les victoires de Mackinac et de Détroit, Prevost conclut un armistice avec les Américains espérant gagner du temps. L'armistice Dearborn Prevost fut désavoué par Londres et par Brock qui voulait profiter de l'apparente impréparation ennemie pour lui causer encore plus de torts. Prevost espérait sincèrement une résolution du conflit par la négociation. L'armistice qui entra en vigueur le 20 août 1812 ne tint pas longtemps. Lorsque Washington eut vent des démarches entreprises par le général Dearborn il en rejeta les termes et le fit annuler. Lorsque Borck apprit la mise en place de ce cessez-le-feu, le 23 août, il fut atterré et se précipita vers Fort George. Mais même si l'armistice ne dura pas, il favorisa les Américains qui en profitèrent pour amener plus de troupes sur le lac Ontario tout en se réorganisant après leur désastreuse campagne de Détroit. Quand les hostilités reprirent, les Anglais étaient désavantagés et devaient se préparer à une attaque dans le secteur du Niagara.

La tentative de conciliation de Prevost fut un échec et risqua même de provoquer l’effondrement de sa ligne de défense. La bataille de Queenston Heights fut une victoire anglaise mais le général Brock fut tué et son remplaçant ne fut pas à la hauteur. Les événements de 1813 marquèrent la volonté de Prevost de sauvegarder sa ligne de ravitaillement entre Québec et Kingston au détriment d'une partie du Haut Canada et du Lac Erié. Il demanda à l'amiral Yéo de concentrer ses efforts sur la défense du lac Ontario et de sa principale base : Kingston. Mais des divergences d'opinion firent que les deux hommes coopérèrent mal avec de funestes conséquences car la domination navale américaine des Lacs augmentait et avec elle la menace sur les voies d'approvisionnement anglaises. En 813 la campagne menée par l'amiral Cochrane sur les côtes américaines permit à Prevost de souffler un peu car les forces de la Royal Navy avaient entrepris des attaques sur le sol américain. La situation sur les frontières canadiennes s'aggrava avec les attaques sur Montréal qui furent repoussées, la destruction du contingent de Detroit et d'Amhersburg à la bataille de Moraviantown, la perte de contrôle du lac Erié et en 1814 les attaques sur le Niagara. Londres envoya finalement un détachement d'environ 12000 hommes, la guerre avec la France avait pris fin et l'Angleterre était désormais disposée à s'occuper du problème américain.

Prevost fut chargé de mettre en œuvre une opération visant à sécuriser définitivement les frontières de sa colonie et d'infliger à l'ennemi des pertes conséquentes en vue des négociations qui se déroulaient à Gand. Cette opération sera l'attaque sur Plattsburgh et le terrible échec des forces anglaises. http://history-uniforms.over-blog.com/page-5902267.htmlhttp://

Le retrait des forces anglaises après la bataille du lac Champlain alors qu'elles avaient acquis un avantage certain sur la rive est perçu aujourd'hui comme la démonstration du manque d'enthousiasme pour toute offensive de la part de Prevost. Il ne s'imaginait pas et ne voulait pas conduire une opération en territoire américain, l'échec de l'opération lui est imputable à ce niveau plus que dans la préparation du combat en elle-même. Brillant administrateur, il apparaît qu'il n'était pas le chef militaire idéal pour mener à bien de telles missions. La mort de Brock en 1812 a définitivement enlevé aux Anglais d'Amérique du Nord le leader militaire dont ils avaient besoin pour attaquer l’Amérique même si tel n'était pas le but de guerre.

Une fin amère:

Georges Prevost après son échec à Plattsburgh fut rappelé en Angleterre, il est remplacé comme gouverneur par George Murray. En Angleterre ses explications se heurtent au rapport de l'amiral Yéo avec qui il avait eu des différents durant la guerre et Prevost dut se résoudre à demander qu'une cour martiale soit tenue pour s'expliquer en public et se dédouaner.La cour martiale qu'il avait mandée pour pouvoir s'expliquer ne pourra se tenir, la mauvaise santé de Prevost et le temps nécessaire pour que les témoins arrivent du Canada auront raison de lui. George Prevost meurt le 5 janvier 1816 à 48 ans.

La défense du Canada doit certainement beaucoup à l'ensemble des mesures que Prevost, administrateur efficace, a pris durant les mois précédant la guerre. Sa conduite envers la majorité francophone lui permit de partir du Canada sous les applaudissements de ces derniers quand les anglophones le huaient. Il apparaît évident que cet officier était un négociateur et un gestionnaire avant d'être un leader militaire de la trempe de Brock ou Wellington mais que sans lui tous les héros du monde n'auraient certainement pas pu empêcher le Canada d'être envahi par les États-Unis. La terrible défaite qu'il a subie à Plattsburgh a effacé l'ensemble de son travail de fond au Canada, qui pourtant a fait la différence dans les combats. Il sera difficile de lui ménager une place de choix dans le panthéon des héros anglo-canadiens à côté d'Isaac Brock mais elle serait pourtant ô combien méritée.

Partager cet article

Published by Olivier Millet - dans portrait
commenter cet article
18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 16:41
NEWS!!

Le site sur la guerre de Sécession progresse bien et de nouvelles planches, résumés de batailles, profils de navires sont déjà publiés ou en cours de publication.

Le site sur la guerre civile américaine va continuer à prendre de l'ampleur et ce ne sont pas moins de 50 articles qui attendent d'être publiés et de s'ajouter à la douzaine déjà disponibles, ce qui sera fait dans les prochains mois. Tous commentaires ou suggestions pour des idées de planches sont les bienvenus alors n'hésitez pas!!

http://civil-war-uniforms.over-blog.com/

Du même coup les nouveautés sur le site de la guerre de 1812 se font plus rares je tiens à signaler un lien vers le site sur le musée de la guerre au Canada qui pourra donner un aperçu sur la guerre de 1812 avec l'avantage d'être accessible en français.

Rien de révolutionnaire mais un intéressant montage de 4 perspectives de la guerre ou comment les Américains, les Anglais, les Canadiens et les Indigènes ont vu ou voient encore la guerre de 1812. C'est didactique et la navigation est agréable je vous invite à y faire un petit tour<;

http://www.museedelaguerre.ca/guerre-de-1812/

Partager cet article

Published by Olivier Millet - dans communauté
commenter cet article
1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 07:00
Lancement du troisième site , la guerre de sécession

Enfin je lance mon sujet de prédilection : la guerre de sécession ce qui clôturera la parenthèse américaine sur le 19ème siècle après la guerre de 1812 et la guerre du Mexique de 1846.

Le principe est désormais connu je ne change pas une formule qui marche, vous trouverez les mêmes éléments dans ce site que sur les autres.

L'ampleur de la tache est par contre énorme le nombre d'uniformes, d'évènements et de matériels est très important.

Ce conflit comme aucun autre dans l'histoire des États-Unis a laissé des traces indélébiles dans l'esprit de chaque américain. Le clivage Nord-Sud qui existait depuis la fondation même des États-Unis a conduit le pays à commettre l'irréparable : le combat entre frères, la division de la nation tout entière et la destruction sur presque tout le territoire. Mais de cette apocalypse qui fera près de 600 000 morts une idée nouvelle en Amérique s'est enfin affirmée, même si il lui faudra encore des décennies pour devenir une réalité dans tout le pays. Cette idée est que chaque homme blanc ou noir peut jouir de la même liberté que déclinaient solennellement la constitution et la déclaration d'indépendance en leur temps.

Je vais donc tâcher de vous présenter les bleus et les gris au travers de leurs uniformes symbole d'oppression pour les uns et de liberté pour les autres. Sans parti pris aucun, à travers les tenues des combattants, les batailles, les matériels et armements j'essaierai de faire partager une certaine vision de ce conflit qui vit des hommes déterminés se battre pour leur liberté et le droit de leur pays qu'ils soient de Louisiane, du Texas ou de New-York. La guerre de sécession ne doit pas être réduite à une lutte sans merci entre partisans de l'esclavage et abolitionnistes mais entre deux visions de l'Amérique où chaque combattant croyait sincèrement que sa cause valait la peine d'endurer tant de souffrances.

Quant aux deux autres sites que vous êtes nombreux à avoir visité, et je vous en remercie, ils continueront tranquillement à leur rythme, toute idée ou proposition de planche d'uniformes particulière pour n'importe lequel des trois sites est d'ailleurs la bienvenue.

le lien :

http://civil-war-uniforms.over-blog.com/

Partager cet article

Published by Olivier Millet - dans communauté
commenter cet article
13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 16:50
L'ordre de bataille de la Nouvelle-Orléans 8 janvier 1815

La bataille de la Nouvelle-Orléans occupe une place particulière dans la guerre de 1812 à plus d'un titre :

- elle a eu lieu après que l'Angleterre et les États-Unis aient signé la paix

- elle fut le plus incroyable succès américain de la guerre : les Américains n'eurent à déplorer que 71 victimes contre près de 2500 Anglais.

- elle est symbolique car elle oppose la meilleure armée du moment, depuis que Napoléon a abdiqué, composée de vétérans d'Espagne à une armée composée essentiellement de miliciens, volontaires et d'un peu de soldats réguliers. Une armée professionnelle contre une armée d'amateurs.

- elle sera l'occasion pour le général vainqueur, Andrew Jackson, de recueillir suffisamment de notoriété pour entrer à la Maison Blanche.

Cette bataille peut se résumer à un choc frontal de la part des Anglais sur une ligne de défense garnie de canons et d'excellents tireurs au travers d'une vaste étendue plane offrant un champ de tir incomparable à l'un des deux camps. Seule, une attaque sur le flanc gauche de l'armée anglaise de l'autre côté du fleuve réussit à atteindre son objectif. Mais une fois l'attaque principale repoussée, les troupes anglaises sur l'autre rive ne purent que se replier.

Packenham, le général en chef anglais fut peut être trop sûr de lui et prompt à minimiser les qualités de ses adversaires pour penser qu'une attaque de ce genre avait des chances de réussite, sans réel soutien d'artillerie et sous un feu d'enfer.

voir : http://history-uniforms.over-blog.com/page-5801412.html

Seule une partie de la ligne ( droite de la ligne américaine) Jackson fut franchie par des soldats anglais du 95th rifle mais il furent vite repoussés, capturés ou tués. quoi que d'après le témoignage du seul officier britannique présent "les Américains en nous voyant n'en menaient pas large!!"

La victoire de la Nouvelle-Orléans a fortement contribué à entretenir une perception déformée de la réalité de la part des Américains qui, encouragés à le faire par une propagande éhontée au 19ème siècle, clamèrent longtemps avoir triomphé durant la guerre de 1812. Cette perception de la réalité est encore aujourd'hui largement répandue.

Partager cet article

Published by Olivier Millet
commenter cet article
10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 19:40
News!!!

Après des mois de travail il arrive!!

Le troisième site de la série history-uniforms portant, vous l'aurez compris, sur la guerre de sécession sera mis en ligne avec les premiers articles le 1er octobre.

Le lien sera mis à jour sur les sites de la guerre de 1812 et du Mexique.

Un petit medley patriotique de la guerre civile pour se mettre dans l'ambiance!

Partager cet article

Published by Olivier Millet - dans communauté
commenter cet article
5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 17:50

Je n'oublie pas le site sur la guerre de 1812 et du Mexique mais j'ai mis l’accent sur le troisième site qui progresse bien et sera très prochainement mis en ligne, amateurs de bleu et de gris tenez-vous prêts!!!

Partager cet article

Published by Olivier Millet - dans communauté
commenter cet article
5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 17:47
L'ordre de bataille du lac Champlain 11 septembre 1814

La partie navale de la bataille de Plattsburgh fut l'un des succès les plus retentissants de la guerre de 1812. Du point de vue américain elle permit d’arrêter tout net la tentative d'invasion anglaise menée par les plus considérables forces britanniques de la guerre. Une défaite américaine aurait eu des conséquences catastrophiques et peut-être même entraîné la fin de la guerre.

Le plan des Anglais, menés par le gouverneur du Canada, George Prevost, lui-même, était de s'enfoncer dans le territoire américain pour s'en prendre aux rives du lac Ontario dans l'état de New-York voire même de s'enfoncer vers la côte Est. Manquant de moyens de transport pour ses 12000 soldats, Prevost opta pour une attaque terrestre coordonnée avec une attaque de la flottille britannique du lac Champlain, puis de s'enfoncer vers le sud lui donnant éventuellement le choix d'attaquer la côte Est et Boston ou Sackett's Harbor pour s'assurer de la domination du lac Ontario. La première localité qui se dressait sur son chemin était la petite ville de Plattsburgh. Pour s'assurer d'un succès complet, Prevost avait demandé à la flottille du lac Champlain de lui prêter assistance et d’écraser son homologue américaine.

La bataille navale qui aura lieu le 11 septembre verrait s'affronter 14 navires américains de toutes tailles commandés par le Master Commander Mac Donought aux 16 navires anglais du Commodore Downie.

Le commandant américain disposa ses navires dans la baie de Plattsburg à l'ancre lui donnant la possibilité de tirer à la fois sur les navires venant du large et sur les forces terrestres qui s'approcheraient des lignes américaines. Le gros désavantage d'un tel dispositif est l'immobilité forcée des navires qui risqueraient de faire des cibles trop faciles pour les navires anglais. Seulement ce que le commandant britannique ignore est que dans la baie de Plattsburgh le vent souffle différemment que sur le lac car la baie est surmontée par un long promontoire qui influe sur l'aérologie de la baie. Les navires anglais qui s'approchèrent des bateaux américains se retrouvèrent dans une zone très peu ventilée et perdirent ainsi leur vitesse et leur capacité de manœuvre. Les navires américains se serviront de leur ancre de proue et de poupe pour pouvoir tourner plus facilement. La bataille va tourner à l'avantage des Américains, le commodore Downie est tué dans les premières minutes du combat et sa flotte se fera capturer ou sera en fuite. La bataille navale de Plattsburgh coûtera 4 navires aux Anglais mais surtout la campagne tout entière forçant Prevost à annuler son offensive.

voir la bataille de Plattsburgh : http://history-uniforms.over-blog.com/page-5902267.html

La plus grande invasion anglaise de l'année 1814 est un échec complet qui mit un terme aux opérations d'envergure au nord-est.

Les combats navals sur les lacs sont différents de ceux en mer, les navires ont un tirant d'eau plus faible, ils sont plus fragiles car construits avec plus de sapin que de chêne, l'eau douce n'a pas la même flotabilitté que l'eau de mer, tous ces éléments sont à prendre en compte pour la bataille. Le vent très particulier de la baie de Plattsburgh fut l'élément de surprise pour les Anglais qui ignoraient l'aérologie de la baie de Plattsburgh. Ce que Mac Donough saura utiliser à son avantage en plaçant ses navires.

Les combats navals sur les lacs sont différents de ceux en mer, les navires ont un tirant d'eau plus faible, ils sont plus fragiles car construits avec plus de sapin que de chêne, l'eau douce n'a pas la même flotabilitté que l'eau de mer, tous ces éléments sont à prendre en compte pour la bataille. Le vent très particulier de la baie de Plattsburgh fut l'élément de surprise pour les Anglais qui ignoraient l'aérologie de la baie de Plattsburgh. Ce que Mac Donough saura utiliser à son avantage en plaçant ses navires.

Partager cet article

Published by Olivier Millet
commenter cet article

Présentation

  • : les uniformes de la guerre de 1812
  • les uniformes de la guerre de 1812
  • : Ce site contient des informations sur la guerre de 1812, sur les batailles, les campagnes, les navires et armements des bélligérants et leurs uniformes
  • Contact

  • Olivier Millet
  • passionné d'histoire militaire et d'uniformes je mets à disposition de tous des dessins originaux sur un sujet tout aussi original. Ainsi que des informations sur la guerre de 1812 et 1846
  • passionné d'histoire militaire et d'uniformes je mets à disposition de tous des dessins originaux sur un sujet tout aussi original. Ainsi que des informations sur la guerre de 1812 et 1846

Recherche

INDEX

Site partenaire

banniere

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog