6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 10:26
vue aerienne d'un port, d'un fort et du USS Constitutionvue aerienne d'un port, d'un fort et du USS Constitutionvue aerienne d'un port, d'un fort et du USS Constitution

vue aerienne d'un port, d'un fort et du USS Constitution

Voila comme promis, je post le mod (modification d'un jeu original, en l’occurrence opération Flashpoint de Bohemia Interactive) réalisé par mes soins sur la guerre de 1812.

Ce jeu est en Anglais pour deux raison, pour assurer une diffusion plus large et parce que les protagonistes parlaient anglais. Pour plus de détail il y a un fichier "Readme" qui présente l'installation du jeu (très simple) les différentes unités du jeu, les missions, les crédits.

Je rappelle qu'il faut posséder le jeu opération flashpoint / Resistance patché dans sa version 1.96 minimum pour pouvoir jouer à ce mod. Ce jeu est facilement accessible sur le net. Ce jeu existe sous la forme de base qu'il faudra successivement patché ou bien la version CWA cold War Assault qui est la dernière version officielle d'Opération Flashpoint 1.99. compatible avec le mod 1812.

Le mod comporte les principales unités de l'armée américaine et Anglo-canadienne de 1812 à 1814, ainsi que des guerriers indiens. La bande sonore puise ses musiques dans la BO du dernier des Mohicans, Barry Lindon, gladiator et de diverses musiques patriotiques américaines et anglaises. Les 25 missions reprennent des batailles historiques et des évènement fictifs inspirés de faits réels.

La ligne anglaise à l'attaque en 1780, un cavalier canadien et la brigade de ScottLa ligne anglaise à l'attaque en 1780, un cavalier canadien et la brigade de ScottLa ligne anglaise à l'attaque en 1780, un cavalier canadien et la brigade de Scott

La ligne anglaise à l'attaque en 1780, un cavalier canadien et la brigade de Scott

Voici le Mod guerre de 1812 pour le jeu opération flashpoint, il est compatible avec la version 1.96 de operation flashpoint. Le fichier est de 434.88 Meg compressé en Rar.

Liens:

ftp://ftp.ofpr.info/ofpd/mods/SPAD_1812_v1.rar

Vous trouverez dans le "Readme" (en Anglais) tous les éléments nécessaires à l'installation du mod ainsi que les présentation des diverses unités.

Pour l'installation il suffit de copier le dossier "OFP1812" dans le dossier d’opération flashpoint et le dossier "WAR of 1812" dans le dossier missions. Il faut ensuite créer un raccourci bureau et tapez par exemple dans la ligne cible :

"C:\Program Files\Codemasters\OperationFlashpoint\FlashpointResistance.exe" -nomap -nosplash -mod=OFP1812

et dans la ligne démarrer : "C:\Program Files\Codemasters\OperationFlashpoint"

Amusez vous bien!!!

une petite vidéo pour brievement montrer quelques missions du jeu

(à gauche) Les soldats continentaux seront eux aussi de la partie dans une missions ainsi que des troupes de garnison dans des forts ou des US marines(à gauche) Les soldats continentaux seront eux aussi de la partie dans une missions ainsi que des troupes de garnison dans des forts ou des US marines(à gauche) Les soldats continentaux seront eux aussi de la partie dans une missions ainsi que des troupes de garnison dans des forts ou des US marines

(à gauche) Les soldats continentaux seront eux aussi de la partie dans une missions ainsi que des troupes de garnison dans des forts ou des US marines

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 12:46
Le combat de Conjocta Creek 3 août 1814
"Horatius at the Bridge" peinture de Thomas Babington, on remarque les planches enlevées sur le pont
"Horatius at the Bridge" peinture de Thomas Babington, on remarque les planches enlevées sur le pont

Le combat de Conjocta Creek, connu aussi sous le combat de Scajaquada Creek, fait partie intégrante de la campagne qui se déroula dans le Niagara en 1814 et qui vit la dernière tentative américaine d'invasion du Haut Canada. Après un succès à Fort Erié, les Américains remportèrent une éclatante victoire à Chippawa le 5 juillet 1814 en battant les meilleures troupes anglaises disponibles dans la région. S'en est suivie une série de mouvements et contre-mouvements vers le nord puis le sud qui aboutirent à la deuxième grande rencontre de cette campagne à Lundy' Lane le 25 juillet 1814. Cette bataille qui fut un sanglant match nul mit néanmoins un terme aux ambitions américaines de prendre la région située autour de fort George. Les Américains se replièrent vers le Fort Érié pour se réapprovisionner et tenter une nouvelle incursion vers le nord. Les Anglais ne leur laissèrent pas de répit et entamèrent le siège de la position grâce aux renforts qu'ils avaient reçus et qui faisaient défaut aux Américains. Mais la position américaine était forte et le général anglais Drummond réalisa qu'il était peut-être préférable de forcer les Américains à la retraite en leur coupant leur approvisionnement plutôt que de tenter un assaut direct. C'est dans ce but qu'il imagina une attaque sur les dépôts de Black Rock et Buffalo qui servaient de base logistique aux troupes américaines du secteur et qui étaient situés sur la rive opposée.

Le raid

Drummond confia environ 600 hommes du 41st regiment of foot, les compagnies légères du 104th et du 89th regiment of foot 1 au colonel John Tucker, un mauvais choix. Tucker prompt à la querelle pour n'importe quelle raison était un piètre tacticien et entama son raid sans précautions particulières de telle sorte que les mouvements et préparatifs anglais étaient épiés depuis la rive opposée par des éclaireurs américains. Connaissant les risques que couraient leur dépôt, la milice de Buffalo 2 et le 1st regiment of rifle avaient déployé des patrouilles pour s'assurer qu'aucune troupe ennemie ne tente de traverser le fleuve pour les attaquer, sage précaution. En effet, informé par ses hommes qui surveillaient les Anglais, le major Lodowick Morgan du 1st regiment of Rifle suspectait un raid britannique dans son secteur et prépara ses soldats d'élite ainsi que 80 volontaires du Kentucky et leurs fusils rayés à établir une ligne défensive lorsque l'ennemi se déciderait à traverser le fleuve. Ces derniers entamèrent finalement leur attaque à Conjocta Creek où les Américains, attentisf, les attendaient de pied ferme avec leurs carabines rayées, l'arme idéale pour une embuscade. Pour traverser la rivière qui séparait les deux rives, se trouvait un pont de bois dont les Américains avaient saboté le plancher pour ralentir les Anglais.

1 le Lieutenant Colonel Tucker commandait le 41st Foot ainsi que des éléments du Royal Marine Artillery et un peloton du 100th Regiment of Foot à l'ouverture de la campagne.

2 Des éléments du 1st et du 15th regiment of US infantry étaient en poste à Buffalo et à Black Rock mais il semble que seuls les rifles et les volontaires du Kentucky prirent part au combat.

les rifles dans leur tenue de chasse verte, très efficace en forêt. Par Don Troiani
les rifles dans leur tenue de chasse verte, très efficace en forêt. Par Don Troiani

La colonne ennemie qui progressait lentement vers le pont et qui n’avança qu'à la lueur du jour, n'était pas précédée par des éléments de tirailleurs comme c'était la coutume pour justement prévenir toute embuscade. Tucker avait dans l'idée de lancer une compagnie dans une charge à la baïonnette pour s'emparer du pont, soutenue par le feu du reste de ses hommes. Les Anglais arrivèrent à portée des armes rayées des Américains et soudain furent assaillis par une première volée qui semblait surgir de nulle part. Les rifles américains, tireurs précis firent déjà des premières victimes dans la tête de colonne ennemie sans que les Anglais puissent riposter efficacement. Le 41st fut atteint de plein fouet et ses hommes se déployèrent dans un chaos total pour faire face au feu des riflemen. Les Américains ainsi postés avaient tout le loisir d'abattre les hommes qui s'approchaient du pont tout en étant relativement à l'abri car leur portée de tir était de plus du double de celle de leurs ennemis. Ils se déployèrent également en ligne donnant à l'affrontement l'aspect d'un duel entre deux lignes de troupes. Par deux fois les Anglais tentèrent de se ruer baïonnette baissée sur le pont et par deux fois furent repoussés. Tucker envoya bien des hommes tenter de réparer une partie du pont sous le feu ennemi mais cette courageuse tentative n'avait que peu de chance d'aboutir sous le feu des fusils rayés. Des témoins racontèrent que la rivière s'était teintée de rouge à cause des pertes anglaises et que de nombreux blessés et morts furent entraînés par le courant jusque vers les chutes du Niagara.

Des chaloupes ramenaient sur la rive canadienne les blessés anglais tandis que le combat faisait rage autour du pont de Conjocta. L'échange de tir durait depuis plus d'une heure quand les Anglais renoncèrent finalement à leur attaque. Ils se replièrent laissant 12 tués, 17 blessés et 4 portés disparus sur le terrain (ce qui semble minimiser l'histoire de la rivière ensanglantée). Les rifles américains de leur côté n'avaient eu à déplorer qu'une perte de 2 tués et 8 blessés. Mogan et ses hommes exultèrent, ils avaenit vaincu une force trois fois supérieure. Pour les hommes en vert, cette bataille ne faisait qu'ajouter encore plus de crédit à leur très haute réputation et ils devaient à la fin du conflit détenir un des, si ce n'est, le meilleur état de service de toute l'armée américaine.

De leur côté, les Anglais après cet échec voyaient leurs options diminuer pour s'emparer du Fort Erié. Drummond entra dans une grande fureur contre son subalterne le colonel Tucker pour son échec uniquement dû , selon lui, à ses erreurs de commandement. "Le meilleur châtiment pour un soldat qui manque à son devoir est la mort" clame-t-il. Drummond semblait manquer cruellement de clairvoyance devant le courage dont fit preuve Tucker au combat malgré ses erreurs de jugement. Quoi qu'il en soit cet échec obligea les Anglais à tenter la carte de l'assaut direct sur le Fort Erié le 13 août 1814. Ce fut un nouveau et sanglant désastre pour les tuniques rouges qui leur coûta plus de 500 hommes supplémentaires dans une spectaculaire attaque de nuit. Le petit combat de Conjocta Creek eut donc des répercussions plus importantes sur la suite de la campagne que l'on aurait pu le croire au premier abord.

illustration de Doreen Deboth représentant les Rifles au combat

illustration de Doreen Deboth représentant les Rifles au combat

Liens:

une évocation détaillée de la bataille:

http://buffalorising.com/2014/09/lodowick-at-the-bridge-the-battle-of-scajaquada-creek-august-3-1814/

"Niagara 1814" Campaign OSPREY n° 209 de John LATIMER concis et très détaillé, une approche claire de la campagne de 1814 dans le Niagara.

"Green Coats and Glory the united states regiment of Riflemen" de John C Fredericsen pour tout savoir sur le régiment des rifles.

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 22:52

une petite vidéo (pardon pour la qualité de l'image) du mod retraçant très brièvement quelques étapes de la guerre de 1812

Et oui, les jeux vidéo font partie intégrante des différents supports médias aujourd'hui. Même si le côté ludique l'emporte sur l'information en tant que telle, il n'est pas inintéressant pour les passionnés d'histoire de s'adonner également aux plaisirs vidéo-ludiques sur un sujet qui les attire.

Le plus souvent, les wargames classiques sont les seuls jeux disponibles sur les grandes batailles du passé, certaines versions FPS (First Person Shooter) ont également pour sujet des périodes historiques. Je ne vais pas faire une rétrospective de ce qui est disponible sur le marché concernant la guerre de 1812 mais plutôt ajouter ma petite pierre à l'édifice en proposant un jeu ou plutôt une modification d'un jeu (un Mod ) sur ce sujet et en plus réalisé par mes soins.

En exclusivité mondiale , j'ajoute sur ce site une modification du jeu original Opération Flashpoint, OFP pour les intimes, dont l'action se déroule pendant la guerre de 1812. Ce jeu qui est un FPS tactique permet au joueur de créer ses propres situations tactiques, engageant des soldats d'infanterie, de cavalerie, d'artillerie et des unités navales tout en ayant la possibilité de jouer personnellement l'une d’entre elles voir d'en commander plusieurs. L'action tactique est donc primordiale et se situe à la première personne. Pas de gestion de ressources mais uniquement du combat en temps réel.

Operation Flashpoint un jeu référence

Le jeu opération Flashpoint est un simulateur tactique moderne mettant en scène des troupes américaines et russes sur des îles imaginaires dans un contexte de guerre froide des années 1980. Dans ce Mod, il ne faudra donc pas s'étonner d'avoir la possibilité de jouer à la fois avec des unités de la guerre de 1812 et des troupes modernes (amateurs d'uchronie laissez-vous tenter). Le mod change uniquement l'aspect visuel de présentation du jeu original tout en vous laissant la possibilité de jouer avec les anciennes unités du jeu original sur les cartes originales et d'effectuer les missions et campagnes du jeu original. Ce jeu fut tellement bien conçu qu'il fut modifié pour être utilisé par les forces armées de plusieurs pays (dont la France) en tant que simulateur tactique pour leurs forces armées sous le nom de VBS (virtual Battlefield system). J'ai d'ailleurs participé à l'époque à la constitution d'un mod sur l'armée française connu sous le nom d'opération Frenchpoint.

Le MOD guerre de 1812

La carte sur laquelle se situe l'action est inspirée de la région du Niagara avec une partie lac au nord et au sud. Il faut pas s'offusquer du fait que les limites de la carte soient petites et entourées d'eau, sur OFP il n y a pas le choix. Le joueur pourra choisir de jouer Anglo-Canadien, Américain ou indien. Le Mod propose des missions sur le thème de la guerre de 1812, mais il est également possible au joueur de créer entièrement ses propres missions sur une des cartes au choix au moyen de l'éditeur de mission (attention seule une carte est inspirée de la guerre de 1812, les 4 autres sont les cartes du jeu original).

Pour l'historicité des uniformes, je me suis bien sûr basé sur ce qui est présenté dans ce site du navire au canon Gribeauval des Américains en passant par la couleur des tenues portés par les indiens Mohicans. Devant l'ampleur de la tâche j'ai dû faire des sacrifices et ne pas représenter l'intégralité des unités de la guerre de 1812, une vie entière ne serait pas suffisante. Mais le panel des troupes présentées est relativement étoffé et comprend, pour le moment, principalement les tenues portées en 1814. La carte est inspirée de l’Amérique du nord au début du 19ème siècle avec ses petits villages de maisons en bois, ses chantiers navals proches des lacs et ses grandes forêts où se cachent quelques villages indiens.

Pour pouvoir jouer à ce Mod il faut impérativement posséder le jeu original Operation Flashpoint patché dans sa version 1.96 : plus d'info ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Arma:_Cold_War_Assault

Vu l'âge avancé de ce jeu il est disponible pour pas cher sur le net. Le Mod quant à lui est totalement gratuit puisque j'en suis l'auteur et bientôt téléchargeable sur ce site. La sortie devrait avoir lieu dans un ou deux mois. L'installation du mod est très simple et sera détaillée le jour de sa sortie à suivre donc .....

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 16:15
La bataille de Craney Island 22 juin 1813

Contexte

La flotte Anglaise en opération sur la façade atlantique des États-Unis avait pour mission principale de maintenir un blocus imperméable des côtes américaines afin d'empêcher le commerce maritime américain d'avoir lieu et de contraindre la petite US navy à rester dans ses ports. Cette opération navale majeure à été mise en place dès février 1813 (voir : http://history-uniforms.over-blog.com/article-les-raids-cotiers-de-la-royal-navy-durant-la-guerre-de-1812-113917095.html ) Les troupes navales britanniques qui ont déjà opéré de nombreux raids destructeurs le long de la rivière James et se dirigeaient vers la rivière Elisabeth et son important port militaire : Norfolk. Chez les américains la panique provoquée par ces attaques était bien réelle, de Richmond à Norfolk, tous les habitants vivants près des cours d'eau importants se sentaient menacés, les navires de commerce, de pêche étant autant de cibles potentiels ainsi que tous les dépôts de fournitures quels qu'ils soient.

L'attaque anglaise

L'ile de Craney est située au nord-ouest de la ville de Norfolk, elle est à l'embouchure de la rivière Elisabeth et oblige tout agresseur naval potentiel qui se dirigerait vers Norfolk à passer devant. Norfolk est un chantier naval où sont construit quelque unes des unités les plus lourdes de l'US Navy. Au moment de l'attaque, le port militaire abrite la frégate USS Constellation une des six super frégates américaines qui ont déjà causé pas mal de tort à la flotte de guerre anglaise. Cela les Anglais le savaient bien et avaient mis en tête de leur liste d'objectifs à détruire toutes les frégates lourdes de l'US Navy depuis les humiliations que l'USS constitution avait fait subir à la Royal Navy. L'avance de la flotte de guerre ennemie ne laissait à ce moment là aucun doute quand à la prochaine cible. Les troupes américaines présentes dans le secteur furent donc mise sur le pied de guerre pour s'opposer à un éventuels débarquement. Sous les ordres du général de brigade de la milice Robert Barraud Taylor, l'Ile de Craney fut fortifiée avec des batteries protégées par des remblais de terre. plusieurs centaines de miliciens assuraient la défense du secteur ainsi que 150 marins expérimentés du USS Constellation qui servaient les pièces d'artillerie. Une quinzaine de US marines, des soldats réguliers de Fort Norfolk et des artilleurs de milice de Portsmouth armaient 3 pièces lourdes débarquées de la frégate ainsi que 4 canons de 6 livres et constituèrent la batterie de Craney. Les miliciens comportaient également des fusiliers de Hampton et de l'ile de Wight. Malgré ces préparatifs, les hommes n'avaient pas grande confiance dans leur capacité à résister à l'assaut anglais d'autant plus que jamais encore la milice n'avait tentée ni surtout réussie à s'opposer aux troupes anglaises qui débarquaient sur les côtes de Virginie. La veille de l'attaque de la Royal Navy, les miliciens américains étaient même sur le point d'abandonner le poste qu'ils avaient à peine fini d'installer. Le lendemain, 22 juin 1813, la flotte britannique était arrivée.

Ce n'était pas moins de 22 navires de guerre de la Royal Navy qui se présentèrent à l'embouchure de la rivière Élisabeth. Rapidement un grand nombre de navires à rame embarquant 2500 Royal Marines, Marins, soldats du 102th regiment of Foot, soldats de la compagnie étrangère et une batterie de roquettes Congrève approchèrent des rives. L'ensemble du dispositif étant sous les ordres du Colonel Thomas Sydney Beckwith. Un gros détachement du 102th foot débarqua sur le continent à l'ouest de l'ile et se rapprocha pour faire face à la petite ile de Craney et à sa batterie. Les Anglais constatèrent qu'ils leur était impossible de franchir la petite distance qui les séparaient de l'ile à marée haute et durent entamer les opérations sans pouvoir s'approcher. L'attaque principale devant venir du nord, la force débarquée à l'ouest devait soutenir cette dernière, distraire le tir des canons américains et tenter dès que possible un assaut quand la marée le permettrai. Smith, constatant que ses troupes à l'ouest ne pouvaient pas avancer, ordonna à la batterie de roquette positionnée près d'une maison, d'ouvrir le feu sur la batterie américaine clairement identifié par sa bannière étoilée. Comme à leur habitude, les fusées congrève ratèrent leur cible mais reçurent en retour un feu vif de l'artillerie américaine qui força les artilleurs anglais a chercher un abris. Le 102th foot proche de la batterie de fusée, subit également le tir de la batterie de Craney Island qui leur causa des pertes sensibles. Les anglais eurent une dizaine de mort sur ce côté-ci de l'ile. Depuis le nord Les Royal Marines et la compagnie indépendante étrangère tentèrent une approche par la mer mais sans aucun soutient et sans que les troupes qui avaient débarquées à l'ouest n'aient une quelconque influence sur la bataille. Tout se passa mal pour eux, une des barques de la compagnie étrangère s'échoua face aux tireurs américains et son équipage fut massacré malgré une demande de reddition. Le reste de la cinquantaine de barques attaquèrent à leur tour, à leur tête juché sur le Centipède, une barque d'un beau vert appartenant au navire amiral de la flotte anglaise, un capitaine de la Navy haut en couleur qui était ni plus ni moins que le fils illégitime du roi George III : John Martin Hanchette. On raconte que Hanchette se serait "enroulé" dans le drapeau anglais pour inspirer ses hommes. Malheureusement pour lui, sa barque s'échoua à 200 mètres de la rive et fut immédiatement prise à partie par les tireurs américains et traversé par un boulet. Hanchette fut le premier à tomber tandis que ses hommes tentaient désespérément de se sortir de ce mauvais pas. Ce fut dès lors l'enfer pour les anglais qui furent fauchés par dizaine, le nombre de pertes exacte est difficile a déterminer, le Lieutenant-colonel Charles Napier, présent ce jour là, affirme que 71 de ses hommes furent tués ou blessés. Comprenant qu'il serait impossible à la force expéditionnaire anglaise de forcer les défenses américaines par mer ou par terre sans subir de lourdes pertes, les troupes britanniques firent demi tour et réembarquèrent sur leurs navires. L'attaque de Norfolk fut un échec complet.

cette exceptionnelle carte de marine de 1813 récemment rédecouverte, montre les défenses de l'ile                                           (proprièté de la Duke university)

cette exceptionnelle carte de marine de 1813 récemment rédecouverte, montre les défenses de l'ile (proprièté de la Duke university)

Aujourd'hui l'ile de Craney n'en n'est plus une, elle est rattachée au continent (Google Map)

Aujourd'hui l'ile de Craney n'en n'est plus une, elle est rattachée au continent (Google Map)

bilan

Pour les américain il est simple, aucun homme ne fut atteint par le tir anglais pour la simple raison qu'a part les fusées Congrève, les troupes anglais ne furent jamais assez prêt pour utiliser leurs armes. Mais plus important la bataille de Craney Island était la première victoire de la milice américaine contre les forces expérimentées de la Royal Navy qui ce jour là avaient très largement sous-estimé la difficulté de la tâche et n'insistèrent pas beaucoup.

Pour les Anglais les pertes avaient été lourdes même si elles ne sont pas connue de manière exacte on peut supposer qu'une centaine d'hommes fut blessés ou tués, la compagnie indépendante étrangère qui eut 17 tués ce jour là ce vengerai dans des conditions terribles lors de l'attaque d'Hampton quelques jours plus tard. Craney Island sonnait comme un signal d'alarme, les américains ne se laisseraient pas toujours faire lors des raids, les Anglais devraient faire preuve de plus de prudence à l'avenir pour éviter de tomber sur un autre point dur, d'autant plus que la victoire américaine allait renforcer la détermination des habitants de la côte et multiplier les tentatives de résistance.

Liens et sources:

Livres:

Roosevelth Theodore " the naval war of 1812"

George Christopher "terror on the chesapeake, the war of 1812 on the bay"

Sheads Scott "The Chesapeake campaigns 1813-1815"

Liens internets:

Stars and Stripes:

http://www.stripes.com/news/us/war-of-1812-an-american-surprise-at-craney-island-1.227107

la carte du capitaine Robert Barrie:

http://www.dailypress.com/features/history/our-story/dp-new-old-map-of-the-battle-of-craney-island-20130613-post.html

archives de Norfolk:

http://www.archives.gov/publications/prologue/2013/spring/norfolk.pdf

Washington intelligence newspaper

http://www.ldrb.ca/pages/books/2859/newspaper/war-of-1812-battle-of-craney-island-virginia-1813-july-10-1813-washington-national-intelligencer

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 12:02
( illustration de l'auteur d'après un modéle de base d'Alexis Cabaret)

( illustration de l'auteur d'après un modéle de base d'Alexis Cabaret)

Un corps d'artilleurs et d'ingénieurs fut levé en 1794 et disposait de 16 compagnies regroupées en 4 bataillons. En1798 un autre régiment d'artilleurs et d'ingénieurs fut mls en place ; ce dernier comportait 12 compagnies. Avec la réduction d'effectifs les ingénieurs et les artilleurs furent séparés et le premier régiment d'artilleurs fut créé en 1802. Il regroupait 20 compagnies avec un colonel, un lieutenant-colonel et 4 majors à sa tête. Il servait un matériel d'origine française hérité de la guerre d'indépendance et qui consistait en canons, attelages, caissons et forges du système Gribeauval, le plus efficace et le plus moderne du monde à cette période. Les canons étaient peints en gris bleu clair ou en vert français.

A la veille de la guerre de 1812, l'artillerie américaine était composée d'un régiment d'artillerie à pied nommé "regiment of artillerist" et d'un régiment d'artillerie légère "light artillery".

Avec la guerre qui s'annonçait entre l'Angleterre et les Etats-Unis, deux régiments d'artillerie supplémentaires furent créés en 1812 : les "2nd et 3rd regiment of artillery". techniquement semblables au premier régiment. Ils différaient par leur tenue et leur statut. En effet le "regiment d'artillerist" qui devint par la force des choses le 1st regiment of artillery conservait son chapeau de bras comme couvre-chef alors que les deux régiments plus récents recevraient des shakos en feutre. Autre différence, le premier régiment était considéré comme une unité professionnelle de l'armée américaine alors que les deux autres comme des régiments temporaires levés en temps de guerre. C'est pour effacer ces différences que sera finalement créé le corps of artillery en 1814 qui regroupera tous les régiments d'artillerie en une seule unité ( voir Le corps of artillery dans la guerre de 1812  )

Bien qu'étant une unité d'artilleurs, les missions du régiment s'apparentaient le plus souvent à des actions de combat d'infanterie. Les hommes servant les canons pour la défense des positions fortifiées mais plus rarement en rase campagne. En 1813 le regiment of artillerist adopta le shako de feutre à son tour. A partir de cette période seules les unités d'artillerie de milice portaient des chapeaux de bras ou des bicornes, les unités de l'armée étaient désormais toutes pourvues en shakos de feutre puis en leather shako, light artillery comprise.

 

Au combat.

Le régiment fut présent à la bataille de Queenstown heigts et à la capture de York en 1813. Des éléments furent présent au combat de Fort Meigs en 1813, dans l'attaque de Fort George et à la bataille de Chrysler's  farm  la même année. En 1814, il participa à la défense de Fort Oswego aux batailles de Chippewa et Lundy's lane et à la défense de fort Erié. Il fut également présent aux batailles de Baltimore, Plattsburgh et enfin à la Nouvelle-Orléans.

 

the-regiment-of-artillerists-1812

chapeau de bras (illustration Prices4antiques)
chapeau de bras (illustration Prices4antiques)

L'uniforme :

En 1812, les artilleurs portaient la tenue modèle 1810, elle consistait en une longue tunique bleu foncé à revers, col et manches rouges. Les basques tombaient au niveau des genoux et étaient passepoilées de jaune. Les lacets de poitrine, manches et col étaient jaunes. La poitrine était pourvue de 3 rangées verticales de 7 à 9 boutons. Sur chaque manche se trouvaient 4 boutons avec lacets jaunes disposés en V, le col avait 2 boutons sur chaque côté. Les boutons de poitrine de la rangée centrale furent un temps remplacés par des crochets avant de finalement revenir au système de fermeture à bouton. La surculotte était blanche en été et bleue en hiver, elle était portée avec les demi-guêtres et avait un lacet jaune sur le côté. Le couvre-chef était un haut bicorne appelé "chapeau de Bras" avec un lacet jaune sur son pourtour et surmonté d'un plumet blanc a-dessus d'une cocarde noire. Les sou-officiers sont désignés par des épaulettes jaunes une pour les caporaux et deux pour les sergents. Les officiers portaient le bicorne et les lacets or remplaçaient les lacets de couleur jaune. Il semble que les compagnies affectées à Mackinac et Détroit en 1812 portaient la tenue pré 1810.

Les tambours possédaient une tenue aux couleurs inversées rouge au col, manches et revers bleus. A l'instar de toutes les unités américaines, les compagnies situées en-dessous du 35ème parallèle porte l'habit en lin blanc au lieu de la veste de laine bleue pour des raisons de confort. En outre les uniformes blancs en coton ou en lin sont faciles à faire grâce à l'abondance de matière première dans ces régions.

A partir de 1813, le chapeau de bras est remplacé par un shako de feutre "felt shako" et la veste est raccourcie avec des basques arrivant bien au-dessus du genou. Les trois rangées de boutons ont laissé place à une seule rangée centrale avec lacets droits ou en bastion (pour les tenues anglaises capturées). Les manches ont perdu leurs lacets jaunes en V mais conservent les lacets autour des boutons disposés verticalement. En 1814 avec la création du "corps of artillery", l'uniforme des artilleurs perd ses lacets jaunes sur la poitrine et seule une unique rangée de boutons jaunes est conservée, les cols conservent un surlignage jaune avec deux boutons jaunes de chaque coté, les surculottes sont remplacées par des pantalons, le shako de cuir conserve le plumet blanc, une plaque jaune centrale en cuivre et une cordelette à deux pompons fixée en haut à droite et descendant vers le bas à gauche. Les manches conservent leurs boutons mais sans lacet. Dans les faits il apparaît que le 1st regiment reçut tardivement cette tenue bleue et conserva la tenue des artilleurs modèle 1812 à basques courtes et shako de feutre.

Liens et sources:

Kochan James Osprey Men at arms 345 "uniforms of the united states army 1812-1815"

Don Troini "soldiers in america"

Chartrand rené "A most warlike appearance"

the compagny of military historians "Military uniforms in america years of growth 1796-1851"

Le site de recherche historique de l'US army:

http://www.history.army.mil/books/r&h/R&H-1Art.htm

une référence sur l'encyclopédie de la guerre de 1812

https://books.google.fr/books?id=_c09EJgek50C&pg=PA19&lpg=PA19&dq=us+artillery+1812&source=bl&ots=MC9iWxJ9dF&sig=6MFebEIXjuUQ8rhXSQQwS4rUb08&hl=fr&sa=X&ved=0CGgQ6AEwC2oVChMI2cCxlZ2PxgIVw1gUCh0CGAAo#v=onepage&q=us%20artillery%201812&f=false

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 17:49
L'incendie de la Maison Blanche 24 août 1814

Bien que cet événement soit mineur d'un point de vue strictement militaire, l'incendie de la Maison Blanche et des édifices publics de la capitale américaine eut un grand retentissement sur le cours de la guerre. Première et unique fois où la capitale américaine fut capturée par l'ennemi, la destruction de la résidence du président Madison répondait à un double but :

d'abord un objectif moral :

il fallait venger l'affront de la destruction de la capitale du Haut Canada, York qui avait traumatisé les Canadiens et humilié le gouvernement britannique, peu habitué à voir ses biens officiels détruits par une armée étrangère.

une exigence politique :

Avec l'imminence des discussions en Belgique pour traiter de la paix future, il était nécessaire d' envoyer un message clair aux Américains. La guerre serait totale et destructrice si les États-Unis ne cédaient pas à leurs futures exigences.

L'attaque anglaise :

Avec l'abdication de Napoléon 1er en avril 1814, les troupes britanniques mobilisées pour la guerre contre la France purent se retourner contre les États-Unis qui demeuraient leur dernier adversaire du moment. Une flotte partie d'Europe avec des troupes de vétérans à son bord pour renforcer la garnison du Canada mais aussi pour effectuer des raids le long des côtes américaines. Parmi les objectifs proposés pour les raids, la capitale américaine occupait le sommet de la liste pour son intérêt hautement symbolique. 4000 hommes furent mobilisés pour participer à l'attaque sur la ville américaine.

La flotte commandée par l'amiral Cockburn représentait 17 navires de combat plus une pléthore de petits navires de soutien et de transport. Le commandement des forces terrestres fut donné au général Ross, vétéran d’Égypte et d'Espagne. Les Anglais connaissaient bien la région de la baie de la Chesapeake, ils y avaient effectué des raids depuis 1813, mais en juin 1814, la flotte de l'amiral Alexander Cochrane, commandant en chef de la royal Navy pour le secteur américain, avait essuyé plusieurs échecs en affrontant les flottilles mobiles de défense non sans avoir incendié de nombreuses petites villes et installations. Le 19 août Les Anglais débarquaient à Benedicte et repoussaient les maigres forces navales présentes sur place. Se dirigeant ensuite vers Washington, le 24 août, les forces terrestres anglaises de Ross écrasaient l'armée américaine établie en hâte pour défendre la capitale à Bladensburg.

Les anglais entrent dans la ville :

Ayant balayé toute opposition, les soldats britanniques précédés, dit-on, par un drapeau blanc, se dirigèrent vers la ville.

Washington à cette époque est décrite comme une ville "misérable" entourée de marais insalubre. La Maison Blanche et le capitole, sans son dôme, sont les principaux bâtiments. La chambre des représentants est d'ailleurs décrite comme étant un des plus brillants édifices des États-Unis. A Washington, c'est évidemment la panique générale, le président Madison ainsi que son administration évacuent précipitamment la ville emportant tout ce qu'ils peuvent avec eux. Dolly Madison, l'épouse du Président, jugea opportun de sauver un tableau représentant le général Georges Washington, premier président des États-Unis et héros principal de la guerre d'indépendance, peint par Gilbert Stuart. Tentative dérisoire de préserver un pan de la toute jeune histoire des États-Unis de la destruction qui s'annonçait. La plupart des papiers et documents officiels furent chargés en hâte sur une carriole. La personnalité combative et affirmée de l'épouse du président tranchait avec ce dernier plus réservé. On rapporte qu'elle aurait souhaité défendre Pennsylvania avenue avec un canon derrière chaque fenêtre mais malheureusement ces derniers s’étaient enfui avec leurs équipages bien avant elle.

De leur côté les Britanniques à la tête d'une brigade non engagée à Bladensburg s'avançaient sur la route de Washington le général Ross en tête. attitude bien imprudente de la part du général anglais. Au détour d'un square sur Maryland avenue, des coups de feu partirent de la maison du secrétaire au trésor Albert Gallatin. 3 hommes et le général Ross tombèrent, ce dernier mortellement atteint décéda rapidement, l'expédition terrestre anglaise avait perdu son chef. Immédiatement la maison de Gallatin fut saccagée et brûlée, les tireurs avaient quant à eux disparu. Arrivés devant le capitole, les Anglais mirent promptement le feu à l'édifice qui contenait entre autre une bibliothèque de 3000 volumes et se dirigèrent vers la Maison Blanche. Arrivés sur place, ils s'aperçurent du départ précipité de ses occupants, une table de 40 couverts était parfaitement dressée pour le repas du soir. Cockburn et ses officiers profitèrent de l'hospitalité de la Maison Blanche et mirent le feu à plusieurs endroits de l'édifice avec notamment de la poudre à fusée et d'autres matériaux inflammables pour que le bâtiment brûle longtemps. L'édifice ne fut pas rasé et les murs restèrent bien en place, toute la partie en bois avait naturellement été consumée.

Les Anglais s'en prirent ensuite au département de la guerre et du trésor. Cockburn fit également détruire les bureaux du journal National Intelligencer et veilla particulièrement à faire disparaître toutes les lettres C en plomb pour éviter qu'à l'avenir son nom soit rapporté dans ce "torchon". Selon la légende bien qu'il n y ait eu aucun acte de résistance armée ce jour-là on rapporte qu'un homme aurait crié à Cockburn et ses hommes : "Si le général Washington avait été encore en vie vous ne seriez pas là" et Cockburn de répondre : "Si le général Washington avait été encore président aujourd'hui, nous ne serions pas venus". Les Américains ne sont pas en reste ils détruisirent les installations portuaires et l'arsenal ainsi que la frégate "Columbia" et le sloop "Argus", tous deux en construction, pour éviter leur capture. Les Anglais campèrent sur Capitol Hill et le lendemain partirent en laissant les feux de bivouac allumés pour faire croire à leur présence en ville.

le tableau que dolly Madison a préservé et toujours exposé dans la gallerie historique de la maison blanche. a droite une représentaion de l'incendie de la maison blanchele tableau que dolly Madison a préservé et toujours exposé dans la gallerie historique de la maison blanche. a droite une représentaion de l'incendie de la maison blanche

le tableau que dolly Madison a préservé et toujours exposé dans la gallerie historique de la maison blanche. a droite une représentaion de l'incendie de la maison blanche

L'incendie de la Maison Blanche 24 août 1814

Les conséquences

Le raid avait duré un peu plus de 24 heures et avait laissé des traces indélébiles dans l'imaginaire collectif des Américains. Les cités savaient maintenant à quoi s'attendre en cas de capture par les troupes britanniques. L'épisode suivant de Baltimore allait démontrer aux Anglais que cette attaque n'avait fait que raffermir la volonté de résistance des Américains.

Dans les faits si les Anglais purent retirer une satisfaction d'avoir laver l'affront fait à York un an plus tôt, le résultat sur le plan moral fut surtout d'assister à une union résolue de la part des états américains, bien décidés à ne pas subir le même sort que leur capitale fédérale. La conséquence immédiate sera la défaite anglaise devant Baltimore quelques semaines plus tard et une mise en état d'alerte de toutes les villes côtières d'importance des États-Unis. Quant aux négociations à Gand, elle ne seront que faiblement impactées par cet évènement car les victoires américaines de septembre balayèrent toutes prétention britannique à la victoire dans ce conflit.

Dans le monde cet épisode stupéfia la majorité des observateurs, une petite force armée avait capturé la capitale d'un état de plus de 10 millions d'habitants sans combat. Bien que certains parlementaires anglais décrièrent cette attaque qui n'était rien d'autre qu'un énième raid de pillage et de destruction, les Anglais approuvèrent comme une juste rétribution de l'incendie de York un an auparavant. Prevost, gouverneur du Canada déclara que cette action était juste en regard de l'incendie de sa propre capitale.

L'attaque de la capitale permit également aux forces anglaises de mettre la main sur 16000 barils de farine, 1000 de tabac et 150 balles de coton. Seuls les édifices publics furent incendiés. La mort de Ross aurait pu avoir de graves conséquences sur la troupe anglaise, prompte aux pillages et aux débordements comme elle le fit dans le passé.

Pour le reste de la campagne, le 15 septembre 1814 après avoir vainement tenté de réduire les fortifications américaines de Baltimore et au prix de presque 400 morts et blessés, l'expédition britannique quittait les côtes américaines sur un échec. Combinée au désastre de Plattsburgh, l’invasion qui visait à "châtier" les Américains avait lamentablement échoué alors que l’Angleterre avait envoyé les moyens adéquats et jouissait d'une nette supériorité qualitative. Brûler Washington ne fut pas une si bonne affaire en définitive...

(Photo)

Les traces de l'incendie de la Maison Blanche sont toujours visibles à l'intérieur du bâtiment ou certaines pierres noircies par l'incendie ont été conservées pour témoigner de l'événement.

Pour plus d'information un excellent site (Anglais)

http://www.warof1812.net/p/british-account-of-burning-of.html

un article du Washinton Post sur l'évènement:

http://www.washingtonpost.com/national/health-science/2014/08/23/abf407ae-24bd-11e4-86ca-6f03cbd15c1a_story.html

L'association historique de la Maison Blanche:

http://www.whitehousehistory.org/whha_classroom/classroom_documents-1812.html

Pour les amateurs :

le livre de Peter Snow "When Britain burn the white house"

ou celui

d'Anthony S Pich "The burning of whashington"

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 19:18
Winfield Scott, le renouveau de l'US Army

L'US Army existe depuis le 3 juin 1784, date qui officialise le passage de l'armée continentale à l'armée des États-Unis. Cette petite armée qui fut forgée dans la douleur doit son existence à des hommes d’exception qui ont su tirer parti d'un ramassis de miliciens pour les transformer en véritables soldats aptes à affronter les tuniques rouges lors de la guerre d'indépendance.

Les généraux qui se sont succédé après la guerre d'indépendance n'ont guère brillé que contre les indiens et encore en subissant au passage quelques désastres mémorables (bataille de la Wabash 1794). La véritable preuve de la qualité d'une armée est l'affrontement avec une armée de même nature. La guerre de 1812 était l'occasion de voir si l'US Army était capable d'affronter une armée qui se battait de manière classique à l'européenne. Il ne fallut pas longtemps pour comprendre que les différentes réformes et diminutions de budget avaient transformé l'US Army en une force militaire incapable de faire la guerre à une armée de métier. Il fallait d'urgence des hommes de la trempe de Von Steuben ( instructeur d'origine allemande qui fit de l'armée continentale le redoutable instrument qu'elle devint pendant la campagne de Valley Forge) ou de Georges Washington pour redonner corps et vaillance à cette institution. Cet homme ce fut Winfield Scott qui réussit là où la plupart de ses homologues avaient échoué. Il redonna confiance à ses hommes grâce à l'entraînement et à une série de mesures visant à renforcer la cohésion. Winfield Scott a ni plus ni moins réinventé l'US Army. Ce n'est pas par hasard si il devint une des légendes de l'armée américaine car il fut un des très rares officiers généraux à avoir un rôle dans trois conflits majeurs pour les États-Unis au cours du 19ème siècle. En effet en plus de la renommée acquise pendant la guerre de 1812, on le retrouvera dans la guerre contre le Mexique où il montrera de nouveau des qualités de chef indiscutables et enfin pendant la guerre de Sécession où il occupa brièvement le poste de général en chef des armées de l'union au début du conflit. Il est l'officier général ayant servi le plus longtemps dans l'armée américaine soit 53 ans. Un temps de service exceptionnel pour un militaire qui ne l'était pas moins.

illustration : la bataille de Chippawa en juillet 1814, campagne du Niagara où Winfield Scott mena victorieusement sa fameuse brigade à l'uniforme gris face aux meilleures troupes anglaises en poste sur le continent américain.

Winfield Scott naquit près de Petersburg le 13 juin 1786 dans une famille de fermiers de Virginie. Ayant perdu ses parents tôt dans son enfance il partit étudier le droit et travailla dans un bureau d'avocat. Son premier contact avec le milieu militaire vint en 1807 alors qu'il servait dans la cavalerie de la milice de Virginie en 1807. Son unité après l'incident de la frégate Chesapeake, captura et garda en détention des marins anglais en guise de représailles. Il entra dans la carrière d'un militaire professionnel en obtenant une commission de lieutenant dans le très fameux régiment de la "Light artillery". Il servit dans la garnison de la Nouvelle-Orléans où il put se rendre compte de la totale incompétence d'un certain général James Wilkinson. Contre toute attente il s'en prit directement à son supérieur et fut traduit en cours martiale pour insubordination et suspendu pour un an. Durant cette période il entreprit d'étudier les tactiques et stratégies des militaires européens ce qui lui permit  d'obtenir plus tard  de bons résultats sur le terrain. Revenu dans le service actif en 1811, il était déjà un officier expérimenté et surtout très au fait de la chose militaire quand la guerre de 1812 commença.

La guerre de 1812

Lorsque la guerre éclata en juin 1812, Scott fut promu lieutenant colonel dans le deuxième régiment d'artillerie sous les ordres du général George IIzard. Transféré dans la région de Buffalo, le régiment participa à la bataille de Queenston Height. Lors de ce combat, Scott se montra agressif et pugnace mais fut capturé par les britanniques et échangé plus tard. Lors de sa captivité il s'aperçut du sort réservé aux volontaires irlandais, servant dans l'armée américaine, capturés comme lui mais qui étaient considérés comme des traîtres aux yeux des Anglais. Une fois relâché, Scott intervint personnellement auprès du président américain pour signaler cette situation intolérable où des prisonniers de guerre américains d'origine irlandaise risquaient la mort pour haute trahison. Madison ordonna qu'un nombre équivalent de prisonniers anglais soient exécutés si les prisonniers Irlandais étaient pendus par les Anglais. Cette action qui sauva les prisonniers américains donna beaucoup de crédit à Scott aux yeux de la troupe. Scott participa ensuite aux opérations contre fort George en 1813 dont il élabora en partie le plan d'action. Au combat après le débarquement américain, il mena victorieusement ses hommes à la poursuite des défenseurs anglais du fort et s'empara personnellement de son étendard. Après être resté plusieurs semaines dans le secteur de Fort George, Scott fut envoyé avec le reste de l'armée, attaquer la ville de York. Il prit part par la suite à la malheureuse campagne du Saint Laurent dirigée par un général qu'il connaissait bien: James wilkinson. Excédé par le désastre causé en grande partie par l'inaptitude du général américain, Scott partit pour Washington faire son rapport ... à charge. Il impressionna tellement son auditoire qu'il repartit avec une commission de général de brigade. Le 9 mars 1814, Winfield Scott à 28 ans devenait le plus jeune général de l'armée des Etats-Unis.

Sa carrière prit dès lors un tournant car il eut la charge avec le général Jacob Brown de mener la campagne qui  se déroula dans le secteur du Niagara. Arrivé à Buffalo, il prit le commandement de sa brigade composée des 9th, 11th, 22nd et 25th US infantry regiments. Ces unités étaient expérimentées mais affichaient un effectif très réduit et un moral bas. Lors des trois mois suivants, Scott mit en place son programme d'entraînement en se basant sur le règlement militaire français. Pourquoi ce choix ? Au Etats-Unis comme dans beaucoup d'autres nations, l'armée impériale de Napoléon Premier imposait à tous les militaires un profond respect et la crainte devant les victoires écrasantes et nombreuses qu'elle avait remportées depuis  presque 10 ans. En outre le blue book, livret officieux d'instruction militaire américain était déjà en partie réalisé sur un modèle français. Scott n'a fait que mixer le réglement français d'infanterie de 1791 et l'actuel règlement américain pour organiser et entraîner ses hommes. Manquant de tout, la brigade du général qui devint célèbre sous le nom de Scott's brigade, fut habillée avec des vestes grises servant habituellement aux corvées et faisant ressembler les soldats à de vulgaires miliciens. S'appropriant cette tenue, jugée de prime abord dégradante, les hommes de Scott en firent leur uniforme attitré ce qui vaudra à la brigade le surnom de "grey jackets" : les vestes grises. Après des exercices quotidiens et à tous les échelons de la brigade, Scott disposait d'un outil particulièrement performant.

Winfield Scott, le renouveau de l'US Army

Chippawa

L'heure du combat approchait et les forces américaines attaquèrent la rive anglaise de la péninsule du Niagara. Le fort Erié fut promptement capturé puis après un premier accrochage vint la grande bataille rangée, la plus grande depuis Chrysler's Farm en 1813. Près de la crique de Chippawa, le 5 juillet 1814, 1700 tuniques rouges sous les ordres du général Riall attaquèrent les troupes américaines. La brigade de Scott était en première ligne épaulée par des éléménts d'une autre brigade. Les meilleures troupes de sa majesté sur le continent nord américain affrontèrent ce qu'elles croyaient n'être que de la milice au vu de leur tenue grise. Mais la qualité des Américains, la rapidité de mouvement, de leur feu et l'excellence de l'officier qui les menait leur firent subir une défaite sans appel. Sans aucun doute la plus nette de toute la guerre avec la bataille de la Nouvelle-Orléans. Cette victoire de l'infanterie américaine sur son homologue régulière anglaise marqua le commencement de l'armée professionnelle des Etats-unis. Après cette victoire retentissante, le 25 juillet un second combat eut lieu à Lundy'Lane où là encore la brigade de Scott allait se montrer exemplaire. Sous un feu terrible après avoir subi des pertes catastrophiques, les Américains capturèrent les positions ennemies et toute leur artillerie. Mais Scott fut blessé à l'épaule et finalement épuisés, les Américains abandonnèrent le terrain qu'ils avaient conquis laissant les Anglais reprendre ce qu'ils avaient perdu. Indécise cette bataille confirma l'extrême qualité de la brigade de Scott mais ne permit pas aux Américains de poursuivre la campagne. Manquant de soutien logistique les forces du général Brown se replièrent vers le Fort Erié où se joua le dernier et tragique acte de cette campagne. Où là encore une victoire américaine fut sans lendemain devant l'absence de ressources suffisantes pour poursuivre l'offensive. Dans trois grosses batailles les Anglais furent vaincus mais purent rester maîtres de la péninsule.

Quant à Scott, sa conduite héroïque lui valut l'admiration indefectible de ses hommes, la reconnaissance du Congrès et de la toute la nation. Pour lui la guerre était presque terminée, il prit le commandement du 10ème district militaire à Baltimore où il présida la cour martiale qui jugea les actes du général William Winder après la défaite de Bladensburg. Il travailla ensuite à l'élaboration d'un véritable livret d'instruction militaire pour l'US Army mettant à profit son expérience lors de la campagne du Niagara.

(illustration: variante de la bataille de chippawa, Winfield Scott toujours en tête)

La médaille honorifique frappée par décision du Congrès après la conduite brillante du général lors de la campagne du Niagara

La médaille honorifique frappée par décision du Congrès après la conduite brillante du général lors de la campagne du Niagara

La guerre du Mexique et de Sécession

La carrière de Scott continua et l'illustre général connu une fois de plus la gloire dans l'affrontement qui eut lieu entre son pays et le Mexique en 1846 - 1848. Prenant la tête des armées américaines en 1847, il mena la campagne contre la capitale mexicaine. Livrant successivement plusieurs batailles victorieuses, il captura finalement la ville et mit un terme à la guerre par une victoire totale et écrasante. Bien que partageant la gloire avec le général américain Taylor, il en retira le plus de bénéfice mais manqua l'occasion présidentielle.

(voir http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/le-g%C3%A9n%C3%A9ral-winfield-scott et http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/le-g%C3%A9n%C3%A9ral-zachary-taylor )

Au début de la guerre civile, Scott occupait le poste de général en chef des armées fédérales. A ce titre il planifia le plan d'action contre les forces confédérées en élaborant le plan qui fut surnommé par la suite "anaconda". Ce plan offrait l'avantage de limiter les combats à des opérations de blocus sur les côtes et les fleuves importants pour paralyser et étouffer la rébellion. Virginien, Scott ne souhaitait pas la destruction de sa mère patrie par des armées d'invasion. Bien qu'abandonné son plan fut en réalité appliqué en partie après les différents échecs des attaques frontales menées par des officiers fougueux et incompétents de la trempe de MAcClellan. Malheureusement Scott se heurta aux vues du président Lincoln et d'autres officiers supérieurs quant à l'organisation de l'armée en divisions alors que l'expérience mexicaine de Scott lui dictait de garder un commandement tactique axé sur des brigades. Scott quitta son poste et fut remplacé par MacClellan en novembre 1861. Il vécut assez longtemps pour voir la fin de la guerre et mourut en 1866 à West Point.

Héros militaire, Scott donna son nom à de multiples endroits aux États-Unis, des collines, lacs, comté portent son nom. Il ne lui manqua que la consécration suprême d'être élu président comme d'autres militaires célèbres avant et après lui. Acteur militaire majeur du 19ème siècle aux États-Unis, Scott est l'homme qui a su redonner confiance et qualité à l'Us Army au début de se carrière de général, Il est le vainqueur de la guerre du Mexique après l’éviction du général Taylor, Enfin son plan "anaconda" sera l'une des clefs du succès des forces fédérales durant la guerre de Sécession. Mais durant la guerre de 1812, son nom restera à jamais immortalisé par la petite brigade grise qu'il mena contre les britanniques redoutés et redoutables. Meneur d'hommes, innovateur, tacticien et stratège d'exception Scott mérita amplement le compliment d'un certain Duc de Wellington qui le décrivit après la capture de Mexico comme "le plus grand général vivant de notre temps".

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 10:34
quelques unités présentent à Fort Peter, le 1st rifle dans sa nouvelle tenue grise mais à la plaque de shako en losange, le 43rd US regiment dans l'uniforme reglementaire de 1814, il n'existe pas d'informations particulières au sujet de sa tenue réellement portée et l'on doit se contenter de supposition, enfin les Marines coloniaux et le 2nd régiment des caraibes, unités très adaptées au climat local surtout en été.

quelques unités présentent à Fort Peter, le 1st rifle dans sa nouvelle tenue grise mais à la plaque de shako en losange, le 43rd US regiment dans l'uniforme reglementaire de 1814, il n'existe pas d'informations particulières au sujet de sa tenue réellement portée et l'on doit se contenter de supposition, enfin les Marines coloniaux et le 2nd régiment des caraibes, unités très adaptées au climat local surtout en été.

Le Fort Peter ou plus exactement le Fort de Peter Point (point Peter est également utilisé), est une fortification construite par l'armée américaine en 1795 près du village de Saint Mary dans le comté de Camden en Géorgie. Situé dans une région peu habitée il fut le théâtre d'un affrontement tardif entre l'armée anglaise et les troupes de milice américaine stationnées sur place. L'existence de ce point fortifié fut brève car en partie détruit durant la guerre de1812, il fut réoccupé puis abandonné en 1818.

Un petit fort idéalement situé

Le fort est situé à une embouchure stratégique à la frontière avec l'état de Géorgie et la colonie espagnole de Floride. Il contrôle la rivière Saint Mary, la crique de Peter-point en face de l'île de Cumberland. Sa position verrouille l’accès vers l'ouest à l’intérieur des terres par la rivière.

Initialement construit en 1795, le fort ou plutôt le point fortifié de Point Peter était constitué de renfort de terre et de rondins de bois. Une batterie de 8 pièces de canons, essentiellement des pièces de 12 livres, fut installée. Le site fut abandonné une première fois en 1802 mais le fort et sa garnison eurent à contrer des incursions de contrebandiers ou corsaires espagnols puis français en 1805 ce qui incita à renforcer la position.

Le fort fut réoccupé en 1808. Un blockhaus fut ajouté au système de défense ainsi que des baraquements. Le rôle du fort était alors de renforcer le contrôle du secteur dans le cadre de la loi de "l'embargo Act", et la lutte contre le trafic d'esclaves. Il faut rappeler que la Géorgie est une région de plantation où les esclaves qui travaillaient dans les champs étaient nombreux. La demande de main-d’œuvre était forte et suscitait un marché de contrebande d'esclaves. Si l'esclavage était autorisé dans certains états des États-Unis, dont la Géorgie, la traite des noirs était quant à elle interdite depuis 1808. Mais un fort commerce illégal d'esclaves subsistait.

En plus du fort, le secteur était également défendu par une flottille de canonnières plus utiles pour contrôler les nombreux cours d'eau du secteur. La garnison du fort reçut également l'ordre d'assister toute opération militaire qui serait menée contre les terres espagnoles toutes proches. Lors de la guerre patriotique de 1810 et les incursions de 1813, les forces américaines s'emparèrent de territoires espagnols avec l'aide notamment des canonnières stationnées près du fort Peter.

La garnison du fort était composée de troupes régulières en provenance de Caroline du Nord : le 43rd regiment of US infantry recruté le 29 janvier 1813 et dont une compagnie était affectée à la défense de la position.

Des détails sur la vie de la garnison furent découverts après de récentes fouilles archéologiques. Au travers des nombreux artefacts trouvés comme des ustensiles de cuisine on sait que les conditions de vie étaient difficiles mais que les hommes, en plus de leurs rations, subsistaient grâce à la pêche et à la chasse. Les conditions très humides de leur environnement et les marais voisins étaient, en outre, favorables à l’apparition de maladies, notamment en été avec les moustiques fort nombreux.

L'attaque anglaise de 1815

Peu après la terrible défaite de la Nouvelle-Orléans, les troupes anglaises sous le commandement de l'amiral George Cockburn, ignorantes de la débâcle anglaise en Louisiane, débarquèrent non loin du Fort Peter sur l'île de Cumberland le 10 janvier 1815. Près de 1500 soldats britanniques prirent pied sur cette île dans le but de détruire les défenses de Saint Mary puis d'occuper durablement le terrain empêchant ainsi tout renfort américain de se diriger depuis cette zone vers la Louisiane afin d'aider les défenseurs américains de la Nouvelle-Orléans. La plupart des troupes étaient des bataillons de royal Marines des 1st, 2nd et 3rd battalion. Le 2nd west india regiment était également présent.

Le 13 janvier, 800 hommes attaquèrent le fort et ses 130 à 160 défenseurs (selon les sources) qui furent rapidement submergés. Les britanniques affrontèrent une compagnie du 43rd regiment of US infantry commandé par le capitaine Tatnall ainsi qu'une compagnie du 1st Rifle commandée par le capitaine Abraham M Massias. Le capitaine Barrie prit le commandement de la colonne anglaise et s'approcha du fort. Les Américains dont une partie des troupes étaient restée près des canons, avaient envoyé le reste des deux compagnies tendre une embuscade à la colonne anglaise. Le combat qui s'ensuivit fit une quinzaine de victimes chez les Américains et bien moins chez les Anglais. Tatnall fut blessé au cours de l'engagement. Largement inférieurs en nombre et ayant échoué à stopper l'ennemi, les Américains se retirèrent abandonnant le fort aux Anglais. Ces derniers le détruisirent et retournèrent à leur point de départ.

Le 15 janvier, les Anglais s'emparèrent de la ville de Saint Marys et la pillèrent. Ils récupérèrent à cette occasion deux canonnières et des navires marchands.

deux vues et la carte de la zone du débarquement anglais à point Peter (entouré en rouge). Il n y a aujourd'hui que peu de traces du fort construit en bois et terre (en jaune) et révélées par des fouilles archeologiques. Une pancarte à l'endroit de la batterie rappelle les faits qui se sont déroulés en 1815. (images Google Maps)
deux vues et la carte de la zone du débarquement anglais à point Peter (entouré en rouge). Il n y a aujourd'hui que peu de traces du fort construit en bois et terre (en jaune) et révélées par des fouilles archeologiques. Une pancarte à l'endroit de la batterie rappelle les faits qui se sont déroulés en 1815. (images Google Maps)
deux vues et la carte de la zone du débarquement anglais à point Peter (entouré en rouge). Il n y a aujourd'hui que peu de traces du fort construit en bois et terre (en jaune) et révélées par des fouilles archeologiques. Une pancarte à l'endroit de la batterie rappelle les faits qui se sont déroulés en 1815. (images Google Maps)

deux vues et la carte de la zone du débarquement anglais à point Peter (entouré en rouge). Il n y a aujourd'hui que peu de traces du fort construit en bois et terre (en jaune) et révélées par des fouilles archeologiques. Une pancarte à l'endroit de la batterie rappelle les faits qui se sont déroulés en 1815. (images Google Maps)

Les Anglais s'installent sur l'île Cumberland et les dernières actions de la guerre

Après avoir détruit la position américaine, les Anglais s'installèrent durablement dans l'île de Cumberland afin d'y établir une solide tête de pont pour des actions futures. Les ordres étaient d'attendre l'arrivée de renforts pour mener des raids sur les côtes de Géorgie, détruire les moyens de communications ennemis dans le but d'isoler un peu plus les forces américaines en Louisiane et dans le secteur de Mobile. Bien que les forces de renfort anglaises n'arrivèrent pas, la présence de Cockburn fut une menace qui incita le commandement militaire de la région de Savannah, située plus au nord, de maintenir des forces en réserve en prévision d'une éventuelle attaque anglaise. De son côté l'amiral anglais prévit effectivement de pousser son attaque vers Savannah mais la nouvelle de la signature de la paix à Gand stoppa son projet.

A la nouvelle de la présence anglaise dans ce secteur des centaines d'esclaves s'enfuirent de leurs plantations pour aller rejoindre les troupes anglaises. Ces esclaves en fuite furent en partie recrutés dans le bataillon de Royal Marines coloniaux. On estime à 1500 le nombre d'esclaves ayant rejoint les Britanniques sur l'île Cumberland. A la fin du conflit les Américains réclamèrent que les esclaves en fuite soient rendus à leurs "propriétaires". Les Anglais refusèrent et s'engagèrent en échange, grâce à une médiation russe, à rembourser leurs anciens propriétaires. Ces litiges concernant les esclaves en fuite furent réglés par le traité de Gand. Les anciens esclaves furent transférés par les Anglais sur les îles Trinidad et Tobago et en devinrent des habitants en 1816.

Il est à noter que bien qu'au courant de la signature du traité, les Anglais établis à Cumberland organisèrent un dernier raid le 23 février 1815 pour attaquer le poste nommé camp Pinckney. Le 24 février un combat opposa le parti de Royal Marines embarqués sur 8 barges pour l'opération et des miliciens locaux qui leur tirèrent dessus depuis les rives de la rivière. Le compte rendu du colonel américain fait état d'un affrontement entre sa cinquantaine d'hommes miliciens et soldats réguliers et des unités anglaises sur la rivière. Les Anglais se replièrent et n'insistèrent pas ; ce fut là la dernière escarmouche de la guerre de 1812 qui eut lieu quelques jours après la ratification du traité de Gand.

Le Fort aujourd'hui fut redécouvert grâce à des fouilles archéologiques en 2002 qui ont permis de déterrer un grand nombre d'artefacts de la cette période. Malheureusement construit en bois et en terre, le fort n'existe plus il est donc difficile d'imaginer à quoi ressemblaient la batterie et les installations de manière précise. Néanmoins le site a été revalorisé depuis les fouilles et l'endroit peut se visiter ne serait-ce que pour apercevoir le point de vue sur la rivière Saint Mary.

Le Fort Peter dans la guerre de 1812, les derniers combats de la guerre

Sources et liens:

Chartrand René "The fort of the war of 1812" Osprey

Fredriksen John "the united states army in the war of 1812"

roussillon sylvain "1812"

Fredricksen John "Green Coats and Glory the united states regiment of Riflemen"

quelques sites internet pour la découverte des lieux

les fouilles archéologiques du fort :

http://archive.archaeology.org/0701/abstracts/ptpeter.html

site sur les sites historique de Géorgie:

http://www.lat34north.com/historicmarkers/MarkerDetail.cfm?KeyID=020-HS2&MarkerTitle=Point%20Peter%20Battery%20and%20the%20War%20of%201812%20&CountyNameKey=Camden

site sur Saint Marys:

http://www.exploresouthernhistory.com/stmarys.html

site sur l'île Cumberland:

http://www.nps.gov/cuis/index.htm

Published by Olivier Millet - dans lieux de la guerre de 1812
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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 10:20
Le traité de Gand 24 décembre 1814

Il y a 200 ans exactement le traité de Gand en Belgique mettait fin officiellement à la guerre de 1812. La signature de cet acte ne signifia pourtant pas l'arrêt des combats sur le terrain et ne résolut qu'imparfaitement les griefs qui avaient conduit au conflit. La dernière action de la guerre de 1812 eut lieu en mer où les navires ne purent être prévenus à temps de la fin des combats.

Les buts de guerre

Si la cause principale de la guerre du point de vue américain avait été la presse de la marine de guerre anglaise sur les navires américains, l'abdication de Napoléon premier en avril 1814 qui avait mis un terme aux guerres napoléoniennes avait également de facto mis fin aux agissements de la Royal Navy sur les bateaux neutres. En effet la marine de guerre du Royaume Uni en guerre contre la marine française manquait cruellement de marins pour son combat mais une fois la guerre contre la France terminée ce besoin ne devint plus du tout une priorité. Ainsi la cause principale de la guerre de 1812 s'était éteinte avec le pouvoir de Napoléon 1er et non grâce à une campagne militaire sur le continent américain. Mais "L'impressment" n'était pas la seule raison du conflit.

Pour les Américains, le problème lié aux activités indigènes n'était toujours pas résolu et justifiait à lui seul la continuité des combats. La guerre de 1812, de ce point de vue, expliquait l'expansion colonisatrice sur les territoires amérindiens par les forces américaines. L'implication d'agents supposés britanniques dans la révolte menée par Tecumseh permettait à Washington de justifier ses actions contre les tribus hostiles, considérées dès lors comme alliées des Anglais. De toute évidence l'expansion vers l'Ouest et le sud était nécessaire pour une population grandissante en mal de terres arables. La guerre de 1812 était une opportunité de gagner du terrain sur le dos des Amérindiens avec une justification officielle incontestable. D'ailleurs la fin de la guerre anglo-américaine ne mit pas un terme aux opérations militaires contre les Amérindiens loin s'en faut, elle fut le catalyseur d'un conflit larvé en Amérique du Nord qui se poursuivra jusqu'à la fin du 19ème siècle.

Les pourparlers de paix ayant débuté depuis 1813, une médiation de la part des Russes avait été refusée par les Anglais. Ce fut en août 1814 en Belgique que fut décidée l'organisation des pourparlers définitifs devant régler le conflit. Les négociations à proprement parler débutèrent en août 1814. les Anglais comme les Américains tentèrent tout ce qui était en leur pouvoir pour prendre un avantage certain sur le terrain et peser ainsi sur les négociations en cours ou à venir. L'incendie de la capitale américaine avait d'ailleurs été une des raisons pour lesquelles les Anglais voulaient imposer aux Américains le fait qu'ils s'estimaient vainqueurs du conflit. Ces derniers estimant que les défaites anglaises à Baltimore et Plattsburgh balayaient ce point de vue. La campagne sur la Nouvelle-Orléans peux être vue comme la mission ultime pour faire pencher la balance dans les discussions en Belgique. Mais les retards sur le terrain et la signature en décembre du traité empêchèrent l'attaque en Louisiane d'avoir un impact. Nul doute que l'annonce du désastre du corps expéditionnaire britannique face au général Jackson à la bataille du 8 janvier 1815 aurait eu un effet important sur les délégations réunies à Gand.

Des négociations difficiles

La délégation britannique était composée de l'amiral James Gambier, du diplomate Henry Goulburn et d'un avocat William Adams. La tâche qui les attendait était difficile car le gouvernement de sa majesté désirait imposer plusieurs points qu'ils serait compliqué de faire accepter par les Américains. Ces points comprenaient :

-le maintien exclusif d'une flottille sur les grands lacs et la possibilité de construire des forts sur ses rives

-le droit de navigation sur le Mississippi, sous contrôle américain

-la création d'un "état" amérindien pour officiellement tenir leur parole vis-à-vis de ces populations et officieusement créer un état tampon entre provinces anglaises et les États-Unis.

-la conservation des forts Niagara et Mackinac

De telles exigences avaient un double but :permettre de faire traîner les négociations afin que les troupes anglaises, en constant renforcement, prennent l'avantage sur le terrain. Demander beaucoup pour obtenir moins mais obtenir néanmoins un gain positif territorial.

Les Américains de leur côté étaient emmenés par une délégation comprenant le bouillant Henry Clay faucon pro-guerre, l'ambassadeur Jonathan Russell, le sénateur Ashton Bayard, l'ex-ministre des finances Albert Galatin et enfin John Quincy Adams l'un des plus brillants diplomates américains.

La principale mission des Américains était de faire cesser l'enrôlement forcé des matelots américains par la Royal Navy, mais avec la fin de la guerre en Europe, cette condition devint caduque et les Américains furent plus enclins à contrer les exigences des Anglais plutôt qu'à en exprimer.

La question de la création d'un état indien était tout simplement inacceptable pour eux ne serait-ce que pour les milliers d'Américains vivant sur ces terres et qui seraient obligés de les quitter.

La demande de restitution des forts capturés étaient également en contradiction avec les exigences britanniques. En outre la capacité exclusive de faire naviguer une flottille de guerre sur les grands lacs irritait particulièrement les Américains qui avaient remporté les deux affrontements majeurs de la guerre dans ces secteurs. Le lancement du géant HMS Lawrence ne devait rien changer au fait que ni les Américains ni les Anglais ne dominaient le Lac Ontario. Le lac Erié était sous domination américaine ainsi que le lac Champlain. Si les Anglais avaient de telles exigences c'est parce qu'en 1814 ils avaient plusieurs opérations majeures en cours ou en préparation. Les attaques sur la baie de la Chesapeake et notamment Washington, sur Plattsburgh, sur le Maine et la Nouvelle Orléans devaient porter un coup fatal aux Américains et les forcer à accepter l'ensemble de leurs exigences. En outre il faut rappeler que la côte des États-Unis était toujours soumise à un blocus continuel de la Royal Navy qui se renforçait avec l'arrivée des unités libérées par la fin de la guerre contre les Français.

Mais si la capture d'une partie du Maine fut une réussite sans lendemain, les défaites de Baltimore et Plattsburgh furent une humiliation qui donna un crédit énorme à la délégation américaine. La bataille de la Nouvelle Orléans n'aurait lieu qu'en janvier 1815 mais son effet n'aurait été que plus dévastateur et aurait peut-être permis aux Américain d'exiger plus de choses en retour. Mais si la fin de la guerre en Europe contre Napoléon avait permis de renforcer l'armée anglaise au Canada, elle dressait un triste bilan de l'état des finances anglaises. L'Angleterre n'avait tout simplement plus beaucoup le choix entre poursuivre une guerre coûteuse, inutile et qui devenait de plus en plus impopulaire et une négociation honorable quitte à renoncer à certains points litigieux entre les deux délégations.

Ce furent évidement les absents qui eurent tort, les Amérindiens furent les véritables perdants des négociations en Belgique car la création de l'état amérindien fut abandonnée. Les territoires indigènes occupés par les Américains étaient officiellement perdus pour les différentes tribus.

Les deux délégations arrivèrent finalement à un accord. Les territoires occupés devront être restitués à leur ancien propriétaire, exception faite des territoires espagnols occupés par les Américains. Les esclaves en fuite et incorporés dans les rangs anglais devront être restitués ou remboursés, les navires capturés devront être également rendus et les prisonniers des deux camps libérés.

Le traité de Gand 24 décembre 1814

La signature et la ratification du traité

Le traité est officiellement signé le 24 décembre dans le vieux cloître des Chartreux de Meerhem il comporte 11 articles.

Le premier article stipule le retour aux frontières d'origine telles qu'elles existaient avant le début de la guerre, on parle ainsi d'un statut quo "Ante Bellum".

Le second article stipule la cessation des hostilités entre les deux parties sur terre et sur mer, clause difficilement applicable immédiatement du fait de l'éloignement de certaines unités, particulièrement celles de la marine qui seront les dernières à combattre. Néanmoins une clause précise que dès la ratification du traité une période allant de 12 à 120 jours en fonction du lieu géographique sera respectée afin que toute prise de guerre (navale essentiellement) soit considérée comme une prise légale ou non. Les navires capturés après ce délai légal seront restitués à leur propriétaires.

L'article numéro 3 est consacré à la situation des prisonniers et à leur retour. Le remboursement des frais liés à leur captivité devra être pris en considération par la nation récupérant ses prisonniers.

Les 4 articles suivants fixent les frontières et les modalités pour leur établissement définitif sur le terrain. Une zone est définie dans laquelle toutes les parties conquises seront restituées à leur précédent propriétaire. Une exception concernant des îles de la baie de Passamaquoddy précise que ces dernières seront conservées par la puissance occupante.

Le problème des frontières sera incomplètement résolu, il faudra attendre la signature du traité Webster Ashburton en 1842 pour que la frontière nord soit clairement définie.

L'article 9 déclare la fin des hostilités entre les nations amérindiennes et les Anglo-américains. Là encore cette décision est de pure forme car si les Anglais n'auront que peu de conflits avec les indiens d'Amérique du Nord, les Américains dans leur expansionnisme croissant n’arrêteront jamais le combat contre les Tribus. Citons la première guerre Seminole en 1818, la seconde en 1832, la guerre de Faucon noir en 1832 et la Guerre contre les Creeks en 1836. Tous ces conflits découlent directement ou indirectement de la guerre de 1812 et des actions militaires menées sur les territoires de ces différentes tribus.

L'article 10 est intéressant car il évoque le problème de l'esclavage. Il stipule que les Américains et les Anglais sont favorables à son abolition confirmée par la convention de 1818 entre les deux nations. Inutile de préciser que ce fut encore une fois un vœu pieux car il faudra attendre 1863 pour que Abraham Lincoln, président des États-Unis proclame seulement l'émancipation des esclaves. Le 13ème amendement de 1865 confirmera l'abolition de l'esclavage mais sans interrompre la ségrégation raciale. Les Anglais de leur côté furent bien plus prompts à sortir de l'esclavage puisqu'ils votèrent son abolition en 1833. En outre Les esclaves échappés des plantations et emmenés ou enrôlés par les Anglais, s' ils ne sont pas restitués aux Américains, leur valeur doit être remboursée.

L'article 11 enfin précise que la ratification "sans altération" du traité devra être réalisée dans un délai de 4 mois. Le traité voyagea entre l'Europe et le continent américain à bord du HMS favorite et arriva à New-York le 11 février 1815

Le président américain James Madison et le Roi Georges ratifieront le traité en février 1815.

Comme souvent dans l'histoire, le traité de paix qui met fin à la guerre de 1812 est incomplet et source potentielle de conflits futurs. Ces conflits seront essentiellement le fait des Américains et des Amérindiens. Ces derniers ayant été oubliés sciemment et spoliés par le traité de Gand, devront lutter seuls, contre l’expansionnisme américain avec le résultat que nous connaissons. Si des tensions surgiront entre Américains et Anglais notamment au sujet des droits de pêche, des frontières Nord et plus tard du fait des conséquences de la Doctrine Monroe au Mexique, de la guerre de Sécession et de l'expansion vers le Nord Ouest, il n'y aura plus de guerre entre ces deux nations mais au contraire de multiples accords stratégiques qui trouveront tout leur sens durant les deux guerres mondiales. Le traité de Gand qui officialise le statu quo ante bellum signe donc un match nul entre une Angleterre au sommet de sa puissance militaire mais épuisée financièrement et aspirant plus que jamais à la paix, et les États-Unis, surpris de s'en être aussi bien sortis dans un conflit contre la première puissance du monde.

Sources et Liens

Le traité conservé à la librairie du Congrès :

http://www.ourdocuments.gov/doc.php?flash=true&doc=20

Published by Olivier Millet - dans évènement
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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 11:56
Bonne Année 2015

Cette année marquera la fin du bicentenaire officieux de la guerre de 1812, puisque les derniers évènements militaires de ce conflit se sont déroulés en 1815. Aujourd'hui, 8 janvier 2015, est le 200éme anniversaire de la bataille de la Nouvelle-Orléans qui fut le dernier grand affrontement du conflit qui, comble de malheur, a eu lieu alors que la paix de Gand, dont je traiterai bientôt, avait déjà été signé.

En attendant je vous souhaite une heureuse et excellente année 2015

Published by Olivier Millet - dans communauté
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