8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 21:33

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La milice sédentaire du Bas Canada était la dernière ligne de défense de cette région, elle fonctionnait un peu comme la milice provinciale du Haut Canada mais avait une organisation différente. Chaque paroisse recrutait une compagnie dirigée par un capitaine. Souvent une personnalité en vue de la communauté et faisant partie des anciennes familles de Nouvelle-France. Ces paroisses appartenaient à des divisions, elle-même organisées en trois Districts : Montréal, Québec et Trois-Rivières. La ville de Québec demeurant la quartier général de la milice. La majorité des hommes de cette milice sédentaire était francophone et catholique d'où le système particulier de l'unité paroissiale. Les milices de ces paroisses devait s'entraîner périodiquement au maniement des armes et à la pratique de l'ordre serré. Elle concernait tous les hommes de 16 à 60 ans puis 50 ans, aptes au service.

 

Les Districts les plus à l'Est ou "Eastern Tonwship district" principalement anglophones, étaient organisés comme le Haut Canada avec une unité par comté où chaque régiment regroupait jusqu'à 6 bataillons ou compagnies auxquels parfois se rattachait une unité de cavalerie volontaire. La milice sédentaire devait également servir de réservoir d'hommes dans lequel on puiserait pour former les bataillons de la milice d'élite ainsi que les compagnies légères.

La milice sédentaire du Bas Canada pouvait en théorie fournir jusqu'a 60000 hommes en 80 bataillons, mais dans les faits seuls 16 bataillons regroupant 5000 combattants participeront de près ou de loin aux combats.

 

BUXTON-Partisans-Along-the-MohawkLes miliciens habitués aux conditions extrèmes de cette région étaient souvent d'excellent chasseur et donc de bons tireurs, la plupart du temps ils fournissaient leur propre armement mais dans le cas contraire un mousquet leur était prété et devait être rendu dès la fin de l'entrainement. Ces hommes très attaché aux valeurs qui ont faits la Nouvelle-France en son temps supportaient mal la conscription milicienne pendant la période Française comme sous le régime Anglais.

 

Mais leur attitude envers la couronne était toujours teintée de méfiance. Les Anglais n'étaient pour eux au mieux que des envahisseurs au pire des oppresseurs. En effet l'act constitutionnel de 1791 qui instaura le Bas Canada et le regime parlementaire dans ces provinces, sauvegarda la langue Française et la liberté de religion mais instaura la religion anglicane et l'Anglais comme seul langue officielle. Alors qu'ils sont et de loin les plus nombreux, les francophones représentés par Le parti canadiens se heurtaient régulièrement aux idées du parti tories anglais et ses textes étaient souvent rejettés par le conseil législatif de la province.

Majoritaire mais sans pouvoir réel face à l'executif anglais, la population francophone fut néanmoins en 1811 l'objet d'attention particulière de la part du nouveau gouverneur général du Canada, George Prevost, qui fit nommer des canadiens à des postes clés et trouva dans le clergé catholique un allié de poids. Ce faisant Prévost su s'attirer les bonnes grâces des francophones et pu faire passer ses lois sur la mobilisation de la milice. Les hommes accèptèrent plus facilement d'intégrer leur unité, mais des actes de révolte comme à Lachine prouvaient que la situation demeurait tendue.

Habilement manoeuvrée par la propagande anglaise, les miliciens francophones accéptèrent de se lancer au combat aux côtés des anglais et repoussèrent les incursions américaines sur leur territoire. Leurs principaux faits d'armes sont la bataille de Chateaugay, Lacolle Mills.

Contrairement à ce que l'ont aurait pu croire cette union entre francophone et anglophone pour repousser l'invasion ne fut que transitoire et dès la guerre de 1812 terminé et la menace américaine dissipée, les tensions reprirent de plus belle et débouchèrent en 1837 sur la révolte des patriotes, mais ceci est une autre histoire...

 

L'uniforme:

 

Le milicien ne portait pas d'uniforme puisqu'il n yen n avait pas de disponible, en lieu et place il parti au combat avec sa capote épaisse, ses bottes indiennes et son bonnet de laine. Les capotes majoritairment grise pouvaient être de couleur marron, bleue ou vert foncée. Les bonnets étaient majoritairment rouge dans le District de Québec, bleu dans le District de Montréal et blanc pour celui de Trois-rivières. v7n1ptr1

Souvent les capotes étaient enserrées à la taille d'une écharpe de couleur, les baudriers étaient noirs ou blanc, les mousquets étaient des armes personnelles ou données par la couronne.

Les plus doués en explorations et les plus indépendant rejoignait le corps des voyageurs qui partageait l'héritage des coureurs des bois et des compagnies franches de la marine de la guerre contre les Anglais.

En été la tenue traditionnelle rurale, veste courte grise, chapeau de paille, pantalon large et mocassin tenait lieu d'uniforme.

Les officiers quand ils portaient un uniforme avaient la tenue écarlate à parmenture noire, verte, bleue ou blanche. Le couvre chef était le plus souvent un round hat avec ou sans plume. Quand il n avaient pas d'uniforme ils partaient au combat avec leur sabre et un hausse col hérité des traditions militaire de la Nouvelle-France.

 

 

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