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Pendant la guerre de 1812, le Haut-Canada était défendu par des forces composites : tout d’abord, un noyau de   militaires de carrière, les réguliers britanniques, assurait la garnison des forts et des postes plus petits qui s’échelonnaient depuis Cornwall jusqu’au fort Saint-Joseph, sur le lac Huron. Joignaient leurs rangs, des unités de « Territoriaux » réguliers, soit des coloniaux recrutés dans diverses parties de l’Amérique du Nord britannique, dont les plus connues étaient les Territoriaux de Terre-Neuve et les Voltigeurs du Bas-Canada. Le dernier volet, le plus considérable  de l’armée haut-canadienne, réunissait les milices locales.

 

Le total des troupes régulières britanniques stationnées au Canada en Juin 1812 :

 

il y avait 3743 soldats réguliers britanniques. En Juin 1812, stationnés dans le Haut Canada le 41st Foot, un détachement du 10th Royal Veteran Battalion, un détachement des Royal Newfoundland Fencibles, des artilleurs pour un total de 1,500 hommes environ stationnés dans 7 forts et le long de la frontière. Dans le bas Canada il y avait le 1/8th Foot, 49th Foot, 100th Foot, un détachement du 10th Royal Veteran Battalion et du Royal Newfoundland Fencibles, des Canadian Fencibles et 3 compagnies de la Royal Artillery. Stationnés dans les iles le 2/8th Foot, 98th Foot [Bermudes];,99th Foot, 104th Foot sur l'ile de Prince Edward et de Cap Breton en Nouvelle Ecosse et à Terre-Neuve le 2/8th, 98e Foot , 99e Foot, 104e Foot et cinq compagnies de la Royal Artillery.

De nombreux régiments reviendront d'Europe lors de la première abdication de Napoléon pour participer la campagne de la Chesapeack et de la Nouvelle-Orléans en 1814 :

4th foot, 7th foot, 14th light dragoon, 21st foot, 43th foot, 44th foot, 85th foot, 93th foot,

95th rifle, 1st et 5th west india regiment BRITISHAa

 

Si les soldats des milices cannadiennes et des volontaires des fencibles étaient plus enthousiastes qu'expérimentés, il n 'en demeure pas moins qu'ils accomplirent des prouesses et se comportèrent plus qu'honorablement pour certains comme les voltigeurs canadiens. Néanmoins l'essentiel de la défense du Canada reposait sur la solidité des troupes anglaises. Même si celles stationnées au Canada en début de conflit ne figuraient pas parmi les meilleures unités de l'armée britannique, leur entrainement et leur discipline les plaçaient un cran au dessus des troupes américaines qu'elles allaient affronter. La bataille de Chrysler' Farm sera la démonstration de la capacité combattante de cette petite armée face a des soldats américains plus nombreux mais moins efficace. Même si le folklore locale tend a donner une place prépondérante aux milices du Canada, ce sont bien les soldats de sa majesté qui furent le pilier de cette défense mené par des hommes énergique comme Isaak Brock.

 

Le simple soldat, le troupier britannique traditionnel, était issu d’une classe sociale et économique bien différente. Aux 18e et 19e siècles, on ne connaissait pas la conscription en Grande-Bretagne, mais, vu les conditions économiques difficiles qui étaient le lot des populations tant urbaine que rurale, l’armée présentait des débouchés enviables à des hommes qui n’en avaient guère. Celui qui acceptait le « shilling du roi » après l’incorporation s’engageait pour une longue période de service, généralement de 20 ans ou plus, et pouvait être cantonné dans n’importe quelle partie de l’empire britannique ou sur l’un des théâtres d’opérations contre la France ou les États-Unis, y compris les régions reculées du Haut-Canada. Pendant les campagnes, la ration quotidienne du soldat consistait en une livre et demie de pain, une livre de bœuf frais ou salé et un demi-gill de rhum (2 onces ou 70 ml). Outre la monotonie de ce régime, son apport calorique était insuffisant pour soutenir des hommes soumis à de durs travaux. On estimait à 2 697 calories la ration quotidienne, alors que, actuellement, le régime préconisé pour un homme sédentaire se chiffre à 3 000 calories.. En période de campagne, la dépense énergétique du soldat devait de loin dépasser ces niveaux.

 

En garnison, les soldats avaient plus facilement accès à des aliments et légumes frais, mais les pénuries étaient un problème constant. Les hommes de troupe logeaient dans les casernes, qui servaient aussi de places fortes, dans les divers forts. Aux forts York et George, les simples soldats logeaient dans les fortins; c’est là qu’ils dormaient, mangeaient et vaquaient à leurs occupations. Ces constructions en rondins étaient percées de meurtrières, qui permettaient aux occupants de se défendre en faisant feu sur les assaillants qui réussissaient à franchir les fortifications; mais ces ouvertures les rendaient difficiles à chauffer. Pendant les campagnes, officiers et soldats disposaient rarement de tentes, de sorte que, à moins qu’une maison ou une grange ne leur offre un toit, les hommes dormaient à ciel ouvert belgic10

 

La tactique normalement pratiquée par l’infanterie britannique de l’époque était celle de la ligne de front. Les hommes étaient répartis en deux files, côte à côte, et déchargeaient leurs mousquets à canon lisse par salves disciplinées. Cette tactique était dictée par l’imprécision du mousquet réglementaire et la nécessité de faire feu de façon concentrée contre une formation ennemie semblable. Également, il régnait la plus grande confusion sur les champs de bataille du 19e siècle. Mousquets et pièces d’artillerie dégageaient une épaisse fumée blanche qui brouillait la vue, empêchant de discerner les adversaires, et les messages du commandant aux divers segments de la ligne ne pouvaient être transmis que verbalement ou par écrit. Il n’était pas rare que ce « brouillard de guerre » dérobe l’initiative aux officiers commandants pour la laisser au hasard ou aux combattants eux-mêmes. En théorie, l’un des deux camps devait finir par tourner les talons devant la charge aux mousquets ou un dernier assaut à la baïonnette.

 

 

Le tir de l’infanterie était renforcé par celui d’une  artillerie de campagne, dont les canons se caractérisaient par le poids de leurs projectiles, de 3 à 12 livres, destinés à abattre des fortifications ou à faucher parmi les rangs de l’infanterie ennemie. À courte portée, les canons pouvaient être chargés « à mitraille », dispersant des douzaines de petites balles de fonte dans un large rayon, comme un fusil de chasse. Les guerriers autochtones servaient de troupes légères, propres à harceler le flanc de l’adversaire. Il va de soi que, dans les forêts touffues du Haut-Canada de 1812-1814, les tactiques classiques n’étaient pas toujours indiquées. Les effectifs des milices, des Premières Nations et des réguliers exploitaient l’abri qu’offraient les arbres, et il était difficile de maintenir les rangs d’une manière le moindrement stricte, sauf en terrain découvert. Ce type de tactique pouvait aboutir à des pertes considérables relativement au nombre de soldats engagés

 

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