16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 15:39

lightartillery

Déja étudié en détail ici : Les uniformes de la light artillery 1812 / 1814

La light artillery est en fait la seule unité d'artillerie à cheval de l'US Army, recréée en 1808, elle était avec le regiment of artillerists les seuls éléments professionnels de l'armée américaine au déclenchement de la guerre.

En tant que seule unité d'artillerie à cheval, ce régiment a acquis un statut d'élite au sein de l'armée et sera conservé tout le long du conflit.

Tout comme les régiments d'artillerie à pied, l'unité sera dispersée sur les différents théâtres pendant la guerre.

 

L'uniforme:

son uniforme consistait en une veste bleue courte avec trois rangées de boutons jaunes, une culotte blanche ou bleue selon la saison avec des demi-bottes ou des chaussures quand le pantalon large est porté. Le shako est du modèle "Yeoman" que l'on retrouve chez le 1st rifle. Les cols sont équipés de lacets jaunes, les officiers portent l'écharpe rouge autour de la taille ainsi que les épaulettes. Les trompettes portent une tenue rouge mais coupée de manière identique à la troupe.

En 1814, le régiment reçut ses nouveaux uniformes qui en fait consistaient en l'adoption du "tombstone" shako, le reste demeurait inchangé. Des tenues grises de fortune furent également données aux détachement opérant sur la frontière nord-ouest subissant les mêmes contraintes uniformologiques que l'infanterie.

Le shako "tombstone" portait une petite plaque de cuivre différente de celle de l'artillerie classique en forme d'écu surmonté d'un aigle. Le shako était, en outre, surmonté d'un plumet vert au lieu du blanc et portait une cordelette jaune avec pompon jaune.

Il n y a pas de représentation d'un sous-officier sur la planche, mais on peut supposer qu'il se distinguait du reste de la troupe par le port d'épaulettes jaunes, d'une ceinture rouge autour de la taille et d'une épée droite. Les baudriers sont représentés noirs mais pouvaient être blancs puisqu'il s'agit d'un des plus anciens régiment de l'US army.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 15:30

 USartilleryhowitzer

Après le canon et le caisson lourd, intéressons-nous à l'obusier et à l'avant-train léger.

L'obusier est une pièce d'artillerie à tir courbe capable d'envoyer des projectiles explosifs par-dessus un mur et est donc très utile pour un siège ou pour tirer sur un ennemi retranché. Le système Gribeauval utilisé par l'artillerie américaine existait en plusieurs calibres mais les Américains avaient également leurs propres calibres d'obusier. Les plus courants étaient les 5.5, 6 et 8 pouces fabriqués en bronze ou en fer.

Un des aspects particuliers du système Gribeauval était la diminution de l'espace compris entre le boulet et l'âme du canon, cet économie d'espace ainsi que l'abandon des décorations extérieures du fût se traduisait par une économie de poids et un accroissement de la mobilité des pièces rendues un peu plus légères.

 

Chaque batterie comportait au moins une de ces pièces d'artillerie aux côtés des canons classiques. D'un poids et d'un encombrement inférieur à un canon classique qui pesait de 1.4 à 1.6 tonne pour le canon de 12 livres, l'obusier pesait 930 kg et pouvait être tracté par un avant-train léger et un attelage de 4 chevaux. Pour l'obusier de 6 pouces son calibre était de 165mm et son projectile atteignait 11kg. La longueur de la mèche en bois permettait de faire éclater le projectile à des temps différents et nécéssitait un réel savoir-faire pour être précis. L'affût est plus petit et  possède des flasques plus hautes qu'un canon classique.Tout comme le canon il peut se déplacer à l'aide de leviers en bois qui sont des grandes barres de bois et qui avec ou sans la prolonge (longue corde que l'on attache au canon pour le tirer ) permettait de tourner et de déplacer le canon au rythme de l'infanterie que la pièce devait soutenir.

 HowitzerCannon

L'avant-train léger ne possède pas de caisson, il fut amené en Amérique par les Français du corps expéditionnaire qui combattit à Yorktown et fut copié ou utilisé par les Américains ; il possède deux roues de part et d'autre d'une partie centrale sur laquelle se fixe l'élément à tracter. Ce dernier s'accroche simplement en enfilant le trou à la base de l'affût dans un pieux en métal fixé sur l'avant-train. Ce système très simple a néanmoins un inconvénient : il oblige à soulever la pièce d'artillerie pour l'accrocher.

Le système anglais d'accroche rapide par un simple crochet bien plus simple et efficace sera finalement adopté par la plupart des artilleries dans les années qui suivirent.

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 17:06

J'ai déjà traité de l'artillerie et de son organisation ici L'artillerie américaine de la guerre de 1812

ici L'artillerie américaine dans la guerre de 1812

Maintenant une présentation plus détaillée du matériel de l'artillerie américaine c'est-à-dire les canons bien sûr mais aussi les attelages, les caissons à munitions, les wagons, avant-trains et autres formes de transports utilisées par l'artillerie US durant la guerre de 1812.

Le système américain d'artillerie est basé sur le système français Gribeauval depuis que la guerre d'indépendance avait permis son déploiement sur le sol des Etats-Unis. L'efficacité dont ce système avait fait preuve était de loin supérieure à tout ce qui existait alors.  La standardisation était le maître-mot de ce système, chaque roue pouvait servir à remplacer une autre, les avant-trains pouvaient tracter aussi bien des canons que des wagons, tout une déclinaison de matériels d'artillerie pouvaient dès lors être compatible entre eux et les normes de fabrication s'en trouvaient également simplifiées. Les canons furent également dotés d'une vis de réglage, d'un cran de visée sur le bourrelet du canon (bout du fût) permettant un tir plus précis et surtout une facilité d'ajuster le tir après le premier coup. La diminution de l'espace âme du tube/ boulet que l'on nomme le vent, va augmenter la précision des pièces tout en diminuant la longueur du canon en lui-même. Ce faisant les pièces gagnent  de la précision et perdent du poids. Le canon de 6 livres est plus précis et a une portée pratique plus longue que celle du canon anglais dus ystème Blomfield, 730 m contre 550m.

Il est sûr que les Américains ont utilisé des pièces d'origine française et anglaise datant de la guerre d'indépendance mais qu'ils ont aussi produit leur propre matériel en copiant plus ou moins ce qui existait alors.

La France, pays de l'artillerie par excellence et ancien allié, inspira également le manuel d'entraînement de l'artillerie américaine, comme ce sera le cas pour l'infanterie.

    USartillerycariage

  On ignore avec précision quel type d'avant-train fut utilisé, l'ancien modèle français ou une version américaine copiée sur le système Gribeauval. Les roues utilisées pour l'artillerie américaine sont différentes de celles fixées sur les canons français, on estimait nécessaire d'utiliser des modèles plus résistants que ceux employés en Europe, la plupart des roues américaines sont renforcées le long de la bande de roulement donnant une impression de roue cloutée vue de l'exterieur.

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ci-contre : on voit bien les roues renforcées sur leur bande de roulement, le climat et le terrain américain rendait apparemment plus fragile les roues classiques utilisées par les Européens.

On admirera le bleu ciel de la peinture de la pièce.

 

 

 

 

 

 

Les canons et matériel présentés dans les planches sont tous issus du systéme français Gribeauval, mais il se peut qu'il fussent fabriqués localement par le "ordnance department" de manière différente.

La light artillery a construit et utilisé des"Wurst" pour le déplacement de ses batteries c'est-à-dire que les caissons et avant-trains étaient équipés pour recevoir des artilleurs assis à califourchon dessus.

Les matériels américains étaient ordinairement peints en bleu léger ou en "vert français" c'est-à-dire un mélange d'ocre et de noir donnant plus une couleur jaune terne que verte.

 

Les caissons : les Américains ne possédaient pas d'avant-train à caisson comme les Anglais ; ils ne pouvaient compter que sur le petit caisson fixé au canon lui-même et au gros caisson à deux ou quatre roues pour l'approvisionement en munitions. Chaque canon de 6 livres emportait 18 coups afin de pouvoir commencer à tirer tout de suiste sans attendre son caisson principal, chaque canon de 6 livres ou moins possédait un gros caisson qui était placé à une cinquantaine de mètres derrière le canon en position de tir. Le petit caisson fixé sur le canon, était lui décroché et placé en retrait de la pièce à une vingtaine de mètres du canon pour préserver les artilleurs en cas de coup direct dans le caisson à munitions.

Chaque gros caisson de 6 livres emportait 92 coups dont 30 boîtes à mitraille et 62 boulets pleins. Les pièces de plus gros calibres avaient besoin de plus de caissons puisque les munitions plus importantes prenaient plus de place dans les rangements du caisson. Chaque gros caisson était tiré par quatre chevaux, mais si nécessaire, on pouvait en rajouter deux de plus.

 

Chaque batterie ou grande unité d'artillerie emportait une forge de campagne afin de pouvoir changer les fers des chevaux de traitss qui sans cela seraient incapables de tirer les énormes charges. Elle était équipée de deux coffres pour les outils, le fer, et le charbon, le foyer était activé par un grand souflet actionné par un levier.

 

    USARTILLERY2

planches de l'auteur.

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 21:33

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La milice sédentaire du Bas Canada était la dernière ligne de défense de cette région, elle fonctionnait un peu comme la milice provinciale du Haut Canada mais avait une organisation différente. Chaque paroisse recrutait une compagnie dirigée par un capitaine. Souvent une personnalité en vue de la communauté et faisant partie des anciennes familles de Nouvelle-France. Ces paroisses appartenaient à des divisions, elle-même organisées en trois Districts : Montréal, Québec et Trois-Rivières. La ville de Québec demeurant la quartier général de la milice. La majorité des hommes de cette milice sédentaire était francophone et catholique d'où le système particulier de l'unité paroissiale. Les milices de ces paroisses devait s'entraîner périodiquement au maniement des armes et à la pratique de l'ordre serré. Elle concernait tous les hommes de 16 à 60 ans puis 50 ans, aptes au service.

 

Les Districts les plus à l'Est ou "Eastern Tonwship district" principalement anglophones, étaient organisés comme le Haut Canada avec une unité par comté où chaque régiment regroupait jusqu'à 6 bataillons ou compagnies auxquels parfois se rattachait une unité de cavalerie volontaire. La milice sédentaire devait également servir de réservoir d'hommes dans lequel on puiserait pour former les bataillons de la milice d'élite ainsi que les compagnies légères.

La milice sédentaire du Bas Canada pouvait en théorie fournir jusqu'a 60000 hommes en 80 bataillons, mais dans les faits seuls 16 bataillons regroupant 5000 combattants participeront de près ou de loin aux combats.

 

BUXTON-Partisans-Along-the-MohawkLes miliciens habitués aux conditions extrèmes de cette région étaient souvent d'excellent chasseur et donc de bons tireurs, la plupart du temps ils fournissaient leur propre armement mais dans le cas contraire un mousquet leur était prété et devait être rendu dès la fin de l'entrainement. Ces hommes très attaché aux valeurs qui ont faits la Nouvelle-France en son temps supportaient mal la conscription milicienne pendant la période Française comme sous le régime Anglais.

 

Mais leur attitude envers la couronne était toujours teintée de méfiance. Les Anglais n'étaient pour eux au mieux que des envahisseurs au pire des oppresseurs. En effet l'act constitutionnel de 1791 qui instaura le Bas Canada et le regime parlementaire dans ces provinces, sauvegarda la langue Française et la liberté de religion mais instaura la religion anglicane et l'Anglais comme seul langue officielle. Alors qu'ils sont et de loin les plus nombreux, les francophones représentés par Le parti canadiens se heurtaient régulièrement aux idées du parti tories anglais et ses textes étaient souvent rejettés par le conseil législatif de la province.

Majoritaire mais sans pouvoir réel face à l'executif anglais, la population francophone fut néanmoins en 1811 l'objet d'attention particulière de la part du nouveau gouverneur général du Canada, George Prevost, qui fit nommer des canadiens à des postes clés et trouva dans le clergé catholique un allié de poids. Ce faisant Prévost su s'attirer les bonnes grâces des francophones et pu faire passer ses lois sur la mobilisation de la milice. Les hommes accèptèrent plus facilement d'intégrer leur unité, mais des actes de révolte comme à Lachine prouvaient que la situation demeurait tendue.

Habilement manoeuvrée par la propagande anglaise, les miliciens francophones accéptèrent de se lancer au combat aux côtés des anglais et repoussèrent les incursions américaines sur leur territoire. Leurs principaux faits d'armes sont la bataille de Chateaugay, Lacolle Mills.

Contrairement à ce que l'ont aurait pu croire cette union entre francophone et anglophone pour repousser l'invasion ne fut que transitoire et dès la guerre de 1812 terminé et la menace américaine dissipée, les tensions reprirent de plus belle et débouchèrent en 1837 sur la révolte des patriotes, mais ceci est une autre histoire...

 

L'uniforme:

 

Le milicien ne portait pas d'uniforme puisqu'il n yen n avait pas de disponible, en lieu et place il parti au combat avec sa capote épaisse, ses bottes indiennes et son bonnet de laine. Les capotes majoritairment grise pouvaient être de couleur marron, bleue ou vert foncée. Les bonnets étaient majoritairment rouge dans le District de Québec, bleu dans le District de Montréal et blanc pour celui de Trois-rivières. v7n1ptr1

Souvent les capotes étaient enserrées à la taille d'une écharpe de couleur, les baudriers étaient noirs ou blanc, les mousquets étaient des armes personnelles ou données par la couronne.

Les plus doués en explorations et les plus indépendant rejoignait le corps des voyageurs qui partageait l'héritage des coureurs des bois et des compagnies franches de la marine de la guerre contre les Anglais.

En été la tenue traditionnelle rurale, veste courte grise, chapeau de paille, pantalon large et mocassin tenait lieu d'uniforme.

Les officiers quand ils portaient un uniforme avaient la tenue écarlate à parmenture noire, verte, bleue ou blanche. Le couvre chef était le plus souvent un round hat avec ou sans plume. Quand il n avaient pas d'uniforme ils partaient au combat avec leur sabre et un hausse col hérité des traditions militaire de la Nouvelle-France.

 

 

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 13:24

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Pour une étude plus détaillée de la milice du Haut Canada reportez vous à l'article ici :  La milice "provinciale" du haut Canada en 1812

Le Haut Canada fut le principale théatre des opérations militaires de la guerre de 1812, la majorité des batailles s'y déroulèrent et la plupart des tentatives d'invasion américaines visèrent  cette partie de la colonie britannique. 

Pour plusieurs raisons, la première était géographique, le Haut Canada partageait la plus longue frontière commune avec les Etats-unis, la seconde et la plus importante était que le Haut Canada était plus faiblement protégé que le Bas Canada, Les forts et les garnisons étaient bien plus faible que ce l'on pouvait trouver à Montréal ou à Québec. Enfin la population était constitué en partie d'ancien habitants des Etats-unis qui étaient parti pour des raisons politiques ou économique mais qui pourraient s'avérer de précieux alliés en cas d'invasion. L'état-major américain escomptait bien sur un retournement de ces population nouvelles en leur faveur, sur ce point comme sur les populations Francophones du Bas Canada, ils se trompèrent lourdement.

La milice du Bas Canada était divisée en comtés qui se chargeait du recrutement des hommes de 16 à 60 ans pour mettre en place les régiments. L'act de 1808 spécifiat que chaque milicien devait apporter 6 cartouches, son mousquet, de la poudre et des balles et qu'il devait 4 jours d'entrainement annuel. Le général Brock institua l'entrainement des compagnies de flanc (deux par régiment de milice) et que seul les hommes de 18 à 40 ans pouvaient rejoindre ces compagnies d'élite. L'entrainement et l'uniforme de ces hommes étaitent en outre meilleur que ceux de la milice normale, les compagnies de flanc mobilisèrent 1800 hommes en tout durant la guerre, dont 900 rien que pour la péninsule dui Niagara.

La milice mobilisa au début du conflit 2000 hommes sur les 11600 disponibles, principalement des districts de l'Ouest. Ils participèrent à la campagne de Detroit avec succès. Mais des cas de sympathie voir même de soutient direct d'une minorité des populations habitant la partie ouest lors de l'invasion du général Hull est à signaler. L'uniforme de ces miliciens est la plupart du temps la tenue civile qu'ils apportaient avec eux lors de l'intégration des régiments de milice. Le mousquet et les équippements étaient fournis par la couronne, d'autant plus que la chute de Detroit permit de fournir un grand nombre de mousquets américains capturés. Un foulard blanc noué sur le bras tenait lieu d'emblème, plus pour éviter toute méprise de la part des alliés indiens qu'autre chose. Une part de ces miliciens fut néanmoins habillée avec les surplus d'uniformes du 41st regiment of foot pour donner l'illusion d'un plus grand nombre de soldat de ligne aux yeux des américains.

Les officiers de la milice du Haut Canada devait porter la tenue en drap écarlate, avec lacet or, col et manches bleus, pantalon ou culotte avec bottes ou souliers, écharpe rouge autour de la taille et le plus souvent un "round hat". Très rare les uniformes disponibles le furent essentiellement pour les officiers et parfois les sous-officiers, pour le reste des hommes il dut falloir se contenter de ce qu'il y avait.

Une partie des uniformes disponibles fut allouée au bataillon de milice incorporée qui se montait :  L'incorporated militia battalion du Haut Canada dans la guerre de 1812

Ils étaient la plupart du temps fabriqués en tissus vert avec cols et manches rouges. Le shako quand il y en avait n'avait pas de plaque et arborait un cor de chasse à la place, le plumet quand il y en avait un était le plus souvent celui des compagnies du centre blanc et rouge. Les pantalons étaient le plus souvent "bleu gris" "blue gunmouth" mais aussi d'autres teintes. Dans les unités équippées d'uniforme en 1812 ont peux citer les compagnies de flanc de la milice de York, certains miliciens du 1st et 4th Lincoln.

Dans l'ensemble bien peu d'unité pendant la guerre furent effectivement habillé en "rouge" mais néanmoins l'uniforme reglementaire de la milice du haut Canada évolua tout le long du conflit et pour les privilégiés qui purent le porter, il dut présenter l'aspect suivant:

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Certains comtés eurent des grandes capotes grises en guise d'uniforme, avec ou sans shako (comme le 3rd York).

Les comtés les plus à l'Est: Dundas, Stormont et Glengarry, à forte majorité écossaises, possèdaient des régiments ou l'uniforme reflétait l'appartenance à la communeauté écossaise. A la fin de la guerre d'indépendance américaine, le 84th foot "Royal Highland Emigrants" régiment écossais laissa une grande partie de ses memebres au Canada. Ces écossais organisèrent les premières milices sous l'impulsion de John Mac Donnell en 1787, l'influence de leur origine écossaises devait fortement transparaitre dans leur tenue. Durant la guerre de 1812, des observations américaines précisaient que des régiments de Highlander étaient présent dans la zone, ce qui bien sûr était faux puisqu'aucun régiment de Highlander n'était au Canada à l'époque( à l'exception du deuxième bataillon du 93rd Highlander stationné en Nouvelle écosse). La tenue des miliciens écossais pouvait donc être une tenue civile avec Kilt, bonnet bleu à damier, pantalon en tartan mais si des uniformes rouges (ou vert) ont pu être fournit a ces comtés il est sur que les miliciens écossais ait ajouté leur touche personnelle (kilt ou bonnet bleu). Les glengarry light, originaire de cette région, eurent des uniformes verts, il est probable que des uniformes de ce type aient pu être fournis aux miliciens de ces comtés mais on ignore dans quelle proportion. La planche représentant les milices de ces comtés est donc hypothétique et montre à quoi pouvait ressembler les miliciens écossais de cette partie du Haut Canada. La encore il est plus que probable que la plupart d'entre eux aient combattu en civil.

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Les unités écossaises du haut Canada dans la guerre de 1812

Certains soldats furent habillés avec un uniforme vert comme celui des rifles (1st et 2nd Glengarry, 2nd leeds). La compagnie de rifle de Leeds portait apparement une tenue proche de celle des rifles américains, (vert à parmenture noire avec lacets jaunes). 

en décembre 1812, le général Prevost fit une demande de 4000 tenues rouges à Londres. Elles ne commençèrent qu'a arriver début 1813 et encore elles furent en priorité utilisées pour le bataillon de milice incorporée. En mai 1814 1000 de ces tenue arrivèrent avec des cols et manches vert ou jaune. Les shakos furent assez rares et du type "stove pipe"  en lieu et place le "round hat" fut porté aussi bien par les soldats que par les officiers. A la fin 1814 il est possible que plusieurs unités commençèrent à recevoir la tenue 1812 de l'infanterie britannique, le col et les manches étaient bleu, avec "belgic" shako et pantalon gris.

Ces difficultés d'habillement ne génèrent pas les miliciens du Haut Canada qui surent la plupart du temps se montrer à la hauteur de leur tâche et combattirent honorablement durant tout le conflit.

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 12:17

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Levé par le baron De Watteville en 1798 au moyens de subsides anglais afin de combattre pour l'Autriche contre la France. Après la défaite de l'Autriche, le régiment De Watteville qui regroupait le reliquat de 4 ancien régiments aux service de l'Autriche : les régiments de Rovéra, Bachmann, Salis et De Courten, passa au service de l'Angleterre. Comme le régiment De Meuron, le régiment De Watteville était Suisse et à ce titre 4 langues étaient parlé en son sein dont l'Allemands, l'Italiens et le Français.Chaque homme s'engageait pour une période de 6 ans et touchait la même prime que les soldats anglais. En outre il avait la promesse de toucher une prime lors de leur départ de l'unité. Ceux quiu plus tard décidèrent de rester au Canada touchèrent en plus un lopin de terre arable pour s'installer.

Comme beaucoup d'unités étrangères au service des Anglais, le régiment De Wateville fut envoyé sur les théatres secondaires des guerres napoléoniennes principalement situés autour de la Méditérannée. Il fut basé à Malte puis en Egypte durant les années 1801 à 1803 ou les maladies et les conditions extrèmes eurent raison de nombreux soldats.

Il opéra ensuite en Sicile et fut présent à la bataille de Maida en juillet 1806 qui vit la victoire de l'armée anglaise sur les troupes Françaises. A cette occasion il gagna un honneur de bataille et fut autorisé à porter "Maida" sur ses emblemes.200 hommes du régiment furent envoyer pour renforcer la garnison anglaise d'Hudson Lowe. Mais les anglais capitulèrent et L'ile de Capri fut prise par les force franco-napolitaine de Murat. 10 suisses du régiment De Wateeville en profitèrent pourpasser du côté napolitain.

 

Plusieurs compagnies, dont sa compagnie légère furent envoyées sur différents secteurs en Méditerannée avant que finalement le régiment fut envoyé au Canada en 1813 aux côtés du régiment De Meuron

Le régiment de Watteville à été déjà étudié ici Les régiments De Meuron et De Watteville dans la guerre de 1812

A son arrivé à Halifax le 17 mai, le régiment fut envoyé à Québec puis Kingston, en route deux compagnies tombèrent entre les mains des américains. L'unité participa à l'attaque sur le fort Oswego en mai 1814 en envoyant une compagnie. Le fort âprement défendu fut pris par les forces anglaises mais la  compagnie du régiment subie 8 tués et 17 blessés dans l'action.

L'unité fut envoyée dans la péninsule du Niagara pour participer à la contre-attaque anglaise sur les forces du général Brown et notamment dans le siège du Fort Erie

Le régiment subit des pertes terribles lors de l'attaque nocturne sur le fort Erié le 13 aout 1814. La colonne du régiment se heurta aux défenses américaines sans possibilité de répondre au feu puisque les silex des armes avait été retiré pour eviter tout tir accidentel qui aurait alerté les sentinelles américaines. La compagnie légère du régiment tenta de contourner l'obstacle par la rivière Niagara en nageant mais le courant trop fort eu raison de nombre de ses hommes et les autres furent promptement capturés. A la fin de l'attaque qui fut un désatre complet pour les Anglais, le régiment accusa la perte de 144 hommes. Beaucoup d'entre eux s'étaient en fait réfugiés dans les bois et en profitèrent pour déserter.

En octobre, le régiment affichait un effectif de 1015 hommes dont 272 étaient prisonniers de guerre, le 24 octobre 1816 le régiment fut dissout, une petite partie des soldats et officiers du régiment décidèrent de rester sur place en profitant de l'offre qui leur était faites de possèder un petit peu de terre pour s'installer. La majiorité du régiment retourna en Europe.

 

L'uniforme:

La couleur distinctive du régiment est le noir, la veste rouge adoptée en 1803, est ornée de 10 boutons en étain disposés séparément et dont les lacets se terminaient en bastion. Arrivé en 1813 il est probable que le régiment ait porté le "stove pipe" un certain temps.Certains témoignage indiquent que la compagnie légère ait gardée un temps ses uniformes vert de l'époque autrichienne par tradition. A son arrivé à Halifax le régiment devait porté les surculotte blanches avec guêtres noires, fin 1813 il reçu les nouveaux pantalons gris et l'année suivante, les shako "belgic". Les officiers portaient sois le nouveau shako soit l'ancien bicorne, mais ils reçurent l'ordre d'adopter le nouveau shako dès que le régiment en fut equipé.

Il apparait que les officiers de la compagnie de grenadier reçurent des bonnets d'ourson mais il est peu vraissemblable qu'il les aient porté à l'exception des parades.

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ci-contre: plaque de baudrier de soldat en cuivre avec l'inscription "Maida" pour rapeler sa conduite lors de la bataille de 1806, une couronne surmontant le sceau royal "GR" pour George Rex et le nom du régiment en dessous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les sous-officiers portaient la tenue habituelle de leur grade avec l'écharpe rouge a bande centrale noire, les officiers, des épaulettes argent, le bicorne à leur arrivé au canada puis le shako "belgic" une culotte blanche avec demi-bottes noires.

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ci-contre uniforme petite tenue d'un officier du régiment De Watteville, les manches et le col sont noirs, sans lacets, les boutons sont disposés sans lacets et séparément, le bicorne et l'épée droite indique un officier d'une compagnie du centre. A noter l'absence d'épaulettes qui devaient faire partie de la tenue. Mais qui constituent des artéfacts rare et précieux et bien souvent ne sont plus sur les uniformes.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 14:25

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Aux côtés des célèbres voltigeurs canadiens qui ont combattu principalement dans la région de Montréal, se trouvait une multitude de petites unités légères composées de volontaires et qui furent également impliquées dans les escarmouches le long de la Frontière.

La compagnie d'infanterie de frontière regoupait deux compagnies et fut officiellement intégrée au régiment des voltigeurs canadiens en devenant ses 9th et 10th compagnies. Ils furent impliqués dans les combats du régiment des voltigeurs et partageaient avec eux le même uniforme. Ils participèrent notamment au combat d'Odeltown

La compagnie indépendante de milice volontaire totalisait une compagnie et fut dans un premier temps rattachée  à la compagnie d'infanterie de frontière avant d'être amalgamée avec eux et les voltigeurs. L'uniforme devait être identique à celui des voltigeurs.

Les chasseurs canadiens furent levés plus tard que les deux autres compagnies et regroupaient un bataillon. En fait ils étaient à l'origine le 5th bataillon de la milice d'élite du Bas Canada. Le besoin en troupes légères les fit devenir le bataillon de chasseur canadien. Lors de cette transformation, ils perdirent leur uniforme rouge pour adopter une tenue proche des voltigeurs mais conservèrent le shako des troupes légères au lieu du bonnet. Ils participèrent à la campagne de Plattsburgh puis ils furent dissous en mars 1815.

Le corps des voyageurs Provinciaux, fut créé en mars 1813 après la dissolution de l'unité des voyageurs canadiens. Le commissariat commandait ce nouveau corps mais les hommes demeuraient les mêmes. Hommes des bois infatigables ayant une excellente connaissance de leur environnement, ils rendirent d'inestimables services en tant qu'éclaireur ou agent de liaison aussi bien qu'en unité de partisan. Les hommes de ce coprs portaient la tenue traditionnelle des voyageurs, ces derniers ayant refusé tout uniforme rouge inapte au service en forêt. Les officiers de ce corps portaient vraissemblement l'uniforme des agents du département des affaires indiennes. 

L'officier des affaires indiennes est un traducteur, homme de liaison chargé des missions de négociation avec les tribus indiennes. Ces hommes très actifs et très précieux furent un atout essentiel pour les britanniques dans leur manoeuvre pour coordonner leurs efforts avec ceux des nombreux guerriers indiens. La bonne entente avec Tecumseh dans les premiers mois du conflit fut facilitée par ces hommes mais à la mort de ce dernier, il fut de plus en plus difficile à ces agents de persuader les indiens de combattre aux côtés des Anglais. Le taux de participation des guerriers indiens diminua d'autant. Les agents américains faisaient leur possible de leur côté pour dissuader les tribus de combattre avec les Anglais. La plupart du temps à la fin du conflit les tribus indiennes déçues de l'attitude britannique adoptèrent à leur égard une neutralité fataliste mais s'allièrent difficilement avec les Américains.v2 c4 s18 ss01 03ci contre agent de liason du département des affaires indiennes, on le voit près de tonneaux de fournitures diverses qui servaient de monnaie pour les transactions ou pour pour s'attirer les grâces des tribus. Armes, provisions, habits tout était bon pour s'offir les services des meilleurs combattants d'Amérique du Nord.

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 10:02

  louisiane

La Louisiane fut un territoire occupé successivement par les Français puis les Espagnols et encore les Français. Vendu en 1803 par la France aux Etats-Unis, le territoire de la Louisiane  doubla la superficie des Etats-Unis. Mais l'état actuel de Louisiane n'était en fait qu'une petite partie du territoire cédé par la France et dont la surface s'étendait des bords du Golfe du Mexique jusqu'aux confins du nord-ouest.

La milice de cet état, officiellement intégré aux USA en 1812, existait déjà sous les périodes Franco-Espagnoles et seuls quelques petits changements sur les tenues avaient été opérés jusque là. La cocarde tricolore française fut remplacée par la cocarde noire des USA sur les couvre-chefs des miliciens. Durant la guerre de 1812, la Louisane ne fut que très peu impactée par les combats de par sa situation géographique, mais en 1814, elle devint la cible prioritaire d'un corps expéditionnaire anglais.( voir la campagne de la Nouvelle-Orléans : La campagne de la Nouvelle-Orléans 1814/1815 )

La milice de Louisiane était organisée depuis 1792 par les Espagnols, et la plupart de ses membres avaient reçu l'uniforme blanc des troupes coloniales espagnoles puis en 1800, un uniforme bleu     à col et manches rouges. La période française n'apporta que peu de changement si ce n'est la cocarde tricolore. En 1805 la milice fut en partie réorganisée par les     Américains, les officiers portaient l'habituelle tenue bleu sombre à parements chamois, la couleur des plumets du bicorne indiquant le statut:

deux épaulettes avec étoile d'argent et une plume blanche : brigadier général, une épaulette pleine et une plume verte indiquent un aide de camp du général en chef, bleue pour l'aide de camp d'un général de brigade. un adjudant général portait une plume rouge. 

Les officiers de l'infanterie portaient une tunique bleue surlignée de blanc avec boutons blancs, ceux de l'artillerie avaient la même surlignée de rouge et des boutons jaunes. Tous portaient un bicorne à cocarde noire, écharpe rouge autour de la taille. La veste de chasse fut préférée  pour les hommes car plus commode au vu des températures chaudes de la région. La très forte influence française de cet état allait perdurer longtemps dans les tenues des unités de volontaires et notamment dans la ville de la Nouvelle-Orléans. Le célèbre bataillon ou compagnie du Major Plauché était vêtu d'un uniforme calqué sur celui des grenadiers de la vieille garde impériale de Napoléon Bonaparte, la compagnie d'artillerie de bombardiers canonniers portait quant à elle, l'uniforme des artilleurs à pied de la garde impériale. Les noms des unités de volontaires sonnaient très français, les "carabinier chasseur", les "dragons à pieds" etc etc. Il y eut même une unité de "gendarmerie" de 44 hommes en uniforme bleu qui faisait office de police militaire.

En février 1813, la milice fut réorganisée et comprenait deux divisions  à 20 régiments, la première à 9 régiments  basée sur la région de la Nouvelle-Orléans et la seconde sur  le reste de l'état. 5 unités de cavalerie furent également ajoutées mais leur organisation et leur tenue demeurent inconnues. (on suppose uniforme bleu, surligné de rouge avec boutons jaunes, tarleton     à turban rouge et plumet rouge). Le décret de 1813 stipulait enfin que les capitaines et tous leurs subalternes s'habilleraient de la façon qui conviendrait le mieux à leur commandant en chef sans en préciser la nature. Chaque compagnie de miliciens et de volontaires s'habillerait selon le bon vouloir de leur chef de corps.

En 1814 les unités de volontaires furent regroupées en bataillons, la plupart à 5 compagnies. Des bataillons d'hommes de couleur furent également levés comme celui du "bataillon de couleur de Louisiane" du Major Pierre Lacoste regroupant 382 hommes en 5 compagnies dont une de grenadiers et une de chasseurs, mais leur uniforme est inconnu. Le "bataillon de couleur de St Domingue" du Major Louis Dacquin et totalisant 260 hommes portait probablement l'uniforme colonial espagnol. Mais la plupart des unités de milice ou de volontaires portaient une tenue civile ou une veste de chasse. Il semble que le tissu bleu à damier blanc étant pratiquement le seul disponible dans la ville au moment de l'attaque anglaise, de nombreux miliciens se virent habillés de tenue à ces couleurs. Il est également probable que le vieil uniforme colonial espagnol bleu à parementure rouge ait été utilisé par quelques unités miliciennes.

Lors de la bataille, de nombreux volontaires du Tennessee et du Kentucky, des US Marines, des pirates de Barataria ainsi que les 7th et 44th US regiments furent présent aux côtés des unités locales. Le 7th régiment par sa conduite héritera d'un insigne particulier repésentant une balle de coton, élément qui fut utilisé pour renforcer le mur de défense de la ville.7thINFDUIci-contre l'insigne du 7th US Infantry regiment représentant une balle de coton avec deux baïonnettes croisées. avec la devise "volens et potens" ce qui signifie "volontaire et capable"

La Louisiane fournira dans la milice et dans l'armée régulière 9687 hommes des trois armes pour la guerre de 1812.

  BlackMilitia

 

Ci-contre, lors de l'attaque nocturne du 23 décembre 1814 sur le camp anglais près de la plantation Villeré, les forces américaines principalement composées de miliciens, comptaient dans leurs rangs le bataillon d'hommes de couleur. Sur l'image on peut apercevoir les hommes de cette unité en tenue civile faisant face aux légers du 95th rifle et aux hommes du 85th foot. Le combat coûta deux fois plus de pertes aux Anglais qu'aux Américains mais ces derniers se retirèrent, couverts par les canons du USS Carolina le long du fleuve.

 

L'uniforme: (planche composée à partir d'éléments réalisés par ALexis Cabaret puis modifiés) représentant quelques unités présentes à la bataille de la Nouvelle-Orléans

L'officier de milice porte une tenue proche de celle de ceux de l'US Army avec un bicorne à cocarde noire sans plumet, épaulettes et boutons or, culotte blanche et bottes. La compagnie du Major Plauché est habillée comme les grenadiers de la garde impériale la tenue exacte de cette unité de volontaires est encore mal connue en ce qui concerne les officiers et les sous-officiers.

La plupart des miliciens locaux portaient une veste de chasse bleue ou blanche et bleue qui étaient les seuls tissus disponibles dans la ville.

Les Orléans rifles, compagnie de volontaires sous les ordres du Capitaine Beale, étaient habillés avec un tissu bleu à damier blanc.

la compagnie d'artillerie et de bombardiers canonniers portait elle aussi la tenue de la garde impériale mais sans préciser quel règlement. Aux côtés de ces hommes il y avait 8 autres batteries maniées par des pirates, des volontaires de la Washington artillery, des US Marines.

Le soldat du 7th US Infantry porte le dernier type d'uniforme de l'US Army en coatee bleu sans lacet à l'exception du col, le pantalon blanc est porté dans les guêtres mais pouvait être gris ou porté par-dessus les guêtres noires ou demi-guêtres grises. A côté du 7th régiment se trouvait le 44th qui devait être habillé de même.

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 10:00

Le bataillon de milice incorporée du Haut Canada étudié ici : L'incorporated militia battalion du Haut Canada dans la guerre de 1812 

Le bataillon de milice incorporée ne porta pas de drapeau durant la guerre de 1812, comme ce fut souvent le cas pour de nombreuses autres unités de milice. Mais en janvier 1815 une demande fut faite à Londres pour envoyer des couleurs à ce bataillon. Ces dernières n'arrivèrent à York qu'en avril 1822 où elles furent présentées avec les mots NIAGARA au-dessus d'une couronne de roses, lauriers et chardons. Cet honneur de bataille fut inscrit suite au bon comportement du bataillon lors de la campagne de 1814 

Il possédait les drapeaux suivants :

incorporated

 

ci-contre le drapeau régimentaire du bataillon:

Sur fond bleu avec l'union jack dans le canton supérieur, une couronne de roses, chardons et lauriers entourant l'inscription

"Incorporated Militia Upper Canada"

L'honneur de bataille NIAGARA fut ajouté en 1822

 

 

 

 

 

 

 

 

 

incorporatedking

 

ci-contre le king's color du bataillon :

sous fond d'union jack, une couronne de roses, chardons et lauriers entourant une simple inscription en lettres d'or

"Incorporated Militia Upper Canada"

L'honneur de bataille "NIAGARA" surplombant l'ensemble.

 

 

 

 

 

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 16:00

 

Dragoons06em    

On oublie souvent qu'aux côtés des 14th et 19th light dragoon, une troisième unité anglaise de la cavalerie régulière fut présente et engagée dans la guerre de 1812. La raison en est simple : cette troisième unité qui n'était autre que le 6th Heavy Dragoon ne fut représentée que par un petit détachement dont la mission fut le soutien à l'état-major anglais durant la campagne de la Chesapeake.

 

Les dragons lourds, véritable force de frappe de la cavalerie anglaise, ne purent malheureusement pas démontrer leur capacité car trop peu nombreux et surtout affectés à une tâche subalterne d'estafette et d'escorte.

Le détachement du 6th dragon "inniskilling" irlandais était sous les ordres du sergent William Sannford et fut envoyé en Amérique du Nord avec le corps expéditionnaire du général Ross dans le cadre de l'attaque de la baie de la Chesapeake.

La mission du détachement était de servir de courrier à cheval pour l'état-major anglais, tache curieuse en regard du régiment choisi. La cavalerie légère comme les hussards ou les dragons légers se prêtant mieux à ce genre d'exercice.

Il est attesté que des cavaliers du 6th dragon étaient avec le général Ross quand ce dernier fut abattu par des tireurs américains peu de temps après la bataille de North Point.

Lors de l'échec de l'attaque sur Baltimore le détachement du 6th Dragon retourna en Angleterre avant de se retrouver en juin 1815 dans une morne plaine de Belgique où l'attendait une gloire immortelle.

 

L'uniforme:    (planche d'Alexis Cabaret légèrement modifiée)

Le 6th Dragon porte la tenue propre aux dragons lourds anglais : une tunique rouge à basque courte avec un col et des manches jaunes rehaussés d'un double lacet blanc ou d'argent pour les officiers. La partie centrale de la tunique est traversée par un double lacet blanc, séparé par un liseré bleu, qui va de bas en haut et qui se prolonge sur le col. L'encombrant bicorne fut remplacé par un élégant casque à cimier avec crinière noire. La surculotte était grise et renforcée de cuir marron à l'entre jambe. Un lacet double rouge entourant une ligne de boutons blancs était fixé sur le côté de la surculotte.

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Le trompette se distinguait par le port d'une crinière rouge sur son casque.

En campagne le cavalier emportait une musette, une gourde en bois bleue et une sabretache recouverte de cuir noir, son armement était l'épée droite de la cavalerie lourde de 90 cm, la carabine 1796 et le pistolet Nock modèle 1802.

 

La sabretache en cuir servait d'écritoire, instrument utile pour une unité de courrier, elle était néanmoins présente dans le fourniment de tous les hommes alors que la plupart ne savaient pas...écrire.

Les sabretaches richement décorées de la grande tenue n'étaient pas emmenées en campagne car trop coûteuses pour être abimées.

La couleur des chevaux était codifiée, une certaine couleur était réservée à certains régiments, les trompettes montaient des chevaux gris comme le 2nd Heavy Dragoon, le 6th montait des chevaux bais.

Les chevaux noirs étaient réservés à la garde à cheval.

La plupart des régiments, à l'exception de ceux de la garde, avaient des montures dont la queue était coupée.

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