28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 17:29

cryslerBRITISH

La force anglo-canadienne présente à Crysler'Farm n'est pas très importante si on la compare à celle déployée par les Américains. Mais la qualité prime souvent sur la quantité dans les batailles et une fois de plus la démonstration en sera faite par les troupes anglaises le 11 novembre 1813.

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ci-contre le 89th foot à la bataille de Crysler Farm, couleurs déployées, le 89th régiment va se montrer supérieur à ses opposants américains comme ce fut souvent le cas dans la première année du conflit.  

La principale force des Anglo-Canadiens repose sur un noyau dur composé par les troupes régulières anglaises ; vétérans  entraînés, ces hommes sont d'une qualité combattante supérieure au soldat régulier américain de 1813 et ont souvent fait pencher la balance dans les affrontements qui se sont déroulés jusque là.

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ci-contre à gauche un soldat régulier anglais, il porte le shako "stove pipe" à plumet rouge et blanc des compagnies du centre, un pantalon blanc (été) avec des guêtres courtes et la tunique rouge à parements jaunes. On rencontrait ce genre de tenue dans les années 1812/13 en Amérique comme dans la péninsule espagnole.

Les régiments réguliers anglais présents à Crysler'Farm portaient ce genre de tenue.

Les forces anglaises sont commandées par le Lieutenant-Colonel  Morrison qui alignait des éléments de deux régiments de ligne les 49th ( les 2 compagnies de flancs ) et le deuxième bataillon du 89th foot sans sa compagnie légère , 3 compagnies de voltigeurs canadiens,  un détachement des canadians fencibles, un petit détachement des dragons provinciaux canadiens (estafettes ), 30 guerriers Mohawk, un canon de 6 livres de la canadian provincial artillery et 2 canons de 6 livres de la royal artillery.

 

Les pertes sont les suivantes :

canadian fencibles : 5 morts et 14 blessés

Mohawk : inconnues mais certainement très faibles

49th foot et 89th foot : une dizaine de tués entre 120 et 130 blessés

voltigeurs canadiens : inconnues mais également très faibles

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 07:15

15th

Ci-dessus : la tenue grise portée vraisemblablement entre 1812 et fin 1813 a certainement connu des variantes ; à la tenue entièrement grise a pu se substituer le pantalon bleu réglementaire en hiver et les cols et manches rouges avec lacets noirs.  Avec le 16th us infantry, le 15th fut l'un des premiers régiments à obtenir le shako "tombstone". Fin 1814 le régiment a adopté la tenue réglementaire avec bufletterie noire ou blanche.

 

Créé le 11 janvier 1812, le 15th régiment d'infanterie de l'armée américaine tirait ses recrues principalement de la région de Trenton dans le New Jersey.

Initialement assigné à la brigade du général Joseph Bloomfield, son commandant direct, le colonel Zebulon Pike, se démarqua rapidement par ses idées plus ou moins innovantes en ce qui concernait l'utilisation tactique de son régiment.

 En effet ce dernier s'était décidé à remettre au goût du jour une arme disparue depuis le 17ème siècle : la pique.

us15th 1813

Habituellement les régiments de ligne américains combattaient sur deux rangs afin d'optimiser la puissance de feu, mais ce faisant ils perdaient de leur impact dans les combats au corps à corps contre une autre unité en formation serrée. La pique permettait au régiment de combattre au corps à corps sur trois rangs ce qui était imossible avant pour des hommes équipés de fusil à baïonnette. Les hommes du dernier rang recevaient en outre un fusil springfield raccourci pour ne pas trop les gêner lorsqu'ils utilisaient la pique.

 

 

ci-contre un soldat du 15th équipé de la "pique" et de son fusil raccourci

 

 

 

 

Equipé de cette "nouvelle" arme, le régiment participa sans éclat à l'offensive avortée d'Henry Dearborn fin 1812 puis fut cantonné à Sackett'Harbor. Le colonel Pike fut promu au rang de général et le régiment participa à l'expédition contre York menée par leur ancien chef de corps. Lors de cette bataille, la pique fut utilisée au combat et se révéla inadaptée, les boulets de canon brisant les piques, la formation sur trois rangs augmentant le taux de pertes lors d'un tir à boulet. Les projectiles rebondissant trouvant plus de profondeur, infligeaient plus de pertes. L'unité subit ce jour-là 12 morts et 28 blessés. Le général Pike, ancien commandant du 15th US regiment, trouva la mort lors de l'explosion d'un magasin à munition ainsi qu'un grand nombre d'hommes autour de lui.

 

Le régiment fut de l'assaut sur fort George, le 27 mai 1813, et déplora une perte de 1 mort et 7 blessés dans ce combat qui vit la capture du fort anglais.

Regroupée à Sackett'Harbor, l'unité fut intégrée à la brigade du général Wilkinson qui opérait le long du Saint-Laurent mais ne participa pas à d'actions majeures.

 

Au printemps 1814, le régiment fut dirigé sur Plattsburgh sous les ordres du général Alexander Macomb. Une compagnie resta sur place tandis que le reste du régiment fut de nouveau envoyé dans le secteur du Niagara, combattit à Lyon'Creek le 19 octobre 1814 et se fit remarquer par sa bonne tenue au feu ne perdant qu'un blessé.

 

La compagnie laissée à Plattsburgh, sous les ordres du capitaine McGlassin, exécuta une audacieuse attaque nocturne le 9 septembre 1814, contre une batterie de roquette congrève anglaise installée à 500 yards du fort Brown. L'action parfaitement réussie neutralisa la batterie sans perte. C'est avec ce dernier fait d'arme que la carrière opérationnelle du 15th régiment prit fin dans la guerre de 1812.

En mai 1815 l'unité était amalgamée à la light Artillery.

 

L'uniforme:

15thus

 

ci-contre un soldat du troisième rang en pantalon bleu (tenue hiver) équipé d'une pique, au centre un tambour major du régiment dans sa tenue rouge et à droite un soldat habillé entièrement en gris. Les cols étant normalement rouges tout comme les manches mais une version grise intégrale fut également utilisée

 

 

 

 

 

 

 

 

Les recrues comme la plupart des nouvelles unités reçurent la tenue d'été en lin blanc. La pénurie d'uniformes bleus obligea le régiment à adopter un uniforme de couleur grise avec des lacets de couleur noire.

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Confectionnés à la hâte, les shakos de beaucoup d'hommes n'avaient même pas de plaque en métal sur leur fronton, les pantalons réglementairement blancs ou bleus en fonction des saisons chaudes ou froides étaient parfois remplacés par des pantalons gris donnant un aspect uniformément gris aux soldats.

 

ci-contre une plaque de shako confectionnée  début 1812. il n'y a pas les symboles habituels de l'aigle survolant une mer de trophée. Il est inscrit US INFANTRY 15th

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 16:25

  erié

Construit après la guerre de 7 ans vers 1764 sur les bords du Niagara afin de sécuriser les communications entre le lac Erié et le lac Ontario. Le fort a servi dans un premier temps de port de transit pour les hommes et les marchandises qui voyageaient entre les deux grands lacs. Construit enitèrement en bois, il fut en partie détruit par les fortes tempêtes qui sévissent sur les grands lacs en 1779. Ce fort servit de base opérationnelle aux Anglais lors de la guerre d'indépendance américaine.

fort erié

ci-contre vue aérienne du fort Erié. On distingue bien les quatre bastions orientés au nord, à l'est, au sud et à l'ouest et les deux gros bâtiments au sud-est.

 

 

Un fort en pierre et maçonnerie fut construit plus au sud de l'ancien fort en 1805 ; il s'agissait d'une fortification à 4 bastions angulaires entourée d'un ravin. Il était pourvu d'une batterie au sud-est et les bastions étaient également affublés d'une position d'artillerie. Deux grandes bâtisses permettaient d'accueillir la garnison. Faute d'un budget suffisant le fort ne fut pas terminé lors du déclenchement de la guerre de 1812. Un mur reliant les bastions sud et ouest fut intégré à l'intérieur du fort pour clôturer efficacement le dispositif.

 

 

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ci-contre vue depuis l'ouest du fort où l'on peut apercevoir les bâtiments abritant la garnison et l'enceinte en levée de terre qui reliait les deux bastions sud et ouest et qui fut érigée en 1813/1814. Au centre de ce rempart se trouvait une position capable d'abriter de l'artillerie. En bas à droite de l'image on distingue l'accès qui permettait de passer du secteur de la zone vie aux bastions nord et est

 

 

 

 

 

Mais durant le printemps 1813, avec la chute du Fort George, situé plus au nord, la position britannique à Erié devint intenable et la petite garnison abandonna le fort après avoir fait sauter sa poudrière. Les Américains s'en emparèrent le 27 mai et tinrent le fort jusqu'au 9 juin 1813. Là encore, les Américains détruisirent les bâtiments avant de partir participer aux combats dans le nord de la péninsule.

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ci-contre : vue du bastion nord avec les embrasures pour les canons. Souvent les canons étaient des pièces de gros calibre (18, 24, 32 livres) montées sur affût de marine et peu mobiles. Des pièces plus légères montées sur affût de campagne furent également utilisées pour renforcer l'artillerie. au fond on distingue l'un des deux gros bâtiments de la garnison.

 

 

 

 

 

Réoccupé par les Anglais, le fort fut renforcé par un mur de terre et de pierre qui reliait les bastions sud-est et sud-ouest.

Le 3 juillet 1814, les Américains attaquèrent une nouvelle fois le fort dans le cadre de l'offensive lancée sur le Niagara par le général Brown. Les 137 hommes du 8th foot de la garnison ne résistèrent pas longtemps et se rendirent aux troupes américaines. Le chef anglais, le major Buck, fut traduit en cour martiale pour n'avoir pas résisté suffisamment longtemps aux troupes américaines.

Après les batailles de Chippawa et Lundy'lane les troupes américaines se replièrent vers le fort Erié poursuivies par les forces anglaises. Mais les Américains n'étaient pas restés inactifs au fort et avaient considérablement renforcé leur position capable d'accueillir une armée de plusieurs milliers d'hommes.

Ils avaient poursuivi les fortifications vers l'ouest à partir du fort Erié jusqu'au lac Erié avec des emplacements de batterie, des retranchements, un fossé et une palissade. (voir image ci dessous)

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Les Anglais entamèrent le siège de cette position et le dernier de l'histoire du fort, à partir du 4 août 1814. Les Anglais n'ayant pu amener suffisamment de canons de siège se révèlèrent incapables de détruire ou même d' infliger des dégâts sérieux à la position américaine. Finalement une attaque en force fut décidée et conduisit à l'une des plus sanglantes batailles de la guerre de 1812. L'attaque en trois colonnes des Anglais, régiment de Watteville en tête, coûta 900 hommes aux assaillants. Une sortie, menée le 17 septembre par la garnison américaine, ajouta 600 victimes de plus et détruisit la moitié des batteries anglaises.

Finalement après leur échec et le taux de pertes énormes subies durant le siège, les Anglais repartirent au nord et abandonnèrent le siège. Les Américains isolés abandonnèrent également le fort le 5 novembre après avoir détruit une grosse partie de ses infrastructures.

Le fort redevenu britannique fut  abandonné par les Anglais en 1823 puis fut reconstruit dans les années 30 dans le cadre d'une restauration.

Il demeure aujourd'hui un haut lieu du tourisme historique sur la guerre de 1812.

Fort Erie monument

 

ci-contre : la plaque du monument érigé en 1904 après la découverte d'une tombe dans laquelle étaient regroupés les corps des soldats tombés durant le siège en août et septembre 1814.

Les hommes apartenaient aux 1st, 6th, 8th, 41st, 82nd,  89th, 103rd, 104th, glengarry light, 19th light dragoon, milice incorporée et régiment suisse de Watteville.

Une plaque au pied du monument indique que 150 officiers et hommes des armées anglo-canadiennes ont été enterrés ici, ainsi que 3 soldats de l'armée américaine tombés dans l'attaque du 26 août 1814

 

 

 

 

 

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 08:35

Fondée par le Français Samuel Champlain en 1608, la ville de Québec était un important centre militaire et politique du Canada, seule ville de toute la province anglaise à posséder une forteresse, elle possède une garnison importante que Prevost n'aura de cesse de renforcer durant toute la guerre.

 

La ville connut deux sièges, le premier en 1759 fut conduit par l'armée anglaise durant la guerre de 7 ans et vit la fin de la présence française au Canada, le second mené durant la guerre d'indépendance américaine en 1775 fut repoussé par la garnison. Fort de cette expérience, le général Isaac Brock renforça les fortifications et son artillerie peu de temps avant la guerre de 1812.

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ci-contre : une carte française de 1722 représentant les projets de fortifications de la ville de Québec ; on reconnaît l'emplacement à gauche de la citadelle mais qui sera construite par les     Anglais et un siècle plus tard.

 

 

 

 

 

 

Située sur les rives du Saint Laurent, la ville de Québec possède une situation géographique dominante faisant de cette cité une porte d'entrée vers l'océan tout en dominant  la navigation fluviale du Saint-Laurent.

 

Les fortifications de la ville de Québec connurent 4 phases dont trois pré 1812. La citadelle, ouvrage défensif le plus impressionnant de la ville, ne fut terminé qu'après la guerre de 1812. L'ingénieur anglais Mackellar va entreprendre de terminer et de renforcer le mur construit par les Français mais inachevé. Il fait renforcer l'enceinte par l'adjonction de 7 blockhaus sur le promontoire. Des fortifications en bois seront également ajoutées incluant : bastions, retranchement et batterie. Une solution en pierre aurait été préférable mais le temps et l'argent manquaient et forcèrent le commandement anglais de la ville de Québec à mettre en place des défenses en bois.

Faute de moyens financiers suffisants, la citadelle et d'autres éléments défensifs ne seront pas prêts avant 1831.

 

Le siège de 1775 a démontré aux Anglais l'importance de fortifier et de sécuriser les plaines d'Abraham. C'est pourquoi  ils s'affaireront à renforcer le système défensif de ce secteur. Mission confiée à l'ingénieur Gother Mann qui là encore, faute de moyens et de temps suffisants, ne pourra achever qu'une partie de ses projets concernant la prolongation de l'enceinte incluant les vieilles défenses françaises. Il pourra néanmoins procéder à l'installation de poudrières et de  blockhaus.

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ci-contre un des blockaus mis en place sous le gouverneur Murray dans les plaines d'Abraham afin de sécuriser cet accès vital pour la ville. Les autorités anglaises essaieront de limiter les implantations  des civils dans ce secteur pour ne pas favoriser un attaquant qui utiliserait les habitats civils comme couvert.

 

 

 

 

L'élément défensif le plus notable des plaines d'Abraham sera mis en place par le gouverneur Craig juste avant la guerre de 1812 : les tours "Martello"

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2 furent installées dans les plaines d'Abraham et deux autres sur le promontoire. Ces tours en pierre ont fait preuve de leur efficacité à repousser un envahisseur notamment en Corse contre la royal Navy, plus de 170 ont été installées sur les côtes anglaises spour repousser une éventuelle invasion française. Comme les tours d'Angleterre, les tours de Québec ne furent jamais mises à l'épreuve faute d'envahisseur.

 

 

  ci-contre une tour "Martello" ; cet ouvrage possède une artillerie dans sa partie supérieure.

 

 

La garnison de Québec fut principalement fournie par les 3 bataillons de milice urbaine, les deux premiers bataillons étaient considérés comme milice franco-canadienne et le 3ème comme un bataillon de milice anglaise. Il étaient organisés comme les bataillons anglais à dix compagnies. Les compagnies d'élite étaient recrutées parmi les volontaires et généralement étaient dotées d'un meilleur équipement et d'uniformes de meilleure qualité. Le 6th bataillon de la milice d'élite incorporée fut recruté pour servir de garnison à Québec et son uniforme était très voisin de ceux des trois bataillons de milice urbaines. 

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ci-contre exemple de tenues portées par les milices urbaines et le 6th bataillon de la milice incorporée. Les hommes portent le "round hat" puis le shako "belgic", la tenue est calquée sur celle des réguliers anglais. L'officier de la milice sédentaire porte une tenue civile mais il est possible que certains officiers aient pu se procurer une tenue militaire rouge.

Le bouton d'officier porte la date 1775 qui rappelle la défense victorieuse de la milice de la ville contre les Américains lors du siège de 1775

 

 

Les uniformes étaient bleus à l'origine mais, sur ordre royal, furent changés pour adopter la couleur rouge traditionnelle des Britanniques en 1805. Les parements étaient noirs (col, manches et revers d'officiers) les lacets sont blancs et disposés par paires. Le shako belgic fut apparemment introduit dès la fin de 1812 et remplaça les "round hat"habituels de la milice ou les "stove pipe" quand ceux-ci étaient disponibles.

 

En plus des trois bataillons de milice urbaine et le 6th bataillon de milice d'élite, la milice sédentaire de la ville fut également disponible pour assurer la défense en cas de besoin. Cette milice ne disposait d'aucun uniforme particulier et les hommes combattaient en tenue civile avec bonnet de laine de couleur rouge pour la tenue hivernale.

Des unités de l'armée britannique séjournèrent dans la ville de manière plus ou moins longue en fonction des opérations sur les différents théâtres d'opérations. Le 1st et 8th foot envoyèrent un bataillon chacun pour renforcer la garnison de la ville mais de nombreuses autres unités régulières transitèrent par la ville. Généralement les régiments profitaient de leur séjour pour se rééquiper et se faire inspecter avant de repartir sur la frontière.

 

Des unités de volontaires d'artillerie et de cavalerie furent présentes dans le secteur de Québec, l'artillerie de la ville était maniée par des volontaires de la milice qui portaient un uniforme très proche de la "royal artillery" anglaise.

Le dernier élément de la milice de Québec fut dissout en 1815 quand la menace d'une invasion disparut définitivement.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 14:29

Construit en 1780 par les Anglais durant la guerre d'indépendance américaine, le fort Mackinac (parfois confondu avec le fort Michilimackinac qui était construit en bois et posté sur la plage) fut contrôlé par les Américains à partir de 1796.

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plan du fort tel qu'il était durant la guerre de 1812, le fort possédait 3 bunkers carrés sur les faces nord, est et ouest, les barraquements sont les longs bâtiments au centre du fort, le quartier des officiers est le long bâtiment intégré à la face sud. Au centre de la pointe sud-est (à droite) se trouve le petit bâtiment semi enterré qu'est le magasin et le puits circulaire juste à côté de  l'entrée sud donne sur la plage en contrebas et l'autre entrée se trouve face au nord (en haut)

 

Le fort Mackinack est le poste le plus au nord-ouest du front Canadien durant la guerre de 1812, il est situé sur l'ile Machinac ; à ce titre il fut isolé des nouvelles indiquant que la guerre entre l'Angleterre et les Etats-Unis avait été déclarée. C'est pourquoi la petite garnison qui défendait ce poste fut surprise de voir les troupes anglo-canadiennes s'en prendre à eux le 17 juillet 1812.

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une des entrées du fort (nord) avec une belle vue sur la palissade en bois et d'un bunker et d'un observatoire d'angle

le fort possède deux entrées ,une face au sud  et l'autre face au nord

 

 

 

 

 

 

 

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vue aérienne du fort, de forme triangulaire, il est entouré d'une palissade en bois sur une élévation en pierre renforcée de bunkers carrés sur plusieurs de ses faces ainsi que de petites tours d'observation aux angles

 

 

 

 

 

 

Rapidement la garnison américaine composée d'une soixantaine d'hommes sous les ordres du lieutenant Hanks Porter déposa les armes, les Britanniques avaient monté une pièce de 6 livres sur une hauteur voisine et pouvaient en toute impunité pilonner le petit fort ce qui rendit la sitution des défenseurs intenable. La présence de nombreux guerriers indiens fit également pencher la balance en faveur des Anglais. Les Américains craignaient pour leur sécurité et celle de leurs proches face au comportement incontrôlable des Indiens qu'une trop longue résistance du fort pouvait déclencher.

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ci-contre:

exemples d'uniformes portés par la garnison de Mackinac.

Les Michigan Fencibles furent parmi les plus nombreux car le fort se trouvait sur le territoire du Michigan, leur tenue est identique à celle de l'infanterie britannique avec parements noirs, pantalon bleu foncé et shako belgic.

 

 

 

 

 

Une fois le fort capturé, les Anglais n'hésitèrent pas à hisser le drapeau américain sur le mât des couleurs afin de tromper la vigilance de plusieurs navires inconscients eux aussi du début de la guerre. Ainsi 4 bateaux furent capturés par les Anglais :

le Chippewa, le Friends good Will, le Mary et le Saline.

Le  Colonel McDouall du royal Newfoundland Regiment prit le commandement du fort et s'efforca de renforcer ses défenses.

Quant au lieutenant Porter, revenu dans les lignes américaines, il fut traduit devant une cour martiale pour couardise face à l'ennemi mais mourut avant de comparaître dans l'attaque du fort Détroit menée par Isac Brock.

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vue d'ensemble du fort Mackinac

 

 

Les Anglais construisirent un ensemble supplémentaire de bunkers qu'ils appelèrent "fort George" situé plus haut que les fortifications précédentes.

 

 

 

Durant les années qui suivirent la garnison du fort fut renforcée et se composa de troupes du 10th royal veteran, du XXX regiment of foot, de miliciens, d'artilleurs et d'hommes du génie.

Une unique tentative américaine pour reprendre le fort échoua en le 26 juillet 1814 lorque 700 soldats sous les ordres du Colonel Croghan tentèrent de s'emparer de l'île. Les nouvelles fortifications anglaises causaient un problème aux navires américains qui ne pouvaient bombarder efficacement ces emplacement situé bien trop haut. Devant l'inefficacité du bombardement américain, une tentative d'assaut terrestre fut menée à travers les bois denses depuis le nord de l'île vers le fort. Les Anglais et les Indiens résistèrent vaillamment et infligèrent des pertes sensibles à l'assaillant américain (13 tués 51 blessés).

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vue face au sud-ouest

ci-contre un des bunkers du fort

 

 Aucune autre tentative ne fut lancée et le fort et l'île demeurèrent sous contrôle anglais jusqu'à la fin de la guerre. Le traité de Gand stipula alors que le fort devait être rendu aux     Américains.

La garnison britannique du fort fut selon les années, composée d'éléments du 10th royal veteran, du 81st foot, des Michigan Fencibles, du génie,  de l'artillerie anglaise, d'officiers des glengarry light et du royal newfoundland regiment et de miliciens canadiens.

Les hommes logeaient dans des barraquement de 80 pieds de long sur 20 de large, mais l'augmentation de la taille de la garnison obligea une partie des hommes à loger à l'extérieur ou dans les bunkers.

fin juin 1812 la garnison se composait de 45 hommes du 10th royal veteran (dont 1 capitaine, 2 lieutenants, 1 enseigne, 3 sergents et 38 caporaux et soldats), 3 membres de la royal artillery et une douzaine de volontaires canadiens

en 1813, 51 membres des "michigan fencibles renforcèrent la garnison

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en été 1814 11 artilleurs, 1 officier des glengarry light, 1 capitaine du 41st regiment of foot et 136 hommes du royal newfoundland regiment arrivèrent en plus des hommes précédemment installés.

En 1815, 63 hommes du 81st regiment of foot et une dizaine d'artilleurs renforcèrent la garnison.

 

ci-contre: entrée sud du fort

 

 

 

ci-contre vue rapprochée bunkermackinacd'un bunker (certains contenaient des pièces d'artillerie fixe

 

L'artillerie du fort était composée en 1812 de 2 pièces de 9 livres, 2 de 6 livres et 6 d'un demi livre montés sur affût fixe ainsi que 5 pièces de campagne (2 x 6 livres, 2 x obusiers de 5.5 pouces et 1 x 3 livres)

fin 1815 l'artillerie du fort fut renforcée par 1 pièce de 24 livres et 1 de 18 livres ainsi que 5 canons scapturés à "prairie du chien"

 

 

Le fort finalement rendu aux Américains aprés le traité de Gand, fut fermé en 1795 après 115 ans de service actif et confié aux soins de l'état du Michigan pour sa restauration. Le fort est aujourd'hui un site touristique important de la guerre de 1812 et à été entirement restauré. Les bâtiments que vous pouvez voir aujourd'hui n'étaient pas tous présents durant la période 1812/1815.

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 08:05

16th

Au déclenchement de la guerre de 1812, l'armée américaine ne comportait que 8 régiments d'infanterie de ligne. Très rapidement, 17 nouveaux régiments furent créés afin de répondre au besoin en troupes que cette guerre nécessitait.

Le 16th US regiment, fut levé durant cette vague de recrutement le 11 janvier 1812.

 

Principalement recruté en Pensylvannie, le régiment fut organisé initialement en deux bataillons à dix compagnies.

A la fin 1812, le premier bataillon arriva à Plattsburgh pour faire partie de la brigade du général Joseph Bloomfield. L'unité participa à l'offensive avortée d'Henry Dearborn qui succédait aux échecs de Détroit et Queenston Heights en 1812.

Durant l'été 1813, le premier bataillon sous les ordres du colonel Cromwell, arriva à Sackett'Harbor et fut engagé dans le corps expéditionnaire qui attaqua la ville de York sur les rives du lac Ontario. Le 27 avril 1813, le régiment affronta les défenseurs anglais de la capitale du Haut Canada et se comporta bien au prix de 5 tués et 36 blessés.

 

Réassignée en mai 1813 à la brigade du général John . P . Boyd, l'unité combattit au siège de fort George le 27 mai 1813 et subit une perte de  8 tués et 10 blessés. Après la capture de ce site stratégique, elle poussa plus avant vers le sud de la péninsule du Niagara et se trouva impliquée dans la bataille de Stoney Creek le 6 juin 1813. Dans cette attaque nocturne menée par les     Anglais, il se remarqua part sa bonne tenue et une charge vigoureuse qui lui permit de récupérer un des canons capturés par les Anglais ce jour là.

16th us infantry 1813

Le 24 août 1813, la compagnie du Capitaine William Davenport fut impliquée dans un combat d'escarmouche contre des troupes légères anglo-canadiennes autour de fort George.

Les deux bataillons du régiment furent envoyés à Sakett'harbor pour y être amalgamés en un seul et assignés à la 3rd brigade du général Leonard Covington.

 

ci-contre : uniforme 1812/1813 avec sa variété de pantalons, l'officier à droite porte la tenue bleue réglementaire adaptée pour l'hiver avec pantalon bleu  

 

 

 

 

 

 

Le régiment fut de nouveau à la pointe de l'offensive sur Montréal et se battit à la bataille de Crysler'Farm où il subit des pertes sensibles dans cette journée néfaste pour les armes américaines.

Le régiment passa ensuite l'hiver à French Mills puis fut transféré dans le secteur du Niagara en 1814 et participa brillamment au combat de Cook Mills et perdit 9 blessés dans cet affrontement.

Après avoir séjourné à Black Rock pour l'hiver 1814/1815, le régiment fut finalement amalgamé avec les 22nd, 23rd et 32nd US regiments pour former le nouveau 2nd US regiment en mai 1815.

 

L'uniforme:

Les nouve16thUSlles recrues reçurent comme souvent dans cette période les tenues en lin blanches en guise d'uniforme, puis avec l'hiver une tenue plus adaptée s'imposait. La nouvelle tenue bleue étant dramatiquement indisponible faute de teinte bleue suffisante pour les confectionner, un uniforme de même coupe que la tenue réglementaire fut adopté mais de couleur noire. Les cols et manches étaient rouges, et les lacets blancs. le shako était en 1813 du modèle "Felt Cap" avec plumet blanc et plaque métal.

Les pantalons sont souvent montrés dans des couleurs les plus variées du blanc au bleu en passant par le marron ou le vert.

 

 

ci-contre un soldat du 16th US infantry dans une tenue 1812/1813 avec un pantalon guêtre vert foncé, shako "felt Cap", havresac bleu, col et manches rouges avec lacets et revers blancs.

 

 

 

Fin 1813 le nouveau shako fut adopté par le régiment qui avec le 15th US regiment fit partie des premières unités américaines à le recevoir. Ce shako était parfois surligné d'un renfort blanc sur la plaque frontale.

On ignore avec précision à quelle date le régiment reçut la tenue réglementaire bleue mais il demeure presque sûr qu'il était habillé de la sorte fin 1814.

16thUS1

Les officiers, la plupart du temps, n'avaient pas les mêmes difficultés que la troupe pour se fournir en tenues bleues et durent, dans leur ensemble, porter la tenue réglementaire. Les musiciens recevaient la tenue rouge parfois confectionnée avec des uniformes anglais capturés.

 

ci-contre à droite : soldats et officier du 16th US regiment ; les soldats portent le nouveau shako "tombstone" avec petite plaque, l'officier porte une tenue bleu foncé avec un shako "felt cap" le situant dans une période 1812/1813, le tambour porte la tenue rouge confectionnée à partir d'uniformes capturés du 104th foot. L'insigne est celui de l'actuel 16th us infantry

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 16:27

 aerial view fort meigs 300

Le fort Meigs porte le nom du gouverneur de l'Ohio Return.J.Meigs qui participa activement à la campagne de 1813 au côté du général William Henry Harrisson. Situé sur les rives de la rivière Maumee,il est sur l'état actuel  de l'Ohio.

building-fort-meigs

la construction du fort débuta en février 1813 par les hommes du général Harrisson(voir dessin ci-contre).

 

 

 

 

 

 

 

Construit entièrement en bois il fut la plus imposante construction de ce type en Amérique du nord.

Comportant 7 bunkers sur sesFort Meigs 04 4 faces, il ne possède aucun bâtiment en dur pour cantonner les troupes. Prévu pour sécuriser le secteur et empêcher toute incursion britannique dans le territoire américain, il devait aussi servir de base de déploiement pour les futures invasions. Les unités qui passèrent par ce fort durent s'abriter dans des tentes placées à l'intérieur du fort. Chaque secteur interne étant protégé par des parapets dont on voit encore les traces à l'intérieur du fort.

 

 

 

Le fort comportait deux magasins construits en bois et une construction pour le quartier général. Plusieurs entrées au sud et au nord permettaient d'accéder au fort ; chaque face était protégée par une palissade en bois de plus de deux mètres de haut précédée d'un fossé, en plus des bunkers, 5 batteries équipées de canons augmentaient la puissance de feu défensive du fort.

Fort Meigs 01

 

ci-contre une des entrées du fort, on voit bien la haute palissade de bois qui ceinturait entièrement le fort et qui était crénelée tous les 4 ou 5 rondins.

 

 

 

 

 

S'étendant sur une superficie de 10 acres de terre, le fort subit un siège de la part des Anglais le 1er mai 1813 et malgré des pertes importantes, resta aux mains des Américains.

fort-meigs northwall

 

 

ci-contre le miur nord avec deux bunkers

 

 

 

 

Le site est aujourd'hui un haut lieu touristique de la guerre de 1812 en Ohio

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 21:42

Voici d'autres drapeaux composés par l'auteur et basés sur des dessins ou des descriptions (rené chartrand "A scarlet coat "), flags of the napoleonic wars.

les regimental flag du 41st regiment of foot, 93rd regiment of foot et  régiment de Watteville.

les deux derniers drapeaux sont des créations de l'auteur d'après des textes et des dessins noir et blanc et il est possible que des erreurs subsistent41STnt.

 

41st regiment of foot

 un écu couronné avec le numéro 41 en chiffre romain couleur or et entouré d'une couronne fleurie avec roses rouges

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

93rd

93rd regiment of foot "sutherland highlander"

le drapeau reprend la couleur jaune distinctive du régiment avec une couronne surplombant un chardon écossais dont la couleur est indéterminée et entouré d'une couronne fleurie avec chardons et rose

 

 composition de l'auteur d'après description

 

 

 

 

 

 

  

Dewatteville

régiment suisse de Watteville, le régiment portait vraisemblablement les couleurs du régiment dont il était issu à savoir le régiment suisse de Rovéra. Mais un drapeau spécifique contenant l'union Jack en canton a été fourni au régiment et officiellement reçu par son chef pour la guerre en Amérique.

Le drapeau possédait les honneurs de bataille "Maida" pour sa conduite dans la bataille de 1806 et un sphinx pour sa conduite en Egypte

composition de l'auteur d'après description

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 12:26

USINFANTERIE1813 

Au vu des difficultés logistiques et économiques qu'imposait la confection de l'uniforme 1812, une simplification de ce dernier s'imposait. Le commissaire général Calender Irvine proposa de livrer séparément uniformes et parements blancs pour gagner du temps dans les usines de confection, mais finalement en février 1813 il suggéra la suppression pure et simple des lacets à l'exception de ceux du col.

 

 

le 14 avril 1813, Irvine annonça la future disparition des cols et manches rouges, l'uniforme du fantassin deviendrait entièrement bleu foncé, le pantalon guêtre était remplacé par un pantalon plus ample et les guêtres courtes  noires firent leur apparition.

Le 23 février, le shako de cuir "Tombstone " fut adopté en lieu et place du modèle en feutre jugé trop fragile et inadapté aux rigoureuses conditions du théâtre nord-canadien.

L'uniforme des rifles ne devait pas subir de modification, du moins pour le moment.

L'uniforme 1813  devenait officiel le 1er mai 1813, seule l'infanterie était concernée, rifles, dragons et artillerie légère ne connurent aucun changement, l'artillerie à pied et l'uniforme des officiers généraux connurent également des modifications.

 

L'unifor1815Uniformme consistait désomais en une tenue bleu foncé à fermeture centrale par une seule rangée de 9 boutons couleur métal. Les manches portaient désormais 3 à 4 boutons rangés horizontalement et sans lacets, le col conservait un lignage blanc avec deux boutons placés l'un au-dessus de l'autre et doublés d'un lacet blanc. le shako tombstone était adopté et comportait une petite plaque couleur argent avec un plumet blanc sur le côté gauche surmontant une cocarde noire avec un aigle or ou argent en son centre. Un cordon pouvait également être ajouté sur le shako tout comme il exista des shakos dont les bords étaient surlignés de blanc.

Le pantalon était blanc en été et bleu en hiver et chevauchait  des guêtres courtes noires. Les buffleteries étaient le plus souvent noires mais les premiers régiments conservaient leur baudrier blanc. Le reste de l'équipement demeurait identique.

 

 

 

 

 

 

Les musiciens portaient la même tenue que les soldats mais de couleur rouge.

Les officiers portaient une tenue bleu foncé plus longue sans lacets avec des boutons et des épaulettes argent, le shako remplacait le bicorne et portait une plaque et une cordelette argent. les boutons pouvaient être doublés d'un lacet bleu foncé étroit disposé de manière oblique.

 

Mais les problèmes d'approvisionnement demeuraient et de grandes disparités existaient entre les différentes unités, on assista même à l'introduction de la veste " Round about " en guise d'uniforme d'été dont le plus brillant exemple est celui de la célèbre brigade de Scott. us22th

D'autres régiments comme les 29th, 30th, 31st, 33rd et 34th possédaient la tenue de transition bleue à col et manches rouges. Le 32nd conservait la tenue 1812 avec lacets blancs.

La pénurie de tissu bleu obligea Irvine à fournir plus de 20 000 uniformes de couleur grise pour les armées du nord.

Il fut envisagé un temps de réformer encore une fois l'uniforme réglementaire et de passer du bleu au gris mais la fin de la guerre ne rendit pas cette mesure nécessaire et l'armée américaine conserva de manière définitive l'uniforme bleu.

 

 

 

 ci-contre la tenue grise envisagée comme uniforme définitif de l'armée américaine en 1814 , à la différence de l'uniforme "roundabout" porté par la brigade de Scott, il s'agit d'une tenue de coupe identique à l'uniforme bleu mais d'une couleur différente.

 

 

De petites modifications furent néanmoins apportées :

La petite plaque des shakos remplaça la grande le 18 janvier 1814, le pantalon gris remplaça le pantalon bleu.

 

Finalement le fantassin américain fut habillé de la manière la plus sobre que l'on puisse voir sur un champ de bataille du début du 19ème siècle. Plus facile à fabriquer, élégant, pratique le nouvel uniforme n'avait qu'un défaut : la silhouette du soldat américain devenait de plus en plus proche de celle du soldat britannique.

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 09:01

newyorkmilice

L'état de New York possède une longue frontière commune avec le Canada et fut le théâtre de nombreux affrontements sur et depuis son sol. De plus la plus importante base navale des lacs, Sackett Harbor, et le fort le plus important de la frontière Nord, le fort Niagara, se trouvent dans cet état.

 

La milice de New York est une force armée des plus importantes, elle totalise pas moins de 159 régiments d'infanterie (soit plus que l'armée anglaise qui n'en compte que 104) divisés en 40 brigades. A ce chiffre impressionnant s'ajoutent 9 régiments de cavalerie répartis en 3 brigades ainsi que des compagnies indépendantes d'artillerie. Appelée sous les armes depuis le 18 juin 1812, la milice de New York s'articulait en deux divisions : la première, sous les ordres du Major General Stephen Van Rensselaer, possédait les 7th, 8th, 4th, 57th et 67th brigades. La deuxième division, sous les ordres du Major general Benjamin Mooers, comprenait les 1st, 2nd, 3rd brigades ainsi que l'artillerie. L

La première division située dans le secteur du lac Ontario et du Saint Laurent fut largement employée. Elle s'est particulièrement distinguée durant la défense de Sackett Harbor en 1813 et de Plattsburgh en 1814. Mais elle s'est également illustrée d'une manière moins honorable quand certains de ses membres ont refusé de traverser le Niagara pour prêter main forte aux troupes régulières durement accrochées à la bataille de Queenston Height en 1812. Ce comportement honteux, s'il est légal car le combat se déroulait au-delà des frontières de l'état, a néanmoins hâté et décidé l'issue funeste de la bataille pour les Américains.

 

Les uniformes :

Le militia act de 1809 définit les uniformes de la milice.

Généraux et officiers d'état-major portent une veste longue bleu foncé à parement chamois. Les épaulettes et les boutons sont couleur or avec ou sans doublage de galon or autour des passants de boutons. En 1814 comme la plupart des milices d'état, ils adopteront l'uniforme réglementaire de l'US army.

L'infanterie : L'uniforme bleu foncé classique avec col et manches rouges, gilet et pantalon blancs. Les boutons sont or ou métal Les officiers portent le bicorne, les soldats portent le "round hat". Un grand nombre de petites unités de volontaires apparurent également avec des uniformes particuliers à chacun. Ainsi les Troy Fuzileers portaient un casque à crête avec une plume noire tombant sur le devant ; citons les "republican blues" de Staten Island entièrement vêtus de bleu. Le new York city corps, unité de volontaires composée essentiellement d'Irlandais, était habillée en vert clair, pantalon blanc et casque.

Les fusilliers de Brooklyn portaient aussi une tenue verte avec un casque d'inspiration "romaine".

Comme pour les officiers, la grande disparité d'uniformes et les difficultés qui découlent de leur fourniture ont conduit l'infanterie d'état à adopter l'uniforme bleu de l'US army en 1814.

Bien entendu tous les miliciens ne reçurent pas d'uniforme et des récits du combat de Salmon river font état de miliciens de New York en tenue civile.

La cavalerie :

dragons de new yorkci-contre les dragons légers de New York du 7th regiment

 

L'uniforme court rouge est très populaire et fut adopté par plusieurs régiments de cavaliers New Yorkais. Les parement sont noirs pour le col, les manches et les revers. Des wings sont parfois présents sur les épaules. Le chamois fut également porté en couleur de parement comme les unités de cavalerie de Newburgh. La tenue rouge n'est pas sans incovénient : ainsi à Plattsburgh les cavaliers des 3rd et 7th New York furent pris pour des Anglais par les miliciens américains entraînant panique et tirs fratricides. Citons encore la tenue à la hussarde des hussards de Orange qui possèdaient un dolman lacé de cordes noires.

Le 9th New York possédait une tenue bleu foncé avec col et manches rouges et liseré jaune.

Le 8th regiment du comté de Cayuga affichait une tenue bleue au surlignage rouge, une veste et un pantalon chamois et un couvre-chef très pourvu en plumes.

La plupart des régiments de cavalerie possédaient le casque tarleton, mais aussi un shako orné de plumes et fourrure en cimier.

 

Les rifles de New York affichaient une veste de chasse verte à franges jaunes, pantalon vert et chapeau "round hat" mais aussi un casque ou un shako avec un plumet vert. Certaines unités préférèrent le bleu au vert dans une tenue plus classique avec col et manches rouges, round hat à plumet noir et à pointe rouge, boutons jaunes, pantalon bleu. Le 116th régiment affichait une tenue simple "roundabout" bleue, laçage jaune, pantalon bleu, casque.

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ci-contre à gauche: officier d'infanterie de la milice de New York, tenue bleu foncé avec revers rouges, col et manches rouges, boutons métal, épaulettes argent, bicorne.  Cette tenue proche de la plupart de celle des officiers miliciens des Etats-Unis sera progressivement remplacée par une tenue calquée sur l'uniforme des officiers de l'US army vers 1814/1815

 

 

 

 

 

 

L'artillerie :

longue veste bleue à col et manches rouges, pantalon bleu, veste blanche, guêtre ou botte courte "round hat" ou bicorne.

Le 6th régiment d'artillerie avait une de ses unités, les "the volunteers rangers" habillés avec un "roundabout" bleu, pantalon bleu avec liseré jaune, boutons jaunes et casque.

Les musiciens du "governor guard batalion" possédaient une tenue rouge à coiffe polonaise avec parements noirs. Les artilleurs du "veteran corps" of artillery qui servaient dans les forts avaient une veste noire à boutons métal, pantalon et veste blancs, round hat" à plumet rouge à pointe bleue et demi-guêtres.

 

fanfare milice de new york

L'état de New York (1788) possède la plus grosse organisation milicienne du pays. Ce ne sont pas moins de

 

La fanfare d'artillerie de la milice de New York dans sa tenue à la polonaise ; on reconnaît les armes de l'état de New York sur les tambours.  Propres à exalter l'ardeur patriotique, le coût élevé pour maintenir en activité ces unités précipitera leur dissolution une fois la guerre finie.

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  • passionné d'histoire militaire et d'uniformes je mets à disposition de tous des dessins originaux sur un sujet tout aussi original. Ainsi que des informations sur la guerre de 1812 et 1846
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