21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 15:07

 

L'armée anglaise au début de la guerre de 1812 dispose pour l'infanterie et l'artillerie du shako "stove pipe" ou tuyau de poêle depuis 1800 ( general order du 24 février 1800 ), en cuir noir d'une hauteur de 7 pouces ; une plaque de laiton était fixée sur le fronton du shako et représentait une couronne au-dessus d'un trophée d'armes. Certaines plaques étaient spécifiques pour des  régiments particuliers.

shako


Par exemple le 28th regiment of foot portait une plaque spécifique devant et par tradition, une petite plaque en forme de losange sur le derrière du shako célébrant un acte particulier lors de la bataille d'Alexandrie en 1801. (le régiment avait effectué un demi-tour à la moitié de son effectif et avait repoussé une charge de cavalerie, les hommes combattant dos à dos.)


ci-contre à gauche le fameux shako "stove pipe " avec sa grosse plaque frontale en laiton et le plumet sur le sommet. Notez le chiffre 88 dans la rosette indiquant un shako des compagnies du centre du 88th foot. La plupart du temps la cocarde noire est vide de symbole et demeure pleinement visible.

 

 

 

 

Le plumet ( blanc pour la compagnie de grenadier, vert pour la compagnie légère et rouge et blanc pour les compagnies du centre ) était fixé sur le sommet du shako au-dessus d'une cocarde noire ou rosette .

Les shakos de l'infanterie légère étaient ornés d'un cor de chasse au lieu de la plaque de laiton.


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ci-contre à gauche : plaque de shako stovepipe d'un artilleur

 

 

 

 

 

 

HLI Shako

ci-contre à gauche : le modèle de l'infanterie légère (unité écossaise reconnaissable au damier blanc et rouge à la base )

le shako était en feutre et non en cuir et se déformait plus facilement d'où un aspect parfois écrasé sur le dessus. La grosse plaque de laiton a laissé la place à un petit cor de chasse. La compagnie légère d'un régiment de ligne normalement conserve la plaque de laiton ce qui permet de la distinguer d'un soldat léger d'un régiment d'infanterie légère.

En tant que soldat léger le plumet est de couleur vert

 

 

 

 

 

 

 

En 1812 un nouveau shako fut adopté pour l'infanterie et l'artillerie à pied sur requète du duc de Wellington du 24 décembre 1811.

Belgique-Shako-Dressed-left-side

 

 

ci-contre à droite : le shako " belgic " se caractérise par la plaque frontale plus haute que le reste du corps du shako. La plaque de laiton est plus petite que sur l'ancien shako et possède une forme caractéristique ; elle est soulignée par le cordon fixé de part et d'autre du shako. Les glands du côté droit sont bien visibles, la couleur du plumet indique qu'il s'agit d'un shako d'un soldat ou d'un sous-officier d'une compagnie du centre. Celui d'un officier aurait un cordon de couleur or ou argent.

 

 

 

 

D'une forme empruntée à l'armée portugaise, il prit la dénomination de "belgic" shako puis "wellington" shako. il se caractérisait par une plaque frontale haute de 8 pouces et demi fixée sur un corps en feutre haut de 6 pouces. Une doublure entourait le fronton et une plaque de laiton occupait son centre.

ImJ899pw

la plaque de laiton du nouveau shako possède une forme plus originale, elle comporte une couronne surplombant le sceau royal GR "George Rex" et parfois des ornements supplémentaires comme le numéro du régiment ou un symbole particulier sont situés sous le sceau royal.

 

 

 

 

 

 

 

Un cordon de couleur blanche, vert ou or en fonction des compagnies ou du grade, reliait les deux côtés du shako, deux glands terminaient le côté droit. Le plumet surmontait une cocarde noire sur le côté gauche.

En campagne les soldats utilisaient parfois un couvre shako pour le protéger des intempéries.

Des modèles blancs ont été utilisés pour le service sous les tropiques ; au moins un ou deux régiments (le 13th et le 64th ) eurent de tels shakos dans la guerre de 1812 ; fabriqué en feutre blanc , ce shako  reprenait la forme du modèle original.


 Bien que devant remplacer le shako " stove pipe " il arriva  seulement vers 1814 aux unités stationnées en Amérique du Nord. Souvent les officiers qui disposaient de plus de moyens que les simples soldats, surent se procurer par avance ce nouveau shako.


Les régiments d'infanterie légère, certaines compagnies légères de régiments de ligne, et quelques régiments de ligne conservèrent par tradition l'ancien shako.

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 16:46

incorporateduppercanada

Le bataillon de milice incorporée du Haut Canada fut levé le 18 mars 1813 à York. Composé d'environ 500 hommes répartis en 10 compagnies, il était sous le commandement d'un Major et d'un Lieutenant-Colonel. Les hommes payés avec une solde identique à celle d'un soldat anglais, étaient âgés de 16 à 45 ans. Cette unité était normalement composée uniquement de "volontaires" issus de la milice.

L'entraînement des soldats du bataillon eut lieu à plusieurs endroits différents de Fort York à Fort George et Erié, ainsi que Chippawa et Fort Wellington près de Prescott. En mars 1814, les différentes compagnies furent rassemblées à Fort York pour former le bataillon dont le Lieutenant-Colonel William Robinson prit le commandement.

 

chaque compagnie regroupait : 

1 capitaine, 1 lieutenant, 1 enseigne, 3 sergents, 3 caporaux et 50 soldats

 

Nombre de ses cadres et de ses hommes avaient déjà connu le feu dans les engagements initiaux de la guerre.

Lors de l'attaque américaine sur York, une partie des hommes de la deuxième compagnie subirent des pertes ce jour-là lors de l'explosion du dépôt de munition. La première compagnie fut présente lors de la défense de fort George et dans la poursuite des forces américaines après la bataille de Stoney Creek. La huitième compagnie fut impliquée dans une escarmouche à Grass Green dans la région du Saint Laurent et parvint à reprendre du matériel volé par les Américains, la huitième compagnie participa activement à l'escorte et à la guerre fluviale dans cette partie du Canada. Les hommes du bataillon participèrent ensuite à des actions de petite envergure sur le front du Niagara comme de celui du Saint Laurent et notamment à Crysler'Farm. Une part de ses hommes furent de l'attaque sur le Fort Niagara en décembre 1813. Ils furent ensuite de la partie lors des raids sur Buffalo et Black Rock. Lors de l'attaque américaine sur la péninsule du Niagara à l'été 1814, le bataillon regroupait presque 400 soldats entraînés et aguerris.

 

Le bataillon fut engagé dans la bataille de Lundy' Lane qui fut son plus important combat de toute la guerre. Il prit position sur la partie gauche de la crête tandis que les glengarry light occupèrent la droite en avant de la force principale anglaise. Le 25th régiment américain se glissa dans les bois sur les arrières du bataillon et ouvrit sur lui un feu précis depuis le couvert des arbres. Surpris, le bataillon effectua une rotation sur la gauche pour faire face à ce nouvel ennemi et maintint fermement sa position au prix de pertes élevées. Le Lt-colonel Robinson fut gravement blessé. La prise des canons anglais par les Américains força les Anglais à se redéployer, le bataillon fut séparé en trois détachements qui participèrent aux contre-attaques qui se sont succédées sur la crête. A la fin de la bataille le bataillon comptait 17 tués, 44 blessés et 37 prisonniers.

 

Le bataillon participa ensuite au siège du Fort Erié et à la protection des lignes de communications anglaises avec le nord de la péninsule où une attaque américaine était toujours envisagée. Les hommes du bataillon aidèrent les paysans à labourer leurs champs afin de pallier au problème de ravitaillement que connaissait l'armée anglaise (la route principale de ravitaillement passait par Kingston sur le lac Ontario et était menacée par la flotille américaine)

Pour son comportement honorable durant la campagne du Niagara, il  gagna un "battle honor" qui fut inscrit sur son drapeau. Le bataillon ne porta pas de couleur durant la guerre de 1812 et les king's et regimental colors n'arrivèrent au Canada qu'en 1818.

Le bataillon fut dissous le 24 mars 1815.

L'uniforme:

Originellement, le bataillon devait porter un uniforme rouge à parements bleu foncé, avec des lacets blancs à bout carré et placé en isolés. Le shako devait être le stove pipe traditionel, mais les difficultés de ravitaillement et le fait qu'il s'agisse d'une unité de milice et non de l'armée régulière l'empéchèrent d'atteindre ce but.

imagesCAI9MIJQCi-contre à gauche: un aperçu de ce à quoi pouvait ressembler un soldat du bataillon de milice incorporée du haut Canada. La tunique verte à parements rouges remplace temporairement la tunique rouge faute de mieux, le shako stove pipe est équipé d'un cor de chasse en guise de plaque comme pour ceux des régiments d'infanterie légère, (par contre le plumet est rouge et blanc) le pantalon gris bleu est typique des unités de milice stationnées au Canada. Les pattes d'épaule ne sont pas pourvues de touffe de laine au bout. Il est vraisemblable que cette tenue fut portée durant l'année 1813 jusqu'à ce que les premiers uniformes rouges soient enfin disponibles.

 

 

 

 

 

 

 

La tenue du bataillon en 1813 était constituée par une veste verte avec des manches et un col rouges. Le shako était le "stove pipe" avec un cor de chasse en guise de plaque, les pantalons étaient gris, bleu gris ou marron. En juillet 1813 les premières tuniques rouges à parement vert foncé arrivèrent et commencèrent à équiper le bataillon. La répartition du bataillon sur plusieurs forts n'aida pas à l'uniformisation de l'unité. En juin 1814 les tenues rouges à parements bleu arrivèrent enfin et fin 1814 le bataillon était enfin réglementairement habillé. Jusqu'au 21 juin 1814, les officiers n'avaient pas de lacets or sur le col et les manches. Ces derniers portaient épaulettes et boutons or, le chapeau "round hat" comme la plupart des officiers de milice en 1813 puis le shako "belgic" en 1814 comme les hommes du bataillon.

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 16:01

44th

Le 44th regiment of foot commence son existence en 1748 lorsque le 55th regiment of foot fut renommé 44th regiment of foot " Essex ". En garnison en Irlande de 1749 à 1755, il fut envoyé en Amérique du Nord et participa à la guerre franco-indienne, puis revint en Irlande pendant 10 ans. Les troubles en Amérique recommencèrent et le régiment fut envoyé pour la seconde fois sur ce continent et participa à la guerre d'indépendance américaine. Il connut les affres de la campagne de Hollande en 1794 et l'échec de l'armée anglaise, puis les Caraibes et l'Egypte.

 En 1803 l"'additional force act " et le " army of reserve act " obligèrent les Anglais à augmenter leur force et un deuxième bataillon fut levé pour faire face au besoin qu'imposait la guerre contre Napoléon.

Le second bataillon fut envoyé dans la péninsule ibérique pour participer aux campagnes d'Espagne et du Portugal où il se couvrit de gloire.

 

Le premier bataillon quant à lui allait renouer pour la troisième fois avec le continent américain et fut envoyé en mai 1814, ainsi que les compagnies légères du deuxième bataillon, en Amérique du Nord pour participer à la guerre de 1812.

Sous les ordres du Major general Ross, le 44th accompagné des 4th, 21st, et 85th regiment of foot débarqua en août en Amérique où furent formées trois brigades. La première (brigade légère) était constituée du 85th et des compagnies légères des 3 autres régiments ainsi qu'une compagnie de Royal Marines, la seconde brigade était formée par le 4th et le 44th regiment, la troisième rassemblait le 21st et le bataillon de royal marines.

Le 24 août 1814, l'armée de Ross atteignait Bladensburg et infligeait une sévère défaite à l'armée américaine pourtant supérieure en nombre. Les vétérans anglais se montrèrent à la hauteur de leur réputation et firent fuir les miliciens américains avant d'entrer triomphalement dans Washington dont les édifices public furent incendiés.

Après la campagne de Washington le premier bataillon participa à la désastreuse bataille de la Nouvelle-Orléans et subit de lourdes pertes sans pouvoir percer la ligne américaine. La mission qui lui fut confiée était de placer une partie des échelles pour permettre aux autres régiments de partir à l'assaut des défenses américaines ; son incapacité à remplir cette mission pesa pour beaucoup dans l'échec anglais de cette journée.

44thci-contre le drapeau régimentaire ou regimental flag du 44th foot

 

Le régiment  participa de son côté à la campagne de Belgique et à la bataille de Waterloo.

Le 44th obtint un honneur de bataille sur son drapeau pour la bataille de bladensburg.

 

 

 

 

 

 

 

L'uniforme:

La couleur distinctive du régiment est le jaune, les hommes portent les lacets terminés en carré et placés en isolés.

Le régiment est arrivé en Amérique en 1814 et était équipé selon les derniers décrets royaux portant sur la composition des uniformes de l'infanterie. Le shako "belgic" est porté ainsi que les pantalon gris avec demi-guêtres grises. Les boutons et épaulettes sont argent, on remarquera la plaque du baudrier avec un sphinx gravé dessus qui est une des variantes portées par les officiers du régiment. Les officiers en tenue de service ne portent pas les lacets sur les manches.

Sur la planche on peut apercevoir en détail l'insigne porté par les colors sergeant (c'est-à-dire les sous-officiers chargés de la protection du drapeau) Ce grade n'était pas propre au 44th et existait dans tous les régiments d'infanterie de ligne.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 08:35

4thfoot 

 

Surnommé les " lions d'Angleterre", le 4th regiment of foot fut créé en 1680 en tant que 2ème régiment de Tanger, en 1751 il prend officiellement le nom de 4th regiment of foot "king's own" .

Le régiment obtient son premier badge d'honneur en 1695 à Namur lors de la guerre de la ligue d'Ausbourg, il participa à des opérations à Gibraltar en 1704 puis dans les Caraïbes en 1759. Le régiment fut présent à la bataille de Culloden contre les Ecossais et encaissa le plus fort taux de pertes de l'armée anglaise ce jour-là.

Le régiment participa à la guerre d'indépendance américaine notamment à Lexington green et bunker Hill.

4thkingsownbadge1800

 

 

 

plaque de baudrier d'officier vers 1800, on reconnaît le lion anglais surplopmbant un numéro 4 en chiffres  romains et le badge avec le nom du régiment l'entourant.

 

 

 

 

 

Durant les guerres napoléoniennes,  le régiment expédié en Hollande lors de l'opération à Walcheren et connut le désastre sanitaire qui frappa le corps expéditionnaire anglais. Il fut envoyé en Espagne et se battit dans les principales batailles de la Péninsule de La Corogne, Salamanque, Vittoria au siège de Badajoz et San sébastien jusqu'à Nive.

Envoyé en Amérique du Nord il participa avec ses camarades des 21st, 44th et 85th à la campagne de la Chesapeake contre Washington et affronta les Américains à Bladensburgh où il montra ses capacités sur le terrain durement acquises en Espagne. Après cette victoire et le sac des édifices publics de la capitale américaine, le régiment participa à la désastreuse bataile de la     Nouvelle-Orléans et y subit des pertes sensibles.

Renvoyé en Europe il fut de l'armée de Wellington qui affronta Napoléon à Waterloo.

 

L'uniforme:

La couleur distinctive du régiment est le bleu foncé (royal blue) la tenue rouge brique des soldats est équipée de lacets en forme de bastion et diposés en isolé. Arrivé en 1814 il est vraissemblable que le régiment portait la nouvelle tenue lors de la bataille de Bladensburgh à savoir le shako " belgic " , le pantalon gris ou blanc (été) et les demi-guêtres grises. Les boutons sont argent pour les hommes et or pour les officiers. 4thFoot-a

 

 

 

ci-contre à gauche un reconstituteur en tenue de soldat du 4th foot avec les lacets en forme de bastion, un couvre shako sur le shako "belgic", il porte un pantalon blanc avec des demi    -guêtres grises. Ces vétérans surpassèrent aisément les milices envoyées contre eux à Bladensburgh, il en fut tout autrement en Lousianne.

 

 

 

 

 

 

Les sous-officiers portaient une écharpe de commandement cramoisie à bande centrale bleu foncé autour de la taille. Les officiers portaient généralement une écharpe entièrement cramoisie et le shako avait remplacé le bicorne. Les épaulettes étaient de couleur or ainsi que les lacets des officiers et en outre ces derniers étaient droits terminés en carré.

4thkingsown1815bci-contre à gauche : uniforme de sous-officier d'une compagnie de grenadier, reconnaissable à ses chevrons ( staff sergent ) et à son écharpe de commandement bicolore (bleue et cramoisie). Les wings sont portées puisqu'il s'agit d'une compagnie de flanc.

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 11:39

Voici quelques drapeaux (regimental colors) de régiments anglais ayant pris part à la guerre de 1812, (attention certains drapeaux sont des reconstructions théoriques de l'auteur et sont sujettes à caution quant à leur historicité)

 

1st/1st bat

 

 

 

regimental colors du 1st regiment "royal Scot"

en tant que régiment royal il possède la couleur bleue comme couleur distinctive du drapeau.

 

 

 

 

 

 

 

3rd

 

 

 

 

regimental colors du 3rd regiment of foot "buffs"

le premier bataillon fut envoyé en Amérique durant la guerre de 1812

 

 

 

 

 

 

4th

 

 

 

 

regimental colors du 4th regiment of foot "king's Own"

en tant que regiment royal le drapeau se voit attribuer la couleur bleu royal

Le badge comporte le sceau royal "GR" avec la devise de l'ordre de la jarretière le tout surmonté d'une couronne. Notez les lions d'Angleterre aux coins du drapeau

 

 

 

 

27th 

 

 

 

regimental colors du 27th regiment of foot "Inniskilling"

le petit sphinx rapelle la participation du régiment à la campagne d'Egypte de 1800.

On remarquera l'apellation "Enniskillen" dans le bandeau du bas

 ( reconstruction de l'auteur d'après document ) 

 

 

 

 

43rd

 

 

 

 

regimental colors du 43rd regiment "Monmouthshire"

régiment léger diont la couleur distinctive est le blanc ; ainsi son drapeau porte une croix de saint George rouge comme pour tous les régiments dont les couleurs distinctives sont le blanc, le noir ou le rouge

 

 

 

 

 

44th 

 

 

 

regimental colors du 44th regiment of foot "Essex"

le premioer bataillon possédait l'honneur de bataille "Egypt" pour sa participation à la campagne de 1800 contre les Français

 

 

 

 

 

 

 

 

59th

 

 

regimental colors du 59th regiment of foot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

89th

 

 

 

Regimental colors du 89th regiment of foot

le 89th regiment of foot ayant le noir pour couleur distinctive, se voit attribuer un drapeau noir à croix rouge de saint George

( reconstruction de l'auteur d'après document )

 

 

 

 

 

 

 

100th

 

 

 

le regimental colors du 100th regiment of foot " prince regent of dublin"

au centre du badge on aperçoit les armes traditionnelles du prince de Galles

( reconstruction de l'auteur d'après document )

 

 

 

 

 

 

104st

 

 

 

regimental colors du 104st "new brunswick" regiment

régiment le plus récent de l'armée anglaise, il fut levé à partir du régiment des new brunswick fencibles.

( reconstruction de l'auteur d'après document )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 10:49

21st-foot 

Le 21st fusiliers est le second régiment de ce type engagé dans la guerre de 1812 avec le 7th. Tout comme le 7th, il fut envoyé en 1814 en Amérique du Nord lors de l'importante phase de renforcement des troupes anglaises que l'abdication de Napoléon Bonaparte a rendue possible. Le régiment est organisé comme un régiment de ligne ordinaire à 10 compagnies. Il possédait une compagnie de grenadiers (right flank coy), une de léger (left flank coy équipée de carabine "Baker" au lieu de Mousquet " Brown bess " ) et 8 du centre.

 

Créé en 1678, le 21st régiment participa à des actions dans les Caraïbes contre les Français. En 1807 il fut redirigé vers la Méditerranée, en Sicile, en Grèce et en Italie. En mai 1814 le premier bataillon fut envoyé en Amérique du Nord où il participa à la campagne de la Chesapeak et notamment à la bataille de Bladensburg, la prise de Washington et la bataille de Baltimore.

1804 vit la création d'un second bataillon en 1804 qui fut principalement stationné en Irlande puis en Hollande où il participa à la bataille de Berg-op-zoom qui vit la défaite des troupes anglaises face aux défenseurs français.

 

L'uniforme: 

en tant que "royal" le régiment possède une distinctive de couleur bleu foncé, l'uniforme rouge est équipé de wings pour toutes les compagnies, le port du bonnet d'ourson est autorisé en parade mais rarement au combat, le shako remplace généralement le bonnet en campagne et il est surmonté d'un plumet blanc pour les compagnies du centre et de grenadier et vert pour la compagnie légère (du coup la compagnie de grenadier ne se distingue pas des autres compagnies ordianires). Certaines illustrations donnent un plumet blanc et rouge pour les compagnies du centre comme un régiment de ligne classique.

Les lacets sont terminés en carré et placés par deux, les boutons des soldats sont argent, les lacets et boutons des officiers sont or.

button 21st

 

  ci-contre un bouton de soldat du 21st foot

 

 

en 1814 le shako "belgic" était normalement porté par le régiment mais certaines sources donnent le "stove pipe" comme shako porté par cette unité durant la campagne de la Chesapeake, les pantalons étaient gris avec les guêtres courtes conformément à l'ordre de janvier 1814 qui stipule que tous les régiments de ligne doivent porter un pantalon gris à guêtres courtes.

pionee10

 

 

 

 

ci-contre à droite un pionnier du 21st avec le bonnet d'ourson et le tablier typique de son arme. on reconnaît les wings sur les épaules, le pantalon est gris avec guêtres courtes. En détail on peut voir les différents matériels utilisés par les pionniers ainsi que le nécéssaire du soldat en campagne et la plaque de bonnet du 21st regiment.

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 08:08

independent

Les "independent companies of foreigners" appelées aussi compagnie française étrangère est une petite unité levée en 1812 à partir de déserteur et de prisonniers de guerre français.

Cette unité compta 3 compagnies mais seules deux d'entre elles participèrent effectivement à la guerre  de 1812.

La première compagnie fut levée en Angleterre en septembre 1812, la seconde en janvier 1813.

    Elle fut envoyée en Amérique du nord au début de 1813. Très rapidement son comportement indiscipliné fut remarqué mais le pire était encore à venir.

La compagnie rejoignit la seconde dans les opérations contre les côtes américaines sous les ordres de sir Sydney Beckwick.

 

Ayant participé à l'assaut contre Craney island, les "compagnies françaises étrangères" attaquèrent Hampton le 25 juin 1813 avec le reste des forces britanniques. Sur place elles subirent de lourdes pertes. Effectivement lors du débarquement, 17 de ses soldats furent abattus par les Américains alors qu'ils tentaient de se rendre suite aux difficultés de leurs embarcations. Ils semble que trois barques se soient ensablées et ne purent ni avancer ni reculer tout en subissant le feu continuel des Américains, ces derniers auraient alors massacré leurs occupants pour se venger des raids côtiers de la Royal Navy. La vengeance appelant la vengeance, ce massacre mit les membres des "independent companies of foreigners" dans un état de rage et ces derniers se livrèrent à des actes de pillages, viols et meurtres sur la petite ville américaine.

Hampton

 

 

 

 

ci-contre, le lieu du "forfait", la petite ville de Hampton qui reçut la désagréable visite des membres de l'independent companies of foreigners.

Et qui compta parmi les nombreuses petites localités côtières à faire les frais des raids de la flotte anglaise de 1813

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Renvoyés à bord des navires, ils ne furent dès lors plus  considérés que comme des bandits par le reste de l'armée.

Envoyés à Halifax, ils laissèrent également aux habitants, de mauvais souvenirs àause de leur comportement durant leur séjour de seulement 4 jours. A leur décharge, leurs soldes ne furent pas versées ce qui expliquait en partie leur comportement.

Une stricte discipline fut appliquée, mais finalement l'unité repartit en Angleterre pour y être dissoute en mai 1814.

Dans toutes les guerres, rares sont les unités, comportant une majorité d'anciens déserteurs ou de prisonniers de guerre, à avoir su faire parler d'elles dans des termes élogieux, mais durant la guerre de 1812 celle des "independent companies of foreigners" fut sans conteste la pire.

 

L'uniforme:

Il reprend la tunique verte du 95th rifle avec ses trois rangées verticales de boutons, ses manches et col noirs rehaussés de blanc. Le shako "stove pipe" est orné d'un cornet en argent et d'un plumet vert au-dessus d'une cocarde noire. Le pantalon est gris avec les guêtres courtes. L'armement est constitué par le mousquet d'infanterie légère au canon bruni.

On peut supposer que la tenue des officiers était la même que celle des officiers des troupes légères anglaises à savoir tunique verte à pelisse, pantalon à doublure de cuir à l'entre-jambes et shako. L'unité n'avait pas de drapeaux.

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 08:11

7th foot

Les régiments de fusillers trouvent leur origine dans la spécificité de leur armement : le fusil ou mousquet.

Au 17ème siècle, les unités équipées de mousquets à rouet ou à silex furent préposées à la garde de l'artillerie car leur arme ne risquait pas de provoquer d'accident dans un parc d'artillerie. En effet les mousquets de l'époque étaient le plus souvent à mèche lente et présentaient donc une source d'énergie d'activation permanente dangereuse pour les magasins à poudre de l'artillerie.

Le 7th foot est donc un régiment de fusiliers créé en 1685. Il participa à la guerre d'indépendance américaine et à son retour il prit le nom de "royal fuzileers". La prise de fonction de son nouveau chef, le duc de Kent, est à l'origine de cette dénomination.

 

Deux régiments de fusilliers anglais participèrent à la guerre de 1812 : le 7tème et le 21sème, la distinction de fusiliers relevait uniquement d'un titre honorifique et ne devait plus rien à la spécificité de leur armement (exception près du 21sème qui possédait des carabines "Baker" au lieu de mousquets "Brown bess"dans sa compagnie légère).

 

Organisés théoriquement comme les régiments de ligne standard, les régiments de fusiliers possèdent néanmoins quelques particularités.

Le bataillon comporte 10 compagnies dont deux de flanc, une left flank coy et une right flank coy. La compagnie de gauche est la compagnie légère qui se distingue des autres compagnies par son plumet vert (et probablement par le port du vieux shako stove pipe en 1814 que le "belgic" shako était sensé remplacer), la compagnie de droite est la compagnie de grenadiers qui ne se distingue pas du reste du bataillon.

Tous les fusiliers portent les wings sur les épaules puisque chaque fusilier est un soldat d'élite et se doit de se distinguer des autres ; deuxième ornement typique des troupes d'élite : le bonnet d'ourson. Cet attribut réservé aux grenadiers est également porté par les fusiliers mais ( comme les grenadiers ) principalement dans les parades et non au combat. 

 

En 1809 le régiment fut envoyé combattre en Espagne sous les ordres du général Moore puis Wellington et participa aux principaux engagements de l'armée anglaise dans la Pénisule (Talavera et Busaco en 1810, Albuera et Badajoz en 1811, Ciudad Rodrigo et Salamanque en 1812, Vittoria et Saint-Sebastien en 1813, Orthès et Toulouse en 1814.

 

Envoyé en Amérique du Nord en octobre 1814, le régiment participa à la désastreuse bataille de la Nouvelle-Orléans. Puis  aux opérations dans la baie de Mobile avant de rentrer en Angleterrre.

 

L'uniforme:

Le régiment est "royal" et possède donc la distinctive bleu foncé, la tunique rouge possède les wings sur les épaules et des lacets terminés en carré disposés un par un. Le bonnet d'ourson est porté pendant les parades mais peu ou pas au combat.

7th foot

ci-contre à droite: le 7th foot en 1814/1815, le porte-drapeau porte le bonnet d'ourson, l'officier porte des wings et des boutons or, tandis que les hommes des boutons argent. Le membre de la compagnie légère porte le vieux shako "stove pipe" alors que les hommes des autres compagnies portent le nouveau "belgic" shako. 

Le dernier soldat en manteau porte un couvre shako pour le protéger de la pluie.

 

 

 

Arrivé en 1814, le régiment possède des shako "belgic" et pantalon gris à guêtres courtes. Les plumets sont blancs pour tous, sauf les légers qui ont des plumets verts et qui possèdent encore le shako "stove pipe" par tradition.

Les lacets des officiers ainsi que les épaulettes sont or, les boutons des hommes sont argent.

Hamilton Print

 

 

ci-contre un fusilier anglais en bonnet d'ourson et un soldat d'infanterie de ligne.

Le fusilier est facilement reconnaissable avec son bonnet d'ourson et ses wings

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 18:24

royal engineers

Tout comme l'artillerie, dans l'armée, le  génie est une affaire de spécialistes hautement qualifiés. L'armée anglaise possède le royal corps of engineers qui fournit les ingénieurs chargés du travail de construction et d'entretien des fortifications et autres ouvrages militaires.

Ce corps est d'un effectif relativement modeste : en 1792 il n'y a que 73 ingénieurs disponibles et 262 en 1813.

La solde de ces officiers était majorée pour le service à l'étranger ce qui était une exception dans toute l'armée. Hommes importants dans la construction d'ouvrages d'art ou lors des sièges, ils étaient les seuls à être capables de mener de telles opérations. En outre seule une partie d'entre eux occupait réellement ces fonctions car les officiers supérieurs rechignaient à servir sur le terrain et laissaient ce dangereux passe-temps aux plus jeunes d'entre eux.

Ils sont les architectes de l'armée mais ne font pas réellement partie de l'armée de terre. Le génie militaire dépendait du service du matériel et son quartier général était basé à Woolwich tout comme celui de l'artillerie.

Le corps des ingénieurs royaux était constitué exclusivement d'officiers très qualifiés et spécialement choisis pour leurs qualités techniques (nombreux étaient ceux qui provenaient de l'artillerie).

 

Le quartier général des ingénieurs en Amérique du Nord était à Québec, en 1812 le nombre d'ingénieurs au Canada était de 23.

Ces hommes très bien entraînés étaient des atouts précieux pour l'armée anglaise mais néanmoins un grand nombre d'entre eux perdit la vie au combat du fait de leur poste souvent exposé durant les sièges.

Durant la guerre de la péninsule, Wellington regretta amèrement de n'avoir pu bénéficier d'un corps suffisamment nombreux de ces hommes, tant les pertes et le besoin en spécialistes pour les sièges était important (1/4 des ingénieurs perdit la vie au combat durant la guerre d'Espagne).

Même s'ils n'étaient pas membres du royal corps of artificers, ils assuraient le rôle de commandement pour cette unité qui fournissait la main-d'oeuvre.

 

L'uniforme des ingénieurs était bleu foncé avec le col et les manches noirs, les boutons étaient argent (or pour les officiers) et les épaulettes étaient or, ils portaient une épée et l'écharpe cramoisie de commandement autour de la taille ainsi que le bicorne surmonté d'un plumet blanc. Ils portaient la surculotte blanche avec des bottes. Jugé trop ressemblant à la tenue portée par les Français et les Américains, l'uniforme fut changé en 1812/1813 pour une tunique rouge plus conforme à l'armée anglaise avec un col et des manches bleus. Le bicorne demeura avec le plumet blanc. 

 

Le royal military  artificers fut créé en 1798 et comprenait les ouvriers et artisans du génie. Il comprenait 12 compagnies d'artisans commandées par un sous-lieutenant (ancien sous-officier) et un sergent-chef de l'artillerie. Ces faibles effectifs et la qualité parfois douteuse de ces hommes obligea une réforme de cette arme et ainsi apparut le royal military Artificers of sappers and miners en avril 1812 (royal sappers and miners en 1813). Ce corps comprenait 2800 hommes commandés par des officiers du génie et basé à Chatham. Il contribua à améliorer grandement les capacités en génie de l'armée anglaise très en-dessous de son adversaire principal, l'armée impériale française, qui comprenait un corps très étoffé et très bien structuré de cette arme.
Les Américains possédaient un corps du génie en adéquation avec la taille de leur armée mais inférieur en nombre ; en outre les pionniers étaient presque inconnus dans l'armée américaine (hormis la brigade de Scott).

 

  Le quartier général des artificiers au Canada fut Kingston, mais des détachements furent envoyés à York et Prescott. la première compagnie arriva en juin 1813 tandis qu'une deuxième arrivait en juin 1814. Deux compagnies supplémentaires participèrent aux raids sur les côtes américaines et à la campagne de la Nouvelle-Orléans en 1814/1815.

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ci-contre à gauche un soldat des royal sappers and miners avec la tenue rouge à parements bleus rehaussés de jaune, comme dans l'artillerie les lacets du génie sont jaunes, le shako belge est porté avec cordelette et glands jaunes. Le plumet est blanc et le pantalon est le modèle gris porté avec les guêtres courtes typiques de la fin de la guerre.

 

 

 

Ces hommes (sous-officiers et soldats) étaient le coeur des troupes du génie anglais et occupaient des missions variées (construction ou destruction de fortification, mobilité en campagne etc..) Ils étaient commandés par les ingénieurs royaux.

Comme celle des ingénieurs, la tenue des artificiers était bleu foncé avec boutons argent, parements noirs et lacets jaunes, le shako "stove pipe" à plumet blanc surmontait le soldat. Ils portaient La culotte blanche et de grandes guêtres. La tenue de travail était composée d'une tunique bleue à rangée unique de boutons , d'un chapeau rond, d'un pantalon bleu. 

En 1812 avec la création du corps des sapeurs et des mineurs, l'uniforme fut remplacé lui aussi par une tenue rouge pour les mêmes raisons que les officiers ingénieurs, le shako belge remplaçait le "stove pipe" tout comme le pantalon gris remplaçait la culotte blanche. Les guêtres courtes remplaçaient les longues.

Un corps provincial d'artificiers existait au Canada, composé d'une compagnie de 50 hommes qui fut levée en  1813 pour la période de la guerre. Les artificiers canadiens portaient une tenue semblable à la tenue de travail des artificiers anglais, les hommes du coloured corps (voir article précédent  Les "coloured units" dans la guerre de 1812 ) furent également transformés en troupe du génie ( et adoptèrent vraisemblablement la même tenue) et renforcèrent le contingent sur place.  

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ci-contre à droite : le corps provincial des artificiers, effectuant les mêmes missions que les artificiers anglais, l'homme présenté ci-contre porte la tenue de travail des artificiers à savoir veste bleue à boutons en laiton, round hat et pantalon gris (parfois bleu), guêtres courtes.

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 15:33

 

  brownbess

Le "brown bess" ou brune lise est le mousquet en dotation dans l'armée anglaise durant la guerre de 1812. Cette arme équipe les forces armées anglaises depuis 1722 et fut en service dans ses différentes versions pendant plus d'un siècle. Certains brown bess furent utilisés durant la guerre de sécession.

 

Apparemment ce surnom "brown bess" viendrait du fait que son canon était bruni à l'antimoine pour éviter une usure rapide et les reflets, alors que d'habitude le canon était poli.

 

C'est un mousquet à âme lisse à platine ronde, avec un chien solide en col de cygne, comme tous les mousquets de son époque, l'ignition de la charge était assurée par les étincelles d'un silex frappé sur la platine et communiquées à la chambre via une petite ouverture appelée "lumière". Cette ouverture s'encrassant rapidement chaque soldat portait à son baudrier une petite aiguille pour nettoyer rapidement la lumière et assurer une bonne mise à feu.

 

 Long de 1.5m il tire des balles de plomb d'un calibre de 0.75 soit 19 mm qui est légèrement supérieur au calibre utilisé à l'époque des guerres napoléoniennes par les Français et les Américains lui donnant ainsi l'avantage d'une meilleure puissance d'arrêt et surtout de pouvoir utiliser les balles de ses adversaires.

 

D'une précision d'à peine 100 m il souffre du même problème inhérent aux armes de cette époque et de cette catégorie : mauvaise précision au-delà de 100 à 150 m, temps de chargement de 2 à 3 coups minute, efficacité fortement diminuée par temps de pluie, encombrement important.

  brownbess1

En 1812 le Brown bess est déjà un vieux mousquet en comparaison des modèles 1768 et springfield utilisés par les Américains, mais c'est une arme fiable et robuste.

 

 

ci-contre gros plan sur la platine du Brown Bess avec le chien en position désarmé, le bois de la crosse est en noyer huilé.

 

 

 

d'un poids de 4.7 kg, le modèle Long Land Pattern est la version la plus longue (1.59m) qui est utilisée par l'infanterie de ligne jusqu'à la fin du 18ème siècle avant d'être peu à peu remplacé par la variante Short Land Pattern puis indian pattern. Une baïonnette peut être fixée au bout du canon pour le combat au corps à corps.

brownbessbaionette

 

 

 ci contre à gauche : la baïonnette du Brown bess se place, via un système à douille à cliquet, sur le bout du canon et permet le tir tout en étant fixée.

 

 

Le Short Land Pattern est lourd de 4.8 kg mais est plus court de 10 cm, le laiton a remplacé le fer dans certaines parties.

 

La version Indian Pattern a été prévue pour le service outre-mer des unités coloniales anglaises ; il est d'un coût inférieur au long land pattern mais de qualité moindre. Il mesure 1.4m et pèse 4.39 kg, au final elle fut la version la plus utilisée  par bon nombre d'unités d'infanterie durant les guerres napoléoniennes.

 

Le new Land Pattern fut une variante utilisée par la garde anglaise et le 4th foot

une version au canon bruni (light infantry pattern) sera utilisée par les troupes légères anglaises, une version fut aussi créée pour les unités embarquées et bien sûr le mousquet le plus court pour la cavalerie (ce dernier mesurait 1.08m).

  BROWN BESS

 

 

 

ci -contre : variantes du Brown Bess, avec la plus utilisée durant les guerres napoléoniennes : l'Indian Pattern

 

 

 

 

 

 

Le film ci-dessous montre le chargement et le tir du Brown Bess

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