19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 17:54

Voici quelques drapeaux des régiments de l'armée américaine. Les drapeaux régimentaires de l'US infantry en 1812

Il est difficile de savoir précisément à quoi ressemblait tel ou tel drapeau de tel ou tel régiment, les rares exemplaires qui demeurent ne couvrent pas l'ensemble des régiments présents dans la guerre de 1812 et des différences notablNew Standard1es existent entre les modèles.

 

ci-contre à droite : un groupe de reconstituteurs avec le drapeau du 7th US infantry regiment. La frise est d'un modèle différent avec une couronne de laurier en son centre et une frange plus sophistiquée autour de la devise. Ce type de drapeau fut également porté par le 2nd et le 4th US regiment capturé à fort Bowyer et fort Détroit . Le dessin de l'aigle est également lègèrement différent : il semblerait que les modèles aient évolué en fonction des années de confection des drapeaux.

 

 

 

FourColours

 

 

ci-contre à droite : le Chelsea Hospital, grand batiment pour les invalides de guerre de l'armée anglaise, il regroupe une partie des drapeaux et étendards capturés par les armées anglaises durant ses différentes guerres. Nous pouvont observer les drapeaux des 2nd et 4th US regiment, ainsi que celui d'une milice de New York

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi les drapeaux d'infanterie américains (national color) sont en soie bleu foncé avec en leur centre un aigle américain peint. Ce dernier tient un faisceau de flèches dans sa serre droite et une branche d'olivier dans la gauche. la tête de l'aigle regarde en direction de la gauche (vers la branche d'olivier symbole de paix). Au-dessus de l'aigle est représenté une galaxie de 17 étoiles d'argent (le nombre peut varier) à 5 ou six branches. Au-dessous de l'aigle la devise du régiment qui consiste en une frise bleue (parfois rouge selon certaines sources) frangée d'or avec le numéro du régiment écrit en toutes lettres et en or. Entre chaque régiment il existe des petites différences comme la forme et le placement des étoiles, la couleur de la frise ou de l'aigle et la forme de ses ailes. il apparaît également que les drapeaux n'étaient pas équipés de franges avant 1834 contrairement a ce qui est parfois montré dans certaines représentations.

 

Le drapeau régimentaire en en soie chamois ou blanche parfois en jaune. Il se peut que le chamois ait été décoloré avec le temps et nous apparaisse blanc aujourd'hui sur les derniers exemplaires conservés. Le 25th régiment est souvent montré avec un drapeau régimentiaire jaune tandis que le 21st aurait une frise rouge pour le national color.

Voici 5 drapeaux régimentaires et nationaux des 9th, 11th, 13th, 21st et 25th regiments d'infanterie américains en 1813/1814

 

usflag9th

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

us regimental flag9th 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

usflag11th 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  us regimental flag11th

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  usflag2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

us regimental flag

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

usflag21st

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

us regimental flag21th

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 usflag25th

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

us regimental flag25th

 

 

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 17:25

 britartillerie

L'artillerie anglaise fut représentée sur le théâtre nord américain par les membres de la "RFA" ou "Royal Foot Artillery". Les unités d'élite de la Royal Horse  Artillery étaient toutes mobilisées dans la guerre contre Napoléon principalement en Espagne.

 

L'artillerie britannique est particulière dans le sens où elle n'appartient pas à l'armée, elle disposait de ses propres services comme l'intendance ou le service de santé. Le ministre de la guerre comme le commandant en chef n'avaient pas de pouvoir décisionnel sur ses actions. Le grand maître du matériel en était le chef. Dans les faits l'artillerie était heureusement placée sous le commandement du général en chef du théâtre d'opération ce qui facilitait grandement son emploi mais cette excentricité anglaise méritait d'être soulignée. L'académie royale de Woolwich était la maison mère de l'artillerie anglaise et la demeure de son chef.

 

En 1808 la royal artillery totalisait 10 bataillons à 10 compagnies chacun (forte théoriquement de 145 hommes, dans les faits entre 110 et 130). Chaque compagnie ou batterie totalisait 6 pièces, ( généralement 5 pièces de 6 livres et un obusier de 5.5 pouces) 8 wagons à munition, une forge, 3 wagons à bagages et un de roues suplémentaires. Cet ensemble demandant 100 conducteurs du corps of  artillery drivers et 200 chevaux. En plus de la royal horse artilery s'ajoutaient deux troop du rokets corps.

 

Au Canada seuls les membres de la RFA furent présents, les roquettes furent également utilisées, tout comme l'artillerie de la royal navy et sa batterie de roquettes Congrève.

 

Les pièces les plus communes furent les canons de 6 livres mais également les canons de 9 livres et les pièces anciennes de 24 livres, notament à Chippawa, qui dataient de la guerre d'indépendance américaine. Bien que l'artillerie anglaise fut l'une des plus mobiles et des plus modernes du monde, l'utilisation de pièces anciennes et en outre de fort calibre, ralentissait tant la cadence que bien souvent les rares duels d'artillerie entre Américains et Anglais tournèrent à l'avantage des premiers. A Chippawa les membres de l'artillerie américaine qui soutenaient l'attaque de la brigade dev2 x3 s02 ss00 06 Scott tiraient deux fois plus vite que leurs homologues anglais équipés, entre autres de pièces de 24 livres, et surclassèrent aisément ces derniers ( un canon de 6 livres anglais pesait 2624 livres et 2808 pour un canon de 9 livres)

Les obusiers les plus utilisés furent ceux de 5.5 pouces 

 

ci-contre à droite : pièce anglaise de 6 livres, ce fut le canon le plus courant de la guerre ; il était aussi le plus maniable de l'arsenal anglais et plus facilement déplaçable que les autres pièces d'un calibre plus grand et donc plus lourdes.

 

 v2 x3 s02 ss00 09

 

ci-contre à droite : attelage pour canon anglais, la pièce s'attachait via un crochet et était tirée par 4 à 6 chevaux (en temps normal), les artilleurs s'asseyaient sur la partie supérieure de l'attelage, les munitions étaient stockées dans la caisse en bois centrale. Ce système très mobile donnait une grande souplesse d'emploi aux artilleurs anglais par rapport au système plus classique de l'attelage à  pivot central comme le système gribeauval des Français, copié par les Américains. En outre les roues de l'attelage étaient interchangeables avec celles de l'affut du canon donnant encore plus de flexibilité à l'ensemble notamment pour réparer les dégâts subis par des tirs ennemis.

 

 

 

 

 

 

En 1812 étaient stationnées au Canada 9 compagnies de la RFA W. Payne's Company, 2nd Battalion RA Newfoundland

B. Fenwick's Company,  2nd Battalion, RA Maritimes

P. Wallace's Company 4th Battalion, RA Canada

J. Caddy's Company, 4th Battalion, RA Canada

J. Sinclair's Company, 4th Battalion, RA Canada

W. Holcroft's Company, 4th Battalion, RA Canada

H. Phillott's Company, 5th Battalion RA Maritimes

G. Crawford's Company, 6th Battalion,  RA Maritimes

J. St. Clair's Company,  7th Battalion, RA Maritimes  

 

En 1814 les renforts d'Europe amenèrent 6 compagnies de plus :

 

H. Farrington's  Company, 1st Battalion, RA Maritimes d'Irlande

S. Maxwell's Company,  4th Battalion, RA Canada (vétéran de la guerre de Péninsule)

H. Trelawney's Company,  5th Battalion, RA Canada (vétéran de la guerre de Péninsule)

G. Turner's Company,  9th Battalion, RA Canada (vétéran de la guerre de Péninsule)

J. Maclachan's Company,  10th Battalion, RA Canada

J. Addams' Company,  10th Battalion, RA Canada

 

A Lundy'Lane les Anglais alignèrent 2 canons de 24 livres et 7 de 6 livres, à la Nouvelle-Orléans ils alignèrent 22 canons et obtinrent la supériorité numérique en artillerie mais furent battus au feu par les canons américains mieux placés et mieux protégés.  

Comme les Américains, les Anglais ne répugnèrent pas à employer les artilleurs comme soldats d'infanterie, ainsi lors de l'attaque du Fort Niagara en décembre 1813 des artiileurs anglais regroupés en section de combat d'infanterie participèrent à l'attaque nocturne qui vit la chute du fort.

 

L'uniforme : il est taillé sur le même modèle que celui de l'infanterie mais le bleu foncé remplace le rouge, le shako est le modèle "stove pipe" à plumet blanc, qui sera remplacé par le "belgic shako" en 1814. Toutes les unités qui arrivèrent en renfort en 1814 étaient déjà équipées du "belgic shako". L'uniforme est attaché par une rangée centrale de boutons jaunes avec de chaque côté des boutons des lacets en forme de bastions jaunes que l'on retrouve sur les manches. Les artilleurs portent des pattes d'épaules rouges surlignées de jaune avec des renforts en laine jaune au bout. Les pantalons étaient blancs, gris ou bleu gris quand les premiers venaient à manquer. Les officiers portaient ou le shako ou le bicorne ainsi que les épaulettes dont le nombre et le placement indiquaient le grade pour les officiers subalternes. Les sous-officiers comme les officiers portaient l'écharpe rouge autour de la taille. Tous les artilleurs portent l'épée droite (seule arme de défense au corps à corps).

 

Les compagnies utilisées comme infanterie avaient droit au fusil en dotation dans l'artillerie anglaise le "Brown Bess indian pattern" raccourci comme les troupes légères anglaises. 2006Cryslers82  

 

 

 

 

ci-contre à droite : artilleur anglais dans la tenue 1812/1813 avec le shako "stove pipe" à plumet blanc, l'uniforme est bleu foncé à parements rouges (col et manches), les lacets en bastions jaunes sont bien visibles, comme dans l'infanterie notre reconstituteur porte des renforts en laine sur les épaules mais de couleur jaune. Le pantalon est blanc mais le plus souvent sera gris. La tenue des artilleurs anglais est très semblable à celle des artilleurs américains en début de guerre, un syndrome très répandu dans la guerre de 1812 fut l'apparence des combattants parfois très similaire (augmentant le risque de tir fratricide).

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 22:15

100thfoot

Le 100th regiment of foot fut levé en Irlande en 1804, il prit le nom " Prince Regent's County of Dublin Regiment" pour marquer son origine irlandaise. Il fut envoyé en Amérique du nord en 1805 mais durant le transfert un des transports de troupes se disloqua sur des récifs et engloutit 271 hommes du régiment. Le régiment établit ses quartiers dans la garnison de Québec.

Il participa à la guerre de 1812 et vit sa première action de combat dans le raid sur Sackett'harbor en mai 1813, puis dans l'attaque du fort Niagara et des raids sur Buffalo et Black Rock. 100th Regiment of Foot

Le régiment participa à la bataille de Chippawa en juillet 1814 où il subit des pertes extrêmement lourdes face à la "Scott'brigade". L'effectif du régiment à la fin de la bataille s'élevait à 250 hommes et 4 officiers.

Il participa ensuite au siège du fort Erié où il subit encore de nombreuses pertes. Par ses actions et son engagement dans la campagne du Niagara, l'honneur de bataille "Niagara" lui fut attribué. 

 

ci-contre à gauche : soldat et officier d'une compagnie du centre reconnaissables au plumet rouge et blanc du shako. Le pantalon gris et le "belgic shako" indique la tenue portée fin 1813 début 1814

 

 

Renommé 99th regiment of foot en 1816, il quitta l'Amérique pour l'Angleterre en 1818. Comme les régiments suisses au service de la couronne qui participèrent à la guerre de 1812, beaucoup des soldats irlandais du 100th foot préférèrent rester au Canada plutôt que de retourner en Europe.

 

L'uniforme :

la couleur distinctive du régiment est un jaune assez foncé "deep yellow", les parements de poitrine sont des lacets  terminés en carré positionnés en isolés. Les boutons et galons sont or et jaunes. Le pantalon guêtre est blanc à l'origine puis sera remplacé par un pantalon large gris avec guêtres courtes grises en 1813. Le shako "Stove pipe" porté à son arrivée fut remplacé par le "belgic shako" fin 1813.

comme pour toutes les unités anglaises du Canada le régiment portait la tenue complète (pantalon gris, guêtres courtes et "belgic shako" en 1814.

Il est possible que la compagnie légère ait gardé son shako "stove pipe" plus longtemps que le reste du régiment dans un but de différenciation avec les compagnies du centre. Le 100th foot avait de plus quelques spécificités bien à lui : les sous-officiers des compagnies du centre portaient leurs galons sur les deux bras, ceux des compagnies de flanc les portaient sur le bras droit pour les grenadiers et le gauche pour les légers. En outre certaines sources indiquent que les manches étaient dépourvues de lacets alors que réglementairement elles devaient en porter.

 

Sur la planche on peut observer l'uniforme tel qu'il fut décrit comme porté par les hommes du 100th foot en 1813/1814, le drapeau du régiment (non montré sur la planche) était jaune avec les armes du prince régent en son centre et le numéro du régiment ; les musiciens devaient porter la tenue traditionnelle inversée. Le régiment en 1812 devait porter le shako stove pipe et la culotte blanche au lieu du pantalon gris mais ce n'est pas certain. Le bouton est celui en métal blanc d'un "private" ; ceux des officiers étaient argentés. Les grades des sous-officiers sont montrés pour différencier ceux des autres régiments qui n'accordaient le droit de porter les chevrons sur les deux bras qu'aux seules compagnies de flancs.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 11:25

 usartillery

L'artillerie des Etats-Unis au déclenchement de la guerre comporte 2 unités : le régiment d'élite de la "light artillery" (déjà étudié dans un précédent article) et 1 régiment d'artillerie classique ou "regiment of artillerist". Le régiment de la light artillery est à 10 compagnies tandis que le régiment d'artillerie est à 4 bataillons de 5 compagnies.

 

Le 11 janvier 1812 le congrès autorisa la création de deux autres régiments d'artillerie à pied le 2nd et 3rd regiment of artillery. Le regiment "of artillerist" devint le 1st regiment of artillery et au même titre que les deux autres, un régiment d'artillerie standard.

 

Les besoins en hommes étaient tels, que les régiments d'artillerie servirent parfois en tant que bataillons d'infanterie.

    Nous ne reviendrons pas sur les tenues de la light artillery. Pour ce qui est des trois régiments d'artillerie, le premier en tant que régiment le plus ancien portait en 1812 la tenue bleu foncé avec col et manches rouges surlignés en jaune, la veste possède de longues basques qui tombent derrière les genoux. Le chapeau de bras est porté avec un plumet blanc, la poitrine possède trois rangées de boutons jaunes reliées entre elles par des cordes doubles jaunes.

A partir de 1812/1813 une tenue simplifiée fut adoptée pour tous les régiments d'artillerie, le chapeau de bras est remplacé par un shako en feutre spécifique à l'artillerie, la poitrine est attachée par une simp302ec7e9-faa1-45e3-ab6c-91b39f931425le rangée de boutons avec lacets jaunes de part et d'autre. Le deuxième régiment recevra des tenues capturées de la royal artillery ce qui aura pour effet de faire ressembler comme deux gouttes d'eau l'artilleur américain à l'artilleur anglais. La poitrine arborant un laçage typique en bastion. (voir planche)

 

ci-contre à droite un artilleur américain dans la tenue de 1812 avec lacets de poitrine jaunes, pantalon-guêtre blanc, shako de feutre, derrière lui une pièce de 6 livres système Gribeauval français de couleur bleu gris avec canon en fer et non en bronze

 

 

 

En mai 1814, les trois régiments d'artillerie classiques furent regroupés en un "corps of artillery", le but étant d'aplanir les différences qui existaient entre le 1st et les deux autres régiments d'artillerie (promotion interne des officiers limitée au seul corps d'apartenance dans le cas des deux régiments post 1812). En outre le corps of artillery devait simplifier l'emploi tactique de l'artillerie sur le terrain. Mais dans les faits les défficiences au niveau du commandement et de l'organisation ne permirent pas d'atteindre ces buts et le corps fut dispersé entre les nombreuses affectations, perdant de ce fait sa capacité tactique et annulant sa souplesse d'emploi. Néanmois le corps perdura jusqu'en 1821.

Durant toute la guerre de 1812 l'artillerie américaine fut présentée comme au-dessus de la moyenne. Elle se comporta bien au combat et fut présente absolument partout en tant que canonnier ou soldat ; pour plus de renseignements quant au matériel et aux combats voir l'article précédent sur l'artillerie américaine.

L'uniforme :

Le corps of artillery vit arriver le nouvel uniforme bleu foncé court avec shako "tombstone", toute ornementation avait disparu. Seul le col gardait des laçages jaunes mais était bleu tout comme les manches ; le pantalon-guêtre fit place au pantalon large porté par-dessus les demi-guêtres, blanc en été et bleu en hiver ; les manches possédaient trois boutons jaunes sans lacets, le plumet demeurait blanc et les cordelettes de shako jaune tout comme la plaque. Les officiers gardaient les basques longues avec écharpe rouge autour de la taille mais préfèraient le shako à l'ancien bicorne.

 

La planche (en haut)

 

La planche représente de gauche à droite : un artilleur du premier régiment dans sa tenue 1810 avec le chapeau de bras et les basques très longues, un officier en bicorne puis un artilleur du deuxième régiment avec une tenue faite à partir d'un uniforme anglais de la royal artillery (600 uniformes ont été capturés et redistribués. Comme les artilleurs, les musiciens bénéficièrent de ces uniformes , rouges cette fois, pour pallier au manque chronique  de cette armée). Un artilleur anglais est représenté pour montrer à quel point les deux tenues sont proches. Un artilleur du deuxième régiment dans sa tenue américaine cette fois avec lacets jaunes puis un artilleur du premier régiment en 1813 dans l'uniforme porté par les unités des forts côtiers (sans lacets de poitrine). En encadré deux membres du corps of artillery dans l'uniforme de 1814 simplifié à l'extrème à l'image de ce qu'il se faisait dans l'infanterie avec l'adjonction du nouveau shako "tombstone".

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 14:19

uppercanadamilitia

Pour la défense du haut Canada le Général Isaac Broke disposait de 1500 soldats réguliers et d'environ 4000 miliciens. La milice regroupait des éléments de volontaires comme les Glengarry light fencibles infantry, la milice d'élite incorporée et la milice provinciale qui ressemble à la milice sédentaire du bas Canada.

 

Le bataillon de la milice incorporée concernait des gens de 18 à 45 ans et recevait un statut d'unité permanente quasi militaire, organisé et équipé comme un bataillon anglais. Levé en 1813 à partir de volontaires, en partie, de la milice, ce bataillon fut stationné à York et servit avec distinction à la bataille de Lundy'Lane. La présence sous les armes ne devant pas dépasser les 6 mois, les unités de milice permanente comme la milice incorporée devait faire tourner ses hommes pour garder le bataillon sous les armes toute l'année. Les membres des compagnies de flanc des bataillons incorporée tout comme les régiments de milice provinciaux avaient droit à un régime spécial : ils restaient sous les armes plus longtemps mais pouvaient rentrer chez eux pour leur affaires urgentes si la situation militaire n'était pas préoccupante et étaient en outre exemptés de certaines servitudes civiles.

 

Tout comme son homologue du bas Canada, la milice provinciale étant la dernière ligne de défense et la moins bien préparée, ne bénéficiera pas de la possibilité d'habiller tous ses hommes avec un uniforme. Tous les ans les miliciens de 16 à 50 ans (limite d'âge qui passera ensuite à 60 ans devant le faible nombre de recrues) doivent passer une semaine à s'entraîner afin de recevoir un minimum d'instruction militaire. Le militia act de 1794 (plus tard le militia act du haut Canada de 1808) stipulait l'organisation et le fonctionnement de la milice. La milice provinciale n'est appelée que lors d'une invasion ennemie (ce qui sera le cas en 1812), il était possible d'échapper à la conscription de la milice  si on  appartenait à des corps de métiers bien particuliers comme les marins, chirurgiens, scientifiques, meunier etc ou si ses croyances religieuses (quaker, Tunker ...) n'étaient pas en adéquation avec le métier des armes. Les personnes exemptées de ce service devaient néanmoins se faire connaître et payer une somme d'argent forfaitaire de 20 shilling  en temps de paix et 5 livres en temps de guerre. Refuser de se présenter à son unité sans raison valable en temps de crise, entraînait une amende variant de 20  à 50 livres et d'une peine de prison de 6 mois à un an , tout dépendait de la fonction que l'on était sensé occuper. Chaque régiment de milice conprenait de 8 à 10 compagnies  issues du même district. En théorie la milice affichait un effectif de 11650 hommes mais dans les faits les désertions furent nombreuses, certains hommes rechignaient à se battre pour l'Angleterre quand ils ne passaient  carrément pas du côté américain. (un bataillon de volontaires canadiens se battra avec les Américains dans la campagne du Niagara)

 

Malgré une faible préparation qui s'est tout de même améliorée à partir de 1808, lorsque les tensions avec les Etats-Unis grandissaient, l'entraînement annuel passa de une à 4 sessions.  La milice obtiendra de bons résultats au combat et recevra l'éloge de ses chefs quant à son comportement dans les batailles. Active tout le long du conflit elle fut largement impliquée, de la campagne de Détroit jusqu'à celle du Niagara. Force d'appoint de seconde zone, la milice sédentaire offrait le grand avantage de pouvoir fournir une force de combattants relativement importante et à moindre coût.

Un régiment de milice  comprenait :

1 colonel, 3majors, 12 capitaines, 14 lieutenants et 14 enseignes, 1 adjudant et 1 quartier-maitre.

    Chaque  compagnie était commandée par un capitaine et comprenait également  1 sergent-major, 3 sergents, six caporaux et de 20 à 80 soldats.

 

Si la milice d'élite incorporée réussira à obtenir un uniforme plus ou moins réglementaire, les miliciens provinciaux classiques iront au combat avec un uniforme vert à parement jaune ou rouge comme les bataillons de la milice incorporée du bas Canada, mais la plupart du temps, les miliciens devaient se contenter d'une tenue civile.  Le général Brock insista néanmoins sur le fait que les miliciens  devront rejoindre leur unité avec une tenue sombre et un chapeau rond "round hat" très courant à l'époque, un foulard blanc autour du bras. Les miliciens américains étant souvent vêtus de gris, les tenues civiles grises seront interdites en été pour éviter toute confusion. Les officiers dont les moyens le permettaient, s'habillaient avec la tenue rouge des troupes anglaises et le plus souvent un chapeau "round hat" .

milice canadienneCertaines unités se virent attribuer un "great coat" le grand manteau gris de l'armée anglaise avec parfois des shakos stove pipe ou belgic pour la fin de la guerre. Ainsi en hiver certaines unités affichaient un semblant d'uniformité. 

 

 

ci-contre à droite un exemple de tenue civile portée par les miliciens du haut Canada. Les bandoulières porte-giberne et baïonnette ainsi que la besace sur le côté sont les seuls éléments militaires (avec le fusil). Pour éviter toute confusion avec les miliciens américains qui parfois portaient des tenues identiques, le choix des couleurs fut les vêtements sombres et le port d'un foulard blanc autour du bras et/ou du chapeau. Les miliciens américains de l'état de New York ont adopté ce même système mais portaient un foulard rouge.

Lors de la révolte patriote de 1837 les miliciens du haut Canada continuèrent d'adopter ce système des foulards.

v2 c5 s14 ss01 01

 

 

 

On peut apercevoir un exemple de milicien en 1837 à droite, peu d'éléments peuvent nous permettre de faire la différence avec son camarade de la guerre de 1812, hormis le chapeau haut de forme plus en vogue à cette époque que le round hat, l'écharpe blanche est portée autour du chapeau. Le fusil est encore un "Brown Bess" qui affichait un âge fort respectable en 1837 et démontrait encore une fois que la milice sédentaire était la dernière à recevoir les armes et équipements de qualité propre sà l'armée régulière.

 

 

Sur la planche tout en haut, on peut apercevoir la tenue verte portée par la milice incorporée en début de conflit et qui fut parfois distribuée aux miliciens provinciaux, puis des exemples de tenues civiles avec les écharpes blanches autour du bras ou du chapeau. L'officier porte une tenue rouge avec parement bleu foncé et galon or avec un "round hat". Un milicien en manteau et enfin la tenue de combat d'un milicien en été et en tenue civile. 


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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 18:45

 voyageur canadien

Les unités provinciales canadiennes furent nombreuses et parmi elles se trouvaient des unités pour le moins atypiques pour ne pas dire hors normes. Le corps des voyageurs canadiens fait partie de ces unités recrutées dans l'urgence et qui se démarquaient de l'armée régulière par une tenue et un comportement non conforme aux standards de l'armée anglaise.  Malgré tout les hommes qui le composèrent, habitués au milieu hostile  nord canadien, remplirent parfaitement leur mission et aidèrent le Canada à repousser un ennemi plus nombreux.

 

Le corps des  voyageurs canadiens est unité légère, recrutée en 1812 et dissoute en 1813. Devant la menace que les Américains faisaient peser sur les voies de communications fluviales, un corps de voyageur fut levé pour sécuriser ces fameuses voies. Composé d'hommes habitués à les utiliser, la compagnie du Nord Ouest militarisa une partie de ses employés afin de constituer ce corps. Circulant sur des canoés indiens ils furent actifs dans la région située entre Montréal et Kingston tout comme dans le secteur du lac Michigan et assurèrent la protection des communications fluviales de ces zones.

L'effectif de l'unité comprenait :  1 capitaine, 10 lieutenants, 10 "conductors " (équivalent de sergent), 400 hommes.

Chasseurs, bateliers, trappeurs,  ils devaient être équipés par les britanniques en uniforme rouge mais les hommes refusèrent devant l'iinadéquation de ces tenues dans leur mission et gardèrent des tenues civiles (toque en fourrure, capote en couverture épaisse et mocassins, en été une simple chemise et un pantalon). Leur armement comprenait des carabines, tomahawk et couteau. Les anglais leur fournirent des piques, épées et autres pistolets mais jugés trop encombrants il n'équipèrent que les officiers de cette unité.

Minée par l'indiscipline d'hommes au fort caractère, cette unité atypique entretenait de bonnes relations avec les indigènes (ils portaient d'ailleurs de nombreux effets d'habillements indiens comme les mocassins et les jambières en peau) et étaient de formidables éclaireurs ainsi que de redoutables partisans gràce à leur bonne connaissance du pays et  à leur capacité a y évoluer en toute autonomie.

 

Ils eurent le triste privilège de subir parmi les premiers, les affres de la guerre, lors d'une mission au village de Saint Régis le 23 octobre 1812, 30 voyageurs et leur officier furent surpris par 400 soldats américains qui eurent tôt fait de les balayer tuant 8 d'entre eux et capturant les autres ainsi qu'un drapeau anglais (premier drapeau capturé dans la guerre de 1812).

Malgré ce revers, l'action des voyageurs fut bénéfique pour les britanniques. Tout en gardant ouvertes les voies de communication, les voyageurs permirent de faciliter les aprovisionements des forts isolés notamment Michilimackinac, tout en permettant aux Anglais de mener de petites offensives dans l'ouest comme lors de la bataille de la rivière Raison.

 

Finalement la mission assurée par les voyageurs fut confiée au commissariat de l'armée anglaise et le corps des voyageurs fut dissout le 14 lmars 1813. Néanmoins devant les succès rencontrés par les voyageurs canadiens, un autre corps provincial de voyageurs sous commandement militaire anglais fut mis en place jusqu'à  la fin de la guerre.

 

La planche au-dessus représente un des exemples de tenues portées par les voyageurs canadiens en été et en hiver, en aucune façon il ne s'agit d'un uniforme, mais bien de la tenue civile que les membres de la compagnie du nord ouest portaient en temps de paix et qui était parfaitement adaptée aux conditions climatiques locales.

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 23:17

  provincialdragoon

Connus également sous le non de troupe de Coleman (d'après le nom de leur chef), les Canadian light dragoons ou dragon légers canadiens sont une unité de cavalerie légère qui servira principalement dans le haut Canada.

 

Les dragons volontaires canadiens furent autorisés à recruter 5 escadrons dans la région de Montréal. N'ayant pas reçu l'entraînement spécifique de la cavalerie légère, ils ne purent servirent que d'unité de reconnaissance ou de liaison ou bien en combattants démontés. Seul les deux régiments de dragons légers anglais (le 14th et le 19th) formeront des unités à cheval réellement combattantes de l'armée anglo-candienne. A noter que les canadiens possédaient plusieurs unités à cheval de volontaires provinciaux:

les "canadian light dragoons"

les "royal Montreal Troop of light dragoons"

Les "Quebec Volunteer Cavalry"

Les "Niagara dragoons"

Les "Niagara frontier Guides"

 

Souvent affiliés avec les "royal Montreal Troop of light dragoon ils formeront une brigade de cavalerie canadienne. Ils seront présents à Beaver's Dam, Black Rock, Schlosser et Moraviantown. Le régiment fut dissout en avril 1815.

Initialement, le régiment devait être équipé comme le 19th light dragoon anglais mais la pénurie d'uniformes obligea les dragons légers canadiens à adopter une tenue plus simple.

 

L'uniforme :

casque tarletton ou chapeau "round hat" (surmonté d'une crête en peau d'ours ) avec ou sans plumet blanc, veste courte bleue avec revers, manches et col rouges, pantalon gris renforcé à l'entre-jambe. Une version plus élaborée de leur uniforme les montre avec des manches et le col équipés de lacets blancs comme l'infanterie anglaise, une ceinture de dragon léger jaune et rouge (or pour les officiers)  et une bande rouge avec boutons blancs sur le pantalon. Il semble que cette tenue ne fut peu ou pas portée.

Les musiciens portaient la même tenue que les hommes avec peut être une différence au niveau du plumet si ce dernier était porté. L'armement était principalement composé d'un sabre de cavalerie légère et d'un mousqueton.

 

 

v2 c4 s17 ss04 02

ci-contre à gauche : un cavalier des dragons volontaires canadiens en 1813 ; il porte une tenue bleu courte et fermée par une seule rangée de bouton smétal, le cols et les manches sont rouges. Le pantalon est gris avec renfort de cuir comme c'est souvent le cas chez les cavaliers. Son casque est un modèle Tarleton très en vogue durant la guerre d'indépendance américaine et largement utilisé par les milices et unités de volontaires tant canadiennes qu'américaines et aussi bien pour la cavalerie que pour l'infanterie. Le tapis de selle n'est pas très élaboré et la shabraque en peau de mouton est d'un modèle courant que l'on peut rencontrer dans la plupart des cavaleries d'europe.

Le chapeau "round hat" avec crête en peau d'ours fut également utilisé ; il semble que plusieurs autres unités à cheval canadiennes comme les Niagara dragoon aient porté une tenue quasi similaire.

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 11:08

Grâce à l'aide opportune de Ewan Wardle, quelques planches concernant les troupes anglaises ont pu être améliorées d'un point de vue historicité des uniformes portés précisément dans la période qui nous intéresse. Merci encore Ewan pour ton aide.

planches concernées :

1st scot

41st foot

89th foot

14th light dragoon

19th light dragoon

93rd highlanders

Sinon cette vue du 21th régiment d'infanterie américain attaquant à lundy'Lane.

USinfantry attack1812

La tenue portée par cette unité est le coatee bleu foncé sans parements rouges avec seul les lacets blancs sur le col.

Le pantalon blanc large est porté puisque nous sommes en été 1814. Le sergent est reconnaissable (épaulettes et écharpe rouge autour de la taille) en bout de file afin de vérifier l'alignement.

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 18:30

michiganlegion

Le  Michigan a acquis le statut de territoire en 1805. C'est un vaste domaine qui s'étend entre les lacs Michigan et Erié dont la principale ville est Détroit. Durant la guerre de 1812 c'est dans cette zone que la première tentative d'invasion des USA va tourner au désastre et verra la capitulation de son gouverneur William Hull à fort Détroit le 16 août 1812.

Sa milice est à l'image de sa population : réduite. Le district d'Erié fournit un régiment à 8 compagnies : le 1st regiment ; le secteur de la rivière Raisin fournira le 2nd régiment à 7 compagnies plus une de cavalerie. Le district de Huron mit en place un bataillon d'infanterie à 4 cies et le secteur de Michilimackinak 2 compagnies d'infanterie.

Le plus important corps de volontaires fut le "legionary corps" ; il concernait tous les jeunes hommes volontaires de l'ensemble du territoire excepté le distric d'Erié.

Ce corps regroupait tous les volontaires capables de fournir leur propre matériel, uniforme et armement, il regroupait une compagnie d'infanterie légère, une de riflemen, un escadron de cavalerie et des artilleurs. Le corps était sous le commandement d'un lieutenant-colonel.

 

En 1807 les compagnies d'infanterie légère et de riflemen passaient sous service fédéral.

Si la loi du 27 septembre 1805 stipule pour la milice du Michigan les uniformes qu'elle doit porter, le legionary corps posséda ses propres uniformes.

Le corps fut impliqué dans la campagne de Détroit avec son unité de cavalerie ainsi que les soldats d'infanterie légère. Ils participèrent activement aux combats de cette zone.

Malheureusement la quasi totalité du corps fit partie des troupes qui se rendirent dans la défaite de fort Détroit. La chute de Fort détroit et l'occupation d'une grande partie du Michigan par les forces anglo-canadiennes mit un terme aux activités de la milice du Michigan et de son legionary corps. Mais les miliciens du Michigan prirent une part active dans le retour du territoire sous l'égide des USA sous le commandement du général Harrison ; ils se battirent à fort Meigs, La rivière Raisin et après la victoire de la rivière Thames en 1813, l'acte du 17 décembre 1813 reconstituait la milice du Michigan et  sa légion. Les troupes du Michigan prirent part à de nombreux combats durant la tentative de conquète du haut Canada en 1813/1814.

 

L'uniforme : (la planche est une interprétation d'une description textuelle de l'uniforme de la légion) 

comme vous pouvez le voir sur la planche au-dessus l' artilleur possède une tenue bleu foncé avec basque longue habituelle pour cette arme, les parements sont rouges et le chapeau de bras ou le bicorne fut sa coiffure. La tenue d'hiver diffère par un pantalon bleu avec liseré rouge.

 

Le soldat d'infanterie légère porte un uniforme bleu sombre avec parements chamois, veste blanche et pantalon blanc, le chapeau round hat avait parfois un des bords rabattu sur le fut, le plumet est blanc et là enclothes4core le pantalon bleu avec liseré jaune remplace le pantalon blanc en hiver.

 

 

 

 

 

ci-contre à droite : deux reconstituteurs en tenue de soldats légers de la michigan legionary corps. Le chapeau round hat possède un grand plumet blanc, l'uniforme bleu foncé est à parements chamois ou "buff" le pantalon blanc indique qu'il s'agit d'une saison chaude

 

 

 

 

 

Le rifleman porte une tenue vert sombre avec parements chamois, chapeau round hat avec un plumet vert, un pantalon blanc complète le tout. Le pantalon bleu à liseré chamois remplace l'autre pantalon en hiver. Les riflemen furent initialement équipés avec des carabines , mais reçurent des mousquets springfield en 1812 et perdirent donc leur spécificté de riflemen.

Le cavalier porte une veste courte rouge avec parements noirs, le casque en cuir est a crête en peau d'ourson avec un bandeau bleu et un plumet blanc.

l'officier porte un uniforme bleu foncé avec parements chamois, bicorne avec un plumet blanc à pointe rouge et une cocarde rose.

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 14:14

  newjerseymilice

La milice du New Jersey obeit au "militia act" de 1792, elle est organisée en compagnies puis régiments d'infanterie, de cavalerie et d'artillerie. Chaque régiment possédant deux compagnies de flanc, l'artillerie de l'état comporte 8 compagnies. en 1798, les compagnies de cavalerie furent organisées en escadrons tandis que l'infanterie et l'artillerie se réorganisaient en bataillons et en régiments. Enfin des compagnies de rifles furent autorisées à être levées en 1812.

La milice du New Jersey prit une part plus active dans la guerre de 1812 à partir des incursions anglaises dans la baie de la Chesapeak où de nombreuses unités du New Jersey furent envoyées pour garder les nombreux forts côtiers jusqu'en novembre 1814.

Finalement peu d'unités de la milice du New Jersey virent l'action et se bornèrent à des misions de garnison.

L'uniforme :

Les officiers généraux portaient l'habituelle veste bleu foncé avec des parements chamois, avec boutons et épaulettes dorées.

La cavalerie portait une veste bleue courte avec là encore des parements chamois ainsi que des bottes hautes sur une culotte blanche, casque tarleton avec bande jaune et plumet vert à pointe rouge.

L'infanterie devait possèder une veste bleue à parement rouge avec un "round hat", les unités de grenadiers et de légers avaient une tenue bleue à longues basques avec parements rouges et revers de basques blancs ainsi qu'un bicorne à plumet

blanc et rouge ou bleu et rouge (pour l'infanterie légère)

La planche ci-dessus est une interprétation des descriptions faites de cette milice et est donc à prendre avec la plus grande prudence quant à son exactitude. Une seule unité de volontaires est représentée : il s'agit des rangers de Morris (du comté de Morris) qui portaient une veste bleue à haut col et pantalon blanc ainsi qu'un "round hat" décoré.

L'uniforme de l'infanterie et de certains officiers fut simplifié comme on peut le voir sur les uniformes de la deuxième ligne, la veste à revers a laissé place à une veste courte à simple attache, les chapeaux portés pouvaient être de type "round hat", "leather cap", bicorne, chapeau de bras ou chapeau à cimier en peau d'ourson.
Les plumets pouvaient varier en couleur, mais j'ai laissé le plumet rouge d'origine. 

L'uniforme du chirurgien simplifié pouvait avoir des parements rouges ou chamois.

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