10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 07:49

  lowercanadamilitia1812

Le bas Canada, en majorité francophone devait se résoudre à compter principalement sur ses propres forces pour assurer sa défense : peu d'unités régulières de l'armée britannique pourraient assurer ce rôle et aucun renfort n'était envisagé au début de la guerre de 1812.

L'appel à la milice pouvait en partie combler le déficit humain qui existait dans les forces de défense du Canada. L'organisation de la milice Canadienne dépendait du lieu de son recrutement mais on peut retenir plusieurs niveaux :

les unités de "Fencibles" sont des formations territoriales composées de soldats recrutés localement, organisés et équipés comme l'armée régulière. En outre ils sont considérés comme une unité quasi régulière dont la principale différence avec l'armée est son champ d'action limité à l'Amérique du nord.

la milice permanente "full time militia" : regroupe les unités de milice qui servent tout le temps du conflit. De nombreuses unités de volontaires ou de conscrits furent levées en miliciens permanents comme les "select embodied militia" ou les voltigeurs canadiens. L'entraînement variait beaucoup et allait du bon au plus mauvais.

la milice sédentaire : est la dernière barrière de défense et regroupe les unités levées en urgence pour un temps plus court.

La " select embodied militia " était donc une formation de la milice permanente du bas Canada, elle fut créée en 1812. Quatre bataillons puis 6 virent le jour, deux autres furent ajoutés en 1813 à Montréal mais eurent une existence éphémère devant l'absence de menace directe sur la ville.

Ces bataillons étaient composés de volontaires mais aussi de conscrits (chosen men) devant servir pour un an. Comme souvent les milices eurent du mal à se procurer un uniforme réglementaire. La tenue rouge ayant été choisie (ayant mauvaise réputation auprès des francophones la plupart des autres unités de milice et de volontaires choisirent une tenue différente qui ne freinerait pas la motivation des recrues potentielles) , le manque d'uniforme a conduit une partie de ses membres à utiliser un uniforme vert, voire pas d'uniforme du tout (une simple écharpe blanche autour du bras sur une tenue civile servait d'uniforme).

Sur la planche ci-dessus, on peut voir d'après diverses sources les tenues probablement portées au début du conflit par les bataillons de miliciens.

Les shakos étant rares, il est vraisemblable que les chapeaux "round hat" furent utilisés en nombre, limagesCAI9MIJQLes couleurs des parements sont à prendre avec précaution, certaines sources indiquant un col et des manches rouges d'autres jaunes ou bleu foncé.

Les bataillons étant organisés comme l'armée régulière britannique, ils étaient à 10 compagnies dont deux de flancs (une de grenadier : plumet blanc et wings sur les épaules) une de légers (plumet vert et wings sur les épaules). Il semblerait que seul le 1st bataillon était doté d'une tenue rouge, les autres devaient se contenter au mieux d'un mix de tenues rouges et vertes ou complètement vert. Le pantalon était de couleur gris bleu voire gris pour les officiers.

En 1813 les 6 régiments reçurent enfin la tenue rouge réglementaire, le shako "stove pipe" et des couleurs de parement distinctives.

En 1814 les couleurs de parement changent mais la tenue reste la même, le shako " belgic " fut vraisemblablement porté mais sans garantie, le pantalon pouvait être bleu gris ou gris.

 

Sur l'image ci-contre à droite on peut remarquer un ensemble hétéroclite d'effets militaires

non réglementaire : le shako est celui de l'infanterie légère or les cies de flancs possèdent une

plaque de shako et non un cor de chasse (seuls les régiments d'infanterie légère en ont ) le pantalon est bleu, la tenue est verte à parements rouges et notre soldat possède des pattes d'épaule sans renfort de laine blanche comme il est de coutume pour les compagnies du centre. Le plumet est blanc et rouge alors que si notre homme appartenait à une unité légère il serait vert. Ce qui démontre la difficulté pour ces unités de s'équiper convenablement et conformément au règlement.

 

Les compagnies légères des 4 premiers bataillons formèrent avec d'autres compagnies légères deux bataillons de légers, qui seront dissous dans le courant de l'année 1814. Dispersés sur tout le territoire, les miliciens participèrent à plusieurs combats, dont Chateaugay et sur tout le secteur de Montréal. Le 5th bataillon fut transformé en unité légère  les "chasseurs canadiens" suite à des rapports de mauvaise conduite. Le 6th bataillon servit en garnison à Québec et ne vit pas de combat.

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 20:54

dragon léger

Au début du conflit l'US army ne compte que deux régiments de cavalerie : les 1st et 2nd US light dragoon.

La guerre d'indépendance avait démontré l'importance dans les combats de ces unités de cavalerie légère dans l'éclairage, les communications, le harcèlement de l'ennemi. Des deux cotés, des unités de cavaliers (le plus souvent des dragons légers) furent engagées pour mener à bien ce type de missions et bien sûr contrer les unités de cavalerie adverse. L'engagement de la cavalerie s'arrêtait là, point de grandes charges endiablées comme l'on a pu en voir sur les champs de bataille européens. Le terrain fortement boisé ne s'y prêtant guère à la frontière avec le Canada, la guerre de 1812 ne vit pas plus d'action de cavalerie. Soutenue par des éléments de volontaires les deux régiments de cavalerie américains furent engagés dans des escarmouches contre les indiens ou en petits détachements contre les anglo-canadiens. La seule charge décisive menée par une unité de cavalerie américaine fut du fait des volontaires montés du Kentucky menés par le colonel Johnson à la bataille de la Thames river en 1813.

 

Ramenée à deux régiments de dragons légers au début de la guerre de 1812, la cavalerie de l'armée américaine ne put jamais obtenir les pleins effectifs pour ses deux régiments à l'instar de l'infanterie.

Ne sachant comment utiliser la cavalerie , les commandants américains se contentèrent de la fractionner en petits éléments qui se distingueront aussi bien à cheval qu'à pied sur différents combats. Ce sont eux qui couvriront la retraite de l'armée américaine après la déroute de Crysler'farm, ils assureront la poursuite et le harcèlement (léger) de l'armée anglaise après la bataille de Baltimore.v2 c4 s13 ss01 02

 

L'uniforme des dragons est à la fois sobre et élégant, tenue bleu sombre avec trois rangées de boutons reliés entre eux par des cordes bleu foncé ; les cols sont élégamment galonnés en blanc ou argent ainsi que les manches. les officiers et les sous- officiers à partir de Maréchal des logis auront des "wings" sur les épaules comme les troupes légères anglaises.

Le casque de 1808 est remplacé par un casque à cimier copié sur les modèle anglais et français. Les culottes seront de couleur blanche ou bleue (parfois en casimir brun clair). La couleur des plumets indique le grade (voir planche).

L'écharpe rouge symbole de commandement est encore présente chez les cadres avec la ceinture en cuir blanchi dessus.

Les plaques de casque ou de buffletterie sont argentées.

En 1814 les deux régiments sont amalgamés en un seul et disparaissent complètement à la fin de la guerre, leurs personnels étant versés dans l'artillerie.

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 09:26

glengary57      

Levée dans le distric du Glengarry dans le haut Canada, l'unité des Glengarry light connut une existence éphémère de février 1812 à mai 1815.

Unité d'infanterie légère, son statut était équivalent aux régiments de fencibles c'est-à-dire qu'elle était sur les registres de l'armée anglaise mais ne devait servir qu'en Amérique du nord. Composé pratiquement que d'écossais, ce régiment à l'instar des voltigeurs canadiens, était doté d'un fort esprit de corps et d'une volonté farouche de défendre le territoire canadien.

 

Mais il semble qu'une certaine sélection fut effectuée limitant le nombre de francophones et d'immigrés venus des USA pour rejoindre ses rangs.

 

D'un effectif d'environ 600 hommes, le régiment fut dispersé dans tout le haut Canada afin de servir d'appoint d'élite aux unités locales de milice. Son entraînement militaire n'avait rien à envier aux unités de l'armée régulière anglaise et lui donna un potentiel de combat élevé.

 

Il vit l'action à York, Odgensburg, Fort George, Oswego, Lundy'lane, Fort Erié, Malcolm Mills.

Unité d'infanterie légère sa spécialité fut de harceler les flancs, v2 c4 s10 ss02 01les avants-postes de l'ennemi ; équipée de mousquet elle avait tout de l'apparence d'une autre unité anglaise : le 95th rifle.

 

A l'origine unité écossaise, le port du tartan fut envisagé mais rapidement l'uniforme vert des troupes légères fut adopté. Son uniforme était donc vert foncé avec trois rangées de boutons foncés, le shako "stove pipe" avec plaque en forme de cor de chasse. Le pantalon était soit gris, soit vert foncé. Les sous-officiers portaient l'écharpe rouge autour de la taille et les chevrons sur les bras. Les officiers portaient la tenue élégante des officiers de l'infanterie légère avec tresses noires sur la poitrine et la pelisse. Le pantalon était renforcé de cuir marron à l'entrejambe avec des variations dans les formes , en dents de scie, en festons ou droits.

 

Sur la planche on peut observer les types de tenues portées par les soldats sous-officiers et officiers avec en détail la pelisse, le bonnet d'hiver, le badge en métal blanc porté sur les shakos et la plaque de baudrier en métal jaune

 

Vous pourrez trouver de plus amples informations sur un site dédié à ce régiment : link

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 14:43

voltigeur canadienLa défense du Canada ne reposa pas exclusivement sur des unités entièrement britanniques, une grosse part de l'effort de guerre fut fourni par des unités locales dont certaines vont devenir célèbres et faire partie intégrante du panthéon militaire canadien. Parmi celles-ci, les voltigeurs canadiens.

Créée le 15 avril 1812, cette unité était entièrement composée de canadiens francophones qui pourtant ne se pressaient pas pour s'engager aux côtés de leurs compatriotes anglophones du Canada.

Sous l'impulsion énergique de Charles De Salaberry, le régiment regroupait :

1 major commandant, 6 capitaines, 18 lieutenants, 1 adjudant, 1 paie-maître, 1 quartier-maître, 1 chirurgien, 1 sergent-major, 1 sergent-quartier-maître, 1 sergent armurier, 1 cornet major, 25 sergents, 25 caporaux, 10 clairons, 475 soldats.

Cette unité provinciale prit le nom de "voltigeurs canadiens" afin de représenter son statut de troupe légère.

L'uniforme est gris avec col et manches noirs afin de ne pas froisser la succeptibilité des francophones qui n'apprécient guère l'uniforme rouge des troupes anglaises ; les officiers ont l'habit vert foncé des officiers des troupes légères britanniques des rifles.

La coiffure est quant à elle typique de ce régiment et est constituée d'un petit bonnet d'ourson ressemblant à celui des fusilliers anglais, celui des officiers est en outre équipé d'une flamme verte sur le côté gauche.

Cette unité participa à de nombreux engagements dont les deux plus célèbres furent la bataille de Crysler'farm et surtout celui de Chateaugay en 1813 où ils affrontèrent avec leurs camarades de la milice canadienne une armée américaine 5 à 8 fois plus nombreuse.

Sur la planche on peut observer la tenue portée par les soldats, officiers et sous-officiers de ce régiment. Le pantalon était réglementairement gris mais demeura bleu durant l'année 1812. Les sous-officiers avaient les chevrons noirs sur les deux bras et une écharpe rouge et noir autour de la taille. Leur armement était le mousquet d'infanterie légère.

En tant qu'unité provinciale, elle ne comptait pas sur les registres de l'armée anglaise et ses officiers devaient se soumettre à l'autorité de leur équivalent anglais. Quant aux hommes c'est bien au nom de la défense de leur sol et non de la couronne britannique qu'ils se montrèrent si braves au combat.

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 10:02

usarmy1813

L'année 1813 voit l'apparition de nouveaux régiments, pour un total de 44 régiments de ligne, ce qui n'arrange en rien les problèmes d'approvisionement.

L'uniforme 1812 commence à apparaître pour les nouvelles unités avec la version simplifiée 1813 sans lacets blancs aux manches ni parements de poitrine. Le shako "leather cap" copie du belgic shako anglais apparaît également dans certaines unités.

Le tableau ci-dessus basé sur les recherches de René Chartrand tente d'éclaircir l'aspect visuel que devait offrir l'armée américaine dans le courant de l'année 1813. Il n'est pas complet : certaines informations manquent sur de nombreux régiments  et il est à prendre avec la plus extrême précaution quant à la véracité des tenues portées par les régiments représentés.

Callendar Irvine, commissaire général aux fournitures, tenta d'envoyer le plus rapidement possible les bons uniformes ou au moins approchants à toutes les unités le long de la frontière nord canadienne mais il dut néanmoins faire face à une demande énorme avec des moyens limités d'où les expédients réalisés par certaines unités, qui faute d'uniforme firent sur place avec ce qu'elles pouvaient. Certains régiments qui avaient dû entrer en guerre dans la tenue blanche en lin partirent parfois au combat en 1813 dans cet uniforme de secours, tel  le 17th us infantry à Frenchtown.

On retrouve en 1813 des régiments avec des uniformes de couleur marron, drab, noir ou gris. Mais de plus en plus reçoivent le nouvel uniforme bleu ainsi que son nouveau shako ; d'autres reçoivent bien l'uniforme réglementaire mais pas le shako "leather cap" et donc continuent d'utiliser l'ancien shako "felt cap".

Au final on est en face à un tableau disparate au possible mais qui annonce le changement de 1814 au travers des tenues simplifiées  que l'on peut voir chez les derniers régiments.

La silhouette du soldat américain ressemble étrangement à celle de son adversaire, mais l'épuration de ses parements et autres lacets (faute de matériaux adéquats) va annoncer la tenue du soldat américain pour les décénies à venir, une sobriété et un pragmatisme uniformologique qui seront la marque de fabrique de l'US army.

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 19:58

light artillery 1812La light artillery créée en 1808 est en fait une réponse à la montée croissante des tensions avec la Grande Bretagne et la France pour renforcer l'armée de terre.

Il ne faut pas voir dans le terme light artillery une unité rapide comme le sont les régiments d'artillerie à cheval en Europe, mais une différenciation entre l'artillerie de forteresse et l'artillerie de campagne.

Le regiment of artillerist, futur 1st artillery, est en fait un ensemble d'unités servant dans les forts côtiers ou le long de la frontière. La light artillery va servir d'unité mobile pour les armées en campagne.

En 1812 il y aura 3 régiments d'artillerie normaux qui serviront aussi bien à la défense des places qu'au renforcement des armées. La light artillery quant à elle servira exclusivement en tant qu'artillerie de campagne et sera considérée comme une élite dans le corps des artilleurs.

Son uniforme se veut différent de celui des artilleurs classiques :

il se compose d'une tenue bleu sombre attachée à la poitrine par 10 boutons jaunes, chacun avec un parement à sa gauche et sa droite en bleu foncé terminé par un bouton jaune de même dimension que le bouton central. On retrouve un aspect hussard dans cet uniforme particulièrement élégant.

Le pantalon est blanc pour la grande tenue et bleu pour la tenue de campagne avec un noeud hongrois jaune sur chaque cuisse. Les soldats portent des bottes, les officiers des bottes à la hussarde. Le shako est en feutre, de forme plus large au sommet qu'à la base avec une grosse plaque jaune, une cordelette jaune, deux pompons  jaunes avec des tresses très longues. Le plumet est blanc à sommet rouge.

Les musiciens portent une tenue entièrement rouge mais gardent les mêmes parements que les hommes de troupe.

helmets-plate-3

Cet uniforme évoluera peu durant la guerre ; seul le shako sera remplacé par le shako "leather shako" ressemblant au belgic shako des anglais, avec une plaque plus petite et de forme caractéristique (en fait une copie de la plaque britannique de 1812 avec en lieu et place de la couronne un aigle américain et les monogrammes L.A dans la partie centrale) surmontée d'un plumet vert pour la troupe et rouge et blanc pour les cadres. Les pompons ont vu leurs tresses raccourcies.

 Les officiers étaient parfois équipés d'une sabretache aux armes de la light artillery. Certaines unités furent également équipées de la veste grise sans parement.

 

plaque de shako premier modèle

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 20:05

rifle1812

Déja présenté dans un précédent article, je rajoute une planche sur les différentes tenues portées par les régiments de rifles.

Le 1st rifle et ses tenues vert bouteille et les trois autres régiments créés en 1814 dans leur tenue grise.

Apparement le 1st rifle a porté ses tenues vert bouteille jusqu'à la fin de la guerre.

Autre évolution notable dans les autres régiments de rifles est l'apparition du shako en cuir "yeoman crown" de forme plus large en haut qu'à sa base. Le 1st rifle porte une plaque en forme de losange, les 3 autres régiments une plaque ronde représentant un cor de chasse et le numéro du régiment.

Les pantalons sont blancs en été ou vert bouteille pour le 1st rifle en hiver et gris pour les autres régiments.

Les officiers et sous-officiers portent l'écharpe rouge autour de la taille et les épaulettes :

1 épaulette de laine jaune pour un caporal (mais sans écharpe rouge), deux pour un sergent

1 patte d'épaule dorée à droite pour un sous-lieutenant, une épaulette or à gauche pour un lieutenant, une épaulette or à droite pour un capitaine, une épaulette et une patte d'épaule pour un major et deux épaulettes pour un colonel.

Il semblerait que les officiers portaient un uniforme gris avec parements noirs terminés par un trèfle sur la poitrine et les manches, les soldats une version simplifiée, ainsi qu'une finition différente sur les manches.

Les musiciens (cornet d'infanterie légère) portent une tenue de couleur chamois "buff" des cols vert bouteille passepoilés de jaune pour le 1st rifle. Les musiciens des régiments nouveaux ont un uniforme gris identique mais avec un col et des manches noirs

Tous les boutons sont jaunes ainsi que les cordelettes de shako et leurs pompons pour tous  les régiments.

Les plumets de shako sont entièrement verts (couleur de l'infanterie légère).

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 14:28

plaqueshakofelt%20shako%20side72Au début du conflit le disgracieux "round hat" d'apparence civile fut remplacé par le shako de feutre ou "felt cap". Ce shako était équipé d'une grosse plaque en métal blanc estampée d'un aigle, du numéro du régiment et de différents symboles comme des drapeaux au-dessus de trophées.

 

Jugé trop fragile, le shako de feutre est progressivement remplacé par le "leather cap" ou "tombstone shako" d'apparence très proche du shako anglais "belgic shako" ; il fut adopté par l'ensemble des unités d'infanterie hormis les rifles avant la fin 1814.

 

 

 

p4546

Ce nouveau shako est équipé d'une plaque plus petite que l'ancien modèle, le plumet est déplacé sur le côté gauche du shako situé directement au-dessus de la cocarde noire.

la cordelette blanche est toujours présente et possède deux  pompons sur le côté droit.

 

Le seul problème de ce shako hormis le prix plus élevé, fut de donner au soldat américain la même silhouette que son ennemi anglais augmentant le risque de confusion dans des conditions de combat particulières (la bataille de lundy'lane est un bon exemple de tir fratricide)

 

 

 

 

 

Les rifles  sont quant à eux équipés en 1814 du "yeoman crown cap" shako  en cuir plus petit que le felt cap et plus large en haut qu'en bas.

Les membres de la light artillery ont également eu un shako qui leur est propre avant d'adopter eux aussi en 1814 le shako "leather cap"

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 18:36

A la déclaration de guerre l'armée américaine est loin d'être prête tant sur le plan tactique que logistique. Si les 7 premiers régiments portent la tenue réglementaire de 1810, les régiments suivants vont porter dans la premiere année de la guerre un ensemble disparate de tenues calquées sur le modèle 1812.

Les shakos de feutre ou felt cap ne sont pas tous équipés d'une plaque en métal blanc et certains régiments comme le 15th ont même fabriqué la leur. 

 

usarmy1812

 

Comme montré sur le dessin ci dessus, les premiers régiments sont uniformes car ce sont les plus anciens de l'armée à noter que le 4th n'a pas de plaque de shako et porte une cartouchière ventrale au lieu de dorsale comme les autres unités.

A partir du 8th, les régiments sont habillés selon le règlement 1812 mais la pénurie de bleu a obligé certaines unités à utiliser d'autres teintes voire des tenues d'été blanches ou "drab" sans parements.

le 9th et 14th portent un uniforme marron au lieu du bleu, le 10th, 12th et 17th une tenue d'été en lin blanc ou drab. Le 15th porte un uniforme gris et le 16th noir mais les deux sont équipés de parements et lacets blancs ou noirs.

Non montré sur le dessin, le 19th et le 24th portent la tenue blanche également.

    Vers fin 1813 la plupart de ces régiments ainsi que ceux de la levée suivante recevront un autre uniforme bleu avec col et manches rouges que je détaillerai dans une autre planche.

Outre les uniformes, les pantalons blancs en été, bleus en hiver seront aussi gris, verts, "drab", marron...

 

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 13:59

Officier porte-drapeau (sans baudrier) du 25th régiment d'infanterie américain en 1814. Ce régiment appartient à la brigade de Scott durant la campagne du Niagara en 1814 et sera présent à Chippawa et Lundy'lane, il se couvrira de gloire mais subira un taux de pertes sévère. US1812n14

 

 

 

Notre officier, à la différence des soldats et sous-officiers de son régiment, porte la tenue bleue 1813/1814 réglementaire avec pantalon blanc et bottes en cuir. L'écharpe rouge est un des signes distinctifs de son appartenance au corps des cadres du régiment à l'instar des sous-officiers. Le sabre est celui du modèle des officiers de l'infanterie (les sergents possédant une épée droite). Le shako est du nouveau modèle en cuir.

Toute forme de parements a disparu facilitant la fabrication de cet uniforme en comparaison de ceux de 1810 et 1812.

Le drapeau est le "regimental color" avec sur sa frise le nom du régiment en lettres blanches sur fond bleu surligné d'or.

Le reste du régiment (hormis les officiers) est habillé avec la fameuse veste grise (voir article sur la brigade de Scott)

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