19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 13:36

Tecumseh

Encore un nouveau chapitre qui concernera les grands leaders et acteurs de la guerre de 1812.

Commençons par le personnage le plus emblématique : le grand leader indien TECUMSEH.

Tecumseh, porte un nom qui lui sied parfaitement : en langage Algonquin il signifie "étoile filante". Sa vie de leader charismatique et surtout ses actes furent éphèmères, éblouissants et ont illuminé le ciel de tout un peuple avant que ce dernier ne replonge dans la nuit.

De tous les grands chefs indiens d'Amérique du nord, aucun ne fut plus important que le leader shawnee Tecumseh, personne avant et après lui n'avait et ne regroupera autant de tribus, de guerriers, de nations indiennes dans un seul but commun : se battre pour la survie de leur mode de vie.

1812 marque un point essentiel dans l'existence des indiens d'amérique du Nord car ce fut la seule fois où il leur fut donné une vraie possibilité de combattre efficacement pour avoir droit eux aussi à cette recherche du bonheur, droit essentiel de la déclaration d'indépendance américaine de 1776. Ce texte fondamental avait exclu les peuples indiens, des droits essentiels qu'elle aspirait à instituer aux Etats-Unis alors que son principal rédacteur, Thomas Jefferson, déclarait en 1787 que les indiens vivaient certainement dans un bonheur plus grand que les peuples européens soumis à la gouvernance monarchique.

Tecumseh était donc un indien de la nation Shawnee, sa naissance est située approximativement vers 1768 dans l'Ohio près de la ville actuelle de Springfield. Son père était un chef de guerre Shawnee et sa mère une indienne Creek. Très tôt la vie de Tecumseh fut confrontée à la violence et la haine de l'homme blanc ; son père fut assassiné par un colon quand il n'avait que 6 ans. Il fut adopté par un autre chef Shawnee, BlackFish, qui lui servit d'éducateur. Mais la guerre d'indépendance américaine qui s'était déclenchée créa des troubles dans la nation Shawnee dont une partie quitta la région de l'Ohio pour la vallée du Mississippi plus à l'ouest. Les exactions des blancs répondaient aux représailles des guerriers indiens et l'enfance de Tecumseh fut secouée de violence et de mort en plus d'un profond ressentiment à l'égard des Américains, responsables des malheurs de sa tribu.

 

A 15 ans il subit son baptème du feu mais très vite en plus de sa nature de meneur de guerriers, un autre trait particulier allait  très tôt apparaître. Ecoeuré par le sort subi par des prisonniers blancs brûlés vifs par les indiens, il réprimanda malgré son jeune âge ses camarades pour leur manque d'humanité. On retrouvera cet aspect particulier de cet homme bien des fois durant la guerre de 1812. Tecumseh vécut les combats contre l'armée américaine en 1790 et 1791 et participera à la bataille de la Wabash qui demeure la plus grande victoire remportée par les indiens de toute l'histoire des Etats-Unis. Il participa ensuite à des raids en Georgie, en Floride, dans le Tennesse puis revient dans l'Ohio pour se battre à Fallen Timbers. Malgré la défaite, la réputation de Tecumseh grandit par l'exemple qu'il suscitait au combat chez ses guerriers tout comme par son refus de participer à la conférence qui aboutit au traité de Greenville.

 

La période d'accalmie qui suivit fut l'occasion pour Tecumseh de se marier une première fois avec une demi indienne puis après s'en être séparé et avoir vécu une autre romance avec la fille d'un soldat blanc, revint vers son peuple décidé à porter un message aux siens. Son idée, son rêve, était de créer une confédération de nations indiennes capable de s'opposer à l'avancée inexorable des colons blancs. Une confédération qui s'étendrait du nord des grands lacs au sud parmi les Creek et les Séminoles. En cela il est aidé par son jeune frère Tenskwatawa, le prophète, ancien ivrogne notoire, qu'un récent rève avait converti en une sorte de guide capable d'aider les indiens à retrouver le chemin de la tradition. Loin d'être un fondamentaliste, il rejetait les cadeaux empoisonnés des blancs, l'alcool essentiellement, tout en exhortant les indiens à sauvegarder leur mode de vie ancestral. Il est vrai que la proportion d'indien alcooliques était déjà grande et l'influence des blancs sur les indiens était de ce fait terriblement néfaste.

 

Entre 1809 et 1811 Tecumseh et son frère se heurtèrent au nouveau gouverneur de l'Indiana, W.H.Harrisson. Ce dernier se montrait particulièrement habile à persuader les différents chefs de tribu  de lui vendre des territoires. Tecumseh avait fait pourtant promettre à la plupart des leaders indiens de ne plus vendre un pouce de terrain. La terre des tribus , était leur réserve de chasse, elle les gardait en vie en leur fournissant le gibier, mais, plus important que tout, elle n'appartenait à personne. On ne pouvait donc la vendre, cet acte était une offense au grand esprit qui avait placé les indiens sur ces terres.  Tecumseh ulcéré par l' attitude d'Harrisson, le rencontra à Vincenne et après une vive altercation comprit que Harrisson ne reculerait pas, bien qu'un pacte de non agression mutuel fut accepté de part et d'autre. Harrisson profita du départ de Tecumseh vers les territoires du Sud pour attaquer la ville de Tenskwatawa : Prophetstown. Ce dernier attaqua le premier les troupes américaines, de nuit, à Tippecanoe mais fut repoussé. Bien qu'ayant été très meurtri par le combat, Harrisson poussa son armée jusqu'à la ville de Prophetstown et la brûla. Tecumseh ne put que constater l'ampleur du désastre. C'est à ce moment qu'il réalisa qu'il lui fallait trouver l'appui d'un allié puissant pour contrer les Américains et son choix se porta naturellement vers l'ennemi des Américains : les Anglais.

S'il acceptait l'aide d'autres blancs, c'est bien parce qu'il jugeait les Américains comme les seuls agresseurs, mais cela ne retirait rien au fait qu'il se méfiait des Anglais dont l'attitude après la défaite de Fallen Timbers l'avait laissé amer. (les Anglais avaient refusé d'ouvrir les portes de leur fort aux rescapés indiens de la bataille.)

 

La rencontre entre Tecumseh et le Major général Isaac Brock fut la seule fois ou Tecumseh fut impressionné par un homme blanc ; en résumé il dit de Brock " voilà un homme !  " De son côté Tecumseh fit grande impression sur Brock. Tecumseh obtint le grade temporaire de général de brigade pour la campagne (et la tunique rouge qui allait avec).

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ci-contre une évocation de la rencontre entre Tecumseh et Isaac Brock (on ne dira mot sur le shako belge, de l'officier à l'arrière-plan, encore inconnu en Amérique du Nord en 1812)

 

 

 

Avec le général anglais il participa victorieusement à la campagne pour Detroit envoyant ses guerriers combattre les Américains à Maguagua et Brownstown puis en faisant défiler de nombreuses fois toujours les mêmes guerriers devant les yeux terrifiés du général Hull, il précipita la chute de Fort Detroit. Mais la victoire fut de courte durée, Brock partit dans le Niagara lutter contre une autre invasion et le général Procter le remplaça. Ce dernier refusa d'apporter son aide lors du siège du fort Wayne mené par les indiens, rendant la prise du fort impossible. Ensuite il mena ses troupes dans des sièges infructueux contre les forts américains de la rivière Maumee. Lors du siège de Fort Meigs, les indiens qui s'étaient déjà montrés cruels avec les prisonniers américains (voir le massacre de la rivière Raisin) commencèrent là encore à tuer des prisonniers sous le regard passif des Anglais et de leur chef, le général Procter. Tecumseh arriva juste à temps pour éviter un nouveau grand massacre et réprimanda vertement le général anglais pour son manque de contrôle. Tecumseh dur dans sa guerre contre les blancs était également un adversaire noble et repectueux et par-dessus tout : humain.

 

Les échecs de la rivière Maumee furent alourdis par la bataille navale du lac Erié qui força Procter à évacuer la région de Detroit et d'Amherstburg. Tecumseh se révolta contre cette décision qui revenait à abandonner les tribus aux exactions des Américains. Mais rien ne fit changer l'attitude et la résolution de Procter. Les Anglais battirent en retraite le long de la rivière Thames, les guerriers indiens de Tecumseh les suivant résignés. A Moranviantown, Les deux armées se firent face mais seule l'une d'entre elles était résolue. Les Américains ivres de vengeance lancèrent les cavaliers du Kentucky contre eux et écrasèrent en 5 minutes les troupes anglaises. Ces derniers s'enfuirent vers les bois laissant seuls les guerriers indiens de Tecumseh et leur chef. Ecoeuré par l'attitude des Anglais celui-ci dégraffa sa tunique rouge de général de brigade donnée par les Anglais. Il poussa son cri de guerre et fit front avec ses hommes contre la marée humaine des volontaires du Kentucky qui hurlaient leur cri "souvenez-vous de la rivière Raisin". Le combat fut rude, bref et sans appel, les Américains avaient triomphé.

Death of Tecumseh

 

ci-contre une des représentations de la mort de Tecumseh, sur cette dernière c'est clairement un officier des volontaires montés , Johnson ??, qui tue d'un coup de pistolet le chef indien. Derrière la propagande il est évident que le Kentucky et les Etats-unis tout entier tirèrent une très grande satisfaction de la mort du leader indien.

 

 

On ignore ce qui est réellement advenu de Tecumseh ; selon certains il fut blessé et emmené par ses hommes puis mourut peu après. Pour d'autres, le chef des volontaires montés du Kentucky, le colonel Johnson, l'aurait abatu d'un coup de pistolet... On ne saura certainement jamais la vérité puisque son corps ne fut pas retrouvé. Vraissemblablement son corps aura été ramené par les guerriers indiens survivants et enterré dans un lieu secret afin de lui éviter toute profanation.

 

 

Ainsi s'acheva la vie et le rêve du plus grand leader indien d'Amérique du Nord. L'impact de son projet et de cet homme sur la nation indienne est hélas trop méconnu, éclipsé par d'autres hommes qu'Hollywood aura préféré mettre en lumière. Son implication fut pourtant hors norme car jamais plus un leader indien ne rassemblera autant de guerriers unis dans une même cause (près de 3000) ni ne proposera un tel programme politique d'union. Jamais non plus la nation indienne ne pourra s'opposer efficacement à son effacement programmé par la volonté expansionniste américaine et son appétit vorace pour les terres arables. Il fut l'homme, le plus courageux, vertueux et emblématique de sa nation et certainement de tout le continent nord-américain durant cette période troublée, une étoile filante qui n'a brillé qu'un court instant mais avec une intensité rare.

tecumseh

Chaque année notre envahisseur blanc devient plus avide, exigeant, oppressif et autoritaire.  La misère et l'oppression, tel est le lot qui nous échoit. Ne sommes-nous pas dépouillés jour après jour du peu de liberté qui nous reste ? A moins que les tribus ne se liguent unanimement pour modérer les ambitions et l'avidité des Blancs, ils nous auront bientôt tous conquis et désunis, nous serons chassés de notre pays natal et éparpillés comme les feuilles d'automne par le vent

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 13:45

Harrisson ordonna la retraite mais fit construire une série de forts1 afin de consolider sa ligne de défense et de préparer son retour offensif. Ce fut une sage décision car les Anglais se révéleront incapables de franchir ces points d’appui et ne purent menacer de manière significative la ligne de ravitaillement américaine. La défaite de Frenchtown interrompit toute nouvelle offensive hivernale et les troupes prirent leurs quartiers d’hiver pour reconstituer leurs forces. La construction du fort Meigs avait débuté le 1erfévrier 1813 et avait été confiée aux hommes de la milice. Malheureusement ces derniers arrivèrent au terme de leur engagement et retournèrent vers leurs foyers sans en avertir Harrisson. Le général américain, entre-temps, avait quitté le site de construction pour tenter d'attaquer une position anglaise près du lac Érié mais avait dû faire demi-tour devant des conditions météo défavorables. A son retour à fort Meigs, il découvrit un chantier déserté de ses ouvriers miliciens et en plein abandon. Ses propres hommes arrivant également au terme de leur engagement, Harrisson leva une nouvelle armée composée de réguliers (17thet 19th US infantry regiment) cette fois pour poursuivre la construction du fort. Confiée au Major ingénieur Wood, la construction du fort Meigs fut la plus grande de ce type jamais réalisée dans cette région. Occupant 8 acres de terrain il possédait 8 blockhaus, une barrière de bois de 4,5 m de haut, la rivière Maumee protégeant sa face nord, des ravines protégeant sa face est et un large champ ouvert afin d'assurer un bon angle de tir face à sa face sud. Devant ces préparatifs, les Anglais sous le commandement du général Procter décidèrent d'attaquer le fort Meigs pour empêcher toute invasion future depuis cette position. Mais alertés des plans de cette attaque, les Américains renforcèrent la garnison du fort : des guerriers indiens et 1200 miliciens du Kentucky étaient en route avec le général Clay à leur tête pour aider le fort. La garnison du fort atteignait 1100 hommes des deux régiments, des miliciens et des indiens.

 

Le 26 avril 1813, les Anglais débarquèrent sur la rive de la rivière Maumee. Cette force comprenait 500 réguliers, principalement du 41st foot, un petit détachement d'artilleurs de la RFA2, des miliciens canadiens et surtout 1250 guerriers indiens. L'artillerie comprenait 2 pièces de 24 livres et 9 de plus petit calibre ; deux canonnières sur la rivière complétaient le dispositif.

Le 1er mai, l'artillerie anglaise commença le bombardement du fort mais son feu fut rendu inefficace par les dernières préparations défensives de Harrisson qui avait fait établir des protections supplémentaires autour du fort. Néanmoins il ordonna à son subordonné, le général Green Clay, qui conduisait les troupes de renforts, de se préparer à une attaque combinée sur les batteries anglaises depuis le nord tandis que la garnison du fort ferait une sortie depuis le sud.

Le 5 mai, la force de Clay sous les ordres du colonel Dudley débarqua 860 miliciens du Kentucky et quelques réguliers et prit par surprise les artilleurs anglais. Mais au lieu d'utiliser des clous pour boucher les lumières3 des canons, les hommes de Dudley se contentèrent de les rendre temporairement inutiles avec des écouvillons. La contre-attaque des Anglais avec 3 compagnies du 41stfoot, des miliciens canadiens et des guerriers indiens sema la confusion dans les rangs américains. Une partie de ces derniers pourchassa les indiens dans les bois et s'y fit décimer par des combattants habitués à ce genre de guerre, tandis que le reste était balayé par les réguliers anglais. Sitôt repris, les canons furent remis en service et sur les 866 hommes de Dudley, seuls 150 purent revenir vers le camp américain. Sur le côté sud les 350 soldats américains prirent également la petite batterie anglaise en face d'eux mais là encore furent forcés à la retraite par la contre-attaque Anglo-canadienne. Les nombreux prisonniers américains furent conduits vers un ancien fort anglais en ruine, mais une partie d'entre eux fut massacrée par les guerriers indiens (entre 12 et 14 hommes) qui répétaient leur comportement de la rivière Raisin. C'est le chef indien Tecumseh qui empêcha ses hommes de poursuivre leur massacre tout en critiquant le général Procter pour son inaction devant ce forfait. Les prisonniers américains ( 630 hommes ) furent libérés sur parole ou échangés contre des soldats anglais. 250 Américains avaient été tués ou blessés dans le siège contre 20 indiens et 60 Anglo-Canadiens.

 

Le 7 mai devant l'inefficacité de son artillerie, et l'abandon de ses alliés indiens, Procter n'eut d'autre choix que de suspendre le siège, d'autant que ses propres miliciens souhaitaient ardemment retourner chez eux s'occuper de leurs récoltes. Malgré des pertes lourdes, les Américains sortaient victorieux du siège et les Anglais perdaient l'initiative suite à ce siège malheureux, ce ne fut pas le dernier dans ce secteur.

Le général Henry Proctor commandant les forces anglo-canadiennes tenta, ensuite, de prendre le fort Stephenson qui défendait un dépôt de ravitaillement important sur la rivière Sandusky. Le fort était commandé par le major George Croghan, sa garnison était composée d'éléments du 17thet du 3rd US infantry, en tout 160 soldats réguliers. Le généralissime américain W.Harrisson, pensant le fort indéfendable, ordonna à Croghan de l'abandonner. Mais ce dernier insista pour défendre le fort. Harrisson accepta et envoya des forces en renfort vers le fort si ce dernier venait à tomber. Pendant ce temps, les Britanniques établirent leur ligne de siège et commencèrent à bombarder le fort depuis des batteries à terre et des canonnières sur la rivière. Le bombardement eut peu d'effet et les murs en bois du fort encaissèrent bien les boulets ennemis. L'assaut au sol devait se faire face à un fort qui n'était nullement amoindri et défendu par des hommes résolus.

 

Fort Meigs 04le fort Meigs aujourd'hui, les blockaus de ce genre offre une bonne protection contre les balles de mousquet mais offre bien moins de résistance face aux boulets de fer plein tirés par les canons.
Certains de ces projectiles étaient chauffés au rouge pour incendier les fortifications en bois

 

 

 

Les troupes anglaises approchèrent du fort, en face, les défenseurs attendirent le dernier moment pour ouvrir le feu. Subissant des tirs à mitraille et un feu de mousqueterie précis, les Anglais refluèrent puis revinrent à l'attaque avec à chaque fois le même résultat. Ils furent incapables de percer les murs par manque d'outils de génie et les échelles se révélant trop courtes pour escalader les murs. Les indiens de leur côté avaient fui face au tir à mitraille des canons américains. Les Anglo-Canadiens se trouvèrent bloqués au pied du fort sans pouvoir franchir ses murs et en subissant un feu continuel ravageur. Après avoir perdu presque une centaine d'hommes tués, blessés ou disparus, les Anglais décidèrent d'abandonner le siège et battirent en retraite vers le Canada. La garnison américaine déplora 1 mort et 7 blessés. Pour sa conduite courageuse, Croghan fut nommé lieutenant-colonel et plus tard le congrès lui attribua une médaille d'or pour sa victoire.

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ci-contre l'assaut raté contre Fort Stephenson

 

 

 

 

 

Ces deux succès défensifs américains, quoique coûteux, ne furent rien comparés à celui qui allait sceller le sort de toute une région. Il ne se déroula pas sur terre mais sur le lac Érié.

 

La défaite de Detroit en 1812 avait laissé le seul navire américain disponible du lac Érié aux mains des troupes anglaises. Quasi inexistante début 1812, la flottille américaine du lac Érié dut être mise en place à partir de rien ; l’incapable secrétaire à la marine : Paul Hamilton fut remplacé par William Jones sur décision du président Madison, un choix qui se révélera judicieux. Il confia le 3 septembre la responsabilité de la flotte du lac Érié et du lac Ontario à Isaac Chauncey, commodore de la Navy qui dirigeait le chantier naval de New York. Reprendre le contrôle de la zone du lac Érié imposait la construction d’une flottille complète, son entraînement et son armement. L’homme providentiel pour assurer cette délicate mission fut un « master commandant » de 28 ans : Oliver Hazard Perry. Courtois, moral, cavalier et musicien confirmé à ses heures, OHP fut également d’une intégrité absolue allant jusqu’à refuser le pourcentage sur les frais de construction des navires qui était généralement alloué au responsable d’un chantier naval. Un de ses plus grands problèmes fut le recrutement de marins qualifiés. Harrisson lui envoya des renforts dont des tireurs d’élite du Kentucky pour armer les 11 navires de sa nouvelle flottille. Son navire amiral fut le USS Lawrence4, en l’honneur du capitaine du USS Chesapeake qui fut tué au combat ; son fanion personnel bleu sera brodé des dernières paroles de Lawrence « Don’t give up the ship ». Finalement la flottille de Perry alignait deux bricks, les USS Niagara et Laurence et 7 plus petits navires armés de un à 4 canons.

 

La flottille de Perry était maintenant prête pour le combat et celui-ci allait avoir lieu le 10 septembre 1813 près de Put in Bay. A 7h00 du matin, les navires de Perry arrivaient en vue de la flottille anglaise commandée par le Captain Robert Barclay qui était embarqué sur son nouveau bateau amiral : le « Detroit ». Mais la flottille anglaise, bien que de taille équivalente, était handicapée par un manque de provisions et, plus grave, de canons. Pour équiper le HMS Detroit, Barclay avait fait désarmer le fort Malden. Mais le navire anglais se trouvait du coup avec une artillerie embarquée disparate ce qui posait un grave problème d’organisation en matière de munitions. Tout cela était en partie dû au sac de York et de son arsenal. Le chef de la marine des lacs, l’amiral Yeo, était tout disposé à s’occuper de la flottille du lac Ontario qu’il commandait directement. Mais il délaissait complètement celle du lac Érié, jugeant la menace américaine dans ce secteur moins importante que celle pesant sur Kingston. Tout envoi de renforts ou de matériel vers la flottille du lac Érié se voyait ponctionné de ses meilleurs éléments ou pièces de navire pour équiper les bateaux de Yeo, laissant les restes à la flottille de Barclay …

War of 1812 Battle of Lake Erie Rindlisbacher

ci-contre évocation de la bataille du Lac Erié, ce fut sans conteste la bataille qui influença le plus le cours de la guerre dans cette région. Elle permit la seule campagne victorieuse des     Américains en territoire canadien.

 

 

 

Tout manquait, et l’envoi des matériaux nécessaires à la réparation ou à la construction des navires du lac Érié était extrêmement compliqué. Les éléments de construction et d'accastillage provenaient d’Angleterre, des clous au marteau ou encore les parties d’un gréement. Les fournitures étaient acheminées en traversant l’atlantique pour débarquer à Québec, puis, descendaient le Saint Laurent jusqu’à Kingston. Après un éventuel prélèvement de pièces, ce qui restait traversait le lac Ontario jusqu’à la péninsule du Niagara avant de caboter sur le lac Érié et arriver enfin à la flottille de Barney. On comprend mieux les énormes difficultés rencontrées par la flottille anglaise. Les Américains ne connaissaient pas ce genre de difficultés puisque tout était fabriqué chez eux et devait parcourir bien moins de route et en territoire sécurisé pour parvenir jusqu’aux chantiers navals. Les navires de Perry étaient mieux servis, leurs équipages plus nombreux mais les navires étaient majoritairement armés de caronades qui portaient moins loin que les canons anglais ; par contre leur puissance de feu à portée courte était dévastatrice ce que T.Roosevelt décrivait comme la supériorité du métal dans un combat naval5. Tentant de s’approcher au plus vite des navires anglais, les Américains encaissèrent les premiers coups au but et les premières pertes. Parvenant à distance de combat idéal, l'USS Lawrence envoya ses bordées bâbord et tribord sur les deux navires anglais l’entourant : les HMS Detroit et Queen Charlotte. Au bout de 2 heures, le navire amiral américain était criblé de part en part et Perry décida de transférer en plein combat son fanion sur l'USS Niagara. Après avoir embarqué sur le Niagara, Perry navigua vers le centre de la ligne ennemie et utilisa la puissance de feu supérieure à courte portée que lui procuraient ses caronades et les mousquets de l’infanterie embarquée. Infligeant des dégâts considérables aux navires ennemis, O.H.P inspira les autres bateaux américains de sa petite escadre à faire de même. Très rapidement les Anglais ayant subi des dommages trop importants se rendirent les uns après les autres. Pour la première fois de son histoire, une flottille complète de la Royal Navy fut capturée au combat. 135 marins anglais avaient été tués ou blessés contre 123 américains. Le message concis envoyé à Harrisson par Perry passait à la postérité « Nous avons rencontré l’ennemi et l’avons capturé. Deux vaisseaux, deux bricks, une goélette et un sloop. Bien à vous, avec mon estime et mon plus grand respect, O.H.Perry » Le lac Erié était devenu un lac américain.

Au-delà de la portée de la première grande victoire navale américaine jamais remportée jusque-là, c’est toute la région du lac Érié qui vit sa situation stratégique basculer. En perdant le contrôle du lac, les Anglais perdaient la possibilité de ravitailler Fort Malden, Detroit et toute la région. La forêt dense empêchant le transit des convois de ravitaillement, seul le contrôle de la voie fluviale et du lac Érié permettait de garder ouverte la ligne de ravitaillement qui garantissait l'approvisionnement et donc la domination anglaise de cette zone. A l’annonce de la victoire américaine du lac Érié, Henry Proctor décida d’abandonner purement et simplement Fort Malden et d’effectuer une retraite vers le nord-est à travers la vallée de la rivière Thames. Mais ce faisant il abandonnait les terres de chasse ancestrales des tribus de la confédération de Tecumseh. Ce dernier protesta vivement contre la décision de Proctor lui reprochant d’abandonner trop facilement le terrain chèrement conquis. Se sentant trahi il se résolut à accompagner la retraite de l’armée anglaise le 24 septembre 1813. Craignant pour les tribus locales qui seraient laissées sans défense, les indiens de Tecumseh voulaient continuer la lutte dans ce secteur face à l'envahisseur américain. Mais les Anglais battaient en retraite et ne laissèrent d'autre choix à leurs alliés que de les suivre. Perry, peu de temps après sa victoire, transporta 2500 hommes du général Harrison à Amerstburgh qui capturèrent la ville le 27 septembre. De l'autre côté, 1000 cavaliers du Kentucky, menés par Richard Johnson, capturaient Detroit sans combat.

Pour les Anglais c'était l'heure de la retraite vers l'Est. Ce fut une force composite de 900 hommes6 qui longea la rivière Thames vers un secteur plus propice à la lutte et surtout en mesure d'être ravitaillé. Les Américains étaient sous le commandement du général William Henry Harrison, homme énergique et prudent qui entama après son succès à Amherstburg la poursuite de l'armée anglaise en retraite. Ne possédant pas un sens tactique aiguisé, Proctor commit l'erreur de ne pas ralentir la progression américaine par des obstacles derrière lui et laissa tous les ponts intacts, facilitant ainsi la poursuite ennemie.

 

L'armée américaine forte de 3000 hommes, comprenait des éléments réguliers des 27th US infantry regiment, des guerriers indiens et surtout une importante force de volontaires du Kentucky sous les ordres du gouverneur du Kentucky, Isaac Shelby, 66 ans, qui brûlaient de venger la mort de leurs camarades tombés à Frenchtown. De plus une partie des volontaires, sous les ordres du colonel Johnson, étaient montés à cheval leur donnant une vitesse supérieure sur leurs opposants essentiellement à pied et démoralisés. Les Anglais, se sachant poursuivis, prirent position près du village de Moraviantown et attendirent la force américaine toute proche. Tecumseh était là lui aussi et se prépara à un rude combat appuyé par des alliés anglais qu'il trouvait de plus en plus défaillants. Harrison déploya ses troupes en une colonne, il disposait de la supériorité numérique et morale ainsi que des cavaliers de Johnson. Sans attendre, ce dernier lança ses hommes dans une charge contre les Anglais. Cette manœuvre risquée aurait pu être un désastre si les Anglais avaient fait front et expédié une décharge comme eux seuls savaient les faire mais, au lieu de quoi, ils préférèrent la fuite vers les bois en tiraillant de manière confuse et inefficace contre les cavaliers du Kentucky.

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ci-contre la bataille de Moraviantown, l'action des cavaliers du Kentucky fut déterminante, bien que personne ne sache réellement comment Tecumseh est mort ; la légende prétend que le colonel Johnson lui-même aurait abattu le grand guerrier d'un coup de pistolet

 

 

 

 

 

Rapidement mis en déroute, les Anglais lâchèrent pied et laissèrent les Américains se retourner contre les indiens, isolés, mais qui faisaient toujours face. Disposés couchés dans les marais, les indiens résistèrent un temps aux volontaires du Kentucky qui avaient mis pied à terre et engageaient un furieux combat au corps à corps. Mais finalement dépassés, les indiens furent submergés et leur chef Tecumseh fut tué (dans des circonstances encore mystérieuses aujourd'hui) : leur moral s'effondra alors et eux aussi fuirent dans les bois. Ils abandonnaient 33 morts mais emmenaient la grande majorité de leurs pertes avec eux (les indiens emmenaient leurs morts après le combat pour cacher leurs pertes à l'ennemi et permettre les rites funéraires ; ainsi l'abandon de 33 morts prouvait que leurs pertes avaient dû être très lourdes). 12 Américains avaient été tués et 22 autres blessés ; de leur côté les Anglais laissaient 600 morts, blessés et prisonniers entre les mains des Américains. Seuls 250 d'entre eux parvinrent à s'échapper. La bataille de la rivière Thames7 s'achevait sur un désastre pour les Anglo-Canadiens car elle marqua, outre la perte de la région de fort Malden, la fin de la confédération indienne de Tecumseh, leur plus précieux allié, et une participation beaucoup moins importante à leurs côtés de la part des guerriers indiens à l'avenir.

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ci-contre le général Henry Proctor, il fut envoyé en cour martiale, sa paye et son rang suspendus pour 6 mois. Le prince régent lui-même, en tant que chef des armées, insista pour que sa sanction soit lue dans tous les régiments anglais pour l'exemple.

 

 

Proctor fut destitué pour ses fautes commises dans cette campagne ; les indiens, eux, seront habilement manipulés par Harrison pour demeurer à l'écart des combats. Quant aux prisonniers anglais conduits en Ohio, la plupart mourront de maladie en captivité. Les Américains venaient de prendre un réel ascendant en récupérant le territoire perdu depuis la campagne de Detroit et surtout en s’emparant pour la première fois d’une partie du territoire du Haut Canada. Cette portion du Canada restera entre les mains américaines jusqu'à la fin de la guerre. Mais si 1813 se terminait par un éclatant succès sur le front ouest, la situation du Nord-Est allait se révéler être un désastre...

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 23:23

Je corrige les planches V2 de l'infanterie américaine 1813/1815. J'avais par erreur laissé les revers blancs. Le nouvel uniforme entièrement bleu est redevenu entièrement bleu ; seuls les lacets de col, les cols en eux-mêmes et parfois les pattes d'épaule étaient blancs ou surlignés en blanc.

  plancheusinfanterie1814

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à John Mcpherson pour sa judicieuse remarque

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 19:20

 MICHIGAN18131

La chute de Fort Detroit, avait ouvert un trou béant dans la défense du Michigan, de l'Indiana et de l'Ohio. Mais bien avant que la nouvelle de la fin de l'armée du général Hull atteigne le chef de l'armée du Nord-Ouest, le général Winchester, ce dernier se trouva confronté au nouveau commandant en chef de la milice du Kentucky, nouvellement promu par ses appuis politiques : le major général William Henry Harrisson.

 

Ce dernier, arrivé à Cincinnati en août 1812 força la main du général Winchester pour prendre le commandement de la milice et des troupes régulières, soit 2100 hommes. Des renforts venus du Kentucky étaient également en route et pourraient faire monter les effectifs d'Harrisson à 4000 hommes. Winchester de son côté était parti en quête de nouvelles recrues. Le mois d'automne arriva avec ses pluies incessantes et ses attaques permanentes de la part des guerriers indiens. Les fermes isolées furent attaquées, les familles de colons massacrées.  Le fort Wayne, situé sur la rivière Maumee, fut attaqué par 300 guerriers Miamis et Wea et ne disposait que de 80 hommes pour le défendre. Harrisson prit tous les hommes disponibles et envoya une colonne de secours vers le fort qu'il rejoignit à Dayton le 1er septembre 1812. En route il apprit que son grade avait été rétrogradé à celui de brigadier général le faisant passer sous le commandement de Winchester. Harrisson et ses 3000 hommes atteignirent le Fort Wayne le 12 septembre mettant fin au siège.

WilliamHenryHarrison02

ci-contre le général William . Henry . Harrisson

 

 

 

Les différentes exactions perpétrées sur les troupes américaines par les indiens durant cette période poussèrent le général américain à lancer des raids de représailles sur les villages indiens de la région, et des centaines de maisons, champs furent dévastés quelque soit la tribu, hostile ou non. Pendant ce temps, Winchester arrivé à Fort Wayne, prit le commandement de la nouvelle armée du nord, mais, détesté par ses hommes, dut se résoudre à laisser le commandement à Harrisson. L'offensive devant reprendre vers le nord, il divisa ses forces en trois colonnes depuis l'Ohio et Fort Winchester en suivant la route empruntée par le général Hull des mois auparavant. Mais le mouvement fut lent, gêné par le manque de subsistances, les maladies et un moral défaillant.

 

Le gouverneur du Kentucky, Isaac Shelby envoya un millier d'hommes en renfort dans la chasse aux indiens mais en deux semaines ces derniers incapables de trouver le moindre ennemi, étaient déjà démoralisés. Une autre mission de lutte contre les indiens sur la rivière Mississinewa, tourna elle au désastre quand les 600 cavaliers du Lieutenant-Colonel Campbell furent attaqués de nuit par des guerriers indiens et perdirent une centaine de chevaux et une vingtaine d'hommes pour aucune perte à l'ennemi. Suite à ce désastre, Harrisson annonça que la mission avait été un succès pour cacher son insuccès. Les conditions climatiques de l'automne s'ajoutaient aux malheurs de l'armée, la pluie incessante avait transformé les chemins en pistes de boue les rendant impraticables pour le matériel lourd et Harrisson dut se résoudre à stopper son avance pour attendre de meilleures conditions ou le gel des cours d'eau pour progresser. Seulement les hommes n'étaient pas équipés pour affronter les conditions hivernales, particulièrement les volontaires du Kentucky en veste de lin, et au début de l'année 1813, quand enfin l'armée de Harrisson parvint aux rapides de la rivière Maumees ses hommes étaient dans un triste état, ignorants que le pire était encore à venir.

 

La trêve hivernale au Canada stoppait toutes les opérations d'importance, les températures descendaient très en dessous de zéro et les hommes des deux côtés restaient le plus au chaud possible dans les différents forts de la région. Mais les Américains ne pouvaient se permettre d'attendre que les conditions se radoucissent. Leur principal objectif était de reprendre la région de fort Detroit avant de se lancer dans des opérations contre le Canada. Les températures extrêmes offraient néanmoins l’avantage de geler durablement cours d’eau et marais et de les rendre praticables même pour l'artillerie légère permettant ainsi des déplacements sur une petite distance sans avoir besoin de bateaux. Néanmoins aucun chef ne se risquerait à lancer une offensive dans le rigoureux hiver canadien. Une exception de taille concernait le régiment des « fencibles » du nouveau Brunswick qui fut amené à effectuer une marche épique durant l'hiver 1812/1813 de 1200 kilomètres depuis Fredericton jusqu’à Kingston afin de renforcer la garnison anglaise menacée. Les 550 hommes de cette unité effectuèrent cet exploit sportif unique en son genre, supportant des températures avoisinant les -22°C, en 52 jours et sans perdre un seul homme.

 

A Washington, Eustis considéré comme en partie responsable des mauvais résultats de 1812 fut limogé et remplacé par John Armstrong en tant que secrétaire à la guerre. Homme ambitieux, il était dès 1810 partisan d’une déclaration de guerre à la Grande Bretagne et … à la France. Le général Henry Harrisson chargea son subordonné le général Winchester d’établir un fort près de la rivière Detroit en face de fort Malden. A cet effet le général Harrison divisa ses forces en deux colonnes, l'une sous le commandement du brigadier général Winchester et l'autre sous son propre commandement. Les troupes américaines comprenaient un grand nombre de soldats réguliers (notamment les habits blancs du 17th US infantry) et des volontaires du Kentucky. La colonne de Winchester se mit en route et arriva aux rapides de la rivière Maumee. Ayant appris que les Anglais et leurs alliés indiens avaient attaqué la ville américaine de Frenchtown, Winchester dérouta une partie de ses troupes de leur mission initiale pour porter secours aux colons américains. Le colonel Lewis et 900 hommes se mirent en route vers Frenchtown. Le combat fut bref et les Américains plus nombreux chassèrent sans peine l'ennemi. Cette petite victoire allait conforter le général Winchester dans son sentiment de supériorité et, ce faisant, il négligea la défense de son secteur bien qu'une contre-attaque anglaise semblait imminente. Harrisson arriva peu de temps après et renforça le dispositif américain ; la mission était désormais de  «défendre le territoire conquis à n'importe quel prix ». Puis il reprit la route laissant son subordonné tenir le terrain. Trop confiants, les Américains ne prirent pas la mesure de la menace qui les guettait, aucun préparatif sérieux n'avait été mis en place et une trop grande dispersion des forces mettait les troupes de Winchester dans une situation périlleuse. Ce que ne manquèrent pas de constater les éclaireurs anglais qui, profitant de l'obscurité, constatèrent le mauvais déploiement ennemi et notèrent tous ses points faibles. Une attaque nocturne sur une telle position aurait toutes les chances de réussir même avec un effectif plus faible que l'ennemi. Le général anglais Procter regroupa une force combinée de quelques 600 soldats, réguliers et miliciens britanniques, et 800 guerriers autochtones dirigés par les chefs « Roundhead » et « Walk in the Water ».

 

Frenchtown

 

11673

Le matin du 22 janvier les Anglais passèrent à l'attaque. Précédés par un tir d'artillerie aussi bruyant qu'inefficace, les soldats anglais se précipitèrent vers le camp américain. Réveillés par les tirs d'artillerie, les soldats américains ne tardèrent pas à riposter. Cependant la mauvaise disposition initiale des troupes américaines avait facilité leur encerclement par les Anglais et les indiens et peu à peu les troupes de Winchester furent submergées. Comble de malheur, le général Winchester qui avait choisi d'établir ses quartiers un peu à l'écart de ses hommes, fut facilement capturé. Procter ordonna à Winchester de déposer les armes dans l'heure sous peine de ne plus pouvoir contenir la furie des guerriers indiens1. Winchester s'exécuta et ordonna la fin des combats.

CaptureofGeneralWinchester

ci-contre la capture du général Winchester, ce dernier échappa de peu à la mort une fois capturé par les indiens.

 

 

 

900 hommes venaient d'être mis hors de combat ou faits prisonniers. Des volontaires du Kentucky subirent la cruauté de leurs gardiens indiens et une trentaine d'entre eux furent exécutés avant que la tuerie ne soit promptement stoppée. Cet incident, connu sous le nom de massacre de la rivière Raisin, resta dans les mémoires américaines et plus particulièrement celles des volontaires du Kentucky qui ne montrèrent aucune pitié envers les guerriers indiens et leur chef Tecumseh (bien qu'absent durant cette bataille) dans les combats qui suivirent. Le cri de « remember the raisin » devint leur cri de guerre.

 

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 20:23

Voilà un petit projet de bande annonce pour le site via youtube:

les images sont tirées d'un documentaire de la chaine de documentaire PBS

d'ailleurs je vous invite à le regarder dans son intégralité (1h 53 quand même) ce documentaire est très synthétique et pour ceux qui comprennent bien l'anglais, demeure une bonne approche sur ce sujet.

Les bandes son sont tirées des films Gladiator, le dernier des Mohicans, the muster call, et la marche des grenadiers britanniques.

 


 
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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 10:36

lacerié

La bataille du lac Erié fut la première victoire majeure des Américains de la guerre de 1812.

Elle fut primordiale sur deux points :

elle mit un terme à la domination navale anglaise du lac Erié assurant ainsi la sureté des communications sur toutes ses rives

elle permit la reprise du territoire perdu en 1812 de Detroit et d'envahir durablement le Haut Canada assurant ainsi tout le flanc gauche des forces américaines le long de la frontière canadienne

 

La situation mi-1813 sur les bords du lac Erié est loin d'être brillante pour les Américains, qui ont perdu l'année précédente la ville de Detroit, une grand part du Michigan, les Forts Dearborn et Mackinac et ont vu les territoires de l'Indiana et du Michigan en proie à une guerrilla menée par les indiens alliés aux Anglais qui fit des ravages dans les rangs des colons américains (fermes isolées détruites, plantations pillées). Le nouveau commandant en chef W.H.Harrisson qui a pris le commandement de l'armée du Nord-ouest a connu un grave revers le 22 janvier 1813 à Frenchtown le long de la rivière Raisin. Son objectif demeurait néanmoins la récupération des territoires perdus et particulièrement Detroit et également l'invasion du Haut Canada par la ville d'Amherstburg. Mais pour y parvenir il doit absolument contrôler le lac Erié qui pour le moment subit la domination de la petite flottille anglaise du Capitaine Robert Barclay et ses 6 navires.

 

La priorité des Américains fut d'abord de se doter d'une flottille capable de combattre efficacement sa rivale anglaise. Pour ce faire le chef de la marine des lacs, le Commodore Chauncey, désigna le capitaine Oliver Hazard Perry pour diriger la construction puis prendre le commandement de la flottille américaine du lac Erié. Ce dernier aidé par l'ingénieur naval Noah Brown construisit 9  navires dont 3 bricks, 5 schooner et un sloop (soit 54 canons) pour un total de 540 hommes d'équipage. Le matériel fut expédié à grand-peine depuis Pittsburgh et la baie de  la Chesapeake. Pour étoffer l'équipage de ces bateaux on fit appel à des miliciens du Kentucky, bagarreurs indisciplinés et surtout d'excellents tireurs. Des matelots du USS Constitution furent également ajoutés augmentant sensiblement la qualité en terme d'expérience de l'ensemble des équipages de la flottille. L'armement des navires américains était homogène et souvent composé de carronades dont la puissance était dévastatrice à courte portée. Le chantier naval américain se situait à Presqu'ile dans l'état de l'Ohio. Barclay au courant de l'agitation frénétique qui animait les Américains fit le blocus de ce port fin juillet 1813.

War of 1812 US Navy

ci-contre une flottille de l'US Navy sur un des grands lacs. Ces navires souvent fabriqués en sapin (parfois encort vert) étaient plus fragiles que leurs équivalents de haute mer, leur quille était différente car l'eau douce porte moins bien que l'eau salée. Les grands lacs n'étant pas de vastes étendues d'eau paisibles, plusieurs de ces unités furent perdues lors des violentes tempêtes qui sévissaient parfois sur les grands lacs.

 

Malheureusement pour lui, il n'avait pu bénéficier des mêmes atouts que les Américains pour armer sa flottille. Le sac de York, en avril 1813, l'avait privé d'une grande partie de son artillerie navale et une solution de rechange avait été trouvée en utilisant une partie des canons de fort Malden. Malheureusement chaque navire se trouvait avec une artillerie des plus disparates et non navalisé, c'est-à-dire que les canons n'étaient pas mis à feu par platine à silex mais avec un système de mèche dangereux sur un navire en bois. Certains canons seront mis en oeuvre au moyen de pistolet pour le départ du coup. Les équipages étaient également insuffisants et de qualité inégale, la marine provinciale dirigée par le commodore Yéo ne pouvait se permettre de distraire trop d'hommes du lac Ontario. La flottille anglaise du lac Erié totalisait 6 bateaux dont 2 frégates légères, 2 schooner, 1 brick et 1 sloop (soit 65 canons de tous calibres ) pour un total de 450 hommes d'équipage.

La bataille:

Le 10 septembre 1813, la flottille américaine sortit de son port d'attache à Put in Bay et après avoir aperçu la  flottille anglaise fit voile vers elle. O.H.Perry sur son navire, l'USS Lawrence, espérait arriver rapidement à portée de ses carronades mais subit le feu du naviral amiral, le HMS Detroit, qui avec ses canons longs pouvait tirer de plus loin. Arrivé à la bonne portée, le navire américain ne fit pas un feu très efficace et rapidement la plupart des navires anglais qui pouvaient le faire tirèrent sur le Lawrence, de plus en plus en difficulté. Le reste de la flottille américaine arrivait doucement mais ne pouvait pas engager efficacement l'ennemi. L'USS Lawrence, son pont ravagé, les 4/5 de ses membres d'équipage tués ou blessés amena son pavillon, non pour se rendre mais pour le transférer vers l'USS Niagara tout proche. Perry à bord d'une chaloupe se dirigea vers le second brick américain, l'USS Niagara, et monta à bord. Pendant ce temps le Lawrence avait cessé le combat. Les Anglais, bien qu'ayant obtenu un net avantage, commirent une erreur de manoeuvre et le HMS Detroit percuta le HMS Queen Charlotte, leurs deux mâtures complètement emmêlées. Les deux navires ne pouvaient plus bouger et devinrent des cibles faciles. Le reste des bateaux anglais avaient également souffert du tir américain et montraient des signes de faiblesse, Perry lança le Niagara droit sur le centre de la ligne anglaise et ravagea avec ses carronades depuis les deux côtés, babord et tribord, du Niagara, le Detroit et le Queen Charlotte. Survolté par l'exemple de leur, chef le reste de la flotttille américaine fit de même et très vite les navires anglais incapables de résister après la perte de leur deux plus grosses unités, se rendirent les uns après les autres. Il est 3 heures de l'après-midi, Oliver Hazard Perry vient de remporter la plus importante bataille depuis le début de la guerre.

OH Perry Lake Erie LOC 3g06893v (1)

O.H.Perry transfère son pavillon sur le USS Niagara en pleine bataille

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus de 130 marins anglais furent tués ou blessés, tous leurs navires capturés ;  les Américains déploraient quant à eux 27 morts et 96 blessés ainsi qu'un brick sévèrement endommagé.

Dans un message concis mais devenu légendaire il adressa ces mots à Harrisson

" Mon général, nous avons rencontré l'ennemi et ils sont en notre pouvoir. 2 navires, 1 brick, 1 schooner et 1 sloop.

 avec mon plus grand respect et  mon estime

O.H.Perry "

Le 27 septembre 2500 soldats américains débarquaient et s'emparaient d'Amherstburg, 1000 cavaliers du Kentucky s'emparaient de Detroit au même moment. L'armée anglaise sous les ordres du général Procter, évacuait la région et faisait retraite le long de la rivière Tamise où leur destin allait se jouer près d'un petit village : Moraviantown

Cette victoire donnait le contrôle du lac Erié aux Américains pour le restant de la guerre, elle mettait fin aux menaces sur l'Ohio et donnait aux Américains une tête de pont en territoire canadien.

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 17:28
L'ordre de bataille à Lundy's Lane 25 juillet 1814 (modif)

 

La bataille de Lundy's Lane : La bataille de Lundy'Lane 25 juillet 1814

fut la plus sanglante de la guerre de 1812 ( la bataille de la Nouvelle-Orléans s'étant déroulée après la signature du traité de paix)

Cette bataille eut lieu durant la campagne du Niagara de 1814 durant laquelle les Américains du général Brown tentèrent de capturer la façade canadienne de la rivière Niagara et notamment les  forts Erié et George qui commandaient les embouchures nord et sud de la rivière. Si la prise du fort Erié ne fut qu'une formalité, le fort George ne put être attaqué sérieusement faute de matériel et d'artillerie de siège. Les mésententes avec la flottille du lac Ontario de Chauncey eurent raison de l'approvisionnement des troupes américaines. Les Américains durent se replier vers le sud, poursuivis par les renforts anglais. Mais un retour offensif américain vers le Nord se heurta à Lundy'Lane à une force Anglo-canadienne bien retranchée sur des hauteurs.

Le général américain Winfield Scott à la tête de sa fameuse brigade grise ( La Scott's Brigade V2 en 1814 ) attaqua l'ennemi sans hésiter. Les Américains malgré de terribles pertes dues aux tirs des canons positionnés sur les hauteurs capturèrent tous les canons anglais et les gardèrent tout le long de la bataille. Finalement les Anglo-Canadiens malgré plusieurs contre-attaques ne réussirent pas à les reprendre et durent attendre que les Américains quittent le champ de bataille pour venir les récupérer.

Cette bataille qui fut un succès tactique de la part des Américains fut un désastre pour ces derniers d'un point de vue plus global car leurs pertes avaient été énormes et les obligèrent à se retirer une nouvelle fois vers le sud. 1700 hommes avaient été tués ou blessés de part et d'autre, Scott, Brown, Drummond furent blessés, Le général anglais Riall fut capturé.

Battle of Lundys Lane

Ci-dessus une représentation de la bataille de Lundy'sLane par Alonzo Chappel en 1859. Cette représentation est fausse en terme d'uniforme, les Américains au premier plan sont montrés avec le shako à large sommet qu'ils n'obtiendront que bien des années après la guerre de 1812. Le "bell Crowned cap" fut introduit dans l'armée en 1820, on distingue un drapeau américain "star and stripes" qui là encore ne fut introduit dans l'armée américaine que dans les années 1830. Pour le reste la scène dynamique à l'avantage des Américains indique le début de la bataille quand la nuit n'était pas encore tombée, il ne peut s'agir de la brigade de Scott entièremenet habillée de gris, peut-être le 25th régiment chargeant le flanc gauche des Anglo Canadiens ?

Ce genre d'erreur était très courant dans la peinture militaire où, en l'absence de recherches poussées, on habillait les hommes avec n'importe quel uniforme un tant soit peu ancien quitte à rajouter des éléments incongrus comme un cuirassier mort à la bataille de la Nouvelle-Orléans ou un Ecossais en kilt pour donner une impression d'une bataille plus importante à l'image des combats disputés en Europe

 

Sur la planche sont représentés un soldat des glengarry light fencible, du 104th foot, de la milice incorporée du Haut Canada et un artilleur royal. Tous les hommes sont dans la dernière tenue modèle 1812 avec shako "Belgic". La milice d'élite porte curieusement un pantalon bleu gris "gunmouth" alors qu'un ordre du corps du 4 juillet 1814 interdisait expressément à l'unité de paraître en pantalon bleu à l'exception des défilés. Les glengarry assurèrent le combat de tirailleur durant toute la bataille harcelant le flanc gauche des Américains, le 104th représenté par sa compagnie d'élite, participa aux tentatives de contre-attaque sur les hauteurs pour reprendre les canons. La milice incorporée fut prise de flanc par le 25th régiment américain et subit de nombreuses pertes notamment en prisonniers ; c'est à ce moment que le général Riall fut blessé et capturé. Les artilleurs anglais souffrirent également lors de la prise de leurs canons par le 21st regiment américain qui  tua ou blessa beaucoup de ses membres lors de l'attaque.

 

Les Américains sont représentés par un uniforme gris de la brigade de Scott qui souffrit de fortes pertes durant la bataille, un caporal du 21st US infantry dans la nouvelle tenue 1813 entièrement bleue. Ce fut ce régiment qui captura les canons anglais sur les hauteurs assurant ainsi la stabilisation de la ligne américaine pour toute la bataille. Son chef le Lieutenant Colonel Miller entra dans la légende par ces simplee mots : "I'll Try sir" en réponse à l'ordre donné de capturer les canons anglais.  Caché par une manoeuvre dans les bois le régiment réussit sa mission en surprenant les artilleurs ennemis. Le milicien est membre de la brigade Porter qui arriva en renfort à la fin de la bataille ; il porte une tenue de l'US army modèle 1813 mais avec un Round hat typique des unités de la milice.

 

Le drapeaux régimentaires de la milice incorporée et le national Flag du 25th US infantry Regimen.

(Merci à Ewan Wardle, fidèle de la première heure du blog, pour le complément d'informations)

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 09:57

  Dragons19th-copie-1

le régiment du 19th light dragoon a été déjà traité ici : Le 19th light Dragoon dans la guerre de 1812

Le 19th régiment de dragon légers anglais fut la seule unité de cavalerie légère régulière à être présente au Canada durant la majeure partie du conflit. De toute manière les unités de cavalerie n'eurent que peu d'occasions de s'illustrer durant la guerre de 1812, le terrain ne se prêtant guère aux grandes charges héroïques. La plupart des unités à cheval eurent pour mission d'éclairer l'armée et de lui apporter une capacité de communication accrue.

 

Elle participa à plusieurs batailles et escarmouches, elle effectua une charge (1 escadron) près de Chippawa le 4 juillet 1814 contre des éléments américains qui débarquaient mais fut repoussée.

 

La planche représente la tenue adoptée après 1812 mais qui arriva tardivement au Canada ; le jaune était la couleur distinctive du régiment. Les trompettes se différenciaient par le port d'un plumet rouge, les grades étaient disposés sur le bras droit uniquement ; les officiers avaient leur galon couleur or, les hommes de troupes couleur blanche. Chaque cavalier était armé d'une carabine de cavalerie (non montrée sur la planche) et bien sûr d'un sabre de cavalerie légère.Cet uniforme ne fut vraissemblablement reçu qu'en 1814. L'unité combattit essentiellement dans son ancienne tenue à la hussard avec tarleton.

Le régiment rentra en Angleterre en 1816.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 10:19

 usinfanterie28mm

infanterie américaine uniforme 1812 peinte par chuck Smith, figurines 28mm (conversion Perry miniatures)

 

Je rajoute encore un domaine sur la guerre de 1812 : le Wargame (enrichi par les photos d'amis du net et mon travail personnel.)

 

Parent pauvre des wargames avec figurines, la guerre de 1812 est dans l'ombre des guerres napoléoniennes. Néanmoins il existe des règles et des adaptations de règles pour cette période. Les fabricants de figurines commencent également à étoffer leur gamme, bicentenaire oblige. Si les troupes anglaises ne sont pas difficiles à trouver tant le choix est large, il en va tout autrement pour les américains et surtout les canadiens. 

DSCN0364

Pourtant c'est la période idéale pour les joueurs: les affrontements ne nécessitent pas beaucoup de figurines tant les effectifs étaient faibles, la variété des zones géographiques permet des scénarios dont les combats se déroulent dans le désert de la guerre Creek, comme dans la neige, sur les grands lacs ou les côtes. Idéal pour le Skirmish il reste très facile à adapter pour les batailles plus classiques comme Chippawa ou Lundy'Lane.

 

ci-contre à droite officier américain knuckeduster avec rifle old glory, peinture de l'auteur

 

 

artillerie

ci-contre : artillerie américaine 1812

28mm peinte par Chuck Smith

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les fabricants de figurines en 28mm :

Knuckleduster miniature : qui possède une jolie gamme unique d'américains et de canadiens mais aussi de soldats anglais en tenue grand froid, original!    

Old Glory : une gamme assez ancienne mais très étoffée pour les américains et les anglais, un peu de canadiens sont également disponibles

Conquest miniatures : la plus belle gamme de guerriers indiens d'amérique du Nord

Victrix : de l'anglais en plastique pas cher pour faire de gros bataillons, montage un peu compliqué mais rendu réaliste

wargames foundry : une petite gamme difficile à trouver de soldats américains, large choix de troupes anglaises. 

Perry miniatures : de belles boîtes pour faire des anglais en plastique et en métal conversions possibles pour les réguliers américains avec quelques modifications au niveau du shako.

Front Rank : une jolie gamme pour les guerres franco-indiennes avec de beaux indiens et des français du Canada convertibles en milices francophones 

DSCN0361

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessus la "Scott brigade" figurines 28mm victrix modifiées et peintes par l'auteur

 

Pour les règles  :

Cousin Johnatan : link

A ma connaissance il n y a que peu ou pas de règles en français : une adaptation de warhammer ancien battle pour le jeu napoléonien au crépuscule de l'aigle :  link

avec un supplément réalisé par moi-même pour la guerre de 1812 : link

 

A noter le site suivant (wargaming the war of 1812) axé sur le sujet avec de nombreux liens : link

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 09:38

queenston

La bataille de Queenston Height fut l'affrontement majeur de l'année 1812 sur les rives de la rivière Niagara.

Pour plus de détails : La campagne du Niagara en 1812

Les forces anglaises furent engagées en trois temps : les forces stationnées à Queenston même, les forces de renfort venues de fort George sous le commandement direct d'Isaac Brock et les forces rassemblées de fort George et Chippawa sous le commandement de Sheaffe.

Brockdeath

Les forces américaines furent engagées en vagues successives (la première 600 hommes en deux rotations) mais la majeure partie de la brigade de milice de New-York refusa de traverser la rivière conformément à ses droits constitutionnels dans le cadre d'un engagement hors de son territoire. Les troupes de ligne furent toutes engagées, les régiments d'artillerie furent représentés par des détachements qui combattirent ou auprès de leur canon ou en tant que troupe d'infanterie. 

 

 

Lors de la queens1812traversée l'artillerie anglaise renforcée d'éléments de Fort Geroge tira sur les chaloupes, spécialement la batterie située au nord de Queenston et son canon de 24 livres. Les batteries situées près du Fort Grey (batterie Lovett) couvraient de leur côté le débarquement américain.

La batterie située sur le promontoire au sud de Queenston fut capturée par les Américains mais ces derniers furent forcés au repli une fois les renforts anglais arrivés et surtout à cause du tir de la batterie située au nord du village.

 

 

 

 

 

 

La planche représente un soldat du 41st foot qui fut fortement engagé dans la bataille ; ses effectifs étaient divisés entre Chippawa, Fort George et Queenston, le cavalier des dragons légers du Niagara a vu son unité cantonnée au rôle d'estafette et de reconnaissance. Le milicien de York porte un shako et des baudriers sur des affaires civiles, la milice canadienne fut fortement impliquée dans le combat et selon les témoins c'est en menant la milice de York et le 49th foot que le général Brock fut tué.

 

Les soldats américains portent la tenue 1812 avec les lacets blancs droits, le shako de feutre "Felt Cap" et le pantalon guêtre blanc ou bleu en fonction de la saison tout comme les artilleurs qui remplacent le blanc des lacets par du jaune Le milicien de New-York est montré ici en uniforme, mais la plupart d'entre eux n'en possédaient pas.

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