3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 12:43

princeregent2

Le lac Ontario fut le théâtre d'une course à l'armement naval acharnée tout le long de la guerre qui aboutira à la mise en chantier de véritables monstres de part et d'autre mais que seuls les     Anglais parviendront à lancer. En 1813 la flottille de l'amiral américain chauncey surclassait en nombre et en puissance de feu celle de son adversaire britannique, l'amiral Yéo.

Le seul engagement entre les deux flottilles eut lieu à Burlington  et donna raison aux statistiques, les Américains étaient pour l'instant les plus forts.

 

Afin de refaire son retard, Yeo ordonna la mise en chantier de deux frégates : Les HMS Prince Regent et Princess Charlotte). Le lancement de ces navires redonna en effet la suprématie aux Anglais et relança de plus belle la construction d'autres navires.

Le HMS Prince Regent était un trois-mâts de la classe d'une frégate, équipé de 56 canons (24 et 32 livres pour les caronades plus 4 caronades de 68 livres).

Il fut construit à Kingston et opéra sur le lac Ontario durant la fin de la guerre de 1812. Il fut lancé le 14 avril 1814.

Sa quille avait une longueur de 40 mètres et le navire une longueur hors tout de 47 mètres, le navire jaugeait 1450 tonnes. Il était le deuxième navire à porter ce nom puisqu'un petit navire de 16 canons fut baptisé le HMS Prince Régent en 1812/1813.

 

Le HMS Prince regent participa aux côtés de son sister-ship, le HMS Princess Charlotte, au combat mené contre le fort Oswego. L'attaque de ce fort devait permettre aux Anglais de couper la voie d'approvisionnement de Sackett Harbor et de son précieux chantier naval. Le 6 mai 1814 les deux frégates et 6 navires plus petits attaquèrent le fort américain. Le Prince Regent et le Princess Charlotte s'en prirent directement aux défenses du fort tandis que le reste de la flottille couvrait le débarquement des troupes. Le fort américain fut finalement pris mais le but escompté ne fut pas atteint, les Américains trouvèrent d'autres moyens pour faire parvenir leur ravitaillement.

Ce fut là, la seule action de combat d'importance du navire, la fin de la guerre fut décidée 7 mois plus tard et le Prince Regent fut renommé HMS Kingston en décembre 1814 puis vendu en 1832.

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 10:04

COLONIEATLANTIQUE2 

Ile du prince Edouard:

Cette île au nord du Nouveau Brunswick ne fut jamais menacée par les Américains durant la guerre mais comme les autres colonies, elle maintint un corps de miliciens au cas où...

L'ile du Prince Edouard bénéficiait d'une force de milice théorique de 2600 hommes répartie sur 3 comtés : le comté de la Reine, le comté du Roi et le Comté du Prince. En plus de la milice, trois unités de volontaires furent levées, les volontaires loyaux Ecossais, le corps Royal du Kent et les volontaires du Prince Régent. L'uniforme des unités de volontaires n'est pas connu, néanmoins celui de leurs officiers était le suivant : uniforme rouge à distinctive bleue pour le corps royal du Kent, verte pour les volontaires loyaux Ecossais. Ces unités de volontaires furent regroupées en une légion en 1814 qui constituait le 3rd bataillon du régiment du Comté de la Reine.


3 escadrons de volontaires à cheval furent levés, habillés et équipés à leurs frais, une veste bleue à col et manches rouges pouvait être leur uniforme à l'image de ce que portaient les cavaliers Provinciaux du Canada.
Le règlement sur l'uniforme de la milice de 1814 ordonnait aux officiers de porter un uniforme sans en préciser la nature, l'infanterie portait la tenue rouge, là encore sans plus de précision.

 

Terre Neuve:

La contribution en hommes de Terre-Neuve à la guerre de 1812 fut relativement importante. Plus de 300 hommes allèrent renforcer la marine provinciale sur les grands lacs, tandis que le régiment des fencibles de Terre-Neuve envoyait nombre de détachements pour renforcer les garnisons de Fort George, Prescott, Kingston et York. Le territoire ne fut jamais menacé mais la milice se tenait prête à la défense de l'ile.


En dehors de la ville de Saint John, la milice de Terre-Neuve n'était pas réellement organisée. La ville de Saint John possédait une unité de volontaires en charge de la défense de la ville. Cette unité d'un effectif initial de 200 hommes portait le nom de "Rangers volontaires de Saint John". L'uniforme de ces volontaires, fourni par le gouverneur de l'île, était proche de celui porté par le 60th foot : une veste verte avec 3 rangées de boutons argent, un pantalon bleu, un shako à plumet vert et des baudriers blancs. L'effectif de l'unité grossit jusqu'à atteindre 500 hommes mais devant la fin des menaces américaines sur l'île, l'unité fut dissoute en juin 1814.

 

Les Bermudes:

Cet archipel au large de Charlestown fut avant tout la grande base navale de la Royal Navy, base terminée au début de la guerre de 1812, elle fut le point de départ de plusieurs grands raids contre les côtes américaines dont celui sur Washington. Les navires devant maintenir le blocus opéraient depuis cette base tout comme nombre de corsaires. La milice de cet archipel n'avait donc qu'une seule mission : la protection de ses installations portuaires militaires. 298 navires américains furent capturés par les corsaires opérant depuis les Bermudes. Enfin les Bermudes servirent de lieu de transit pour les populations noires libérées des plantations américaines afin de s'enrôler dans la Royal Navy ou les régiments des Caraïbes ou bien s'installer dans les colonies du nord : le Nouveau-Brunswick ou Terre-Neuve.

Il est vraissemblable que les miliciens portèrent une tenue rouge identique à celle de l'infanterie britannique avec col et manches noirs. Le shako stove pipe ne fut pas disponible et la plupart des hommes durent se contenter du "Round hat". De toute manière la plupart des unités britanniques opérant sous une certaine latitude portaient ce genre de couvre-chef. La milice ne prit part à aucune action de combat durant la guerre de 1812 à l'exception de l'escorte des prisonniers américains capturés en mer.

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 10:17

USSWASP

Le USS Wasp était un sloop de guerre, c'est-à-dire un navire à peu près équivalent à un brick.

Construit en 1806 sur le chantier naval de Washington, il fut lancé en service actif en 1807.

Ce trois-mâts pesait dans les 450 tonnes et mesurait 32 m de long, son armement était constitué par une batterie de 16 caronades de 32 livres et de deux canons de chasse de 12 livres. Cet armement ne lui permettait pas d'engager des cibles lointaines, il  était destiné à s'attaquer aux convois légers faiblement escortés par des sloops, cutters ou autres goélettes.

 

Il passa la période pré 1812 à patrouiller en Atlantique assurant des missions de surveillance et de transport.

Lors du déclenchement de la guerre de 1812, il ne connut qu'une seule action de combat. Patrouillant au large des côtes américaines, il tomba sur un petit canvoi anglais escorté par un sloop de guerre, le HMS Frolic. Ce dernier était armé de 22 canons dont des canons de 6 livres et des caronades de 32 livres.

warof1812theopeningsalvoesofactionbetween thehms-frolicandci-contre évocation du combat entre le Wasp et le HMS Frolic

A 11h30, le combat s'engagea et le tir américain plus lent mais plus précis que celui de son adversaire endommagea gravement le navire anglais. Les artilleurs américains tirant à "l'anglaise" c'est-à-dire dans la coque du navire pour tuer l'équipage et détruire ses canons ; les artilleurs anglais tirèrent eux à la "française" dans la mâture pour endommager les mâts et les voiles afin d'immobiliser le navire ennemi. Le navire américain avait également subi des dommages considérables dans ses voiles et sa mâture et était incapable de manoeuvrer mais le navire anglais était lui aussi très endommagé et avait presque la moitié de ses hommes tués ou blessés. Les deux navires dérivaient l'un vers l'autre et se heurtèrent.

USS Wasp VS HMS Frolic 18sep1812 

Saisissant l'occasion et étant en surnombre, l'équipage du Wasp aborda le HMS Frolic et le captura.

58 marins anglais avaient été tués ou blessés contre 10 marins américains. Mais les deux navires étaient fortement endommagés et les Américains ne purent conserver leur prise très longtemps. Un navire de ligne anglais de 74 canons, le HMS Poitier, apparut et s'approcha. Le navire américain incapable de manoeuvrer efficacement n'eut d'autre choix que de se rendre face à ce formidable adversaire.

Le navire américain fut intégré à la marine anglaise à Halifax sous le nom de "Loup Cervier". Sous les couleurs britanniques, le Loup Cervier participa aux missions de blocus des côtes américaines et captura 7 navires marchands.

Le navire prit  le nom de HMS Peacock par la suite car un précédent navire anglais ayant porté ce nom fut coulé par l'USS Hornet en février. En tant que HMS Peacok, il recaptura plusieurs navires dont deux suédois et un russe qui étaient précédement tombés dans les mains de corsaires.

En juillet 1814, le navire s'échoua et disparut au large des côtes de Virginie

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 09:42

caroline du nord

La Caroline du Nord, 12ème état de l'union depuis 1789, fut impactée par la guerre de 1812 sur ses côtes et dans son implication contre les Creeks.

La demande en hommes pour l'état de Caroline du Nord atteignait les 7000 hommes, mais l'enthousiasme fut tel que ce chiffre fut vite atteint et même dépassé. Bien que relativement bien fournie, la milice de Caroline du Nord ne fut pas affectée en masse dans les zones de combats. 5 compagnies d'infanterie furent envoyées vers fort Johnson et 4 autres vers fort Hampton, le reste fut déployé dans les fortifications côtières de l'état. Les unités le long de la côte eurent parfois à faire avec les raids de la Royal Navy comme à Ocracoke en juillet 1813 où une flottille anglaise débarqua des troupes pour attaquer la ville de Portsmouth. La milice locale ne put empêcher l'attaque et se replia pour chercher des renforts. Les Anglais détruisirent tous les navires corsaires amarrés au port et pillèrent une partie de la ville. Une force de volontaires se rassembla à New Bern pour attaquer les Anglais mais ces derniers étaient déjà partis quand la troupe américaine arriva à Portsmouth.


Une petite force de Caroline du Nord fut impliquée dans la campagne de Andrew Jackson contre les Creeks en février 1814 mais ne put participer à la bataille de Horseshoes Bend. Elle rentra en Caroline en juillet de la même année.


L'uniforme :
Les officiers généraux et membres de l'état-major reçurent un uniforme bleu sombre à col et manches chamois avec trois rangées de boutons or sur la poitrine qui du coup ne possédait pas de revers de poitrine, attribut courant dans la milice. Les épaulettes or étaient portées avec une étoile argent pour les généraux de brigade et deux pour les majors généraux. Le bicorne avec ou sans liseré or, était porté avec une cocarde noire et un plumet noir à pointe rouge. Une écharpe rouge sous la ceinture, un pantalon blanc ou bleu complétaient le tout. Les aides de camp portaient le même uniforme mais sans étoiles sur leurs épaulettes.


Les officiers de la milice portaient un coatee bleu à col et manches rouges, trois rangées de boutons argent à la poitrine, un pantalon blanc à liseré rouge, un bicorne avec plumet noir à pointe rouge pour les colonels et blanc à pointe rouge pour les majors. Les épaulettes et les boutons étaient or. Les officiers de l'artillerie portaient le même uniforme mais les épaulettes et les boutons étaient couleur argent. Les officiers de la cavalerie portaient une veste bleue courte avec épaulettes et boutons argent en trois rangées sur la poitrine et un plumet blanc sur leur « Tarleton ». En 1813 les officiers commencèrent à s'habiller comme ceux de l'US Army.


Les hommes de troupe portaient peu ou pas d'uniformes, vraisemblablement la veste de chasse ou autre tenue civile, mais il semble qu'une unité de volontaires de cavalerie de la ville de Raleigh portait une veste courte bleue ou blanche à double rangée de boutons, avec un « round hat » à cocarde bleue , des bottes à la Souvarov et des éperons.

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 11:53

Constitution

Le USS Constitution fut sans conteste le navire le plus célèbre de la guerre de 1812, cette frégate super lourde lancée en 1797 demeure aujourd'hui le navire le plus ancien encore en service dans le monde.

La construction de ces frégates fut autorisée après la loi navale de 1794 "naval act" afin d'assurer la protection des intérêts américains sur les mers du globe. Parmi ces frégates, trois furent des frégates "super-lourdes", l'USS Constitution, United States et President. Conçues par l'architecte naval Joshua Humphrey, ces "super frégates" étaient plus lourdement armées et plus solides que la plupart des frégates en service dans les marines militaires de l'époque.
La construction donnait à la frégate une quille moins large mais plus fournie. La charpente de chêne était renforcée par une structure disposée en diagonales offrant une bien meilleure résistance à l'ensemble, le plancher très épais contribuait lui aussi à augmenter la solidité du navire. L'armement consistait en 32 canons de 24 livres et 22 en caronades de 32 livres alors que sur les frégates classiques on trouvait plutôt des pièces de 18 livres et au nombre d'une trentaine.

Bien que les frégates à 44 canons existaient également dans les marines française et anglaise, aucune ne disposait d'une construction aussi robuste. Le USS Constitution et ses "sister-ship" devaient pouvoir combattre n'importe quelle frégate et avoir le dessus tout en étant assez rapide pour échapper aux vaisseaux plus gros.
Le Constitution était construit en chêne et en pin, sa coque mesurait jusqu'à 53 cm d'épaisseur sur 57 m de long et était doublée de cuivre pour la protéger des tarets, petits mollusque forant le bois des coques.

Lancé le 21 octobre 1797, le navire jaugeait 1576 tonnes, possédait une voilure de 4000m² le propulsant à 13 noeuds, il était en outre armé officiellement de 44 canons mais en posséda jusqu'à 54.

sail200f

Ses premières opérations militaires furent lancées contre la marine française durant la quasi-guerre pour protéger le commerce maritime américain des attaques de corsaires français très actifs en Atlantique. Cette crise avec la France terminée un nouvel ennemi fit sa réapparition : les pirates barbaresques. La Constitution fut envoyée à Tripoli pour négocier avec le Sultan, en route elle croisa le HMS Maidstone qui tarda à se faire reconnaître au risque de déclencher un combat entre le navire anglais et la frégate américaine.
Arrivée à Tripoli avec une escadre sous ses ordres l'USS Constitution participa à plusieurs attaques qui mirent à mal les défenses de la ville et coulèrent plusieurs canonnières mais l'USS Philadelphia s'échoua et fut abandonné à l'ennemi. Le commodrore Decatur entreprit son fameux raid pour détruire l'USS Philadelphia par la suite. L'USS Constitution entreprit ensuite le blocus de la ville et captura plusieurs navires durant cette période. La prise de la ville par un détachement de US Marines aboutit finalement à un accord de paix.

La période de paix qui suivit vit l'augmentation des tensions avec l'Angleterre qui pratiquait "l'impressment" ou la presse en mer des marins. En 1807 le USS Chesapeake, frégate américaine plus légère que le Constitution, fut endomagée par le HMS Leopard. Durant la période qui précéda la guerre de 1812, l'USS Constitution et son équipage maintinrent un état de veille permanent se préparant au pire avec les navires de la Royal Navy. Lorsque la guerre fut déclenchée le 18 juin 1812, le navire américain prit la mer et fut pourchassé par une escadre anglaise de 5 navires mais leur échappa au bout de 3 jours par ses habiles manoeuvres.


034 Sticker USF Constitution Meets HMF Guerriere-introducti

Ci-contre : le combat du Constitution contre la frégate HMS Guerrière, première grande victoire navale de l'US Navy de la guerre de 1812

 

Après être rentrée à Boston, elle repartit en mer, captura trois navires de commerce anglais et rencontra une frégate anglaise : le HMS Guerriere, frégate de 49 canons mais d'une classe inférieure. Le 19 août, les deux navires échangèrent les premiers boulets, mais le combat était inégal, la Constitution surclassait son adversaire sur tous les points : puissance de feu, vitesse, équipage... En peu de temps, les boulets de 24 du navire américain démâtèrent la frégate anglaise qui voyait avec stupéfaction une partie de ses boulets de 18 livres rebondir sur les flancs du Constitution. A cette occasion le navire américain reçut le surnon de "Old Ironside" vieux flanc de fer car sa coque était aussi résitante que l'acier. Après 1h30 de combat, le Constitution s'était placé 4 fois dans le meilleur angle de tir possible tirant sur la partie avant ou arrière du navire anglais et avait transformé la vieille frégate britanique en épave. Incapable de remorquer le navire anglais tant sa coque était endommagée, l'équipage du Constitution l'incendia. Cette victoire eut un retentissement immense en Amérique du Nord, l'US Navy venait d'infliger sa première défaite à la Royal Navy depuis la bataille du Grand Port en 1810 où la marine française avait détruit une escadre anglaise.

USS Constitution vs java

Ci-contre le combat contre le HMS Java, frégate de 49 canons mais d'une classe inférieure au Constitution

 

Mais le USS Constitution ne s'arrêta pas là et affronta une autre frégate anglaise le 29 décembre 1812, le HMS Java, avec là encore un résultat décisif pour le navire américain. Bien que plus léger et donc plus rapide, le Java s'emmêla dans la mâture du Constitution et subit à courte portée la bordée supérieure du navire américain y compris de ses nombreuses caronades. Le navire anglais fut cette fois encore irrécupérable, l'USS Constitution avait vaincu deux frégates anglaises en 4 mois. En 1813 la frégate américaine captura 5 navires de commerce et le HMS Pictou, une goélette de 14 canons puis demeura à Boston victime du blocus de la Royal Navy. L'année 1814 fut relativement calme pour la frégate qui ne captura que quelques navires marchands, mais en 1815, alors que la guerre était officiellement terminée, l'USS Constitution attaqua et captura une troisième frégate anglaise, le HMS Cyane et un navire de guerre plus petit le HMS Levant. Rentré à Boston le Constitution termina sa guerre navale après avoir affronté victorieusement 3 frégates anglaises.

La carrière du navire ne s'arrêtait pas là et la frégate devint navire d'entraînement puis navire-musée et demeure encore en service aujourd'hui dans l'US Navy après une profonde restauration en 1995. Il poursuit une mission de prestige éducative et demeure à ce jour le plus ancien navire en service du monde et une des plus grandes fiertés de l'US navy.

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 09:07

 La guerre de 1812 s'étant déroulée sur terre comme sur mer il me paraît logique d'aborder plus en avant la partie océanique de ce conflit en regardant quelques unités célèbres.

 

La marine de guerre qui dominait l'élément liquide de cette partie du 19ème siécle est bien évidemment la Royal Navy et son millier de navires, l'Espagne, la France, le Danemarck avaient vu leur flotte décimées par les bateaux anglais. La supériorité anglaise ne s'explique pas tant par la supériorité technique de ses navires ou de ses armements que par la qualité de ses chefs et de ses marins. La seule marine pouvant tenir tête à la Royal Navy fut la marine de guerre française : la Royale. La guerre d'indépendance américaine avait démontré qu'elle était capable de battre son ennemie britannique, mais la révolution de 1789 provoqua sa chute par la saignée de son encadrement et la dilapidation de ses hommes expérimentés  dans l'armée révolutionnaire. L'expertise des marins français fut perdue et explique en grande partie les revers subis à Aboukir et Trafalgar.

 

044 Rindlisbacher Lake Champlain-introduction

Mais la marine Anglaise allait au devant d'une très mauvaise surprise quand ses frégates affrontèrent leurs équivalents américaines. Contrairement à la toute jeune Us Navy, la marine angalise était à flux tendu pour maintenir à la fois le blocus européen, la sécurité des convois et la guerre en Amérique. La qualité de ses équipage chuta elle aussi avec le recours de plus en plus souvent à la presse pour recruter ses hommes tant en Angleterre que sur les navires neutres. Cette presse qui fut à l'origine de la guerre de 1812, amena plus de maux que de remèdes, les hommes d'équipage soumis à une discipline de fer étaient prompts à déserter et peu enclins à se soumettre aux rigueurs du combat naval. Avec le besoin grandissant en bateaux et donc en équipages la qualité intrinsèque de la Royal Navy allait doucement décroissant. Les meilleurs équipages étaient en outre affectés à la guerre en Europe contre la France, les moins entraînés étaient confinés aux missions outre-mer. Les Américains de leur côté pouvaient compter sur un grand nombre de volontaires pour armer le faible nombre de leurs navires, ils ne possédaient certes aucun navire de ligne mais disposaient de trois bâtiment hors normes : les super frégates. Ces frégates lancées dans les années 1797 étaient construites selon un schéma particulier avec une architecture interne plus dense que la normale et disposé d'une autre manière. Une essence particulière de chêne vert était son principal composant de coque plus solide qu'un chêne classique et disponible en nombre aux Etats-Unis. Les frégates étaient en outre armées théoriquement de 44 canons ce qui les classait dans les frégates lourdes, mais en réalité elles emmenaient plus de 54 canons longs et courts de 24 à 32 livres.

 

058 Sticker Gun Deck Aft-introductionEn fait il s'agissait du principe d'un bâtiment de ligne déguisé, 130 ans avant les cuirassés de poche allemands qui pour ne pas enfreindre le traité de Washington qui limitait le tonnage des navires de guerre emportait des canons surpuissants sur une coque à peine plus grande qu'un croiseur lourd.

 

Lors des rencontres entre frégates anglaises et américaines, les super frégates américaines surclassaient leurs homolagues britanniques sur tous les plans et remportèrent des victoires faciles sur ces dernières. La plus célèbre d'entres elles l'USS Constitution fut même surnommée "Old Ironside" tant les effets des boulets ennemis étaient faibles ou nuls sur sa coque.  Au final les combats entre les deux marines se soldèrent par un avantage peu marqué pour l'US  navy mais l'effet moral fut énorme tant national que dans le reste du monde : la toute puissante Royal Navy était tenue en échec par la toute petite flotte des Etats-Unis.

Mais il ne faut pas oublier les plus petites unités, les corsaires, les corvettes de l'US Revenue, les navires qui combattirent sur les grands lacs....

048B Buckingham British Raid on Essex-introduction

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous étudierons quelques navires de toute classe du côté américain et anglais grâce notamment aux quelques profils que j'ai réalisés via les plans originaux ou dessins d'époque.

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 14:06

mississippi

Instauré en 1798, le territoire du Mississippi bordait la Louisiane et la Géorgie, il n'entra dans l'union qu'en 1817. Comme la plupart des états du Sud il n'était pas particulièrement opposé à l'entrée en guerre des États-Unis contre l'Angleterre. Comme nombre d'états et de territoires durant la guerre de 1812, le Mississippi fut plus concerné par les affrontements avec les tribus indiennes qu'avec les forces britanniques. Il fut impliqué notamment dans le conflit avec les Creeks que l'on nomme la guerre Creek. La milice du Mississippi fut donc principalement occupée à combattre les tribus indiennes, particulièrement après l'affaire du Fort Mims où le massacre de près de 250 personnes par les indiens provoqua une vive émotion et un afflux massif de nouvelles recrues. Menées par le général Jackson, les troupes du Mississippi combattirent aux côtés des milices volontaires du Tennessee comme de Géorgie contre les Creeks. A fort Sinquefield, Tallussahatchee en novembre 1813, Talladega en novembre 1813, Hillabee, autossee et Hrose Shoe Bend, Jackson et ses miliciens massacrèrent une grande partie de la force combattante de la nation Red Creek ; les survivants se déplacèrent en Floride pour poursuivre la lutte.


Prétextant que la ville de Mobile était concernée par l'achat de la Louisiane en 1803, le Mississippi annexa cette portion espagnole en 1812 et le général Wilkinson occupa militairement cette zone en 1813 sans opposition de la part des troupes espagnoles. Ainsi le Mississippi trouvait un débouché dans le golfe du Mexique. Bien que les Anglais arrivèrent dans la région pour soutenir les Espagnols, ces derniers furent une nouvelle fois balayés à Pensacola par l'Armée de Jackson en novembre 1814 où combattit, entre autres, la milice du Mississippi du Major Uriah Blue


Avec l'arrivée du contingent de Packenham en 1814, la ville de Mobile et son fort furent attaqués à deux reprises, avant de tomber en 1815 lors du dernier combat de la guerre de 1812 en février 1815. A cette occasion, la milice du Mississippi fut fortement impliquée contre les Anglais durant la campagne de la Nouvelle-Orléans aux côtés des régiments réguliers et des contingents du Kentucky et du Tennessee. La milice du Mississippi organisée en légions depuis sa création, fut réformée en 1807 puis 1809 et comptait désormais sur un recrutement par Comté. Chaque comté devant fournir un régiment d'un ou deux bataillons et un ou deux escadrons de cavaliers.


L'uniforme:


Bien que le règlement stipulait que les hommes devaient porter un uniforme bleu à revers rouges, les miliciens ne portèrent que peu ou pas d'uniformes durant le conflit. La veste de chasse et les tenues civiles disparates furent l'essentiel du costume militaire du Mississippi. Les cavaliers devaient porter une veste bleue à revers rouges et lacets argent mais là encore peu furent réellement habillés de la sorte. On peut citer les cavaliers du comté d'Adams qui portaient une veste rouge à revers noirs et lacets jaunes. On notera (ci-contre) le cavalier du comté de Jefferson dans une tenue proche de celle des dragons légers de l'US army mais avec un tarleton. Les officiers généraux quant à eux portaient l'habituelle tenue bleu sombre à revers chamois identique ou presque à celles des milices des autres états.


La contribution à la guerre de 1812 du Mississippi tant miliciens que soldats de l'armée régulière fut de 1667 hommes .

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 20:00

indiana

Le territoire de L'indiana, région agricole peu peuplée, fut transféré aux Américains par les Britanniques en 1783 à l'issue de la guerre d'indépendance. Il faudra attendre 1816 pour que ce territoire  devienne le 19ème état des Etats-Unis. Pendant la guerre de 1812, le gouverneur de l'Indiana fut le général William Henry Harrisson.

 

Durant la guerre de 1812, l'Indiana fut le théâtre d'affrontements entre Américains et tribus amérindiennes alliées des Anglais.   La bataille de Tippecanoe qui vit la victoire du général Harrisson sur les indiens de Tecumseh en 1811 eut lieu sur cet état. Le début du conflit fut d'ailleurs critique pour cet état puisque les indiens De Tecumseh gagnèrent en audace avec les défaites de Mackinack puis du Fort Detroit qui abandonnait une grande partie du Michigan aux mains de l'ennemi. Le massacre de Foort Dearborn ajoutait à l'insécurité qui régnait dans cette partie des Etats-Unis. Harrisson se vit refuser une demande de conciliation avec les indiens par Tecumseh qui voyait une bonne occasion de chasser cet ancien adversaire du territoire Shawnee spolié par les Américains. En 1812 le village de Pigeon Roost fut massacré par les Shawnee, piuis les sièges de Fort Wayne et Fort Harrisson. Mais les forts résistèrent et du 4 au 15 septembre la bataille du Fort Harrisson, défendu par un certain Zachary Taylor, future gloire militaire de la guerre contre le Mexique, devint la première victoire terrestre des Etats-Unis de la guerre de 1812.

 

Néanmoins l'Indiana put compter sur le renfort des volontaires du Kentucky et de l'Ohio, habitués eux aussi aux combats contre les indiens. A la bataille de Mississinewa, Harrisson contraignit 300 guerriers Miami à la retraite. Ayant reçu le commandement de tous les territoires du Nord-Ouest en lieu et place du général Winchester, Harrisson eut pour mission de reprendre le territoire perdu.

 

La ville de Prophet 's Town fut détruite et en 1813 il parvint à repousser les forces anglaises du Michigan reprenant tout le territoire perdu. Pour l'Indiana la guerre de 1812 ne fut qu'un prolongement du conflit contre les indiens commencé bien plus tôt et à ce titre sa milice fut fortement impliquée avec ses alliés de l'Ohio et du Kentucky dans le combat contre ces tribus.

Pour la totalité de la guerre, l'Indiana a fourni 3400 hommes dont 400 cavaliers et 3000 soldats d'infanterie.

 

L'uniforme:

La loi sur la milice du 17 septembre 1807 précisait que les unités devaient porter un uniforme mais que ce dernier était laissé au libre choix, quant à sa couleur ou à sa coupe, aux souhaits de chaque chef de corps. Dans les faits la plupart des miliciens de l'Indiana ne portèrent pas d'uniforme spécifique et adoptèrent la tenue propre aux populations des frontières : la veste de chasse à franges. Durant la campagne de 1811 contre Tecumseh, deux escadrons de dragons légers volontaires de l'Indiana et du Kentucky portèrent une tenue entièrement bleue, avec un tarleton ou un "round hat" à crinière, une cartouchière ventrale, deux pistolets et une épée. Bottes et ceinturons étaient en cuir noir.


La nouvelle loi sur l'uniforme de la milice de janvier 1814 stipulait que les officiers généraux devaient porter une tenue bleue avec col et manches rouges ou chamois, un pantalon blanc, un bicorne et des bottes. Les troupes étaient toujours tenues de porter un uniforme uniquement à la parade et ce dernier ne respectait que les souhaits leur chef de corps.

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 10:25

COLONIEATLANTIQUE1 

Les colonies du Nouveaux Brunswick et Cap Breton ne furent pas attaquées par les Américains durant la guerre de 1812 et leur milice n'eut donc pas à combattre. Néanmoins, le Nouveau-Brunswick, possédant un régiment de Fencibles qui deviendra en 1810 le 104th regiment of Foot, envoya quand même des unités au combat au Canada.

 

L'ile de Cap Breton était autonome durant la guerre de 1812 et possédait son propre gouverneur. La milice de cette île dont la force théorique était d'environ 1300 hommes, fut organisée en 1813. Elle regroupait 20 divisions commandées chacune par un capitaine et était d'un effectif identique à celui d'une compagnie. L'uniforme des officiers était une veste bleue avec boutons et épaulettes couleur or, round hat avec plumet et pantalon ou surculotte gris. La tenue des hommes n'est pas connue.

 

Le Nouveau-Brunswick est la partie qui borde la frontière du Maine et la Nouvelle-Ecosse. Bien que cette partie de la colonie britannique n'ait pas été envahie par les forces américaines, le Nouveau-Brunswick eut le privilège de voir ses frontières temporairement déplacées vers le territoire américain en 1814 lorsque les forces d'invasion anglaises s'emparèrent de plusieurs villes du Maine, établissant une nouvelle frontière le long de la rivière Penobscot. A la fin de la guerre, la colonie retrouva ses frontières originelles mais profita d'un petit afflux de réfugiés et de noirs en fuite qui grossiront sa population. La plupart des combats se limiteront au volet naval dans cette région du Canada. Fredericton, la capitale, verra néanmoins passer de nombreux régiments et unités en partance pour le front canadien. La milice du Nouveau-Brunswick ne fut donc pas sollicitée pour des combats sur son territoire mais eut la mission d'assurer la surveillance et la protection de la région durant la guerre. Quelques unités partirent néanmoins pour le Canada comme le 104th foot "ancien New-Brunswick Fencibles".

 

L'uniforme:

Lors du déclenchement de la guerre de 1812, le potentiel humain de la milice du Nouveau-Brunswick était de 4500 hommes mobilisables. Bien que ne possédant pas de règlement stipulant les spécifications d'un uniforme pour la milice, le Nouveau-Brunswick possédait des unités de volontaires et de miliciens en uniforme.

Les officiers de milice portaient une veste bleue avec col et manches rouges, une écharpe cramoisie autour de la taille et le plus souvent un "round hat" avec ou sans plumet. Les officiers du comté de York disposaient d'une tenue rouge avec une couleur distinctive noire, des boutons et épaulettes or. Ceux du comté de Saint John une tenue rouge à distinctives bleues tandis que les artilleurs volontaires du Comté portaient l'uniforme de l'artillerie à pied anglaise.
Mais la plupart des miliciens ne portaient aucun uniforme. Pour tenter de donner bonne figure à sa milice, le gouverneur de l'île demanda à Londres de lui fournir 3000 uniformes et leurs équipements. Ces derniers arrivèrent en avril 1813 et permirent de fournir à 3000 miliciens un uniforme rouge dont les 2/3 étaient à distinctives blanches et 1/3 à distinctives bleues. Les shakos étaient du modèle "belgic" avec leur protection contre la pluie. L'envoi de Londres permit également d'habiller 144 sergents et 30 musiciens. Les tambours du Nouveau-Brunswick étaient en fait des cornets et non des tambours. Les baudriers porte giberne étaient noirs en partie. Un corps de "sea Fencibles" fut également mis en place, le seul de toutes les colonies d'Atlantique, pour la protection des installations portuaires, la tenue de ces hommes était celle des marins.
La milice de Charlotte et le nouveau régiment des "fencibles" du Nouveau-Brunswick furent les premières unités à bénéficier de ces nouvelles tenues.

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 10:59

royalmarines

Les Royal Marines ont été étudiés en détail ici : Les royal marines dans la guerre de 1812

Le corps des Royal Marines date de 1664 et était à l'origine le régiment maritime à pied du duc de York puis régiment du Lord grand amiral, son appellation de Royal Marines date de 1802.

Véritable force d'assaut de la Royal Navy, les Royal Marines totalisaient en 1814 plus de 31000 hommes soit presque autant que l'armée américaine régulière. Chaque vaisseau, du Sloop au navire de ligne de premier rang, emportait un détachement de Royal Marines. Sur les plus petits vaisseaux il s'agissait d'une vingtaine d'hommes, sur une frégate il y avait entre 30 et 45 hommes, sur un vaisseau de ligne cela pouvait monter jusqu'à une compagnie entière de 104 hommes.

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Des bataillons permanents furent instaurés en fonction des zones géographiques en Afrique du Sud, à Malte, en Egypte etc.. en plus de ces bataillons, il fut adjoint 3 bataillons pour le service à la mer, ce sont ces trois bataillons qui combattirent en Amérique du Nord.

ci-contre un royal marine lors de l'attaque du fort Oswego en 1814 sur les bords du lac Ontario.

 

En plus des troupes d'infanterie, 4 compagnies d'artillerie de marine furent créées pour soutenir les troupes au sol. Les compagnies de Royal Marines furent envoyées au Canada sur le lac Ontario, puis en 1813-1814 elles opérèrent le long des côtes américaines lors des nombreux raids en Virginie, Georgie, Caroline, Maryland. Elles furent impliquées dans les combats de la campagne de la Nouvelle-Orleans et sur les côtes sud des Etats-unis.

Enfin alors que la guerre était déjà diplomatiquement terminée, et après la bataille de la Nouvelle-Orléans en janvier 1815, les royal marines attaquèrent la Georgie à Point Peter et Sainte Mary.

En 1816, le nombre des effectifs tomba à 6222 hommes.

 

La planche :

L'uniforme des royal marines est en 1812 le même que celui porté par l'infanterie, à la différence près que la tenue n'affiche que 8 boutons au lieu de dix sur la poitrine. En tant que"Royal" Marine, la couleur distinctive est le bleu foncé et les boutons sont couleur métal blanc. Ces derniers sont disposés en paires et leurs lacets se terminent par un bout carré. Le pantalon large blanc est préféré à la surculotte blanche dans les missions et pour le service quotidien. Les chapeaux sont des chapeaux à bords légèrement relevés entourés à leur base d'un tissu blanc et surmontés d'une cocarde noire avec un plumet rouge et blanc. Certaines sources indiquent des plumets verts et entièrement blancs pour les compagnies de flanc mais il n'est pas sûr que ces unités aient existé de manière permanente en dehors des bataillons. La présence de Wings n'est pas avérée pour ces compagnies si tant est qu'elles aient effectivement existé durant les guerres napoléoniennes.

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Les tambours portaient la même tenue que la troupe avec des wings bleus et des lacets supplémentaires rehaussés de l'insigne des Royal Marines.

Les sous-officiers portaient l'écharpe rouge à bandeau central bleu, l'épée et les chevrons sur le bras droit.

Les officiers portaient la tenue écarlate avec écharpe, boutons et épaulettes couleur or, "round hat", épée pantalon ou culotte avec bottes ou demi-guêtres. Les lacets ne semblent pas avoir été portés sur les tenues des officiers subalternes.

ci-contre un soldat des royal marines dans la tenue avec longues guêtres et culotte blanche. Cette tenue était remplacée par le pantalon large blanc au combat. Spécialistes des coup de main, les Royal Marines ont assis leur réputation durant toute l'histoire de leur corps

 

De nombreux esclaves noirs en fuite rejoindront les forces anglaises et plusieurs compagnies du 3rd bataillon recrutèrent parmi ces hommes. Ils portèrent le plus souvent la tenue blanche légère utilisée par temps chaud. En fait une veste de lin avec col et manche bleu foncé et un pantalon blanc large.

Le détachement des artilleurs de la marine affecté au Royal Marines servit durant la campagne de la Chesapeake, ils étaient habillés avec une veste bleu foncé à col et manches rouges, sans lacets et avec boutons jaunes. Le plus souvent le calot ou "fatigue cap" était porté en lieu et place du "round hat" ou du shako "belgic". En 1816, l'uniforme des artilleurs des Royal Marines fut celui de l'artillerie à pied anglaise veste bleue à lacets jaunes, "belgic shako" et pantalon gris.

 

"Per Mare Per terram" : par mer et par terre est leur devise depuis 1785, les Royal Marines sont encore de nos jours une des forces d'élite de l'armée britannique respectée et reconnue par tous.

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