15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 12:02
( illustration de l'auteur d'après un modéle de base d'Alexis Cabaret)

( illustration de l'auteur d'après un modéle de base d'Alexis Cabaret)

Un corps d'artilleurs et d'ingénieurs fut levé en 1794 et disposait de 16 compagnies regroupées en 4 bataillons. En1798 un autre régiment d'artilleurs et d'ingénieurs fut mls en place ; ce dernier comportait 12 compagnies. Avec la réduction d'effectifs les ingénieurs et les artilleurs furent séparés et le premier régiment d'artilleurs fut créé en 1802. Il regroupait 20 compagnies avec un colonel, un lieutenant-colonel et 4 majors à sa tête. Il servait un matériel d'origine française hérité de la guerre d'indépendance et qui consistait en canons, attelages, caissons et forges du système Gribeauval, le plus efficace et le plus moderne du monde à cette période. Les canons étaient peints en gris bleu clair ou en vert français.

A la veille de la guerre de 1812, l'artillerie américaine était composée d'un régiment d'artillerie à pied nommé "regiment of artillerist" et d'un régiment d'artillerie légère "light artillery".

Avec la guerre qui s'annonçait entre l'Angleterre et les Etats-Unis, deux régiments d'artillerie supplémentaires furent créés en 1812 : les "2nd et 3rd regiment of artillery". techniquement semblables au premier régiment. Ils différaient par leur tenue et leur statut. En effet le "regiment d'artillerist" qui devint par la force des choses le 1st regiment of artillery conservait son chapeau de bras comme couvre-chef alors que les deux régiments plus récents recevraient des shakos en feutre. Autre différence, le premier régiment était considéré comme une unité professionnelle de l'armée américaine alors que les deux autres comme des régiments temporaires levés en temps de guerre. C'est pour effacer ces différences que sera finalement créé le corps of artillery en 1814 qui regroupera tous les régiments d'artillerie en une seule unité ( voir Le corps of artillery dans la guerre de 1812  )

Bien qu'étant une unité d'artilleurs, les missions du régiment s'apparentaient le plus souvent à des actions de combat d'infanterie. Les hommes servant les canons pour la défense des positions fortifiées mais plus rarement en rase campagne. En 1813 le regiment of artillerist adopta le shako de feutre à son tour. A partir de cette période seules les unités d'artillerie de milice portaient des chapeaux de bras ou des bicornes, les unités de l'armée étaient désormais toutes pourvues en shakos de feutre puis en leather shako, light artillery comprise.

 

Au combat.

Le régiment fut présent à la bataille de Queenstown heigts et à la capture de York en 1813. Des éléments furent présent au combat de Fort Meigs en 1813, dans l'attaque de Fort George et à la bataille de Chrysler's  farm  la même année. En 1814, il participa à la défense de Fort Oswego aux batailles de Chippewa et Lundy's lane et à la défense de fort Erié. Il fut également présent aux batailles de Baltimore, Plattsburgh et enfin à la Nouvelle-Orléans.

 

the-regiment-of-artillerists-1812

chapeau de bras (illustration Prices4antiques)
chapeau de bras (illustration Prices4antiques)

L'uniforme :

En 1812, les artilleurs portaient la tenue modèle 1810, elle consistait en une longue tunique bleu foncé à revers, col et manches rouges. Les basques tombaient au niveau des genoux et étaient passepoilées de jaune. Les lacets de poitrine, manches et col étaient jaunes. La poitrine était pourvue de 3 rangées verticales de 7 à 9 boutons. Sur chaque manche se trouvaient 4 boutons avec lacets jaunes disposés en V, le col avait 2 boutons sur chaque côté. Les boutons de poitrine de la rangée centrale furent un temps remplacés par des crochets avant de finalement revenir au système de fermeture à bouton. La surculotte était blanche en été et bleue en hiver, elle était portée avec les demi-guêtres et avait un lacet jaune sur le côté. Le couvre-chef était un haut bicorne appelé "chapeau de Bras" avec un lacet jaune sur son pourtour et surmonté d'un plumet blanc a-dessus d'une cocarde noire. Les sou-officiers sont désignés par des épaulettes jaunes une pour les caporaux et deux pour les sergents. Les officiers portaient le bicorne et les lacets or remplaçaient les lacets de couleur jaune. Il semble que les compagnies affectées à Mackinac et Détroit en 1812 portaient la tenue pré 1810.

Les tambours possédaient une tenue aux couleurs inversées rouge au col, manches et revers bleus. A l'instar de toutes les unités américaines, les compagnies situées en-dessous du 35ème parallèle porte l'habit en lin blanc au lieu de la veste de laine bleue pour des raisons de confort. En outre les uniformes blancs en coton ou en lin sont faciles à faire grâce à l'abondance de matière première dans ces régions.

A partir de 1813, le chapeau de bras est remplacé par un shako de feutre "felt shako" et la veste est raccourcie avec des basques arrivant bien au-dessus du genou. Les trois rangées de boutons ont laissé place à une seule rangée centrale avec lacets droits ou en bastion (pour les tenues anglaises capturées). Les manches ont perdu leurs lacets jaunes en V mais conservent les lacets autour des boutons disposés verticalement. En 1814 avec la création du "corps of artillery", l'uniforme des artilleurs perd ses lacets jaunes sur la poitrine et seule une unique rangée de boutons jaunes est conservée, les cols conservent un surlignage jaune avec deux boutons jaunes de chaque coté, les surculottes sont remplacées par des pantalons, le shako de cuir conserve le plumet blanc, une plaque jaune centrale en cuivre et une cordelette à deux pompons fixée en haut à droite et descendant vers le bas à gauche. Les manches conservent leurs boutons mais sans lacet. Dans les faits il apparaît que le 1st regiment reçut tardivement cette tenue bleue et conserva la tenue des artilleurs modèle 1812 à basques courtes et shako de feutre.

Liens et sources:

Kochan James Osprey Men at arms 345 "uniforms of the united states army 1812-1815"

Don Troini "soldiers in america"

Chartrand rené "A most warlike appearance"

the compagny of military historians "Military uniforms in america years of growth 1796-1851"

Le site de recherche historique de l'US army:

http://www.history.army.mil/books/r&h/R&H-1Art.htm

une référence sur l'encyclopédie de la guerre de 1812

https://books.google.fr/books?id=_c09EJgek50C&pg=PA19&lpg=PA19&dq=us+artillery+1812&source=bl&ots=MC9iWxJ9dF&sig=6MFebEIXjuUQ8rhXSQQwS4rUb08&hl=fr&sa=X&ved=0CGgQ6AEwC2oVChMI2cCxlZ2PxgIVw1gUCh0CGAAo#v=onepage&q=us%20artillery%201812&f=false

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 15:30
Le 6th Regiment of Foot (WarwickShire) dans la guerre de 1812

Le 6th Regiment of foot fut initialement recruté comme un régiment au service de la hollande en 1674 dans la guerre contre la France. L'unité ne devint le 6th regiment of foot qu'en 1685 à la demande du roi d'Angleterre James II qui utilisa plusieurs régiments au service de la Hollande, composés d'Anglais, d'Irlandais et d'Ecossais pour en faire deux :

les 5th et 6th regiment of foot.

Le 6th regiment intervint en Irlande et participa à la bataille de la Boyne en 1690 contre les rebelles jacobites, soutenus par la France. Le régiment retourna en Hollande et reçut son premier honneur de bataille lors du siège de la ville de Namur.

Durant la guerre de succession d' Espagne contre le roi Louis XIV de France, le 6th parti en Espagne combattre les français et participa aux batailles de Barcelone, d'Almanza, Sarragosse, Almenar et Brihuega. Le régiment revint au Royaume-unis en Ecosse pour mater la rebellion Jacobite de 1745 mais souffrit de pertes sensibles dans la défaite de Prestonpans.

Envoyé à Gibraltar puis dans les antilles, le régiment participa à la guerre d'indépendance américaine en 1776. Il prit le nom de first Warwick en 1782. Durant les guerres de la révolution française, le régiment participa avec succès à la capture de nombreuses positions françaises aux antilles, notamment à Sainte Lucie, la guadeloupe ou la Martinique gagnant un nouvel honneur de bataille au passage en 1798.

Pendant les guerres napoléonienne, le régiment fut envoyé dans la péninsule ibérique dès 1808 et combattit à Rolica puis Vimero. Lors de la retraite vers la Corogne, le régiment perdit 300 hommes. Il eu la funeste occasion de participer au désastre de l'expédition de Walcheren en Hollande où comme le reste du corps expéditionnaire anglais il dut réembarquer avec ses hommes malades et amoindries. En 1812, l'unité reparti en Espagne et se couvrit de gloire à Vittoria puis participa à l'invasion du Sud-ouest de la France. Engagé dans des situations difficiles, particulièrementt à Orthes en 1814, contre des positions en hauteurs tenues par les Français, le 6th se fit remarquer par Wellington lui même. Ce dernier fit graver sur la tabatière d'argent du mess des officiers du régiment qui comportait l'inscription "Seek Glory" " que l'on pourrait traduire par "en quête de gloire" depuis 1785 " : Huzza for the 6th regiment Now Keep Glory" "hourra pour le 6ème, maintenant conservez la".

Le 5 mai 1814, la situation en Amérique du Nord devenant favorable aux britanniques, le régiment fut envoyé en renfort au Canada pour participer à la contre ofensive anglaise.

Le Canada.

embarqués à bord des transports "Harbinger" et "Sultana", le régiment arriva à Québec le 3 juillet 1814 et fut dirigé vers la base de Kingston afin d'y être équipé. Mais ce n'est qu'en septembre que le régiment enfin pourvu en matériel adéquat, fut envoyé vers la zone des combats et en l'occurence le secteur du Niagara où les Américains avaient récement lancé une offensive. Après la bataille de Lundy's Lane, les Anglo-canadiens avaient repris l'initiative et avaient forcé les américains à battre en retraite vers le sud autour du Fort Erié. Ce dernier qui avait été facilement pris par les américains au début de l'été 1814 avait été considérablement renforcé et était désormais soumis à un siège par les forces anglo-canadiennes.

Le 6th régiment arriva pour renforcer le contingent de siège anglo-canadiens qui avait été saigné à blanc lors de l'assaut raté du 15 aôut. L'armée anglo-canadienne avait perdu énormément d'hommes et ne possèdait pas suffisament de canons de siège pour s'emparer du fort américain, bien défendu et tenu par des soldats vétérans qui n'avaient rien à envier aux tuniques rouges. La première mission de combat du 6th fut l'attaque d'un piquet américain le 6 septembre 1814 par une compagnie du 6th foot, action qui se conclua par un succès. Le 17 septembre, soit un mois après l'assaut raté des britanniques, près de 1600 soldats américains effectuèrent une sortie contre les batteries anglaises qui pilonnaient le fort Erié. Ayant réussi à s'emparer de deux batteries sur 4, les Américains furent finalement forcés de se replier après une vigoureuse contre attaque des troupes anglaises dont faisait partie le 6th, le 82nd et le régiment Suisse De Watteville. Le régiment, remarqué par le général De Watteville,  obtint à cette occasion un honneur de bataille "Niagara" pour sa conduite dans la reprise des canons anglais capturés.

Devant l'impossibilité pour les Anglais de capturer Fort Erié, les troupes britanniques se replièrent vers le Nord et le 6th regiment of foot tint ses quartiers autour de Chippawa tandis que la compagnie légère du régiment était positionnée vers Black Creek. En octobre l'unité fut envoyée en position de contrer un mouvement offensif du général américain Brown près de Weihshun mais les Américains se retirèrent avant qu'un combat puisse avoir lieu. Le 6th regiment reparti prendre ses quartiers à chippawa où il demeura jusqu'a la fin du conflit.

Ayant reçu le titre de "Royal Warwickshire Regiment" en 1832, il troqua le jaune profond contre le bleu. Le régiment qui a combattut dans de nombreux conflits dont les deux guerres mondiales, existe aujourd'hui dans la formation du "régiment des fusilliers royaux " ou " Royal Regiment of fusilliers "

plaque de baudrier avec l'antilope en son centre "musée du Niagara"

plaque de baudrier avec l'antilope en son centre "musée du Niagara"

L'uniforme:

Le 6th régiment possédait la couleur distinctive jaune orangé "deep yellow". La tunique rouge est ornée de 10 lacets blancs disposés par paires et terminés de manière rectangulaire. Le lacet est pourvu d'une bande jaune à l'extrémité basse et d'une bande rouge à l'extrémité haute.

Le régiment est habillé en 1814 avec la nouvelle tenue de l'armée anglaise à savoir une tunique aux basques raccourcies, d'un shako "belgic", d'un pantalon gris avec demi-guêtres grises. Les musiciens portent la même tenue que la troupe, conformément au règlement de 1812, mais leur lacet est différent et comprend un ensemble de bandes rouges autour d'un damier blanc et rouge.

Les boutons sont couleur métal argent mais les plaques de baudrier ovales sont couleur métal jaune. Les épaulettes argentées sont de la même couleur que les boutons des officiers.

Le drapeau du régiment est à champ jaune profond avec une antilope en son centre, des roses couronnées aux coins et l'Union Jack avec le chiffre romain VI au milieu. Le king's color reprend l'antilope au centre et le chiffre VI sur le coin supérieur gauche. L'honneur de bataille NIAGARA a été ajouté pour sa conduite lors du siège de Fort Erié et la campagne du Niagara en 1814.

Le symbole de l'Antilope daterait de la guerre de succession d'Espagne en 1702 où le régiment captura à Saragosse un étendard Maure avec une antilope brodée dessus. Une autre version expliquerait le choix de l'Antilope parce qu'il s'agissait d'un symbole royal de la maison de Lancastre.

Pour en savoir plus, le site du musée du 6th regiment of foot:

http://www.warwickfusiliers.co.uk/

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 12:00
Le 3rd ( Kent ) Regiment of Foot "The Buffs" dans la guerre de 1812

En tant qu'ancien régiment de l'armée anglaise, cette unité trouve son origine au 16ème siècle en 1572. Créée comme une unité d'infanterie navale, elle tire son nom de Buffs de la première tenue qu'elle porta, à savoir un uniforme couleur chamois. Plus tard avec l'adoption de la tenue rouge dans l'armée anglaise, le "Buff" (chamois ou fauve) fut la couleur distinctive du régiment. Autre distinction, les bretelles étaient de couleur fauve alors qu'habituellement les baudriers étaient en cuir blanchi.

Comme tous les anciens régiments, l'unité a changé de nom plusieurs fois, portant le nom de 4th "Holland maritime regiment" dans les années 1665, puis 4th "The Lord High Admiral's Regiment jusqu'en 1715. En 1667 il devint un régiment orienté vers les combats terrestres et non plus navals. Il prit ensuite les noms des différents colonels commandant et fut nommé le 3rd "Howard's Regiment" et 3rd "Howar's Buffs". Son surnom dans l'armée anglaise fut les Buffs puis "Old Buffs".

En 1751, il prit le nom de 3rd ( Kent ) regiment of Foot "The Buffs" et en 1782 ( East Kent ) Regiment of foot " The Buffs " et enfin ( Royal East Kent ). Il faut bien comprendre que le terme "Buffs" est son surnom et non son appellation officielle. Le surnom "Old Buffs" lui aurait été donné lors de la bataille de Dettingen en 1743 par le roi George II qui aurait confondu le 31st régiment avec le troisième régiment à cause de leur couleur buff similaire. Afin de les différencier le 3rd prit le nom de Old Buffs et le 31st de Young Buffs.

Son secteur principal de recrutement demeure depuis 1782 le comté du Kent et sa devise : Veteri Frondescit Honore littéralement "son honneur antique fleurit".

Le régiment a servi dans de très nombreuses guerres et campagnes depuis sa création. Il participa notamment à la guerre d'indépendance américaine en Caroline puis la campagne de Yorktown. Il servit ensuite en Jamaïque jusqu'en 1790. durant les guerres napoléoniennes, il fut envoyé dans la péninsule ibérique combattre les Français, il participa à la bataille d'Albuera en 1811 où il subit des pertes énormes et perdit ses couleurs lors d'une charge de la cavalerie légère française. Curieusement ce jour particulièrement désastreux pour ce régiment est devenu le jour du régiment. Avec 644 pertes durant la bataille, le régiment subit le taux de pertes le plus important de n'importe quelle autre unité britannique de toute la guerre. Malgré cette défaite, l'unité continua à se battre durant les principales batailles en Espagne et acquit une grande expérience.

Le 3rd ( Kent ) Regiment of Foot "The Buffs" dans la guerre de 1812

Les opérations au Canada:

En juin 1814, le régiment fut envoyé au Canada. Sur place, il fut regroupé avec 12 000 hommes pour participer à la grande offensive contre l'état de New York sur Plattsburgh.

En effet Sir George Prevost, ayant reçu de nombreux renforts, avait décidé de passer à l'attaque et de s'en prendre à cette importante base navale américaine sur le lac Champlain puis de poursuivre son invasion vers le sud. Mais la campagne tourna court quand la flottille anglaise fut complétement battue lors de la bataille navale du lac Champlain. Le 3rd regiment of foot faisait partie de la colonne de droite durant l'opération, il chassa les miliciens et réguliers qui défendaient la ville de Plattsburgh et s'y installa. Le régiment se prépara ensuite à attaquer la position fortifiée américaine qui était le long de la rivière Saranac. Cette position protégée par trois blockhaus devait être attaquée le 11 septembre, jour de l'arrivée de la flottille anglaise. Au matin du 11, les Buffs attaquèrent avec des échelles, ils franchirent la rivière mais furent rappelés vers l'arrière lorsque la nouvelle de la défaite navale parvint au commandement des troupes au sol et que la décision d'annuler l'attaque fut prise.

Le régiment comme le reste de l'armée retourna au Bas Canada la tête basse, il avait perdu 4 tués et 39 blessés dans les différentes escarmouches de cette courte campagne.

Le 4 juin 1815, le régiment quitta Québec pour l'Europe, une longue carrière opérationnelle l'attendait encore.

Le 3rd ( Kent ) Regiment of Foot "The Buffs" dans la guerre de 1812

L'uniforme :

La couleur distinctive des Buffs était le ...Buff ou jaune chamois, la tunique rouge était ornée de lacets disposés par paires et se terminant de manière rectangulaire. Les boutons ornés du dragon entouré de la devise et surmontant le numéro 3, étaient de couleur métal blanc. Jusqu'en 1812 les tambours étaient habillés avec la tunique aux couleurs inversées mais le nouveau règlement interdisant cette pratique, la plupart des régiments durent habiller leurs musiciens comme les hommes de troupe mais avec des lacets différents et présents sur les bras, la poitrine et dans le dos.

Le régiment étant arrivé au Canada en 1814, il est fort probable que c'est dans la tunique rouge que les musiciens du 3rd foot partirent au combat. Les hommes portaient le pantalon gris habituel, le shako "belgic" et les demi-guêtres gris foncé. Par contre les baudriers de ce régiment n'étaient pas blancs pour la troupe mais chamois ou jaune fauve comme la plupart des régiments ayant le buff comme couleur distinctive.

( le dessin à droite de Bernard Coppens, représente la tenue du régiment avant 1812 avec shako stove pipe et culotte jaune fauve ; en tant que sergent il porte la pique et l'épée droite au côté droit ainsi que la ceinture cramoisie au bandeau central fauve)

Sources:

C.E.Franklin "British napoleonic uniforms "

Bryan Fosten Osprey men at arms 114 et 119 " Wellington infantry 1 et 2 "

René Chartrand " A Scarlet coat"

René Chartrand British forces in north america 1793 - 1815 men at arms 319

http://freepages.genealogy.rootsweb.ancestry.com/~crossroads/regiments/regiments-infantry.html

http://www.napoleon-series.org/military/organization/Britain/Infantry/Regiments/c_3rdFoot.html

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 10:45
L'ordre de bataille de North Point 12 septembre 1814

La bataille de North Point s'inscrit dans le cadre de la campagne anglaise de la baie de la Chesapeake de 1814. Après avoir défait les forces américaines défendant Washington à Bladensburg et incendié la capitale, les Anglais débarquèrent en amont de Baltimore. La force défendant la ville rencontra le corps expéditionnaire anglais à North Point.

Le terrain marécageux et boisé offrait un avantage au défenseur, mais Striker le général américain commandant la 3ème brigade de milice du Maryland prit l'initiative du combat et attaqua la force anglaise avec une petite avant-garde. Les Anglais sous les ordres du général Ross, menèrent la contre-attaque mais de manière chaotique. Dans le désordre, Ross fut abattu par un tireur isolé américain. C'est privés de leur général en chef que les soldats anglais s'en prirent au gros des forces américaines positionnées en ligne échelonnée. Remplissant parfaitement sa mission de retardement la force américaine de plus de 3000 hommes infligea deux fois plus de pertes à l'ennemi qu'elle n'en déplora.

Les vétérans anglais avaient subi 340 morts et blessés pour 150 chez leur adversaire. Ils avaient bataillé jusqu'à la soirée, multipliant les manœuvres de contournement et à chaque fois ils se trouvaient face à une nouvelle ligne cachée derrière celle qu'ils venaient de mettre en déroute et il ne s'agissait que de miliciens.

Ainsi quand les Anglais apprirent que près de 100 canons et 10 000 miliciens de la milice du Maryland, une des mieux équipées et organisées des États-Unis, faisaient face pour défendre Baltimore ils devinrent très réservés quant au succès de leur mission. La bonne résistance du Fort Mc Henry décida de l'abandon du projet qui aurait pu tourner à une bataille de la Nouvelle-Orléans avant l'heure.

Les Anglais possédaient pour la bataille de North Point 4000 hommes, des troupes d'élite composées de vétérans d'Espagne, de Royal Marines et d'artilleurs à pied ainsi que la section de roquettes de marine qui avait déjà combattu à Bladensburg avec succès.

En face, les Américains n'alignaient que la 3rd Brigade de milice du Maryland pour une opération de freinage de l'ennemi, soit un peu plus de 3000 combattants. Les 5th et 27th régiments de milice se distinguèrent particulièrement dans leur pugnacité au feu.

Si tactiquement le succès est anglais, du point de vue de la campagne de Baltimore, l'action américaine de retardement est un franc succès : elle a infligé 8 à 9% de pertes à l'effectif global ennemi tout en préservant le sien qui était, toutes forces confondues, supérieur à une hauteur de 3 contre 1. Les Anglais furent refroidis par le niveau élevé de pertes et la vue des défenses de Baltimore acheva de miner leur moral. La victoire de Fort MC Henry fit le reste.

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 16:13
L'unité des volontaires canadiens dans la guerre de 1812

Une des unités les plus controversées de la guerre de 1812 fut sans aucun doute celle menée par Joseph Willcocks dont le nom de "canadian volunteers" laisse croire à un autre groupe de milice canadienne mais il n'en est rien. Les hommes des canadian volunteers étaient des habitants du haut Canada, pro américain, et qui combattirent avec les forces américaines contre les Anglo-Canadiens.

Considérés comme des traîtres par les Anglais, ils risquaient la peine capitale en cas de capture. Pour les Britanniques, un sujet du roi reste un sujet du roi, c'est d'ailleurs le leitmotiv qui justifia qu'ils s'emparent des marins à bord des navires américains lors de l'impressment. C'est avec cette vision sur les droits des sujets de l'empire britannique qu'ils considéraient tout habitant d'une de leur colonies comme un traître s'il retournait ses armes contre le roi, peu importe l'opinion politique ou morale de cet homme. Les habitants les plus récemment installés au Haut Canada étaient bien souvent d'anciens Américains qui avaient voulu s'installer dans cette région pour des raisons économiques plus que politiques. Après la grande migration des milliers de loyalistes qui avaient fui la révolution américaine et qui s'étaient installés dans cette région depuis la fin des années 1780, vinrent des immigrants désireux de commencer une nouvelle vie qu'ils jugeaient plus facile dans cette région, Ces nouveaux habitants n'étaient nullement défavorables au régime américain et dès l'invasion de Detroit par le général Hull en 1812, certains parmi eux avaient rejoint les rangs de l'armée américaine.

C'est donc parmi cette population que joseph Willcocks trouva des volontaires pour former son unité de l'effectif d'une compagnie.

Joseph Willcocks, natif d'Irlande, arriva au Canada à l'age de 27 ans et très vite, il prit une part active dans la vie publique locale. Il fut même responsable d'un journal, "The upper canadian Guardian" dans lequel il exprimait ses opinions et mettait souvent en cause l'administration coloniale. Élu au parlement du Haut Canada, il se révéla un adversaire de la politique interne d'Isaac Brock quant aux mesures que ce dernier souhaitait mettre en place face à la guerre qui s'annonçait contre les États-Unis. Pour ses opinions il fit un bref séjour en prison ce qui ne l’empêcha pas d'être réélu au parlement. Il participa avec Brock à l'alliance avec les six nations mais à la mort de Brock à Queenston il vit les mesures prises par son successeur comme une entrave à la liberté individuelle et décida de changer de camp. Il recruta une petite milice et se mit au service des Américains en juillet 1813. En tant que membre du parlement, son attitude lui valut d'être accusé de haute trahison et la peine de mort en cas de capture par les Anglais. Il reçut le grade de Major et commanda son unité de miliciens de la force d'une centaine d'hommes.

L'unité des volontaires canadiens était donc composée essentiellement d'Américains nouvellement installés dans la région. L'une des première actions de l'unité fut la participation à la destruction du village de Newarck en 1813 s’aliénant un peu plus l'opinion canadienne.

Les hommes de la compagnie de Willcocks participèrent aux diverses petites escarmouches qui eurent lieu autour du Fort George que les Américains avait capturé en 1813. A la fin de l'année les Américains abandonnèrent le Niagara et les Anglais se lancèrent à leur tour dans une campagne de terreur brûlant et détruisant tout le long de la rivière Niagara sur la rive américaine. La milice de New-York, incapable de les arrêter, fut renforcée par les volontaires canadiens qui combattirent à la bataille pour Buffalo le 30 décembre 1813. Les 2000 Américains furent vaincus par 1400 Anglo-Canadiens et la ville de Buffalo et les dépôts avoisinant furent détruits, faisant payer au centuple l'incendie de Newarck. Ce que les Anglais omettent souvent de rappeler c'est que les destructions causées par leur flotte le long du littoral américain de l'Atlantique, débutées dès le début de 1813 étaient déjà énormes et ne se justifiaient guère ( l'incendie de Toronto servant trop souvent d'excuse aux destructions aveugles de la Royal Navy), les représailles des Britanniques étaient sans commune mesure avec les actions punitives des Américains.

A l'automne 1814, des prisonniers de l'unité des volontaires canadiens furent traduits devant la justice anglaise durant les assises sanglantes d'Ancaster. Willcocks fut condamné par contumace mais 8 hommes furent pendus en juillet 1814 à Burlington, 7 autres furent bannis. Tous n'appartenaient pas aux volontaires canadiens mais ce procès devait servir d'exemple à tous ceux qui seraient tentés par la sédition envers la couronne. Les sympathisants ou combattants de la milice pro-américaine étaient prévenus.

Lorsque les Américains envahirent la péninsule du Niagara en 1814, les volontaires canadiens furent de la partie et reçurent des renforts et de nouveaux membres du parlement du Haut Canada comme Benajah Mallory et Abraham Markle. Affectés à la brigade de milice du général Porter, ils participèrent aux actions contre le dépôt de port Dover en mai 1814 et s'engagèrent dans la bataille de Chippawa le 5 juillet 1814 puis la bataille de Lundy's Lane le 25 juillet.

L'unité fut dissoute le 15 juin 1815, à Batavia, état de New-York. Ne pouvant revenir au Canada, sous peine d’être traduits en justice et pendu, les membres de la compagnie s'installèrent aux États-Unis, recevant un dédommagement et des terres de la part du gouvernement américain.

L'uniforme:

On ne sait pas grand chose de la tenue des hommes de Wilcocks, en tant que milice. A la création de l'unité les hommes ne portaient pas d'uniforme autre que leurs tenues civiles. Une cocarde blanche et un foulard vert autour du chapeau tenaient lieu de signes distinctifs. Lors de l'intégration de l'unité dans la brigade Porter, ils reçurent un uniforme, très probablement la veste courte grise, semblable à celle de la brigade de Scott. Le peu d'uniformes bleus étant réservé aux soldats réguliers. A la fin de la guerre, les hommes durent commencer à recevoir un uniforme bleu 1813 en gardant le chapeau à foulard vert. Les officiers ayant plus de moyens ont certainement choisi le shako "tombstone" mais, là encore, ce n'est que supposition.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 20:26
Les Shawnee dans la guerre de 1812

Les Shawnee occupent une place spéciale dans la guerre de 1812 puisque le plus grand leader de la nation indienne de la guerre de 1812, Tecumseh, appartient à cette tribu.

 

Probablement originaires de la vallée de l'Ohio, les Shawnee ont également peuplé durant certaines périodes la Caroline du Sud, le Tennessee, la Pennsylvanie, l'Alabama et la Géorgie. En langue Delaware Shawnee signifie l'habitant du sud.

Peuple nomade, il pratiquait néanmoins l'agriculture et possédait des villages permanents. De tradition et de culture algonquine, ils occupaient un espace relativement vaste et le partageaient avec d'autres nations indiennes comme les Creeks du Sud ou les Delaware. Les déplacements dus à la conjoncture politique et aux différents traités poussèrent les Shawnee vers la région de la rivière Ohio.

Leurs relations avec les hommes blancs furent ponctuées de guerres où ils s'allièrent tantôt avec les uns et tantôt avec les autres. En 1763 ils combattirent aux côtés des Français contre les Anglais avant de combattre avec les Anglais contre les insurgés américains en 1776 durant la guerre d'indépendance. La guerre sépara une première fois les Shawnee dont une partie se dirigea vers le Sud-Ouest vers le Missouri.

 

La portion de territoire qu'ils occupaient étant devenue la cible des colons américains, ils livrèrent une guerre continuelle contre les incursions des blancs affrontant l'armée américaine à la rivière Wabash, et Fallin timber. La défaite indienne consommée, le traité de Greenville en 1795 força les indiens à abandonner plus de terres et une partie d'entre eux se dirigèrent vers la rivière Wabash dans l'Indiana tandis que l'autre s'enfonçait plus amont dans l'Ohio. C'est durant cette période que Tecumseh émergea comme le leader Charismatique qu'il allait devenir.

La période de Tecumseh eut un considérable impact sur l'avenir des tribus de toute la région. Il tenta avec son frère Tenskwatawa de réunir les tribus du Nord-Est, du centre et du Sud dans une alliance, une confédération, afin de résister ensemble à la poussée colonisatrice des blancs. Se heurtant aux visées expansionnistes américaines l'affrontement était inévitable et la bataille de Tippecanoe en 1811 obligea Tecumseh à chercher l'alliance des Anglais.

shawnee-lookout

Ci-contre guerriers Shawnee, il est bien sûr difficile de parler d'uniforme mais chaque étoffe, pièce de vêtement plume et peinture de guerre possède une signification particulière propre à chacune des grandes nations indiennes. Il faut garder à l'esprit que les amérindiens de l'Est de l'Amérique du Nord ne possédaient pas de langue écrite et que la multitude des tribus et des langues parlées obligeait les indiens à trouver des codes communs pour se faire comprendre entre eux. La peinture des corps et des visages remplit ce rôle en indiquant de manière précise les intentions ou l'histoire de son porteur.

 

 

En 1812 au déclenchement de la guerre, les Shawnee, Tecumseh et plus 3000 à 3500 guerriers se rangèrent aux côtés des Anglais. Après le succès de Fort Detroit en août 1812, l'ardeur des guerriers Shawnee s'émoussa lors des sièges sur la rivière Maumee (Forts Meigs et Stephenson) avant de s'effondrer après la bataille de Moranviantown. Les Shawnee ne participèrent jamais en masse aux affrontements et retournèrent très vite auprès des leurs dans l'Ohio, d'ailleurs une grande partie d'entre eux était restée neutre à l'égard du conflit anglo-américain.

La partie d'entre eux qui était restée dans le Missouri participa même aux côtés des colons à la lutte contre les raids des indiens du Nord.

Finalement l'ensemble de ces tribus, peu importe leur parti pris dans la guerre, fut forcé au déplacement vers l'Ouest à partir de 1831 en direction du Kansas et de l'Oklaoma.

 

shawnee hunter 96

ci-contre un guerrier Shawnee à la chasse en hiver. On retrouve les grandes cuissardes de peau très efficaces pour se protéger du froid et qui seront utilisées par les Français du Canada et tous les colons vivant à leur contact. Maîtres incontestés de la survie dans les régions froides, les Amérindiens ont certainement plus apporté aux premiers colons que l'inverse dans le cadre d'une adaptation intelligente à l' environnement local. Les armes à feu furent par contre très appréciées et servirent de monnaie d'échange dans les trocs ou pour conclure un traité. Les nations indiennes possédaient au fil du temps une collection hétéroclite de mousquets et de carabines glanés sur les champs de bataille ou cédés au gré des alliances avec les blancs.

 

Shawnee Warrior

guerrier shawnee en veste de peau et peinture de guerre ? sur le visage et les cheveux.

 

 

On connaît mal les significations réelles des peintures. L'histoire de ces peuples étant essentiellement orale, il n y a pas de trace écrite, hormis les descriptions faites par des blancs qui les ont vus (ou combattus).

La couleur utilisée pour le visage ou les cheveux a une signification. Le rouge était une couleur bénéfique comme le noir, mais pour d'autres tribus il pouvait signifier autre chose. En temps de guerre il signifiait la décision du guerrier et de son peuple d'affronter l'ennemi. Une sorte de confirmation que le chemin de la guerre avait été choisi et accepté. Le blanc était associé au deuil mais pouvait aussi signifier la paix ; associé aux couleurs de guerre il pouvait signifier la volonté de survivre au combat. Les dessins (rond, lignes droites ou non, pointillés, main...) évoquaient un souhait, un épisode de la vie du porteur, une intention, etc.

Les peintures de guerre (rouge et noir associées) étaient avant tout un message d'effroi adressé à l'ennemi, mais il pouvait être un don accordé au porteur comme le vert sous les yeux permettait de voir la nuit. La peinture ne se limitait pas au visage mais pouvait être appliquée sur tout le corps, les armes et, pour ceux qui en possédaient, les chevaux.

En tout état de cause afficher une couleur était un message codifié en fonction de certaines occasions, propre à être compris par une autre tribu.

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 23:23

Je corrige les planches V2 de l'infanterie américaine 1813/1815. J'avais par erreur laissé les revers blancs. Le nouvel uniforme entièrement bleu est redevenu entièrement bleu ; seuls les lacets de col, les cols en eux-mêmes et parfois les pattes d'épaule étaient blancs ou surlignés en blanc.

  plancheusinfanterie1814

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à John Mcpherson pour sa judicieuse remarque

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 09:57

  Dragons19th-copie-1

le régiment du 19th light dragoon a été déjà traité ici : Le 19th light Dragoon dans la guerre de 1812

Le 19th régiment de dragon légers anglais fut la seule unité de cavalerie légère régulière à être présente au Canada durant la majeure partie du conflit. De toute manière les unités de cavalerie n'eurent que peu d'occasions de s'illustrer durant la guerre de 1812, le terrain ne se prêtant guère aux grandes charges héroïques. La plupart des unités à cheval eurent pour mission d'éclairer l'armée et de lui apporter une capacité de communication accrue.

 

Elle participa à plusieurs batailles et escarmouches, elle effectua une charge (1 escadron) près de Chippawa le 4 juillet 1814 contre des éléments américains qui débarquaient mais fut repoussée.

 

La planche représente la tenue adoptée après 1812 mais qui arriva tardivement au Canada ; le jaune était la couleur distinctive du régiment. Les trompettes se différenciaient par le port d'un plumet rouge, les grades étaient disposés sur le bras droit uniquement ; les officiers avaient leur galon couleur or, les hommes de troupes couleur blanche. Chaque cavalier était armé d'une carabine de cavalerie (non montrée sur la planche) et bien sûr d'un sabre de cavalerie légère.Cet uniforme ne fut vraissemblablement reçu qu'en 1814. L'unité combattit essentiellement dans son ancienne tenue à la hussard avec tarleton.

Le régiment rentra en Angleterre en 1816.

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 09:11

 10THVETERAN

Le bataillon de vétérans royaux a déjà été  traité ici Le 10th royal veteran battalion dans la guerre de 1812

Ce bataillon créé à l'initiative d'Isaac Brock, alors colonel, regroupait les hommes trop vieux ou invalides pour participer au service de guerre dans un régiment normal. En tant que bataillon de vétérans il participa surtout au service de garnison permettant à d'autres unités d'être employées ailleurs. Son quartier général était à Québec mais le corps fut transféré à fort Joseph dans les territoires de l'Ouest.

L'action d'éclat de l'unité fut la capture du fort Mackinac en 1812 dès le début de la guerre. Elle occupera ce poste impportant de la région du Michigan jusqu'à la fin du conflit.

Pour plus de renseignements sur le fort Mackinac : Le fort Mackinac durant la guerre de 1812

Le bataillon était habillé comme un régiment anglais d'infanterie classique à l'exception près que l'unité ne comportait aucune compagnie de flancs et ne possédait donc pas de soldats légers ou de grenadiers.

 

Comme le régiment était un "Royal" veteran battalion, la couleur pour l'ornement du col, des pattes d'épaule et des manches était le bleu foncé.

La tenue portée durant l'essentiel de la guerre fut l'uniforme pré 1812 à savoir "stove pipe shako", longue tunique rouge brique avec pantalon blanc à longues guêtres noires. Le fort Mackinac étant loin de tout l'unité ne reçut que tardivement les nouveaux effets d'habillement.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 13:36

 

85th

En plus de la compagnie légère que l'on trouvait dans chaque bataillon d'infanterie de ligne anglais, il existait dans l'armée anglaise des régiments d'infanterie légère dont toutes les compagnies étaient des soldats d'infanterie légère. Avant 1808, il n'existait que deux régiments d'infanterie légère, le 43rd foot et le 52nd foot ainsi que la compagnie expérimentale de fusilier qui deviendrait par la suite le 95th rifle ; les compagnies légères des régiments de ligne suffisaient amplement. Mais devant les nouvelles tactiques d'infanterie légère imposées par les Français, il fut décidé de renforcer l'effectif de l'infanterie légère en créant des régiments composés uniquement de soldats légers.

Les 51st, 68th, 71st et le 85th regiment of foot furent ainsi convertis. D'un point de vue tactique, l'infanterie légère se déployait en avant et sur les flancs d'une brigade ou d'une division afin d'éclairer et de protéger ses côtés vulnérables. La plupart du temps, étant considérés comme des régiments d'élite, ils servaient de troupes de choc ou combattaient en ordre linéaire dans la même disposition que les troupes de ligne.

Lors de la guerre de 1812 deux régiments légers furent envoyés en Amérique : les 43rd et 85th foot.

 

Le 43rd régiment of foot  "Monmouthshire" possédait une grande expérience de la guerre en Amérique ; il y fut déployé plusieurs fois. Il fut présent lors de la guerre contre la france au Canada s'illustrant notamment à la bataille pour Québec. Lors de la guerre d'indépendance américaine il fut renvoyé en Amérique et prit part au dur combat de Bunker Hill et de Lexington contre les insurgés américains.

Il fut envoyé aux Caraïbes pour lutter contre les Français avant d'être expédié en Espagne. Sur place il fut amalgamé avec d'autres unités légères dans la fameuse "light Brigade" dirigée par le général Crawfurd au côté du 52nd light et dui 95th rifle regiment. Le second bataillon du régiment fut quant à lui envoyé en Hollande en 1809 dans la malheureuse expédition de Walcheren où il souffrit de la maladie et perdant du même coup toute capacité opérationnelle.

Ayant accumulé une très grande expérience en Espagne dans sa lutte contre les Français, il fut déployé en Amérique du Nord pour la troisième fois mais exclusivement pour la campagne en Louisiane, il fut présent en Amérique de janvier à avril 1815. Ce régiment ne participa qu'à la bataille de la Nouvelle-Orléans où il subit des pertes sensibles.

 

Le 85th Foot (Bucks Volunteers) fut levé en 1793 ; il connut l'action en Hollande en 1799 en tant que régiment de ligne. Il fut envoyé aux Caraïbes par la suite avant d'être transformé en régiment d'infanterie légère. Il fut expédié en Espagne dans l'armée du Duc de Wellington et combattit dans quelques-uns des combats les plus durs de la campagne de la Péninsule à Fuentes de Onoros et au siège de Badajoz. A la fin de la guerre en Europe il fut intégré au corps expéditionnaire qui devait attaquer les côtes américaines de la baie de la Chesapeake. Il fut présent en Amérique du Nord de août 1814 à mars 1815. Le régiment participa à la bataille de Bladensburg, à la prise de Washington et à la campagne de la Nouvelle-Orléans ainsi qu'à l'assaut sur le fort Bowyer.

 

 

L'uniforme :
Il était à peu de chose près identique à celui de l'infanterie de ligne, mais pour les différencier des soldats de ligne ordinaire, les légers furent équipés du shako de la légère avec un cor de chasse au lieu d'une plaque et d'un plumet vert. La tunique restait la même mais se voyait ornée de wings pour toutes les compagnies ; d'ailleurs les compagnies de flanc disparaissaient puisque le régiment était déjà considéré comme un régiment d'élite. Les baudriers, sacs, musettes et gourdes étaient identiques. Le fusil était le « Brown Bess » modèle New Land pattern plus court et au canon bruni. Les musiciens étaient normalement des « Buglers » ou « cornets » mais les tambours subsistaient encore. Le 71th qui était un régiment écossais possédait même des joueurs de cornemuse. Les sous-officiers gardaient les mêmes attributs que dans la ligne à l'exception des wings et du shako, la pique était parfois remplacée par un mousquet plus pratique. Les sergents-majors et les officiers portaient une tunique écarlate, les officiers étaient armés du sabre courbe de l'infanterie légère. Les grades des sous-officiers étaient portés sur les deux bras.

 

Le 43rd:

la distinctive du régiment est le blanc, les boutons sont argent pour les officiers comme les attributs d'épaule, les officiers de ce régiment aimaient à porter des pelisses rouges et grises dans la plus pure tradition de l'infanterie légère britannique.

Les hommes de troupes portaient la tunique rouge avec lacets blancs rangés par paires, les pantalons gris et le shako stove pipe avec cor de chasse. Les officiers subalternes portaient le shako, le pantalon gris avec renfort de cuir, les officiers supérieurs portaient le bicorne et le pantalon-culotte blanc avec des bottes en cuir noires. Les hommes étaient armés du Brown bess de l'infanterie légère.

1803 brtiish infantry sword

 

ci-contre officier et soldat de l'infanterie légère anglaise (ici le 52nd light). L'officier est armé d'un sabre à lame courbe typique des régiments légers, il porte le shako stove pipe à plumet vert et cor de chasse en plaque frontale, ses camarades de l'infanterie de ligne portaient quant à eux le bicorne jusqu'en 1811 puis le shako belge.

Le soldat porte également un shako stove pipe à plumet vert et cor de chasse, il porte également le pantalon gris et les nids d'hirondelle ou "Wings" sur les épaules, marque de son statut d'élite, un soldat des compagnies légères d'un régiment de ligne porterait un shako avec une plaque frontale et non un cor de chasse, après 1812 il aurait le shako belge et non plus le stove pipe. Les régiments légers prirent l'habitude de conserver le stove pipe par tradition et ce tout le long des guerres napoléoniennes.

 

 

Le 85th :

La distinctive du régiment est le jaune, les officiers portaient les boutons or ainsi que les épaulettes, les hommes portaient les lacets par paires. Les musiciens semblent avoir porté la tenue rouge du nouveau règlement mais l'ancienne tunique jaune pourrait également avoir été portée par tradition. Les pantalons étaient gris, le shako était un stove pipe avec cor de chasse, le numéro 85 enchassé dedans. Les officiers dans la grande tenue continuaient de porter la culotte en peau blanche avec bottes courtes et le bicorne pour les officiers supérieurs. Les hommes étaient armés du Brown bess de l'infanterie légère.

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