10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 11:25

 usartillery

L'artillerie des Etats-Unis au déclenchement de la guerre comporte 2 unités : le régiment d'élite de la "light artillery" (déjà étudié dans un précédent article) et 1 régiment d'artillerie classique ou "regiment of artillerist". Le régiment de la light artillery est à 10 compagnies tandis que le régiment d'artillerie est à 4 bataillons de 5 compagnies.

 

Le 11 janvier 1812 le congrès autorisa la création de deux autres régiments d'artillerie à pied le 2nd et 3rd regiment of artillery. Le regiment "of artillerist" devint le 1st regiment of artillery et au même titre que les deux autres, un régiment d'artillerie standard.

 

Les besoins en hommes étaient tels, que les régiments d'artillerie servirent parfois en tant que bataillons d'infanterie.

    Nous ne reviendrons pas sur les tenues de la light artillery. Pour ce qui est des trois régiments d'artillerie, le premier en tant que régiment le plus ancien portait en 1812 la tenue bleu foncé avec col et manches rouges surlignés en jaune, la veste possède de longues basques qui tombent derrière les genoux. Le chapeau de bras est porté avec un plumet blanc, la poitrine possède trois rangées de boutons jaunes reliées entre elles par des cordes doubles jaunes.

A partir de 1812/1813 une tenue simplifiée fut adoptée pour tous les régiments d'artillerie, le chapeau de bras est remplacé par un shako en feutre spécifique à l'artillerie, la poitrine est attachée par une simp302ec7e9-faa1-45e3-ab6c-91b39f931425le rangée de boutons avec lacets jaunes de part et d'autre. Le deuxième régiment recevra des tenues capturées de la royal artillery ce qui aura pour effet de faire ressembler comme deux gouttes d'eau l'artilleur américain à l'artilleur anglais. La poitrine arborant un laçage typique en bastion. (voir planche)

 

ci-contre à droite un artilleur américain dans la tenue de 1812 avec lacets de poitrine jaunes, pantalon-guêtre blanc, shako de feutre, derrière lui une pièce de 6 livres système Gribeauval français de couleur bleu gris avec canon en fer et non en bronze

 

 

 

En mai 1814, les trois régiments d'artillerie classiques furent regroupés en un "corps of artillery", le but étant d'aplanir les différences qui existaient entre le 1st et les deux autres régiments d'artillerie (promotion interne des officiers limitée au seul corps d'apartenance dans le cas des deux régiments post 1812). En outre le corps of artillery devait simplifier l'emploi tactique de l'artillerie sur le terrain. Mais dans les faits les défficiences au niveau du commandement et de l'organisation ne permirent pas d'atteindre ces buts et le corps fut dispersé entre les nombreuses affectations, perdant de ce fait sa capacité tactique et annulant sa souplesse d'emploi. Néanmois le corps perdura jusqu'en 1821.

Durant toute la guerre de 1812 l'artillerie américaine fut présentée comme au-dessus de la moyenne. Elle se comporta bien au combat et fut présente absolument partout en tant que canonnier ou soldat ; pour plus de renseignements quant au matériel et aux combats voir l'article précédent sur l'artillerie américaine.

L'uniforme :

Le corps of artillery vit arriver le nouvel uniforme bleu foncé court avec shako "tombstone", toute ornementation avait disparu. Seul le col gardait des laçages jaunes mais était bleu tout comme les manches ; le pantalon-guêtre fit place au pantalon large porté par-dessus les demi-guêtres, blanc en été et bleu en hiver ; les manches possédaient trois boutons jaunes sans lacets, le plumet demeurait blanc et les cordelettes de shako jaune tout comme la plaque. Les officiers gardaient les basques longues avec écharpe rouge autour de la taille mais préfèraient le shako à l'ancien bicorne.

 

La planche (en haut)

 

La planche représente de gauche à droite : un artilleur du premier régiment dans sa tenue 1810 avec le chapeau de bras et les basques très longues, un officier en bicorne puis un artilleur du deuxième régiment avec une tenue faite à partir d'un uniforme anglais de la royal artillery (600 uniformes ont été capturés et redistribués. Comme les artilleurs, les musiciens bénéficièrent de ces uniformes , rouges cette fois, pour pallier au manque chronique  de cette armée). Un artilleur anglais est représenté pour montrer à quel point les deux tenues sont proches. Un artilleur du deuxième régiment dans sa tenue américaine cette fois avec lacets jaunes puis un artilleur du premier régiment en 1813 dans l'uniforme porté par les unités des forts côtiers (sans lacets de poitrine). En encadré deux membres du corps of artillery dans l'uniforme de 1814 simplifié à l'extrème à l'image de ce qu'il se faisait dans l'infanterie avec l'adjonction du nouveau shako "tombstone".

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 14:19

uppercanadamilitia

Pour la défense du haut Canada le Général Isaac Broke disposait de 1500 soldats réguliers et d'environ 4000 miliciens. La milice regroupait des éléments de volontaires comme les Glengarry light fencibles infantry, la milice d'élite incorporée et la milice provinciale qui ressemble à la milice sédentaire du bas Canada.

 

Le bataillon de la milice incorporée concernait des gens de 18 à 45 ans et recevait un statut d'unité permanente quasi militaire, organisé et équipé comme un bataillon anglais. Levé en 1813 à partir de volontaires, en partie, de la milice, ce bataillon fut stationné à York et servit avec distinction à la bataille de Lundy'Lane. La présence sous les armes ne devant pas dépasser les 6 mois, les unités de milice permanente comme la milice incorporée devait faire tourner ses hommes pour garder le bataillon sous les armes toute l'année. Les membres des compagnies de flanc des bataillons incorporée tout comme les régiments de milice provinciaux avaient droit à un régime spécial : ils restaient sous les armes plus longtemps mais pouvaient rentrer chez eux pour leur affaires urgentes si la situation militaire n'était pas préoccupante et étaient en outre exemptés de certaines servitudes civiles.

 

Tout comme son homologue du bas Canada, la milice provinciale étant la dernière ligne de défense et la moins bien préparée, ne bénéficiera pas de la possibilité d'habiller tous ses hommes avec un uniforme. Tous les ans les miliciens de 16 à 50 ans (limite d'âge qui passera ensuite à 60 ans devant le faible nombre de recrues) doivent passer une semaine à s'entraîner afin de recevoir un minimum d'instruction militaire. Le militia act de 1794 (plus tard le militia act du haut Canada de 1808) stipulait l'organisation et le fonctionnement de la milice. La milice provinciale n'est appelée que lors d'une invasion ennemie (ce qui sera le cas en 1812), il était possible d'échapper à la conscription de la milice  si on  appartenait à des corps de métiers bien particuliers comme les marins, chirurgiens, scientifiques, meunier etc ou si ses croyances religieuses (quaker, Tunker ...) n'étaient pas en adéquation avec le métier des armes. Les personnes exemptées de ce service devaient néanmoins se faire connaître et payer une somme d'argent forfaitaire de 20 shilling  en temps de paix et 5 livres en temps de guerre. Refuser de se présenter à son unité sans raison valable en temps de crise, entraînait une amende variant de 20  à 50 livres et d'une peine de prison de 6 mois à un an , tout dépendait de la fonction que l'on était sensé occuper. Chaque régiment de milice conprenait de 8 à 10 compagnies  issues du même district. En théorie la milice affichait un effectif de 11650 hommes mais dans les faits les désertions furent nombreuses, certains hommes rechignaient à se battre pour l'Angleterre quand ils ne passaient  carrément pas du côté américain. (un bataillon de volontaires canadiens se battra avec les Américains dans la campagne du Niagara)

 

Malgré une faible préparation qui s'est tout de même améliorée à partir de 1808, lorsque les tensions avec les Etats-Unis grandissaient, l'entraînement annuel passa de une à 4 sessions.  La milice obtiendra de bons résultats au combat et recevra l'éloge de ses chefs quant à son comportement dans les batailles. Active tout le long du conflit elle fut largement impliquée, de la campagne de Détroit jusqu'à celle du Niagara. Force d'appoint de seconde zone, la milice sédentaire offrait le grand avantage de pouvoir fournir une force de combattants relativement importante et à moindre coût.

Un régiment de milice  comprenait :

1 colonel, 3majors, 12 capitaines, 14 lieutenants et 14 enseignes, 1 adjudant et 1 quartier-maitre.

    Chaque  compagnie était commandée par un capitaine et comprenait également  1 sergent-major, 3 sergents, six caporaux et de 20 à 80 soldats.

 

Si la milice d'élite incorporée réussira à obtenir un uniforme plus ou moins réglementaire, les miliciens provinciaux classiques iront au combat avec un uniforme vert à parement jaune ou rouge comme les bataillons de la milice incorporée du bas Canada, mais la plupart du temps, les miliciens devaient se contenter d'une tenue civile.  Le général Brock insista néanmoins sur le fait que les miliciens  devront rejoindre leur unité avec une tenue sombre et un chapeau rond "round hat" très courant à l'époque, un foulard blanc autour du bras. Les miliciens américains étant souvent vêtus de gris, les tenues civiles grises seront interdites en été pour éviter toute confusion. Les officiers dont les moyens le permettaient, s'habillaient avec la tenue rouge des troupes anglaises et le plus souvent un chapeau "round hat" .

milice canadienneCertaines unités se virent attribuer un "great coat" le grand manteau gris de l'armée anglaise avec parfois des shakos stove pipe ou belgic pour la fin de la guerre. Ainsi en hiver certaines unités affichaient un semblant d'uniformité. 

 

 

ci-contre à droite un exemple de tenue civile portée par les miliciens du haut Canada. Les bandoulières porte-giberne et baïonnette ainsi que la besace sur le côté sont les seuls éléments militaires (avec le fusil). Pour éviter toute confusion avec les miliciens américains qui parfois portaient des tenues identiques, le choix des couleurs fut les vêtements sombres et le port d'un foulard blanc autour du bras et/ou du chapeau. Les miliciens américains de l'état de New York ont adopté ce même système mais portaient un foulard rouge.

Lors de la révolte patriote de 1837 les miliciens du haut Canada continuèrent d'adopter ce système des foulards.

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On peut apercevoir un exemple de milicien en 1837 à droite, peu d'éléments peuvent nous permettre de faire la différence avec son camarade de la guerre de 1812, hormis le chapeau haut de forme plus en vogue à cette époque que le round hat, l'écharpe blanche est portée autour du chapeau. Le fusil est encore un "Brown Bess" qui affichait un âge fort respectable en 1837 et démontrait encore une fois que la milice sédentaire était la dernière à recevoir les armes et équipements de qualité propre sà l'armée régulière.

 

 

Sur la planche tout en haut, on peut apercevoir la tenue verte portée par la milice incorporée en début de conflit et qui fut parfois distribuée aux miliciens provinciaux, puis des exemples de tenues civiles avec les écharpes blanches autour du bras ou du chapeau. L'officier porte une tenue rouge avec parement bleu foncé et galon or avec un "round hat". Un milicien en manteau et enfin la tenue de combat d'un milicien en été et en tenue civile. 


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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 18:45

 voyageur canadien

Les unités provinciales canadiennes furent nombreuses et parmi elles se trouvaient des unités pour le moins atypiques pour ne pas dire hors normes. Le corps des voyageurs canadiens fait partie de ces unités recrutées dans l'urgence et qui se démarquaient de l'armée régulière par une tenue et un comportement non conforme aux standards de l'armée anglaise.  Malgré tout les hommes qui le composèrent, habitués au milieu hostile  nord canadien, remplirent parfaitement leur mission et aidèrent le Canada à repousser un ennemi plus nombreux.

 

Le corps des  voyageurs canadiens est unité légère, recrutée en 1812 et dissoute en 1813. Devant la menace que les Américains faisaient peser sur les voies de communications fluviales, un corps de voyageur fut levé pour sécuriser ces fameuses voies. Composé d'hommes habitués à les utiliser, la compagnie du Nord Ouest militarisa une partie de ses employés afin de constituer ce corps. Circulant sur des canoés indiens ils furent actifs dans la région située entre Montréal et Kingston tout comme dans le secteur du lac Michigan et assurèrent la protection des communications fluviales de ces zones.

L'effectif de l'unité comprenait :  1 capitaine, 10 lieutenants, 10 "conductors " (équivalent de sergent), 400 hommes.

Chasseurs, bateliers, trappeurs,  ils devaient être équipés par les britanniques en uniforme rouge mais les hommes refusèrent devant l'iinadéquation de ces tenues dans leur mission et gardèrent des tenues civiles (toque en fourrure, capote en couverture épaisse et mocassins, en été une simple chemise et un pantalon). Leur armement comprenait des carabines, tomahawk et couteau. Les anglais leur fournirent des piques, épées et autres pistolets mais jugés trop encombrants il n'équipèrent que les officiers de cette unité.

Minée par l'indiscipline d'hommes au fort caractère, cette unité atypique entretenait de bonnes relations avec les indigènes (ils portaient d'ailleurs de nombreux effets d'habillements indiens comme les mocassins et les jambières en peau) et étaient de formidables éclaireurs ainsi que de redoutables partisans gràce à leur bonne connaissance du pays et  à leur capacité a y évoluer en toute autonomie.

 

Ils eurent le triste privilège de subir parmi les premiers, les affres de la guerre, lors d'une mission au village de Saint Régis le 23 octobre 1812, 30 voyageurs et leur officier furent surpris par 400 soldats américains qui eurent tôt fait de les balayer tuant 8 d'entre eux et capturant les autres ainsi qu'un drapeau anglais (premier drapeau capturé dans la guerre de 1812).

Malgré ce revers, l'action des voyageurs fut bénéfique pour les britanniques. Tout en gardant ouvertes les voies de communication, les voyageurs permirent de faciliter les aprovisionements des forts isolés notamment Michilimackinac, tout en permettant aux Anglais de mener de petites offensives dans l'ouest comme lors de la bataille de la rivière Raison.

 

Finalement la mission assurée par les voyageurs fut confiée au commissariat de l'armée anglaise et le corps des voyageurs fut dissout le 14 lmars 1813. Néanmoins devant les succès rencontrés par les voyageurs canadiens, un autre corps provincial de voyageurs sous commandement militaire anglais fut mis en place jusqu'à  la fin de la guerre.

 

La planche au-dessus représente un des exemples de tenues portées par les voyageurs canadiens en été et en hiver, en aucune façon il ne s'agit d'un uniforme, mais bien de la tenue civile que les membres de la compagnie du nord ouest portaient en temps de paix et qui était parfaitement adaptée aux conditions climatiques locales.

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 23:17

  provincialdragoon

Connus également sous le non de troupe de Coleman (d'après le nom de leur chef), les Canadian light dragoons ou dragon légers canadiens sont une unité de cavalerie légère qui servira principalement dans le haut Canada.

 

Les dragons volontaires canadiens furent autorisés à recruter 5 escadrons dans la région de Montréal. N'ayant pas reçu l'entraînement spécifique de la cavalerie légère, ils ne purent servirent que d'unité de reconnaissance ou de liaison ou bien en combattants démontés. Seul les deux régiments de dragons légers anglais (le 14th et le 19th) formeront des unités à cheval réellement combattantes de l'armée anglo-candienne. A noter que les canadiens possédaient plusieurs unités à cheval de volontaires provinciaux:

les "canadian light dragoons"

les "royal Montreal Troop of light dragoons"

Les "Quebec Volunteer Cavalry"

Les "Niagara dragoons"

Les "Niagara frontier Guides"

 

Souvent affiliés avec les "royal Montreal Troop of light dragoon ils formeront une brigade de cavalerie canadienne. Ils seront présents à Beaver's Dam, Black Rock, Schlosser et Moraviantown. Le régiment fut dissout en avril 1815.

Initialement, le régiment devait être équipé comme le 19th light dragoon anglais mais la pénurie d'uniformes obligea les dragons légers canadiens à adopter une tenue plus simple.

 

L'uniforme :

casque tarletton ou chapeau "round hat" (surmonté d'une crête en peau d'ours ) avec ou sans plumet blanc, veste courte bleue avec revers, manches et col rouges, pantalon gris renforcé à l'entre-jambe. Une version plus élaborée de leur uniforme les montre avec des manches et le col équipés de lacets blancs comme l'infanterie anglaise, une ceinture de dragon léger jaune et rouge (or pour les officiers)  et une bande rouge avec boutons blancs sur le pantalon. Il semble que cette tenue ne fut peu ou pas portée.

Les musiciens portaient la même tenue que les hommes avec peut être une différence au niveau du plumet si ce dernier était porté. L'armement était principalement composé d'un sabre de cavalerie légère et d'un mousqueton.

 

 

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ci-contre à gauche : un cavalier des dragons volontaires canadiens en 1813 ; il porte une tenue bleu courte et fermée par une seule rangée de bouton smétal, le cols et les manches sont rouges. Le pantalon est gris avec renfort de cuir comme c'est souvent le cas chez les cavaliers. Son casque est un modèle Tarleton très en vogue durant la guerre d'indépendance américaine et largement utilisé par les milices et unités de volontaires tant canadiennes qu'américaines et aussi bien pour la cavalerie que pour l'infanterie. Le tapis de selle n'est pas très élaboré et la shabraque en peau de mouton est d'un modèle courant que l'on peut rencontrer dans la plupart des cavaleries d'europe.

Le chapeau "round hat" avec crête en peau d'ours fut également utilisé ; il semble que plusieurs autres unités à cheval canadiennes comme les Niagara dragoon aient porté une tenue quasi similaire.

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 18:30

michiganlegion

Le  Michigan a acquis le statut de territoire en 1805. C'est un vaste domaine qui s'étend entre les lacs Michigan et Erié dont la principale ville est Détroit. Durant la guerre de 1812 c'est dans cette zone que la première tentative d'invasion des USA va tourner au désastre et verra la capitulation de son gouverneur William Hull à fort Détroit le 16 août 1812.

Sa milice est à l'image de sa population : réduite. Le district d'Erié fournit un régiment à 8 compagnies : le 1st regiment ; le secteur de la rivière Raisin fournira le 2nd régiment à 7 compagnies plus une de cavalerie. Le district de Huron mit en place un bataillon d'infanterie à 4 cies et le secteur de Michilimackinak 2 compagnies d'infanterie.

Le plus important corps de volontaires fut le "legionary corps" ; il concernait tous les jeunes hommes volontaires de l'ensemble du territoire excepté le distric d'Erié.

Ce corps regroupait tous les volontaires capables de fournir leur propre matériel, uniforme et armement, il regroupait une compagnie d'infanterie légère, une de riflemen, un escadron de cavalerie et des artilleurs. Le corps était sous le commandement d'un lieutenant-colonel.

 

En 1807 les compagnies d'infanterie légère et de riflemen passaient sous service fédéral.

Si la loi du 27 septembre 1805 stipule pour la milice du Michigan les uniformes qu'elle doit porter, le legionary corps posséda ses propres uniformes.

Le corps fut impliqué dans la campagne de Détroit avec son unité de cavalerie ainsi que les soldats d'infanterie légère. Ils participèrent activement aux combats de cette zone.

Malheureusement la quasi totalité du corps fit partie des troupes qui se rendirent dans la défaite de fort Détroit. La chute de Fort détroit et l'occupation d'une grande partie du Michigan par les forces anglo-canadiennes mit un terme aux activités de la milice du Michigan et de son legionary corps. Mais les miliciens du Michigan prirent une part active dans le retour du territoire sous l'égide des USA sous le commandement du général Harrison ; ils se battirent à fort Meigs, La rivière Raisin et après la victoire de la rivière Thames en 1813, l'acte du 17 décembre 1813 reconstituait la milice du Michigan et  sa légion. Les troupes du Michigan prirent part à de nombreux combats durant la tentative de conquète du haut Canada en 1813/1814.

 

L'uniforme : (la planche est une interprétation d'une description textuelle de l'uniforme de la légion) 

comme vous pouvez le voir sur la planche au-dessus l' artilleur possède une tenue bleu foncé avec basque longue habituelle pour cette arme, les parements sont rouges et le chapeau de bras ou le bicorne fut sa coiffure. La tenue d'hiver diffère par un pantalon bleu avec liseré rouge.

 

Le soldat d'infanterie légère porte un uniforme bleu sombre avec parements chamois, veste blanche et pantalon blanc, le chapeau round hat avait parfois un des bords rabattu sur le fut, le plumet est blanc et là enclothes4core le pantalon bleu avec liseré jaune remplace le pantalon blanc en hiver.

 

 

 

 

 

ci-contre à droite : deux reconstituteurs en tenue de soldats légers de la michigan legionary corps. Le chapeau round hat possède un grand plumet blanc, l'uniforme bleu foncé est à parements chamois ou "buff" le pantalon blanc indique qu'il s'agit d'une saison chaude

 

 

 

 

 

Le rifleman porte une tenue vert sombre avec parements chamois, chapeau round hat avec un plumet vert, un pantalon blanc complète le tout. Le pantalon bleu à liseré chamois remplace l'autre pantalon en hiver. Les riflemen furent initialement équipés avec des carabines , mais reçurent des mousquets springfield en 1812 et perdirent donc leur spécificté de riflemen.

Le cavalier porte une veste courte rouge avec parements noirs, le casque en cuir est a crête en peau d'ourson avec un bandeau bleu et un plumet blanc.

l'officier porte un uniforme bleu foncé avec parements chamois, bicorne avec un plumet blanc à pointe rouge et une cocarde rose.

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 14:14

  newjerseymilice

La milice du New Jersey obeit au "militia act" de 1792, elle est organisée en compagnies puis régiments d'infanterie, de cavalerie et d'artillerie. Chaque régiment possédant deux compagnies de flanc, l'artillerie de l'état comporte 8 compagnies. en 1798, les compagnies de cavalerie furent organisées en escadrons tandis que l'infanterie et l'artillerie se réorganisaient en bataillons et en régiments. Enfin des compagnies de rifles furent autorisées à être levées en 1812.

La milice du New Jersey prit une part plus active dans la guerre de 1812 à partir des incursions anglaises dans la baie de la Chesapeak où de nombreuses unités du New Jersey furent envoyées pour garder les nombreux forts côtiers jusqu'en novembre 1814.

Finalement peu d'unités de la milice du New Jersey virent l'action et se bornèrent à des misions de garnison.

L'uniforme :

Les officiers généraux portaient l'habituelle veste bleu foncé avec des parements chamois, avec boutons et épaulettes dorées.

La cavalerie portait une veste bleue courte avec là encore des parements chamois ainsi que des bottes hautes sur une culotte blanche, casque tarleton avec bande jaune et plumet vert à pointe rouge.

L'infanterie devait possèder une veste bleue à parement rouge avec un "round hat", les unités de grenadiers et de légers avaient une tenue bleue à longues basques avec parements rouges et revers de basques blancs ainsi qu'un bicorne à plumet

blanc et rouge ou bleu et rouge (pour l'infanterie légère)

La planche ci-dessus est une interprétation des descriptions faites de cette milice et est donc à prendre avec la plus grande prudence quant à son exactitude. Une seule unité de volontaires est représentée : il s'agit des rangers de Morris (du comté de Morris) qui portaient une veste bleue à haut col et pantalon blanc ainsi qu'un "round hat" décoré.

L'uniforme de l'infanterie et de certains officiers fut simplifié comme on peut le voir sur les uniformes de la deuxième ligne, la veste à revers a laissé place à une veste courte à simple attache, les chapeaux portés pouvaient être de type "round hat", "leather cap", bicorne, chapeau de bras ou chapeau à cimier en peau d'ourson.
Les plumets pouvaient varier en couleur, mais j'ai laissé le plumet rouge d'origine. 

L'uniforme du chirurgien simplifié pouvait avoir des parements rouges ou chamois.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 18:08

 19th

Le 19th light dragoon fut le premier régiment de cavalerie régulière anglais à avoir servi durant la guerre de 1812. Seule troupe de cavalerie adaptée à la géographie d'Amérique du nord, les cavaliers légers vont servir en tant qu'estafettes,, éclaireurs et unités de mêlée et souvent démontés.

Créé en 1781 en tant que 23rd light dragoon afin de servir aux Indes, il fut nommé 19th light dragoon en 1786 ; il combattit sous les ordres du futur duc de Welligton dans la campagne du Mysore en 1800, et sauva le 69th foot en 1806 lors de la révolte de Velore dans la nuit du 10 juillet. Envoyé en Angleterre il y demeura sur place jusqu'à son envoi vers l'Amérique du nord.

Le régiment (3 escadrons ) arriva à Québec en 1813; sur place il se procura les montures dont il avait besoin pour être monté. Divisé en deux parties, le régiment combattit avec deux escadrons dans le haut Canada et un dans le bas Canada.

Il fut impliqué dans de nombreux engagements contre les Américains comme fort George, le raid de Buffalo et black Rock ; il participa à la campagne du Niagara contre les forces de W.Scott à Chippawa et Lundy'lane ainsi que le siège du fort Erié. Il gagna un honneur de bataille "Niagara" à cette occasion. Enfin il fut impliqu

19th Light Dragoons guidon

é dans l'offensive sur Plattsburgh en 1814. Le régiment retourna en angleterre en 1816.

 

 

Ci-contre à droite: le guidon du régiment en 1808

 

 

 

 

 

L'uniforme:

Arrivé en 1813, il ne reçut pas les nouveaux uniformes du règlement de 1812 et combattit dans un premier temps dans l'uniforme à la hussarde caratéristique des dragons légers pré 1812. Cet uniforme comprenait une veste bleue (gris français) attachée par une rangée de boutons centraux argentés ; en outre l'uniforme comprenait des lacets de poitrine qui reliaient des boutons sur les deux côtés. Le col et les manches étaient jaunes. La culotte blanche était parfois bleue pour les officiers avec un noeud hongrois élaboré sur chaque cuisse. Le casque Tarleton à plumet rouge et blanc complète l'ensemble. Les musiciens portent la tenue inversée caratéristique de l'armée anglaise. 310568 10150404014491532 345054101531 10112744 296959191 n

 

 

 

 

Ci-contre à droite des reconstituteurs en tenue de dragon léger pré 1812 telle que devait porter le 19th light dragoon en Amérique en 1813. On reconnaît le casque à chenille tarleton avec un plumet rouge et blanc, la veste bleue à lacets de poitrine et ses trois rangées de boutons.

Ils portent un pantalon en lieu et place de la culotte adaptée au service à cheval et sont armés de mousquetons et non de mousquets comme les troupes à pied.

Le jaune sur le col et les manches sont passepoilés d'un

liseré blanc avec noeud hongrois sur la manche. La tenue des officiers est plus élaborée et possède un grand noeud hongrois sur les cuisses.

On remarquera le bidon en bois typique de l'armée anglaise et porté également par les troupes à cheval.

 

Le régiment toucha finalement la nouvelle tenue 1812 mais on ne sait pas exactement quand. La tenue 1812 se caractérise par une simplification de la veste qui perd ses laçages élégants au profit de revers de poitrine de couleur jaune. La culotte devient grise ( en campagne et blanc en tenue de parade mais sans liserés ) et possède un liseré double jaune sur le côté avec une doublure de cuir à l'entre-jambe. Le shako remplace le casque Tarleton, le galonnage est jaune ou or pour les officiers. Les musiciens portent la même tenue que les cavaliers hormis le plumet entièrement rouge.

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 18:48

 suisse

Parmi les nombreuses unités anglaises ou au service de l'Angleterre qui participèrent à la guerre de 1812 il y eut deux régiments suisses : Le régiment De Watteville et De Meuron.

Le régiment de Watteville fut créé à l'origine par les Anglais pour servir l'empire autrichien allié de la Grande-Bretagne. Après le désastre subi par les armées autrichiennes face à, la France l'Angleterre récupéra  les officiers et les hommes de ce régiment pour former un nouveau régiment De Watteville mais cette fois pour son service. La propriété du régiment fut donnée au baron Frédéric De Watteville de Murifield. Principalement composé d'hommes du canton de Berne, le régiment de Watteville accueillait des Allemands, Français, Italiens, des Hollandais des Belges. Considéré     à la solde de l'Angleterre il parvint par sa tenue et son entraînement rigoureux à devenir au service de l'Angleterre. Employé principalement dans des opérations amphibies en Méditérannée il combattit à la bataille de Maida en 1806 où il obtint un honneur de bataille. En avril 1813, le régiment fut envoyé en Amérique du nord et débarqua à Halifax.

Rééquipé à Québec il partit pour Kingston. En route les deux dernières compagnies nouvellement formées à partir de déserteurs et de prisonniers furent presque entièrement capturées par les Américains. En 1814, le régiment participa à l'attaque sur fort Oswego et au siège de fort Erié. Ayant souffert de grosses pertes le régiment fut finalement dissout le 24 octobre 1816 à Québec. 

L'uniforme:

Le régiment adopta la tenue rouge britannique en 1803. La couleur distinctive est le noir, étant arrivé en 1813 il possédait des shakos de type "belgic" des pantalons gris avec demi-guêtres. Les lacets de parement dDewattevillee poitrine sont en forme de bastion et isolés.

 

ci-contre drapeau du régiment suisse de Rovéra qui devint par la suite le régiment De Watteville mais qui apparemment conserva ses couleurs. 
un drapeau portant l'union jack aurait été donné au régiment de Watteville en 1805 selon une lettre du colonel du régiment il était noir avec une croix rouge, une couronne de laurier et l'emblème du régiment au centre et les mots Egypte (et Maida ajouté en 1807)

 

 

 

 

Le régiment de Meuron, enra au service des Anglais après avoir combattu dans les rangs hollandais pour le compte de la compagnie des Indes hollandaises.  De Meuron nommé comme son chef (Charles  Daniel de Meuron) il fut créé en 1781.

Au service de la couronne anglaise il combattit dans la campagne de Mysore sous les ordres d'un certain Arthur Wellesley et participa activement à l'attaque sur Seringapatam. Quittant les Indes en 1806, il séjourna à Malte en Méditerrannée, fut rééquipé en Angleterre et retourna en Méditérrannée où il fut rejoint par les autres régiments suisses De Roll et De Watteville, il combattit en Italie, en Espagne durant la guerre de la péninsule et acquit une réputation de troupe d'élite. Le 5 mai 1813 le régiment fut envoyé en Amérique du nord où il devait participer à la défense du bas Canada à partir de Montréal. Ses effectifs étaient les suivants :

1 major, 6 captaines, 20 lieutenants et enseignes, 54 sergents, 22 tambours et 1001 soldats.


Principalement composé de Suisses le régiment avait donc l'avantage de parler le français dans une région fortement francophone. Ayant de plus une réputation de troupe d'élite , les suisses furent bien accueillis par la population (d'ailleurs de nombreux soldats restèrent au Canada une fois le régiment dissout expliquant en partie certains noms que l'on retrouve aujourd 'hui au Canada).

En 1814 le régiment participa à l'offensive sur Plattsburgh où l'armée anglaise ne put passer à l'attaque suite à la destruction de sa flotte sur le lac Champlain ; battant en retraite misérablement, l'armée anglaise échoua dans son offensive mais le régiment de Meuron montra un bel exemple dans l'adversité ; et du fait de sa conduite dans la bataille, il fut le seul régiment "anglais" à recevoir un honneur de bataille sur son drapeau avec la mention Plattsburgh. Finalement le régiment fut dissout en 1816 au Canada et un grand nombre de ses membres décidèrent de rester comme ceux du régiment de Watteville.

L'uniforme:

Identique à celui du régiment de Watteville, le régiment de Meuron possédait néanmoins une couleur distinctive bleu. certaines sources donnent des lacets de poitrine carrés au lieu de bastion.

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ci-contre à droite on peut voir un groupe composé d'un officier portant les couleurs du régiment De Meuron, il porte la culotte blanche, la tunique rouge à parement bleu, des bottes à la souvarov et bien sur l'écharpe rouge autour de la taille. Les revers entièrement bleus sur la poitrine ne sont pas obligatoires ; ils peuvent ne pas être présents sur l'uniforme de cetains officiers.

 

Le soldat au centre est des membres des compagnies du centre du régiment De Meuron dont on reconnaît les parements de couleur bleue, on notera les lacets de poitrine en bastion isolés avec une ligne rouge dans le pourtour interne du lacet. Le pantalon est gris conformément au règlement de l'armée anglaise.

 

Le dernier personnage est un officier de la compagnie légère du régiment De Watteville reconnaissable à son plumet vert et à ses wings argent sur les épaules. Lui aussi porte un plastron noir comme c'est souvent le cas chez les officiers des compagnies de flancs qui aimaient se distinguer des officiers des compagnies ordinaires, mais là encore il n y a pas d'obligation de porter un tel ornement et il pouvait tout aussi bien porter une tunique rouge unie. Les parements sont de couleur noire pour le régiment De Watteville et ce depuis la création du régiment. (seule la tunique rouge a remplacé la tunique verte du début).

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 18:30

 usmusicien

Lorsque l'on parle de musiciens dans un régiment d'infanterie il faut voir non pas un orchestre chargé de distraire la foule dans un défilé militaire ou de redonner le moral aux troupes mais bien d'un système de transmission d'ordres. Les musiciens qui regroupent les tambours et les fifres ne servaient qu'à ça !


Dans le tumulte de la bataille les cris des officiers ou les hurlements des sergents ne peuvent se faire entendre par une troupe de plusieurs centaines d'hommes, parfois déployés sur une centaine de mètres. Le système de transmission des ordres du régiment se faisait alors par l'intermédiaire des musiciens. Les roulements de tambours rythmant le mouvement du régiment au combat comme dans la vie en garnison lui indiquant les points clé de la journée. Il fallait cinq afanfare 1st us infantryns environ pour qu'un tambour connaisse parfaitement les différents mouvements correspondant à l'ensemble des ordres donnés grâce aux tambours. Contrairement à l'image d'Epinal, les tambours étaient rarement de jeunes enfants mais des hommes capables de porter un instrument encombrant et de jouer longtemps avec ; les plus jeunes musiciens étaient généralement les fifres. Au combat les musiciens étaient groupés ensemble vers l'avant et le centre du régiment afin de se faire entendre par tous : il était essentiel que le régiment puisse entendre le rythme des tambours pour exécuter les manoeuvres. Il existe des exemples dans les guerres napoléoniennes où des régiments perdirent leur tambour suite à une décharge ennemie et s'arrêtèrent tout net ...faute de musique.

 

En plus des tambours et des fifres, chaque musique possédait deux musiciens principaux : le tambour-major et son assistant. De par leur rôle important, les musiciens portaient une tenue différente du reste de l'unité afin de bien les situer. Dans l'armée américaine (comme dans l'armée anglaise d'ailleurs) les tenues des musiciens étaient inversées avec celles du régiment, c'est    -à-dire que l'uniforme bleu à col et manches rouges de l'infanterie donnait un uniforme rouge à col et manches bleus pour les musiciens.
    En Europe, le tambour-major par tradition portait une tenue extrêmement élaborée reconnaissable entre toutes et se devait d'être de par son comportement et son uniforme d'un maintien et d'un comportement irréprochables. Dans l'armée américaine seules les épaulettes et l'écharpe rouge autour de la taille distinguent le tambour-major du reste des musiciens. Drummer Schulte

    Depuis l'introduction de la tenue 1810 et 1812 l'uniforme des tambours d'infanterie américains était donc de couleur rouge avec col et manches bleus, les lacets de poitrine étaient pareils à ceux du reste du régiment. Le pantalon était blanc en été et bleu en hiver. Le shako était semblable à celui de la troupe. Le modèle 1813 et 1814 fut simplifié, le col et les manches perdirent leur couleurs bleue. Les lacets de poitrine disparurent et seul le col conservait des lacets balncs.

 

 

ci-contre à gauche : un tambour dans l'uniforme de 1813/1814 les manches et le col sont rouges comme le reste de la tenue, seuls des lacets blancs sur le col demeurent. Le shako est du modèle "tombstone". Le tambour ne possède pas de dessin élaboré comme c'était souvent le cas au début du conflit.

 

 

 

 

 Les problèmes d'approvisionnement ont conduit certaines unités à adopter des tenues de fortune comme le 22th US infantry qui possédait des musiciens à l'uniforme vert et brun clair avec des lacets noirs.

Les tambours ne sont pas armés hormis leur instrument ; ils possédaient un tambour haut et décoré en bleu avec les rebords "rouge vermillon". Sur la carcasse était peint en général un aigle américain surmonté d'étoile avec une devise ou bien le symbole d'un état dans le cas d'un tambour de milice. Les régiments d'infanterie et d'artillerie possédaient des tambours et des fifres, les régiments de rifles possédaient des cornets (trompettes ou clairons) et les régiments de cavalerie des trompettes.

 

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 10:02

 14th

Le 14th light dragoon "duchess of york's own"   est un des deux régiments de cavalerie légère anglais à avoir été impliqué dans la guerre de 1812.

Surnommé les "hawks" il tire son surnom du petit aigle prussien qu'il arbore sur son shako suite au mariage de son propriétaire le "duke of york" avec une princesse prussienne ce qui lui a donné le droit de porter l'aigle prussien, et les revers de couleur orange. 

Le régiment fut largement utilisé durant la guerre de la péninsule et possédait les honneurs de batailles suivants : Douro, Salamanque, Vittoria, Pyrénées et Orthez. Après avoir été rééquipé en Agletterre, une partie du régiment est envoyé en Amérique en Août 1814 sans ses chevaux espérant s'en procurer sur place.

Arrivé sur place il ne put obtenir suffisamment de chevaux et seul l'état-major fut équipé ; les escadrons du régiment combattraient à pied. Le régiment participa exclusivement à la campagne de la Nouvelle-Orléans et à la bataille du même nom dans la brigade Lambert avec 210 cavaliers démontés et du même coup peu efficaces. Après le retrait des forces britanniques 38 hommes furent capturés sur un des navires qui ramenait matériel et blessés vers la flotte. L'unité ne participa plus à aucun combat de la guerre de 1812.

 

L'uniforme:

Etant arrivés en 1814, les cavaliers de ce régiment portaient déjà la tenue de 1812 avec veste courte et shako qui remplaçait l'ancienne tenue à la hussard avec casque Tarleton. La couleur distinctive du régiment est le orange que l'on retrouve sur le col et les manches ainsi que sur les retroussis des basques et les revers de poitrine. La couleur des boutons et des galons est métal blanc et argent pour les officiers. Les trompettes portaient uniquement un plumet de couleur rouge en guise de distinction par rapport à la troupe qui, elle, portait un plumet rouge et blanc sur ses shakos. La petite partie en laine blanche située au creux des reins se nomme la cascade et n'a aucune fonction particulière. Les sous-officiers portent le galon sur le bras droit uniquement. En campagne, le couvre-shako était porté pour protéger le shako des éléments, la sabretache n'avait pas d'ornementation particulière. L'armement des hommes consistait en un sabre courbe de cavalerie légère et un mousqueton ou carabine courte ; les officiers pouvaient posséder en plus de leur sabre une paire de pistolets.

C'est pourquoi, une fois démontés, ces cavaliers n'offrent qu'une faible valeur combattante si on ne les réarmait pas avec des mousquets.

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