24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 18:47
OHIO
L'Ohio est un état depuis 1803, mais sa loi sur la milice date  de 1788 avec un rectificatif en 1809 et 1813. Elle précise que tous les hommes valides de 16 à 50 ans devaient être capables de fournir leur arme et de se préparer aux exercices militaires déterminés par leurs commandants locaux. L'état était divisé en 4 divisions distinctes, chacune avec un major général à sa tête. Une cinquième fut créée en 1813. Chaque division comportait 4 ou 5 brigades elles-mêmes divisées en régiments ou compagnies indépendantes. En 1812 la milice de l'Ohio comportait théoriquement 4 divisions, 17 brigades et 48 régiments. Soit 449 compagnies d'infanterie, 49 de rifles, 23 de cavaliers, 10 d'infanterie légère et 2 d'artillerie avec chacune un canon de 4 livres.
 
Chaque compagnie devait comporter en théorie 3 officiers et 64 hommes du rang (musiciens et sous-officiers compris). Les officiers étaient élus par les hommes de chaque compagnie. Le franchissement des frontières de l'état était également soumis au vote, le combat de la milice en dehors des frontières de son état d'appartenance était un problème récurrent chez les Américains.
 
Manquant de moyens et surtout d'armes, le gouvernement autorisa le prêt de 7000 armes pour la milice de l'Ohio, 5000 de plus furent envoyées en 1812. Le manque de moyens, de fournitures et d'armes fut une constante dans la milice de l'Ohio. Le manque de discipline et d'entraînement en furent d'autres. On estime à 18000 le nombre d'habitants de l'Ohio qui servirent sous les drapeaux durant la guerre de 1812
 
L'état de l'Ohio fut fortement impliqué durant la guerre de 1812 : de nombreux combats se sont déroulés sur son sol et sa milice, ainsi que ses volontaires, ont participé à la guerre le long de la frontière.
 

La première grande participation des soldats de l'Ohio fut la campagne malheureuse de Detroit qui vit la défaite de l'armée américaine du général Hull et la capitulation du fort Detroit. Les miliciens participèrent aux combats de Brownstown et de Monguagon qui précédèrent la chute du fort. La bataille du lac Erié qui se déroula sur ses rives vit la victoire américaine la plus importante de l'année 1813. Les sièges des forts Stephenson et Meigs se déroulèrent également sur son sol et virent la participation des miliciens locaux. La popualtion soumise aux attaques des guerriers indiens était favorable à la guerre pensant que le conflit apporterait une solution à leur problème avec les indiens. Après la bataille de La Thames, la milice de l'Ohio fut de plus en plus cantonnée à des rôles de surveillance des forts et ne devait plus intervenir de manière décisive dans la suite du conflit.


Les uniformes:

Les officiers généraux portaient l'habituelle tenue bleue à parementure chamois. La plupart des miliciens portaient une tenue civile (veste de chasse le plus souvent). Durant la campagne de Detroit en 1812 des témoins affirment avoir vu les miliciens de l'Ohio en uniforme pré 1812 avec un round hat.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 19:31

arméeanglaise1812

Une planche récapitulative des différents régiments ayant participé à la guerre de 1812.

 

Certains régiments étaient présents depuis relativement longtemps sur le sol canadien, d'autres ne sont arrivés que très tardivement. La plupart du temps le grand renfort de 1814 vit un afflux massif de régiments anglais représentés le plus souvent par un seul bataillon. La planche donne le numéro, le nom et les années de présence au Canada ou en Amérique du nord.

 

Les soldats sont représentés dans la tenue des compagnies du centre. Certains dans la tenue post 1812 et d'autres avec l'uniforme plus ancien avec lequel ils ont combattu au début du conflit.

 

Les régiments ayant la couleur chamois en guise de couleur distinctive devaient porter des baudriers couleur chamois et ce d'après le règlement de 1768. Rien n'est sûr quant à la pérennité de cette mesure en 1812. La standardisation de la tenue étant de rigueur il est probable que la plupart de ces régiments aient adopté le baudrier en cuir blanchi.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 19:00

RHODE ISLAND

L'état de Rhode Island, comme la plupart des états de Nouvelle-Angleterre, était farouchement opposé à la guerre contre l'Angleterre, son principal partenaire commercial. Le gouverneur du Rhode Island refusa d'envoyer sa milice pour appuyer les opérations militaires contre le Canada. Mais de nombreux habitants de l'état participèrent aux combats sous l'uniforme de l'armée régulière.

 

Le plus célèbre d'entre eux fut sans conteste le Commodore Oliver Hazard Perry qui remporta la bataille du Lac Érié en 1813. La milice de Rhode Island était organisée en divisions commandées chacune par un Major général. La division était constituée de 4 brigades, celles des comtés de Washington, Providence, Bristol et du Kent. Chaque brigade était commandée par un brigadier général. A cette organisation s'ajoutaient 30 unités indépendantes, des compagnies mobilisées pour assurer le service de garnison des forts côtiers. Les villes de Portsmouth, Charlestown, Westerly, Tiverton, Middletown possédaient des compagnies d'artillerie, de rifles ou de sea Fencible.



L'uniforme:
On connaît peu de choses sur les tenues portées par les compagnies indépendantes, les "Cranston Blues" et "Federal Blues" de Bristol devaient porter une tenue bleue sans plus de détail. La compagnie d'artillerie de Newport portait une veste bleu foncé avec col et manches rouges et vraisemblablement des revers de poitrine rouges. Des boutons en cuivre, un gilet et un pantalon blanc, un bicorne avec une plume noire. Des lacets jaunes ou or rehaussaient le col et les manches.


La garde de Kentish, unité d'artillerie de Newport, portait un chapeau "round hat" avec plumet noir à pointe rouge, veste et pantalon bleus, col et manche rouges, revers blancs, double rangée de boutons, ceinture rouge, rayure rouge sur les pantalons, botte avec surlignage rouge, gourde rouge.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 18:05

DColumbia

Le District Of Columbia fut créé par la constitution des Etats-Unis autour de sa nouvelle capitale Washington. Son implication dans la guerre de 1812 fut marquée par le combat pour la capitale américaine et sa capture, en 1814, par l'expédition britannique du général Ross.

La ville de Washington fut l'objectif d'une attaque de grande envergure dont le but était de démoraliser les Américains et de les forcer à cesser le combat. Bien que vainqueurs sur le terrain, les Anglais obtinrent un  résultat inverse de celui escompté car il dopa  le moral de la nation américaine pour sa défense. Les états du nord-est oublièrent leur élan sécessionniste et se préparèrent sérieusement à la défense de leur sol.

La milice de Washington fut écrasée ainsi que celle du Maryland lors de la bataille de Bladensburg en 1814.  La milice de ce district est organisée depuis 1803 en  légions de milice, une à Washington et une deuxième à Alexandrie.  L'uniforme fut décrit dans la loi d'octobre 1812. Cette dernière précisait que les officiers devaient porter une tunique bleu marine, boutons et épaulettes argent, col et manches rouges parfois rehaussés de bleu, pantalon blanc et grandes bottes. Les colonels affichaient un plumet bleu à pointe rouge, les majors un rouge à pointe bleue, les capitaines un rouge à pointe noire et des bottes courtes. Les capitaines portaient une épaulette argent à droite avec une patte d'épaule à gauche, les lieutenants une épaulette à gauche et une patte d’épaule à droite, les sous-lieutenants une épaulette à gauche.

 

L'uniforme des soldats de l'infanterie était un chapeau «  round hat »  avec le côté gauche relevé et recouvert d'une crinière en peau d'ours. Une veste bleue avec un gilet et un pantalon blancs. L'uniforme des cavaliers et artilleurs n'est pas connu et devait être en adéquation avec le règlement fédéral en vigueur. On connaît un peu mieux certaines unités comme la tenue des dragons d'Alexandrie : veste noire avec laçage jaune et un chapeau noir . En 1813 la milice du District fut  organisée en une seule division à deux brigades chacune forte de 2 régiments. Cette milice fut principalement impliquée dans la campagne de Bladensburg. Les cavaliers d'Alexandrie furent même affectés au harcèlement des forces britanniques lorsque ces dernières firent retraite après la campagne de Washington/ Baltimore.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 12:05

caroline du SUD

 

Premier à déclarer son indépendance vis-à-vis de l'Angleterre, l'état de Caroline du Sud n'’eut pas à souffrir d'attaques de la Royal Navy sur ses côtes. A l'exception de raids sur des plantations de quelques îles attenantes aux côtes de Caroline du Sud, l'état n'’eut pas à souffrir de raids sur son sol. Le blocus anglais, néanmoins, se faisait sentir notamment au large de Sainte Hélène. Le conflit fut tout de même l'occasion pour les Caroliniens du Sud de renforcer leurs défenses côtières. La milice de Caroline du sud est organisée en deux divisions commandées par un major général, et affiche un total de 9 brigades avec 39 régiments d'infanterie, 8 régiments de cavalerie et un régiment d'artillerie. Des petits détachements d'artillerie étaient parfois accolés aux régiments d'infanterie. Tous les hommes de 18 à 45 ans étaient concernés par le recrutement de la milice ainsi que les hommes de couleur affranchis et libres ; mais ces derniers étaient cantonnés au poste de sapeurs. L'effectif théorique total de la milice atteignait les 40000 hommes disponibles.


L'uniforme:


L'uniforme de la milice était décrit dans la loi de 1794, les officiers généraux portaient une tunique longue de couleur bleu foncé avec une couleur distinctive et gilet chamois, boutons jaunes, épaulettes or et bicorne. Les officiers d'armes portaient une tenue identique mais avec des couleurs distinctives déterminées par leur général en chef. Les hommes de troupe des trois armes portaient une tenue déterminée par le choix de leur général de brigade. En 1814, une brigade de deux régiments d'infanterie portait une tenue entièrement bleue conforme à celle de l'US Army, mais les sous-officiers et les hommes du rang étaient coiffés d'un chapeau mou au lieu d'un shako. En 1815, l'uniforme des miliciens était calqué sur celui de l'US Army.


On connaît peu les tenues des volontaires ; les dragons légers de Charleston portaient une tunique bleue à col et manches rouges, boutons jaunes, sur-culotte blanche, épaulette or et Tarleton. L'artillerie de Charleston portait quant à elle un uniforme bleu long à col et manches rouges et chapeau de bras à plumet rouge.

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 10:04

COLONIEATLANTIQUE2 

Ile du prince Edouard:

Cette île au nord du Nouveau Brunswick ne fut jamais menacée par les Américains durant la guerre mais comme les autres colonies, elle maintint un corps de miliciens au cas où...

L'ile du Prince Edouard bénéficiait d'une force de milice théorique de 2600 hommes répartie sur 3 comtés : le comté de la Reine, le comté du Roi et le Comté du Prince. En plus de la milice, trois unités de volontaires furent levées, les volontaires loyaux Ecossais, le corps Royal du Kent et les volontaires du Prince Régent. L'uniforme des unités de volontaires n'est pas connu, néanmoins celui de leurs officiers était le suivant : uniforme rouge à distinctive bleue pour le corps royal du Kent, verte pour les volontaires loyaux Ecossais. Ces unités de volontaires furent regroupées en une légion en 1814 qui constituait le 3rd bataillon du régiment du Comté de la Reine.


3 escadrons de volontaires à cheval furent levés, habillés et équipés à leurs frais, une veste bleue à col et manches rouges pouvait être leur uniforme à l'image de ce que portaient les cavaliers Provinciaux du Canada.
Le règlement sur l'uniforme de la milice de 1814 ordonnait aux officiers de porter un uniforme sans en préciser la nature, l'infanterie portait la tenue rouge, là encore sans plus de précision.

 

Terre Neuve:

La contribution en hommes de Terre-Neuve à la guerre de 1812 fut relativement importante. Plus de 300 hommes allèrent renforcer la marine provinciale sur les grands lacs, tandis que le régiment des fencibles de Terre-Neuve envoyait nombre de détachements pour renforcer les garnisons de Fort George, Prescott, Kingston et York. Le territoire ne fut jamais menacé mais la milice se tenait prête à la défense de l'ile.


En dehors de la ville de Saint John, la milice de Terre-Neuve n'était pas réellement organisée. La ville de Saint John possédait une unité de volontaires en charge de la défense de la ville. Cette unité d'un effectif initial de 200 hommes portait le nom de "Rangers volontaires de Saint John". L'uniforme de ces volontaires, fourni par le gouverneur de l'île, était proche de celui porté par le 60th foot : une veste verte avec 3 rangées de boutons argent, un pantalon bleu, un shako à plumet vert et des baudriers blancs. L'effectif de l'unité grossit jusqu'à atteindre 500 hommes mais devant la fin des menaces américaines sur l'île, l'unité fut dissoute en juin 1814.

 

Les Bermudes:

Cet archipel au large de Charlestown fut avant tout la grande base navale de la Royal Navy, base terminée au début de la guerre de 1812, elle fut le point de départ de plusieurs grands raids contre les côtes américaines dont celui sur Washington. Les navires devant maintenir le blocus opéraient depuis cette base tout comme nombre de corsaires. La milice de cet archipel n'avait donc qu'une seule mission : la protection de ses installations portuaires militaires. 298 navires américains furent capturés par les corsaires opérant depuis les Bermudes. Enfin les Bermudes servirent de lieu de transit pour les populations noires libérées des plantations américaines afin de s'enrôler dans la Royal Navy ou les régiments des Caraïbes ou bien s'installer dans les colonies du nord : le Nouveau-Brunswick ou Terre-Neuve.

Il est vraissemblable que les miliciens portèrent une tenue rouge identique à celle de l'infanterie britannique avec col et manches noirs. Le shako stove pipe ne fut pas disponible et la plupart des hommes durent se contenter du "Round hat". De toute manière la plupart des unités britanniques opérant sous une certaine latitude portaient ce genre de couvre-chef. La milice ne prit part à aucune action de combat durant la guerre de 1812 à l'exception de l'escorte des prisonniers américains capturés en mer.

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 09:42

caroline du nord

La Caroline du Nord, 12ème état de l'union depuis 1789, fut impactée par la guerre de 1812 sur ses côtes et dans son implication contre les Creeks.

La demande en hommes pour l'état de Caroline du Nord atteignait les 7000 hommes, mais l'enthousiasme fut tel que ce chiffre fut vite atteint et même dépassé. Bien que relativement bien fournie, la milice de Caroline du Nord ne fut pas affectée en masse dans les zones de combats. 5 compagnies d'infanterie furent envoyées vers fort Johnson et 4 autres vers fort Hampton, le reste fut déployé dans les fortifications côtières de l'état. Les unités le long de la côte eurent parfois à faire avec les raids de la Royal Navy comme à Ocracoke en juillet 1813 où une flottille anglaise débarqua des troupes pour attaquer la ville de Portsmouth. La milice locale ne put empêcher l'attaque et se replia pour chercher des renforts. Les Anglais détruisirent tous les navires corsaires amarrés au port et pillèrent une partie de la ville. Une force de volontaires se rassembla à New Bern pour attaquer les Anglais mais ces derniers étaient déjà partis quand la troupe américaine arriva à Portsmouth.


Une petite force de Caroline du Nord fut impliquée dans la campagne de Andrew Jackson contre les Creeks en février 1814 mais ne put participer à la bataille de Horseshoes Bend. Elle rentra en Caroline en juillet de la même année.


L'uniforme :
Les officiers généraux et membres de l'état-major reçurent un uniforme bleu sombre à col et manches chamois avec trois rangées de boutons or sur la poitrine qui du coup ne possédait pas de revers de poitrine, attribut courant dans la milice. Les épaulettes or étaient portées avec une étoile argent pour les généraux de brigade et deux pour les majors généraux. Le bicorne avec ou sans liseré or, était porté avec une cocarde noire et un plumet noir à pointe rouge. Une écharpe rouge sous la ceinture, un pantalon blanc ou bleu complétaient le tout. Les aides de camp portaient le même uniforme mais sans étoiles sur leurs épaulettes.


Les officiers de la milice portaient un coatee bleu à col et manches rouges, trois rangées de boutons argent à la poitrine, un pantalon blanc à liseré rouge, un bicorne avec plumet noir à pointe rouge pour les colonels et blanc à pointe rouge pour les majors. Les épaulettes et les boutons étaient or. Les officiers de l'artillerie portaient le même uniforme mais les épaulettes et les boutons étaient couleur argent. Les officiers de la cavalerie portaient une veste bleue courte avec épaulettes et boutons argent en trois rangées sur la poitrine et un plumet blanc sur leur « Tarleton ». En 1813 les officiers commencèrent à s'habiller comme ceux de l'US Army.


Les hommes de troupe portaient peu ou pas d'uniformes, vraisemblablement la veste de chasse ou autre tenue civile, mais il semble qu'une unité de volontaires de cavalerie de la ville de Raleigh portait une veste courte bleue ou blanche à double rangée de boutons, avec un « round hat » à cocarde bleue , des bottes à la Souvarov et des éperons.

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 14:06

mississippi

Instauré en 1798, le territoire du Mississippi bordait la Louisiane et la Géorgie, il n'entra dans l'union qu'en 1817. Comme la plupart des états du Sud il n'était pas particulièrement opposé à l'entrée en guerre des États-Unis contre l'Angleterre. Comme nombre d'états et de territoires durant la guerre de 1812, le Mississippi fut plus concerné par les affrontements avec les tribus indiennes qu'avec les forces britanniques. Il fut impliqué notamment dans le conflit avec les Creeks que l'on nomme la guerre Creek. La milice du Mississippi fut donc principalement occupée à combattre les tribus indiennes, particulièrement après l'affaire du Fort Mims où le massacre de près de 250 personnes par les indiens provoqua une vive émotion et un afflux massif de nouvelles recrues. Menées par le général Jackson, les troupes du Mississippi combattirent aux côtés des milices volontaires du Tennessee comme de Géorgie contre les Creeks. A fort Sinquefield, Tallussahatchee en novembre 1813, Talladega en novembre 1813, Hillabee, autossee et Hrose Shoe Bend, Jackson et ses miliciens massacrèrent une grande partie de la force combattante de la nation Red Creek ; les survivants se déplacèrent en Floride pour poursuivre la lutte.


Prétextant que la ville de Mobile était concernée par l'achat de la Louisiane en 1803, le Mississippi annexa cette portion espagnole en 1812 et le général Wilkinson occupa militairement cette zone en 1813 sans opposition de la part des troupes espagnoles. Ainsi le Mississippi trouvait un débouché dans le golfe du Mexique. Bien que les Anglais arrivèrent dans la région pour soutenir les Espagnols, ces derniers furent une nouvelle fois balayés à Pensacola par l'Armée de Jackson en novembre 1814 où combattit, entre autres, la milice du Mississippi du Major Uriah Blue


Avec l'arrivée du contingent de Packenham en 1814, la ville de Mobile et son fort furent attaqués à deux reprises, avant de tomber en 1815 lors du dernier combat de la guerre de 1812 en février 1815. A cette occasion, la milice du Mississippi fut fortement impliquée contre les Anglais durant la campagne de la Nouvelle-Orléans aux côtés des régiments réguliers et des contingents du Kentucky et du Tennessee. La milice du Mississippi organisée en légions depuis sa création, fut réformée en 1807 puis 1809 et comptait désormais sur un recrutement par Comté. Chaque comté devant fournir un régiment d'un ou deux bataillons et un ou deux escadrons de cavaliers.


L'uniforme:


Bien que le règlement stipulait que les hommes devaient porter un uniforme bleu à revers rouges, les miliciens ne portèrent que peu ou pas d'uniformes durant le conflit. La veste de chasse et les tenues civiles disparates furent l'essentiel du costume militaire du Mississippi. Les cavaliers devaient porter une veste bleue à revers rouges et lacets argent mais là encore peu furent réellement habillés de la sorte. On peut citer les cavaliers du comté d'Adams qui portaient une veste rouge à revers noirs et lacets jaunes. On notera (ci-contre) le cavalier du comté de Jefferson dans une tenue proche de celle des dragons légers de l'US army mais avec un tarleton. Les officiers généraux quant à eux portaient l'habituelle tenue bleu sombre à revers chamois identique ou presque à celles des milices des autres états.


La contribution à la guerre de 1812 du Mississippi tant miliciens que soldats de l'armée régulière fut de 1667 hommes .

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 20:00

indiana

Le territoire de L'indiana, région agricole peu peuplée, fut transféré aux Américains par les Britanniques en 1783 à l'issue de la guerre d'indépendance. Il faudra attendre 1816 pour que ce territoire  devienne le 19ème état des Etats-Unis. Pendant la guerre de 1812, le gouverneur de l'Indiana fut le général William Henry Harrisson.

 

Durant la guerre de 1812, l'Indiana fut le théâtre d'affrontements entre Américains et tribus amérindiennes alliées des Anglais.   La bataille de Tippecanoe qui vit la victoire du général Harrisson sur les indiens de Tecumseh en 1811 eut lieu sur cet état. Le début du conflit fut d'ailleurs critique pour cet état puisque les indiens De Tecumseh gagnèrent en audace avec les défaites de Mackinack puis du Fort Detroit qui abandonnait une grande partie du Michigan aux mains de l'ennemi. Le massacre de Foort Dearborn ajoutait à l'insécurité qui régnait dans cette partie des Etats-Unis. Harrisson se vit refuser une demande de conciliation avec les indiens par Tecumseh qui voyait une bonne occasion de chasser cet ancien adversaire du territoire Shawnee spolié par les Américains. En 1812 le village de Pigeon Roost fut massacré par les Shawnee, piuis les sièges de Fort Wayne et Fort Harrisson. Mais les forts résistèrent et du 4 au 15 septembre la bataille du Fort Harrisson, défendu par un certain Zachary Taylor, future gloire militaire de la guerre contre le Mexique, devint la première victoire terrestre des Etats-Unis de la guerre de 1812.

 

Néanmoins l'Indiana put compter sur le renfort des volontaires du Kentucky et de l'Ohio, habitués eux aussi aux combats contre les indiens. A la bataille de Mississinewa, Harrisson contraignit 300 guerriers Miami à la retraite. Ayant reçu le commandement de tous les territoires du Nord-Ouest en lieu et place du général Winchester, Harrisson eut pour mission de reprendre le territoire perdu.

 

La ville de Prophet 's Town fut détruite et en 1813 il parvint à repousser les forces anglaises du Michigan reprenant tout le territoire perdu. Pour l'Indiana la guerre de 1812 ne fut qu'un prolongement du conflit contre les indiens commencé bien plus tôt et à ce titre sa milice fut fortement impliquée avec ses alliés de l'Ohio et du Kentucky dans le combat contre ces tribus.

Pour la totalité de la guerre, l'Indiana a fourni 3400 hommes dont 400 cavaliers et 3000 soldats d'infanterie.

 

L'uniforme:

La loi sur la milice du 17 septembre 1807 précisait que les unités devaient porter un uniforme mais que ce dernier était laissé au libre choix, quant à sa couleur ou à sa coupe, aux souhaits de chaque chef de corps. Dans les faits la plupart des miliciens de l'Indiana ne portèrent pas d'uniforme spécifique et adoptèrent la tenue propre aux populations des frontières : la veste de chasse à franges. Durant la campagne de 1811 contre Tecumseh, deux escadrons de dragons légers volontaires de l'Indiana et du Kentucky portèrent une tenue entièrement bleue, avec un tarleton ou un "round hat" à crinière, une cartouchière ventrale, deux pistolets et une épée. Bottes et ceinturons étaient en cuir noir.


La nouvelle loi sur l'uniforme de la milice de janvier 1814 stipulait que les officiers généraux devaient porter une tenue bleue avec col et manches rouges ou chamois, un pantalon blanc, un bicorne et des bottes. Les troupes étaient toujours tenues de porter un uniforme uniquement à la parade et ce dernier ne respectait que les souhaits leur chef de corps.

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 10:25

COLONIEATLANTIQUE1 

Les colonies du Nouveaux Brunswick et Cap Breton ne furent pas attaquées par les Américains durant la guerre de 1812 et leur milice n'eut donc pas à combattre. Néanmoins, le Nouveau-Brunswick, possédant un régiment de Fencibles qui deviendra en 1810 le 104th regiment of Foot, envoya quand même des unités au combat au Canada.

 

L'ile de Cap Breton était autonome durant la guerre de 1812 et possédait son propre gouverneur. La milice de cette île dont la force théorique était d'environ 1300 hommes, fut organisée en 1813. Elle regroupait 20 divisions commandées chacune par un capitaine et était d'un effectif identique à celui d'une compagnie. L'uniforme des officiers était une veste bleue avec boutons et épaulettes couleur or, round hat avec plumet et pantalon ou surculotte gris. La tenue des hommes n'est pas connue.

 

Le Nouveau-Brunswick est la partie qui borde la frontière du Maine et la Nouvelle-Ecosse. Bien que cette partie de la colonie britannique n'ait pas été envahie par les forces américaines, le Nouveau-Brunswick eut le privilège de voir ses frontières temporairement déplacées vers le territoire américain en 1814 lorsque les forces d'invasion anglaises s'emparèrent de plusieurs villes du Maine, établissant une nouvelle frontière le long de la rivière Penobscot. A la fin de la guerre, la colonie retrouva ses frontières originelles mais profita d'un petit afflux de réfugiés et de noirs en fuite qui grossiront sa population. La plupart des combats se limiteront au volet naval dans cette région du Canada. Fredericton, la capitale, verra néanmoins passer de nombreux régiments et unités en partance pour le front canadien. La milice du Nouveau-Brunswick ne fut donc pas sollicitée pour des combats sur son territoire mais eut la mission d'assurer la surveillance et la protection de la région durant la guerre. Quelques unités partirent néanmoins pour le Canada comme le 104th foot "ancien New-Brunswick Fencibles".

 

L'uniforme:

Lors du déclenchement de la guerre de 1812, le potentiel humain de la milice du Nouveau-Brunswick était de 4500 hommes mobilisables. Bien que ne possédant pas de règlement stipulant les spécifications d'un uniforme pour la milice, le Nouveau-Brunswick possédait des unités de volontaires et de miliciens en uniforme.

Les officiers de milice portaient une veste bleue avec col et manches rouges, une écharpe cramoisie autour de la taille et le plus souvent un "round hat" avec ou sans plumet. Les officiers du comté de York disposaient d'une tenue rouge avec une couleur distinctive noire, des boutons et épaulettes or. Ceux du comté de Saint John une tenue rouge à distinctives bleues tandis que les artilleurs volontaires du Comté portaient l'uniforme de l'artillerie à pied anglaise.
Mais la plupart des miliciens ne portaient aucun uniforme. Pour tenter de donner bonne figure à sa milice, le gouverneur de l'île demanda à Londres de lui fournir 3000 uniformes et leurs équipements. Ces derniers arrivèrent en avril 1813 et permirent de fournir à 3000 miliciens un uniforme rouge dont les 2/3 étaient à distinctives blanches et 1/3 à distinctives bleues. Les shakos étaient du modèle "belgic" avec leur protection contre la pluie. L'envoi de Londres permit également d'habiller 144 sergents et 30 musiciens. Les tambours du Nouveau-Brunswick étaient en fait des cornets et non des tambours. Les baudriers porte giberne étaient noirs en partie. Un corps de "sea Fencibles" fut également mis en place, le seul de toutes les colonies d'Atlantique, pour la protection des installations portuaires, la tenue de ces hommes était celle des marins.
La milice de Charlotte et le nouveau régiment des "fencibles" du Nouveau-Brunswick furent les premières unités à bénéficier de ces nouvelles tenues.

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