12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 18:51

 USNAVY

La flotte américaine au sortir de la guerre d'indépendance ne représente pas une force importante, d'autant plus qu'en l'abscence d'ennemi des réductions d'effectifs touchant aussi bien l'armée de terre que la marine ont diminué le nombre de ses unités. Mais la menace barbaresque a forcé le congrès à voter le "naval act" de 1794 autorisant la mise en chantier de 6 frégates.

 

Ces frégates, seules unités de ligne de la marine américaine au déclenchement de la guerre de 1812, furent l'unique rempart entre les côtes des Etats-Unis et la plus grande et la plus puissante flotte du monde : la royal Navy.

Cette dernière totalise environ 600 unités dont 175 navires de ligne, mais elle est confrontée à un grave problème : elle est en guerre contre Napoléon et doit assumer une mission de première importance : le blocus des côtes européennes. Ce faisant toutes ces unités sont soit en train de croiser au large des ports ennemis, soit en convoi pour protéger les navires marchands qui sont le cordon ombilical de l'Angleterre, des corsaires français très efficaces et très actifs.

En outre, au besoin de bateaux la royal navy affiche un besoin urgent de marins pour les armer. Le recrutement global des marins anglais doit parfois se contenter d'hommes de piètres qualités pour faire de bons marins.


Au zénith de sa puissance la royal navy possède une flotte dont les équipages sont de qualités inégales. Ce sont finalement les moins bons qui sont majoritairement envoyés en Amérique du nord pour contrer les Américains qui ne représentent pas une grande menace navale à leurs yeux.

  Les Américains n'ont pas ce genre de problème : avec peu de bateaux et beaucoup d'hommes disponibles, la qualité des équipages des navires américains allait croissant quand celle des anglais allait décroissant.

Les frégates de la marine américaine emportaient 450 hommes environ : marins et  soldats de marine.

Elles affichaient une puissance de feu de 38 canons théoriques pour trois d'entre elles :

Oliver Hazard Perry-8x6

USS CONSTELLATION poids: 1265 T lancée en 1797

USS CONGRESS poids 1268 T lancée en 1799

USS CHESAPEAKE poids 1244 T lancée en 1799

 

 

ci-contre à droite le portrait d'Oliver Hazard Perry dans son grand uniforme surligné d'or à la poitrine et avec sa double rangée de boutons. O.H.P fut le grand vainqueur de la bataille du lac Erié qui permit la reprise de Détroit et l'avancée des troupes américaines en Ontario en 1813

 

 

Elle étaient équivalentes à peu de chose près à leurs homologues anglaises ou Françaises, mais les 3 suivantes possédaient une puissance de feu et un poids supérieurs qui ont largement contribué à dominer leurs adversaires. Affichant une puissance de feu théorique de 44 canons mais en réalité plus de 50, les frégates suivantes furent les meilleurs navires de l'us navy en 1812 : sail200f

 

USS UNITED STATES poids 1576 T lancée en 1797 

USS CONSTITUTION poids 1576 t lancée en 1797

USS PRESIDENT poids 1576 lancée en 1800

 

 

ci-contre à droite : le USS Constitution "Old iron side" tel que l'on peut le voir aujourd'hui. Ce navire est le plus ancien bateau encore en service dans une marine militaire dans le monde, et fut le plus célèbre bateau de la guerre de 1812. Coulant ou capturant deux frégates anglaises en deux combats séparés.

 

 

images

ci-contre à gauche, le drapeau déployé par O.H.Perry lors de la bataille du lac Erié en souvenir de son ami, le capitaine James Lawrence qui commandait le USS Chesapeake lorsque ce dernier fut capturé le 1er juin 1813 par le HMS Shanon. Les derniers mots de Lawrence avant de mourir à son poste furent :  "n'abandonnez pas le navire"

La bataille du Lac Erié fut la première grande victoire navale américaine de la guerre.

 

 

Rapides lourdement armées, les frégates de 44 canons furent un nouvel et inattendu ennemi pour la marine anglaise. Surclassant les frégates anglaises, elles affrontèrent victorieusement 3 d'entre elles. Le USS CONSTITUTION, la plus célèbre d'entre elles, coula ou captura 9 navires anglais dont la frégate HMS GUERRIERE ET HMS JAVA. Le USS UNITED STATES coula le HMS MACEDONIAN. Ces succès prirent les Anglais en défaut et ordre fut donné aux capitaines des frégates anglaises de n'affronter les frégates américaines que si ils possédaient l'avantage du nombre.

 

Mais l'ére des victoires s'estompa rapidement et 2 frégates américaines (USS CHESAPEAKE, USS PRESIDENT) firent les frais de l'augmentation de la présence de la royal navy dans les eaux bordant les deux continents américains. La marine anglaise dépêcha de plus en plus d'unités qui étouffèrent petit à petit les côtes des Etats-Unis empêchant la petite flotte américaine de sortir et plus grave, le commerce maritime d'avoir lieu.

En plus des 6 frégates, les Américains possédaient au déclenchement de la guerre, 10 navires de plus petites classes du 28 au 12 canons et 5000 hommes environ :

 

USS ESSEX 32 Canons

USS ADAMS 28 Canons

USS HORNET 18 Canons

USS WASP 18 Canons

USS ARGUS 16 Canons 

USS SYREN 16 Canons 

USS NAUTILUS 14 Canons

USS VIXEN 14 Canons

War of 1812 Schooner Nancy

USS ENTERPRISE 12 Canons

USS VIPER 12 Canons

 

à droite un Schooner, petit navire rapide armé de 8 à 12 canons

 

 

 A ces unités, viennent s'ajouter les flottilles de canonnières basées sur les lacs mais qui ne peuvent intervenir en haute mer ; ces navires sont d'ailleurs bien souvent construits en sapin et non en chêne ce qui les rend plus fragiles à la navigation et aux combats maritimes. Ces canonnières sont parfois équipées que d'un seul canon et ont souvent participé au soutien des forces au sol le long des rivages des grands lacs.

 

Lors de la guerre en mer,

en 1812 l'US NAVY coula ou captura 46 navires ennemis et perdit3 unités (USS Wasp, Nautilus et Vixen)

en 1813 l'US NAVY coula ou captura 79 navires ennemis et perdit 3 unités (USS Chesapeake, Argus et VIper)

en 1814 l'US NAVY coula ou captura 87 navires ennemis et perdit 8 unités (dont les USS Essex, Frolic, Rattlesnake, Syren)

Pour l'ensemble de la guerre l'US NAVY perdit environ 9500 t et la royal navy 13 000 t

 

Les navires de l'US NAVY furent les dernières unités américaines à cesser de combattre une fois la paix de Gand signée en décembre 1814 (dû à l'impossibilité de les prévenir rapidement de la fin des combats). 

l' USS President capturée par le HMS Endymion le 15 janvier 1815

HMS Cyane et HMS Levant capturés par le USS Constitution le 20 février 1815

HMS Penguin capturé par le USS Hornet le 23 mars 1815

En 1815 les 3 premiers navires de guerre lourds américains de 74 canons furent lancés : le USS WASHINGTON, le USS INDEPENDANCE et le USS FRANKLIN ; en outre le USS FULTON premier navire de guerre à vapeur fut également lancé et était innovant par bien des aspects (propulsion et armement de deux 100 canons de livres Columbiads sur affût pivotant)

Les effectifs de l'US navy en 1815 sont de 14 960 hommes et 2175 US marines

 

War of 1812 US Navy

 

Ci-contre à droite : La marine américaine des lacs, victorieuse en deux grandes rencontres de la marine provinciale anglaise, elle regroupait des petits navires de 1 à deux canons et des unités plus grandes comme la frégate USS Saratoga. Les anglais gagnèrent néanmoins la course à l'armement sur le lac Ontario lorsqu'ils lancèrent le HMS St Lawrence, un monstre de 120 canons plus gros et plus puissant que le célèbre HMS Victory de Nelson

 

L'uniforme de l'US NAVY : (la planche tout en haut représente un panel de ce que l'on pouvait trouver sur une frégate américaine)

Seuls les officiers et les officiers mariniers ont un uniforme, les matelots revêtent certes une certaine uniformité mais n'ont pas encore de règlement quant à  leurs tenues.

Le capitaine possède un uniforme bleu foncé avec col et manches surlignés d'or, les boutons sont or, leSailingMasterFullDressWarOf1812 Reichert 1812 pantalon ou culotte est blanc (bleu en hiver) les revers de poitrine sont surlignés d'or, le bicorne est porté avec un galonnage doré. Les épaulettes sont or et une sur chaque épaule. Le lieutenant a la même tenue avec une épaulette en moins, l'aspirant et les officiers mariniers possèdent un uniforme de même coupe mais sans galonnage d'or.

Les us marines ne font pas partie à proprement parler de l'US navy mais sont présents sur les navires de la marine américaine en tant qu'infanterie embarquée.

 

 

ci-contre à droite un maître en grande tenue, identique à celle des officiers supérieurs mais le galonnage d'or a disparu et il ne possède plus que deux boutons sur la manche au lieu de trois. Le bicorne ne possède plus de galon d'or.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 08:39

artificier

Créé en avril 1812, le corps des artificiers de l'US army est une petite unité de spécialistes opérant sous le commandement du département du quartier maître général.

Se voulant plus spécifique que le corps des ingénieurs et sapeurs orientés vers la mobilité des armées, le corps des artificiers ou "corps of artificer" répond aux besoins des différentes unités de spécialistes dans des domaines particuliers pour l'établissement de fort ou de poste durable, la construction de bateau, la réparation de matériel spécifique.

La fonction principale de cette unité est le service des forges, charpenterie, sellerie, chantier naval de petite envergure.

Ce corps de génie comporte à sa tête un superintendant nommé par le président lui-même, 4 adjoints pour le seconder, des maîtres ouvriers dans un grand nombre de spécialités (travail du bois, forge, batelier, maréchal-ferrant, maçon...) et des ouvriers spécialisés. Il travaille en collaboration avec le corps des ingénieurs et n'a pas de fonction combat, c'est-à-dire qu'il n'opère pas dans le cadre de sièges comme le génie classique (contrairement à ce que pourrait laisser croire son nom)

Recruté pour une période de 3 ans ce corps servira de manière dispersée sur tout le théâtre d'opérations jusqu'en 1815.

 

L'uniforme :

Réglementairement entièrement vert, il se distingue de celui des  ingénieurs qui portent une tenue bleu foncé. Le shako utilisé est le shako "felt cap"puis  "tombstone". La veste est attachée par une simple rangée de boutons jaunes, les manches sont vertes avec 3 boutons sur chacune d'elles. Le col est en velours rouge avec un liseré jaune ou or en fonction du grade et le symbole (une main portant un marteau) du corps brodé.

Le superintendant, ses adjoints et les maîtres ouvriers se distinguent des ouvriers par la couleur or de leur liseré et la présence de signe distinctif sur les épaules ( des wings rouge avec bordure jaune ou or et une à trois étoiles brodées  indiquant le grade).

La tenue "undress" est un gilet blanc ou rouge, le pantalon est blanc en été et vert en hiver. Il est possible que la tenue bleue des ingénieurs ait été également portée (selon certaines sources ce fut d'ailleurs la seule tenue portée par ce corps particulier) 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 18:07

  60th

Le 60th rifles, est l'un des deux régiments de rifles de l'armée anglaise, c'est-à-dire une unité légère équipée de carabines baker à canon rayé et à balle forcée. Le 60th frifles était représenté au Canada par le seul 7th bataillon. Ce bataillon ne possédait que deux compagnies équipées de la carabine Baker( La carabine Baker ) les 8 autres étaient armés d'un mousquet d'infanterie légère (new land pattern).

 

Le recrutement du 7th bataillon fut largement composé d'Allemands, de Suisses, de prisonniers français et de Hollandais, ce qui causa un sérieux problème pour les officiers qui devaient donner les ordres en plusieurs langues bien que l'allemand soit majoritaire.

Après un entraînement au combat de l'infanterie légère, le régiment arriva au Canada en mai 1814. Les deux compagnies de flancs furent détachées pour participer à l'assaut des Anglais contre l'état du Maine dans le nord des Etats-Unis. Sous les ordres du Major general Sherbrooke, ils participèrent à la prise de Castine. Ils participèrent au combat contre la milice américaine près d'Hampden, et, par une action de flanc contre l'artillerie ennemie, facilitèrent la défaite des Américains.

Le 11 septembre 1814, ils sont au siège de fort Machias où l'ennemi fuit si précipitamment que les Anglais n'ont même pas le temps de faire des prisonniers. Durant l'occupation du Maine, on accusa à tort les hommes du 60th d'exactions contre les civils mais la très bonne tenue des hommes et leur discipline les fit rapidement innocenter. Le reste du bataillon était maintenu en Nova Scotia pour défendre la côte contre d'éventuels raids ennemis et partagea la vie de garnison à Halifax ou Annapolis royal.

En avril 1815 le bataillon est à nouveau rassemblé et demeura dans cette région du Canada jusqu'à la fin des hostilités et même au-delà. Finalement en 1817, les membres germanophones du bataillon furent amalgamés avec les 2nd et 3rd bataillons nouvellement affectés à Québec. dscf19344

Durant sa courte participation à la guerre de 1812, cette unité a fait honneur à ses armes par sa conduite au feu comme en cantonnement.

 

L'uniforme:

Comme pour les unités de rifles, l'uniforme est vert foncé ; il porte trois rangées verticales de 44 boutons argentés, le col et les manches sont rouges sans lacets. Le shako est celui de l'infanterie légère avec le cor de chasse en guise de plaque, le plumet est vert (ainsi que la corde du shako quand elle est présente), le pantalon est bleu foncé, mais il se peut que le bataillon ait adopté également un pantalon vert comme son unité jumelle le 95th rifle. Les officiers portent le shako également et la pelisse verte à fourrure noire. Lers sous-officiers portent l'écharpe rouge autour de la taille, les cornets un uniforme semblable à la troupe avec des lacets de poitrine à la hussarde ainsi que sur le col et possèdent en plus des wings avec lacets noir et rouge.

 

ci-contre à droite: un reconstituteur en tenue du 60th/7th bat entièrement verte, il porte la carabine Baker, il s'agit donc d'un membre d'une compagnie de flanc.

 

 

Sur la planche ci-dessus :

Les membres du 7th bataillon sont représentés en tenue vert et bleu comme cela devait être réglementairement le cas, mais il apparaît que le bataillon a pu revêtir une tenue entièrement verte comme le 95th rifles.

 

Le soldat est en tenue de combat avec son pantalon bleu foncé, son baudrier noir et sa poire à poudre indiquant qu'il s'agit d'un soldat équipé d'une carabine, la poire servait au chargement de l'arme. 

A côté de lui un soldat en tenue entièrement verte comme le bataillon semblait en porter une en 1814 d'aprés une inspection de l'unité réalisée à Halifax.

L'officier porte une tenue verte à la hussarde avec lacets noirs entre les boutons et avec écharpe rouge nouée à droite, pantalon gris foncé (la couleur pouvait varier) avec renfort en cuir marron à l'intérieur à la mode des officiers des régiments d'infanterie légère, la visière de son shako est rabattue comme cela apparaît souvent dans les représentations d'officier du 60th et du 95th rifles, ses manches possèdent un noeud hongrois noir.

 Le musicien ou cornet (dans l'infanterie légère) porte les lacets noir et rouge, des wings et le col est également avec ornement noir et rouge. Les manches pouvaient recevoir également un ornement noir et rouge.

Le sergent porte l'écharpe rouge autour de la taille et les chevrons de son grade sur le bras droit

En encart la carabine baker des compagnies de flanc et le mousquet Brown Bess new land pattern version raccourcie des 8 compagnies du centre

 En-dessous le badge du régiment avec la devise de l'ordre de la jarretière à l'intérieur "honni soit qui mal y pense"

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 12:29

10th veteran

Unité levée en 1807, le bataillon royal de vétérans est une unité composée comme son nom l'indique de vétérans c'est à dire des hommes trop vieux ou trop invalides pour servir en campagne dans un régiment normal. Les soldats de cette unité sont néanmoins des hommes méritants qui peuvent servir à des taches moins difficiles pour le corps comme le service de garnison. Cette unité n'est pas enrégimentée c'est à dire qu'elle possède un unique bataillon et que son administration se fait au niveau du bataillon et non du régiment comme une unité classique. Elle est commandée par un Colonel et menée au combat par un lieutenant-colonel. Autre particularité, elle ne comporte aucune compagnie de flanc et ses 10 compagnies sont donc toutes du centre.

Sur demande d'Isaac Brock, le bataillon est envoyé au Canada en 1808 afin d'étoffer un peu la maigre garnison qui défend la colonie anglaise. Il se compose théoriquement :

1 colonel, 1 lieutenant-colonel, 1 major (commandant), 10 capitaines, 10 lieutenants, 10 enseignes (sous-lieutenant), 1 adjudant, 1 trésorier-payeur, 1 chirurgien, deux assitants-chirurgiens, 30 sergents, 4  staff sergeant (sergent-chef), 40 caporaux, 20 tambours et 610 soldats. Soit en tout 743 hommes.

 

Le bataillon s'est particulièrement distingué dans la capture du fort Mackinac en 1812, et y a stationné une cinquantaine d'hommes pour le restant de la guerre partcipant à sa défense. Disposé tout le long de la frontière ouest, le bataillon fut impliqué dans de petites actions durant la guerre (Frenchtown, fort Stephenson). Avec l'arrivée progressive des renforts d'Europe, le bataillon de vétérans fut relevé du front et placé dans les garnisons du Bas-Canada, l'ile du prince Edward et cap breton. Transformée en 4th royal  veteran battalion, l'unité fut dissoute en 1816.

 

L'uniforme:

    En tant qu'unité royal, la couleur distinctive est le bleu foncé, l'uniforme est celui de l'infanterie britannique, il est attaché par une rangée centrale de boutons argentés disposés en 5 paires de deux. Les lacets de poitrine sont terminés en carré (square ended). Comme il n'y a pas de compagnies de flancs les shakos "stove pipe" sont tous surmontés d'un plumet rouge à tête blanche. Progressivement le shako sera remplacé en 1813/14 par le "belgic shako" comme le reste des unités régulières anglaises.

Le pantalon est une culotte blanche avec les longues guêtres noires qui arrivent au genoux. Les pantalons gris arriveront vers 1813, avec les guêtres courtes grises. v2 c4 s15 ss01 01

 

Les sous-officiers portent la même tenue que la troupe mais de meilleure facture ; ils ont l'écharpe cramoisie à bande bleu foncé autour de la taille, une épée pour les sous-officiers supérieurs et un mousquet à la place de l'esponton pour les autres. (Une directive royale stipule que tous les régiments anglais veilleront à remplacer l'esponton par un mousquet pour le service au Canada car plus pratique dans les combats en forêt). Ils portent sur le bras droit les chevrons indiquant leur grade.

Les officiers portent une tenue de coupe différente et de bien meilleure facture que la troupe, la culotte blanche avec des bottes, une épée, l'écharpe cramoisie nouée à gauche, un bicorne surmonté ou non d'un plumet (le shako belge remplacera le bicorne par la suite). Les boutons, lacets et épaulettes sont en couleur or ; si le hausse-col est porté, il est noué par un ruban de soie noire autour du col.

 

ci-contre à droite un soldat du 10th royal veteran en début de conflit avec son shako "stove pipe et sa culotte blanche aux longues guêtres noires. En arrière-plan on aperçoit un sergeant    -major avecc ses 4 chevrons or sur le bras droit.

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 11:18

      49th

Le 49th foot arriva au Canada en 1776 durant la révolution américaine, après un séjour dans les West Indies, le régiment servit comme unité d'infanterie de marine et participa à la lutte contre les Français notamment à Sainte Lucie. En 1782, le régiment adopta le nom de "The Herdfordshire regiment of foot"

Revenu au Canada, le régiment devint avec le 41st foot une des unités régulières anglaises ayant passé le plus de temps en Amérique du Nord.

Lorsque la guerre de 1812 commença, le régiment fut dispersé entre Kingston, Montréal et Fort George où se situait le quartier général des forces anglaises du haut Canada.

La première action de combat du régiment fut la bataille de Queenston Height en 1812 où il participa activement à repousser les Américains avec ses deux compagnies de flancs (grenadiers et légers).

Revenu en garnison à Fort George, 5 compagnies du 49th furent impliquées pour repousser l'assaut du fort par les Américains en 1813 et durent se replier vers le sud après avoir détruit les munitions et les canons du fort. Mais peu de temps après, le 5 juin, le 49th contre-attaqua et battit les Américains lors de la bataille de Stoney Creek après avoir capturé deux généraux américains et endommagé les canons de l'ennemi. Il gagna à cette occasion le surnom de "tigres verts" en rapport avec la couleur de leurs parements et leur agressivité au combat. Un petit détachement participa indirectement à la bataille de Beaver Dams où une force indienne arrêta un groupe de 600 Américains qui tentaient une percée vers le sud.

Canada-4-1812-2-13-Battle-Of-Stoney-Creek-Peter-Rindlisbachci-contre à gauche la bataille de Stoney Creek

 

Ces deux échecs qui conduisirent au retrait des Américains de la péninsule du Niagara furent en grande partie du fait du 49th foot.  

Le régiment participa avec beaucoup de courage à la bataille de Crysler Farm en novembre 1813 où il sut par son expérience faire face aux attaques de l'infanterie américaine et de sa cavalerie. Par une manoeuvre difficile sous le feu, il parvint à repousser tous ses adversaires et contribua grandement à la victoire anglo-canadienne.  

En 1814 le régiment fut à nouveau dispersé sur plusieurs sites (Montréal, Saint John, Ile aux noix) puis participa à l'offensive ratée sur Plattsburgh et finalement rentra en Angleterre le 25 mai 1815.

L'uniforme:

Le soldat porte la tenue rouge classique avec parements verts, les lacets sont en forme de bastion avec ligne rouge, vert et rouge à l'intérieur, les boutons sont couleur métal, les pantalons sont gris ou blanc faits à partir de tissus destinés aux voiles de navires (confectionnés ainsi sur ordre de Brock). Le shako est le "stove pipe" de 7 pouces de haut et sera changé avec le belgic shako fin 1813/ début 1814 comme la plupart des unités anglaises stationnées au Canada.

Sur la planche on peut observer un soldat en tenue de combat, un officier (tenue faite d'après tableau) une soldat en tenue de casernement qui était en lin blanc sans lacets. Le grenadier porte le bonnet de l'armée anglaise avec le bandeau vert, distinctive du régiment, le soldat de 1814 voit son shako changé en "belgic shako" et le musicien est en tenue aux couleurs inversées.

Le havresac avec le numéro du régiment, un bonnet de casernement d'un autre modèle et le détail du lacet du régiment, enfin en bas à droite le drapeau régimentaire (reconstruction de l'auteur).

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 19:27

glengarrymilitia

Parmi les unités de miliciens et de volontaires présents au Haut-Canada en 1812, un certain nombre étaient composées par des Ecossais. Soudées par leur origine commune, ces unités affichaient dans leur uniforme des éléments carcatéristiques qui rappelaient la particularité écossaise du régiment.

D'autres unités célèbres au Canada comme les Glengarry light fencibles étaient également à majorité écossaise, mais aujourd'hui nous nous intéressons aux unités de milice non permanentes. La plupart ont participé à des actions dans le Haut- Canada, la milice de Glengarry s'est d'ailleurs illustrée dans la bataille d'Ogdensburg (voir la section réservée aux batailles de la guerre de 1812 )

La planche ci-dessus décrit brièvement quelques unités du Haut-Canada dont la majorité des  membres étaient écossais :

    Les deux régiments de la milice de Glengarry, les 1st et 2nd Glengarry militia, sont décrits d'après Charles Glenn (war of 1812 "the uniforms of the king's army) comme portant la tenue verte des miliciens du Haut-Canada qui équipait d'autres unités de la milice tout comme les hommes de la milice incorporée. Cette tenue est de coupe toute anglaise et comporte des parements rouges pour le col et les manches ainsi que des lacets droits en "single square" (disposés de manière isolée et de finition carrée.) Il est possible que certains miliciens aient été équipés de pantalons en tartan gouvernemental (650 pantalons de cette sorte furent envoyés pour équiper les unités de milices écossaises du Haut-Canada). Le shako pouvait également être remplacé par un bonnet de type écossais avec un damier rouge et blanc à sa base.

Le deuxième régiment de Glengarry était lui habillé comme le 6th bataillon du 60th rifle regiment. Une tenue vert foncé avec trois rangées de boutons couleur argent, un pantalon bleu foncé et des cols et manches rouges. Le shako est décrit comme étant équipé d'un damier blanc et rouge comme les unités écossaises de l'armée britannique tel que le 90th foot.

La milice de Dundas était équipée comme l'infanterie anglaise avec tunique rouge, boutons dorés, les pantalons sont représentés en gris mais pouvaient être en bleu gris car la milice canadienne n'était pas prioritaire pour recevoir l'équipement militaire réglementaire. Les joueurs de cornemuse de la milice de Dundas comme celle de Stormont sont en kilt ou en pantalon tartan, Fraser pour le premier et MacLean pour le second. La milice de Stormont comme celle de Dundas était habillée comme l'infanterie anglaise ; les boutons sont argentés cette fois, comme pour la milice de Dundas les pantalons pouvaient être de  couleur différente. Certaines sources indiquent que la grande tenue de la milice de Dundas était un uniforme de highlander en bonne et due forme

Bien évidemment, la planche ne fait que reprendre une description et doit être prise avec précaution, les informations sur les milices et leurs tenues sont difficiles et rares à trouver. Les tenues dessinées sont succeptibles de contenir des erreurs et ne servent qu'à montrer un aperçu plausible des uniformes portés par certains membres de ces milices. La plupart du temps, la milice du haut comme du bas Canada à l'ouverture de la guerre n'a pu  se fournir suffisamment en effets militaires réglementaires et a combattu en civil. L'approvisionnement a pu par la suite fournir des tenues adéquates pour un certain nombre de régiments de miliciens. Les unités écossaises sont donc également soumises aux aléas des fournitures mais nul doute que les effets caractéristiques  écossais furent de rigueur, du bonnet en passant par le pantalon tartan ou le kilt.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 16:27

    colored

Les indiens ne sont pas les seuls à être souvent oubliés dans l'étude de la guerre de 1812 ; il y a peu d'éléments concernant une autre minorité : les soldats de couleur ou "coloured units". D'origines diverses, les soldats noirs fourniront un ensemble de petites unités qui combattront surtout du côté anglais dans la guerre de 1812.    

Les unités régulières anglaises:

Les régiments issus des "West India" sont des régiments réguliers anglais dont la majorité des membres sont des hommes noirs. Les régiments de West India étaient à 10 compagnies dans un bataillon unique avec une seule compagnie de flanc (grenadier). Pour des raisons évoquées plus bas, la plupart des unités engagées au Canada le furent à des postes de garnison où les engagements effectifs avec l'ennemi furent faibles. Bien souvent ces hommes entraînés et motivés furent utilisés comme main-d'oeuvre pour des travaux de terrassement, de renforcement des fortifications etc ... Si les britanniques furent réticents à engager au combat les régiments de West India composés de soldats noirs c'est pour plusieurs raisons :

Le climat du Canada était difficille pour des hommes habitués à vivre sous les tropiques (C'est d'ailleurs également pour une raison climatique que les Anglais engageront deux régiments de ce type dans la campagne de la Nouvelle-Orléans, car durant la période chaude ce sont les régiments blancs qui auraient eu du mal a supporter le climat chaud et humide de la Louisianne, du coup les régiments des West India étaient parfaits pour assurer les tâches de garnison durant cette période).

La deuxième raison était que les Anglais craignaient qu'un traitement "particulier" soit administré aux soldats noirs si ces derniers tombaient aux mains des Américains qui pratiquaient toujours et intensément l'esclavage de ces populations, particulièrement dans les grandes plantations du sud des Etats-Unis. L'impact sur le moral des soldats noirs de sa majesté aurait été désastreux si ces derniers risquaient de finir en esclaves en cas de capture. De plus les Anglais craignaient que l'engagement de régiments noirs ne fut perçu par les Américains comme une incitation à la révolte des esclaves sous tutelle américaine ce qui aurait eu un poids négatif dans les négociations de paix engagées à Gand, les forçant à durcir leur position tout en aliénant l'opinion des états du sud des Etats-Unis déjà pro-guerre. Néanmoins, 5 régiments des West India participèrent à la guerre de 1812 :

les 4th, 5th et 8th participèrent à des actions au Canada tandis que les 1st et 6th étaient engagés dans la campagne de la Nouvelle-Orléans.

L'uniforme : la tenue est semblable à celle des soldats Anglais excepté la présence de revers de poitrine à mi-distance entre le col et la ceinture, la présence de nid d'hirondelle en lieu et place du renfort en laine habituel et, si le pantalon est porté au lieu de la culotte blanche, il s'arrête à hauteur des mollets laissant  les guêtres apparentes et est souvent de couleur bleue. A noter que selon les sources le col est soit de la couleur distinctive du régiment, soit rouge. Les lacets de poitrine sont parfois absents.  

 

Des régiments anglais eurent également coutume de recruter des soldats noirs pour leur orchestre comme joueur de tambour ou timbalier, le 104th regiment of foot inclut dans ses rangs des soldats noirs pour armer sa section de pionniers : l'uniforme était semblable aux soldats blancs du régiment avec les attributs propres aux pionniers (outils, tablier de sapeur) .

cwm 4ci-contre un pionnier du 104th foot

La royal Navy:

La contribution la plus importante fut celle des "colonial marines", unité de royal marines constituée d'anciens esclaves, un premier bataillon fut créé en 1808 par l'amiral Cochrane suite à l'invasion de l'ile de Marie Galante. Les esclaves noirs au service des Français furent amalgamés dans une unité de soldats d'infanterie de marine et devinrent les colonial marines. Mais au cours des raids le long de la côte est des Etats-Unis et plus particulièrement la baie de la Chesapeake, plus de 4000 esclaves profitèrent de la confusion qui régnait chez leur maître pour s'enfuir et trouver refuge parmi les britanniques. Un second corps de colonial marines fut ainsi créé et participa aux actions le long de la baie de la Chesapeake. 3 compagnies furent amalgamées avec les 3 compagnies restantes des deux bataillons de royal marines pour en former un troisième. Tout en poursuivant le recrutement parmi la population d'esclaves qui ne manquèrent pas de rejoindre la flotte anglaise au fur et à mesure de sa progression, les colonial marines participèrent jusqu'à la fin de la guerre aux combats de la flotte contre les Américains. Le corps fut dissout en 1816 à Trinidad où ses membres s'implantèrent.

Une compagnie détachée demeura dans le golfe du Mexique et après avoir échappé à l'avance américaine avec une partie des forces séminoles qui fuyaient la région, s'établirent dans les Bahamas en 1822 sur l'ile d'Andros. L'uniforme vraisemblablement porté fut un mélange de tenue rouge des royal marines et la  tenue de corvée rouge à parement bleu foncé pour les zones chaudes et la  blanche à parement bleu gris pour les zones froides.

 La royal Navy n'hésita pas à employer des esclaves en fuite dans les rangs de ses marins comme matelots ou artilleurs, le besoin en hommes de la marine anglaise était tel qu'elle ne pouvait pas se permettre de laisser passer cette chance de recruter des hommes de valeur aussi facilement.

l'uniforme fut le même que celui des marins blancs

La milice canadienne :

Une unité noire au Canada fut levée le long de la frontière du Niagara par Richard Pierpoint un vétéran de la guerre d'indépendance américaine, Malgré des difficultés initiales pour la création de cette unité, les volontaires arrivèrent et sous le commandement du capitaine Robert Runchey, une compagnie de soldats noirs vit le jour. Malheureusement Runchey utilisait ces hommes comme des serviteurs pour les officiers des autres milices ou pour des travaux de labeur. La compagnie de Runchey fut affectée à fort George et connut son baptème du feu lors de la bataille de Queenston Height en 1812.

Sous le commandement du Major général Sheaffe, ils harcelèrent les Américains puis au côté du 41st foot ils chargèrent les lignes ennemies et se montrèrent tout à fait dignes d'éloge. Peu après l'unité fut redésignée "coloured corps" et placée sous l'autorité du grand quartier général comme unité de milice à part entière et retourna en garnison à fort George. Sur place ils servirent comme ingénieurs artificiers mais ne firent pas partie pour autant du "provincial artificer corps" .

C'est dans ce fort qu'ils furent attaqués par les forces américaines de Wilkinson en mai 1813 et obligés de battre en retraite après avoir échangé des tirs pour tenter de repousser les Américains sur la plage. Ils se replièrent avec les forces anglaises. Peu après le retrait des Américains du secteur de fort George, le "coloured corps" fut affecté à la construction du nouveau fort Mississauga. Développant leur capacité de génie militaire le color corps fourni  fut en garnison en 1814 à fort Mississauga qu'ils avaient aidé à construire. Lors de l'attaque américaine dans le secteur du Niagara et la défaite anglaise de Chippawa, le coloured corps fut maintenu en garnison alors que le besoin en ingénieurs et artificiers était urgent notamment lors du siège du fort Erié.

A la fin de la guerre, leur talent en tant que troupe du génie fut reconnu mais les hommes libres de l'ancienne compagnie de Runchey durent affronter l'injustice et, à la dissolution de leur unité le 24 mars 1815, ne reçurent que la moitié des terres promises en guise de récompense pour leur service.

L'uniforme : comme toutes les unités de milice, il est difficile d'établir avec précision la tenue portée par les hommes de Runchey, vraisemblablement des tenues civiles avec parfois des uniformes militaires verts ou rouges sous ceux de la milice de Lincoln dont provenait une partie de ses membres.

Il est avéré que certaines unités de milice comme les Glengarry Fencibles eurent des soldats noirs dans leurs rangs, lors de la défense de fort George par exemple, un officier américain remarqua un soldat noir dans les morts portant l'uniforme vert des glengarry ( à noter que le coloured corps" défendait également fort George et qu'il est possible que ce mort eut appartenu à cette unité ).

La provincial navy du Canada tout comme sa grande soeur de haute mer employa également des hommes noirs dans ses rangs.  

L'armée américaine

Le plus grand utilisateur de soldats noirs de l'armée américaine fut...la marine. Du fait de l'esclavage en vigueur aux Etats-Unis, la présence de marins noir était fort mal vue par nombre de capitaines, ...au début seulement. La capacité combattive des marins de couleur fut soulignée par bon nombre de commandants de navire et ces derniers se montraient satisfaits de posséder un grand nombre d'entre eux dans leur équipage avant d'aller au combat.

Le commandant O.H.Perry écrivit même au secrétaire à la marine à quel point il avait été impressionné par le courage démontré par ses marins noirs lors de la bataille du lac Erié. Que ce soit dans l'US navy ou à bord de navires corsaires la réputation de combativité des marins noirs ne fut plus à faire. Il y eut aussi des soldats noirs qui combattirent dans les rangs de l'armée américaine mais la majorité (esclavage oblige) préférèrent combattre dans les rangs anglais et surtout ceux de la royal Navy.   us-regular-infantrymanci-contre un soldat noir du 38th US regiment

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 23:16

 

CHIPPAWABRITISH 

Après avoir decrit la 1st US brigade à Chippawa voici une petite planche représentant brièvement les forces anglo canadiennes à chippawa.

 

Sous le commandement du Major general Phineas RIALL, l'armée anglaise composée pour les deux tiers de troupes aguerries régulières fut vaincue par une force américaine régulière extremement bien entrainée et motivée en regard de tout ce que les Etats-unis avaient envoyé avant.

 

Les forces régulières étaient représentées par le 1st foot "royal Scot" avec 500 hommes , le 100th foot avec 450 hommes, le 8th foot 400 hommes. Les forces de milices du 2nd lincoln militia disposaient de 200 hommes et les indiens de grand river entre 300 et 350 guerriers. L'artillerie possédait 3 x 6livres, 2 pièces de 24 livres d'un modèle ancien et un obusier de 5.5 pouces, le tout servit par 70 artilleurs. La cavalerie était présente avec le 19th light dragoon et ses 60 à 70 cavaliers (un escadron ).

 

Sur la planche vous pouvez voir les uniformes portés par chacun des trois régiments à pied anglais dans leur tenue de 1814 au complet, les artilleurs de la royal artillery possèdent également le nouveau shako et les dragon léger portent la tenue 1812 si décrié car ressemblant trop au chasseur à cheval français (qu'ils étaient sensés combattre plus souvent que les américains)

 

Le deuxième régiment de la milice de Lincoln a été décrit à Chuippawa comme ne portant pas d'uniforme (ce qui n'est pas toujours le cas car pour les unités semi permanente de la milice du haut Canada, certaines reçurent des uniformes rouges ou verts les faisant ressembler aux soldats anglais).

 

enfin les guerriers indiens ne portent bien sur pas d'uniforme mais des vestes de peau ou en lin avec de grandes jambière en peau et généralement aucun couvre chef (sois la tête complètement rasée soit avec des touffes de cheveux soit les cheveux portés très longs avec parfois des plumes et des rubans. Leur armement variat du mousquet à la carabine en passant par l'assortiment habituel de couteau, tomahawk, giourdin et arc.

 

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 17:25

 britartillerie

L'artillerie anglaise fut représentée sur le théâtre nord américain par les membres de la "RFA" ou "Royal Foot Artillery". Les unités d'élite de la Royal Horse  Artillery étaient toutes mobilisées dans la guerre contre Napoléon principalement en Espagne.

 

L'artillerie britannique est particulière dans le sens où elle n'appartient pas à l'armée, elle disposait de ses propres services comme l'intendance ou le service de santé. Le ministre de la guerre comme le commandant en chef n'avaient pas de pouvoir décisionnel sur ses actions. Le grand maître du matériel en était le chef. Dans les faits l'artillerie était heureusement placée sous le commandement du général en chef du théâtre d'opération ce qui facilitait grandement son emploi mais cette excentricité anglaise méritait d'être soulignée. L'académie royale de Woolwich était la maison mère de l'artillerie anglaise et la demeure de son chef.

 

En 1808 la royal artillery totalisait 10 bataillons à 10 compagnies chacun (forte théoriquement de 145 hommes, dans les faits entre 110 et 130). Chaque compagnie ou batterie totalisait 6 pièces, ( généralement 5 pièces de 6 livres et un obusier de 5.5 pouces) 8 wagons à munition, une forge, 3 wagons à bagages et un de roues suplémentaires. Cet ensemble demandant 100 conducteurs du corps of  artillery drivers et 200 chevaux. En plus de la royal horse artilery s'ajoutaient deux troop du rokets corps.

 

Au Canada seuls les membres de la RFA furent présents, les roquettes furent également utilisées, tout comme l'artillerie de la royal navy et sa batterie de roquettes Congrève.

 

Les pièces les plus communes furent les canons de 6 livres mais également les canons de 9 livres et les pièces anciennes de 24 livres, notament à Chippawa, qui dataient de la guerre d'indépendance américaine. Bien que l'artillerie anglaise fut l'une des plus mobiles et des plus modernes du monde, l'utilisation de pièces anciennes et en outre de fort calibre, ralentissait tant la cadence que bien souvent les rares duels d'artillerie entre Américains et Anglais tournèrent à l'avantage des premiers. A Chippawa les membres de l'artillerie américaine qui soutenaient l'attaque de la brigade dev2 x3 s02 ss00 06 Scott tiraient deux fois plus vite que leurs homologues anglais équipés, entre autres de pièces de 24 livres, et surclassèrent aisément ces derniers ( un canon de 6 livres anglais pesait 2624 livres et 2808 pour un canon de 9 livres)

Les obusiers les plus utilisés furent ceux de 5.5 pouces 

 

ci-contre à droite : pièce anglaise de 6 livres, ce fut le canon le plus courant de la guerre ; il était aussi le plus maniable de l'arsenal anglais et plus facilement déplaçable que les autres pièces d'un calibre plus grand et donc plus lourdes.

 

 v2 x3 s02 ss00 09

 

ci-contre à droite : attelage pour canon anglais, la pièce s'attachait via un crochet et était tirée par 4 à 6 chevaux (en temps normal), les artilleurs s'asseyaient sur la partie supérieure de l'attelage, les munitions étaient stockées dans la caisse en bois centrale. Ce système très mobile donnait une grande souplesse d'emploi aux artilleurs anglais par rapport au système plus classique de l'attelage à  pivot central comme le système gribeauval des Français, copié par les Américains. En outre les roues de l'attelage étaient interchangeables avec celles de l'affut du canon donnant encore plus de flexibilité à l'ensemble notamment pour réparer les dégâts subis par des tirs ennemis.

 

 

 

 

 

 

En 1812 étaient stationnées au Canada 9 compagnies de la RFA W. Payne's Company, 2nd Battalion RA Newfoundland

B. Fenwick's Company,  2nd Battalion, RA Maritimes

P. Wallace's Company 4th Battalion, RA Canada

J. Caddy's Company, 4th Battalion, RA Canada

J. Sinclair's Company, 4th Battalion, RA Canada

W. Holcroft's Company, 4th Battalion, RA Canada

H. Phillott's Company, 5th Battalion RA Maritimes

G. Crawford's Company, 6th Battalion,  RA Maritimes

J. St. Clair's Company,  7th Battalion, RA Maritimes  

 

En 1814 les renforts d'Europe amenèrent 6 compagnies de plus :

 

H. Farrington's  Company, 1st Battalion, RA Maritimes d'Irlande

S. Maxwell's Company,  4th Battalion, RA Canada (vétéran de la guerre de Péninsule)

H. Trelawney's Company,  5th Battalion, RA Canada (vétéran de la guerre de Péninsule)

G. Turner's Company,  9th Battalion, RA Canada (vétéran de la guerre de Péninsule)

J. Maclachan's Company,  10th Battalion, RA Canada

J. Addams' Company,  10th Battalion, RA Canada

 

A Lundy'Lane les Anglais alignèrent 2 canons de 24 livres et 7 de 6 livres, à la Nouvelle-Orléans ils alignèrent 22 canons et obtinrent la supériorité numérique en artillerie mais furent battus au feu par les canons américains mieux placés et mieux protégés.  

Comme les Américains, les Anglais ne répugnèrent pas à employer les artilleurs comme soldats d'infanterie, ainsi lors de l'attaque du Fort Niagara en décembre 1813 des artiileurs anglais regroupés en section de combat d'infanterie participèrent à l'attaque nocturne qui vit la chute du fort.

 

L'uniforme : il est taillé sur le même modèle que celui de l'infanterie mais le bleu foncé remplace le rouge, le shako est le modèle "stove pipe" à plumet blanc, qui sera remplacé par le "belgic shako" en 1814. Toutes les unités qui arrivèrent en renfort en 1814 étaient déjà équipées du "belgic shako". L'uniforme est attaché par une rangée centrale de boutons jaunes avec de chaque côté des boutons des lacets en forme de bastions jaunes que l'on retrouve sur les manches. Les artilleurs portent des pattes d'épaules rouges surlignées de jaune avec des renforts en laine jaune au bout. Les pantalons étaient blancs, gris ou bleu gris quand les premiers venaient à manquer. Les officiers portaient ou le shako ou le bicorne ainsi que les épaulettes dont le nombre et le placement indiquaient le grade pour les officiers subalternes. Les sous-officiers comme les officiers portaient l'écharpe rouge autour de la taille. Tous les artilleurs portent l'épée droite (seule arme de défense au corps à corps).

 

Les compagnies utilisées comme infanterie avaient droit au fusil en dotation dans l'artillerie anglaise le "Brown Bess indian pattern" raccourci comme les troupes légères anglaises. 2006Cryslers82  

 

 

 

 

ci-contre à droite : artilleur anglais dans la tenue 1812/1813 avec le shako "stove pipe" à plumet blanc, l'uniforme est bleu foncé à parements rouges (col et manches), les lacets en bastions jaunes sont bien visibles, comme dans l'infanterie notre reconstituteur porte des renforts en laine sur les épaules mais de couleur jaune. Le pantalon est blanc mais le plus souvent sera gris. La tenue des artilleurs anglais est très semblable à celle des artilleurs américains en début de guerre, un syndrome très répandu dans la guerre de 1812 fut l'apparence des combattants parfois très similaire (augmentant le risque de tir fratricide).

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 22:15

100thfoot

Le 100th regiment of foot fut levé en Irlande en 1804, il prit le nom " Prince Regent's County of Dublin Regiment" pour marquer son origine irlandaise. Il fut envoyé en Amérique du nord en 1805 mais durant le transfert un des transports de troupes se disloqua sur des récifs et engloutit 271 hommes du régiment. Le régiment établit ses quartiers dans la garnison de Québec.

Il participa à la guerre de 1812 et vit sa première action de combat dans le raid sur Sackett'harbor en mai 1813, puis dans l'attaque du fort Niagara et des raids sur Buffalo et Black Rock. 100th Regiment of Foot

Le régiment participa à la bataille de Chippawa en juillet 1814 où il subit des pertes extrêmement lourdes face à la "Scott'brigade". L'effectif du régiment à la fin de la bataille s'élevait à 250 hommes et 4 officiers.

Il participa ensuite au siège du fort Erié où il subit encore de nombreuses pertes. Par ses actions et son engagement dans la campagne du Niagara, l'honneur de bataille "Niagara" lui fut attribué. 

 

ci-contre à gauche : soldat et officier d'une compagnie du centre reconnaissables au plumet rouge et blanc du shako. Le pantalon gris et le "belgic shako" indique la tenue portée fin 1813 début 1814

 

 

Renommé 99th regiment of foot en 1816, il quitta l'Amérique pour l'Angleterre en 1818. Comme les régiments suisses au service de la couronne qui participèrent à la guerre de 1812, beaucoup des soldats irlandais du 100th foot préférèrent rester au Canada plutôt que de retourner en Europe.

 

L'uniforme :

la couleur distinctive du régiment est un jaune assez foncé "deep yellow", les parements de poitrine sont des lacets  terminés en carré positionnés en isolés. Les boutons et galons sont or et jaunes. Le pantalon guêtre est blanc à l'origine puis sera remplacé par un pantalon large gris avec guêtres courtes grises en 1813. Le shako "Stove pipe" porté à son arrivée fut remplacé par le "belgic shako" fin 1813.

comme pour toutes les unités anglaises du Canada le régiment portait la tenue complète (pantalon gris, guêtres courtes et "belgic shako" en 1814.

Il est possible que la compagnie légère ait gardé son shako "stove pipe" plus longtemps que le reste du régiment dans un but de différenciation avec les compagnies du centre. Le 100th foot avait de plus quelques spécificités bien à lui : les sous-officiers des compagnies du centre portaient leurs galons sur les deux bras, ceux des compagnies de flanc les portaient sur le bras droit pour les grenadiers et le gauche pour les légers. En outre certaines sources indiquent que les manches étaient dépourvues de lacets alors que réglementairement elles devaient en porter.

 

Sur la planche on peut observer l'uniforme tel qu'il fut décrit comme porté par les hommes du 100th foot en 1813/1814, le drapeau du régiment (non montré sur la planche) était jaune avec les armes du prince régent en son centre et le numéro du régiment ; les musiciens devaient porter la tenue traditionnelle inversée. Le régiment en 1812 devait porter le shako stove pipe et la culotte blanche au lieu du pantalon gris mais ce n'est pas certain. Le bouton est celui en métal blanc d'un "private" ; ceux des officiers étaient argentés. Les grades des sous-officiers sont montrés pour différencier ceux des autres régiments qui n'accordaient le droit de porter les chevrons sur les deux bras qu'aux seules compagnies de flancs.

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