15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 18:08

 19th

Le 19th light dragoon fut le premier régiment de cavalerie régulière anglais à avoir servi durant la guerre de 1812. Seule troupe de cavalerie adaptée à la géographie d'Amérique du nord, les cavaliers légers vont servir en tant qu'estafettes,, éclaireurs et unités de mêlée et souvent démontés.

Créé en 1781 en tant que 23rd light dragoon afin de servir aux Indes, il fut nommé 19th light dragoon en 1786 ; il combattit sous les ordres du futur duc de Welligton dans la campagne du Mysore en 1800, et sauva le 69th foot en 1806 lors de la révolte de Velore dans la nuit du 10 juillet. Envoyé en Angleterre il y demeura sur place jusqu'à son envoi vers l'Amérique du nord.

Le régiment (3 escadrons ) arriva à Québec en 1813; sur place il se procura les montures dont il avait besoin pour être monté. Divisé en deux parties, le régiment combattit avec deux escadrons dans le haut Canada et un dans le bas Canada.

Il fut impliqué dans de nombreux engagements contre les Américains comme fort George, le raid de Buffalo et black Rock ; il participa à la campagne du Niagara contre les forces de W.Scott à Chippawa et Lundy'lane ainsi que le siège du fort Erié. Il gagna un honneur de bataille "Niagara" à cette occasion. Enfin il fut impliqu

19th Light Dragoons guidon

é dans l'offensive sur Plattsburgh en 1814. Le régiment retourna en angleterre en 1816.

 

 

Ci-contre à droite: le guidon du régiment en 1808

 

 

 

 

 

L'uniforme:

Arrivé en 1813, il ne reçut pas les nouveaux uniformes du règlement de 1812 et combattit dans un premier temps dans l'uniforme à la hussarde caratéristique des dragons légers pré 1812. Cet uniforme comprenait une veste bleue (gris français) attachée par une rangée de boutons centraux argentés ; en outre l'uniforme comprenait des lacets de poitrine qui reliaient des boutons sur les deux côtés. Le col et les manches étaient jaunes. La culotte blanche était parfois bleue pour les officiers avec un noeud hongrois élaboré sur chaque cuisse. Le casque Tarleton à plumet rouge et blanc complète l'ensemble. Les musiciens portent la tenue inversée caratéristique de l'armée anglaise. 310568 10150404014491532 345054101531 10112744 296959191 n

 

 

 

 

Ci-contre à droite des reconstituteurs en tenue de dragon léger pré 1812 telle que devait porter le 19th light dragoon en Amérique en 1813. On reconnaît le casque à chenille tarleton avec un plumet rouge et blanc, la veste bleue à lacets de poitrine et ses trois rangées de boutons.

Ils portent un pantalon en lieu et place de la culotte adaptée au service à cheval et sont armés de mousquetons et non de mousquets comme les troupes à pied.

Le jaune sur le col et les manches sont passepoilés d'un

liseré blanc avec noeud hongrois sur la manche. La tenue des officiers est plus élaborée et possède un grand noeud hongrois sur les cuisses.

On remarquera le bidon en bois typique de l'armée anglaise et porté également par les troupes à cheval.

 

Le régiment toucha finalement la nouvelle tenue 1812 mais on ne sait pas exactement quand. La tenue 1812 se caractérise par une simplification de la veste qui perd ses laçages élégants au profit de revers de poitrine de couleur jaune. La culotte devient grise ( en campagne et blanc en tenue de parade mais sans liserés ) et possède un liseré double jaune sur le côté avec une doublure de cuir à l'entre-jambe. Le shako remplace le casque Tarleton, le galonnage est jaune ou or pour les officiers. Les musiciens portent la même tenue que les cavaliers hormis le plumet entièrement rouge.

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 18:48

 suisse

Parmi les nombreuses unités anglaises ou au service de l'Angleterre qui participèrent à la guerre de 1812 il y eut deux régiments suisses : Le régiment De Watteville et De Meuron.

Le régiment de Watteville fut créé à l'origine par les Anglais pour servir l'empire autrichien allié de la Grande-Bretagne. Après le désastre subi par les armées autrichiennes face à, la France l'Angleterre récupéra  les officiers et les hommes de ce régiment pour former un nouveau régiment De Watteville mais cette fois pour son service. La propriété du régiment fut donnée au baron Frédéric De Watteville de Murifield. Principalement composé d'hommes du canton de Berne, le régiment de Watteville accueillait des Allemands, Français, Italiens, des Hollandais des Belges. Considéré     à la solde de l'Angleterre il parvint par sa tenue et son entraînement rigoureux à devenir au service de l'Angleterre. Employé principalement dans des opérations amphibies en Méditérannée il combattit à la bataille de Maida en 1806 où il obtint un honneur de bataille. En avril 1813, le régiment fut envoyé en Amérique du nord et débarqua à Halifax.

Rééquipé à Québec il partit pour Kingston. En route les deux dernières compagnies nouvellement formées à partir de déserteurs et de prisonniers furent presque entièrement capturées par les Américains. En 1814, le régiment participa à l'attaque sur fort Oswego et au siège de fort Erié. Ayant souffert de grosses pertes le régiment fut finalement dissout le 24 octobre 1816 à Québec. 

L'uniforme:

Le régiment adopta la tenue rouge britannique en 1803. La couleur distinctive est le noir, étant arrivé en 1813 il possédait des shakos de type "belgic" des pantalons gris avec demi-guêtres. Les lacets de parement dDewattevillee poitrine sont en forme de bastion et isolés.

 

ci-contre drapeau du régiment suisse de Rovéra qui devint par la suite le régiment De Watteville mais qui apparemment conserva ses couleurs. 
un drapeau portant l'union jack aurait été donné au régiment de Watteville en 1805 selon une lettre du colonel du régiment il était noir avec une croix rouge, une couronne de laurier et l'emblème du régiment au centre et les mots Egypte (et Maida ajouté en 1807)

 

 

 

 

Le régiment de Meuron, enra au service des Anglais après avoir combattu dans les rangs hollandais pour le compte de la compagnie des Indes hollandaises.  De Meuron nommé comme son chef (Charles  Daniel de Meuron) il fut créé en 1781.

Au service de la couronne anglaise il combattit dans la campagne de Mysore sous les ordres d'un certain Arthur Wellesley et participa activement à l'attaque sur Seringapatam. Quittant les Indes en 1806, il séjourna à Malte en Méditerrannée, fut rééquipé en Angleterre et retourna en Méditérrannée où il fut rejoint par les autres régiments suisses De Roll et De Watteville, il combattit en Italie, en Espagne durant la guerre de la péninsule et acquit une réputation de troupe d'élite. Le 5 mai 1813 le régiment fut envoyé en Amérique du nord où il devait participer à la défense du bas Canada à partir de Montréal. Ses effectifs étaient les suivants :

1 major, 6 captaines, 20 lieutenants et enseignes, 54 sergents, 22 tambours et 1001 soldats.


Principalement composé de Suisses le régiment avait donc l'avantage de parler le français dans une région fortement francophone. Ayant de plus une réputation de troupe d'élite , les suisses furent bien accueillis par la population (d'ailleurs de nombreux soldats restèrent au Canada une fois le régiment dissout expliquant en partie certains noms que l'on retrouve aujourd 'hui au Canada).

En 1814 le régiment participa à l'offensive sur Plattsburgh où l'armée anglaise ne put passer à l'attaque suite à la destruction de sa flotte sur le lac Champlain ; battant en retraite misérablement, l'armée anglaise échoua dans son offensive mais le régiment de Meuron montra un bel exemple dans l'adversité ; et du fait de sa conduite dans la bataille, il fut le seul régiment "anglais" à recevoir un honneur de bataille sur son drapeau avec la mention Plattsburgh. Finalement le régiment fut dissout en 1816 au Canada et un grand nombre de ses membres décidèrent de rester comme ceux du régiment de Watteville.

L'uniforme:

Identique à celui du régiment de Watteville, le régiment de Meuron possédait néanmoins une couleur distinctive bleu. certaines sources donnent des lacets de poitrine carrés au lieu de bastion.

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ci-contre à droite on peut voir un groupe composé d'un officier portant les couleurs du régiment De Meuron, il porte la culotte blanche, la tunique rouge à parement bleu, des bottes à la souvarov et bien sur l'écharpe rouge autour de la taille. Les revers entièrement bleus sur la poitrine ne sont pas obligatoires ; ils peuvent ne pas être présents sur l'uniforme de cetains officiers.

 

Le soldat au centre est des membres des compagnies du centre du régiment De Meuron dont on reconnaît les parements de couleur bleue, on notera les lacets de poitrine en bastion isolés avec une ligne rouge dans le pourtour interne du lacet. Le pantalon est gris conformément au règlement de l'armée anglaise.

 

Le dernier personnage est un officier de la compagnie légère du régiment De Watteville reconnaissable à son plumet vert et à ses wings argent sur les épaules. Lui aussi porte un plastron noir comme c'est souvent le cas chez les officiers des compagnies de flancs qui aimaient se distinguer des officiers des compagnies ordinaires, mais là encore il n y a pas d'obligation de porter un tel ornement et il pouvait tout aussi bien porter une tunique rouge unie. Les parements sont de couleur noire pour le régiment De Watteville et ce depuis la création du régiment. (seule la tunique rouge a remplacé la tunique verte du début).

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 18:30

 usmusicien

Lorsque l'on parle de musiciens dans un régiment d'infanterie il faut voir non pas un orchestre chargé de distraire la foule dans un défilé militaire ou de redonner le moral aux troupes mais bien d'un système de transmission d'ordres. Les musiciens qui regroupent les tambours et les fifres ne servaient qu'à ça !


Dans le tumulte de la bataille les cris des officiers ou les hurlements des sergents ne peuvent se faire entendre par une troupe de plusieurs centaines d'hommes, parfois déployés sur une centaine de mètres. Le système de transmission des ordres du régiment se faisait alors par l'intermédiaire des musiciens. Les roulements de tambours rythmant le mouvement du régiment au combat comme dans la vie en garnison lui indiquant les points clé de la journée. Il fallait cinq afanfare 1st us infantryns environ pour qu'un tambour connaisse parfaitement les différents mouvements correspondant à l'ensemble des ordres donnés grâce aux tambours. Contrairement à l'image d'Epinal, les tambours étaient rarement de jeunes enfants mais des hommes capables de porter un instrument encombrant et de jouer longtemps avec ; les plus jeunes musiciens étaient généralement les fifres. Au combat les musiciens étaient groupés ensemble vers l'avant et le centre du régiment afin de se faire entendre par tous : il était essentiel que le régiment puisse entendre le rythme des tambours pour exécuter les manoeuvres. Il existe des exemples dans les guerres napoléoniennes où des régiments perdirent leur tambour suite à une décharge ennemie et s'arrêtèrent tout net ...faute de musique.

 

En plus des tambours et des fifres, chaque musique possédait deux musiciens principaux : le tambour-major et son assistant. De par leur rôle important, les musiciens portaient une tenue différente du reste de l'unité afin de bien les situer. Dans l'armée américaine (comme dans l'armée anglaise d'ailleurs) les tenues des musiciens étaient inversées avec celles du régiment, c'est    -à-dire que l'uniforme bleu à col et manches rouges de l'infanterie donnait un uniforme rouge à col et manches bleus pour les musiciens.
    En Europe, le tambour-major par tradition portait une tenue extrêmement élaborée reconnaissable entre toutes et se devait d'être de par son comportement et son uniforme d'un maintien et d'un comportement irréprochables. Dans l'armée américaine seules les épaulettes et l'écharpe rouge autour de la taille distinguent le tambour-major du reste des musiciens. Drummer Schulte

    Depuis l'introduction de la tenue 1810 et 1812 l'uniforme des tambours d'infanterie américains était donc de couleur rouge avec col et manches bleus, les lacets de poitrine étaient pareils à ceux du reste du régiment. Le pantalon était blanc en été et bleu en hiver. Le shako était semblable à celui de la troupe. Le modèle 1813 et 1814 fut simplifié, le col et les manches perdirent leur couleurs bleue. Les lacets de poitrine disparurent et seul le col conservait des lacets balncs.

 

 

ci-contre à gauche : un tambour dans l'uniforme de 1813/1814 les manches et le col sont rouges comme le reste de la tenue, seuls des lacets blancs sur le col demeurent. Le shako est du modèle "tombstone". Le tambour ne possède pas de dessin élaboré comme c'était souvent le cas au début du conflit.

 

 

 

 

 Les problèmes d'approvisionnement ont conduit certaines unités à adopter des tenues de fortune comme le 22th US infantry qui possédait des musiciens à l'uniforme vert et brun clair avec des lacets noirs.

Les tambours ne sont pas armés hormis leur instrument ; ils possédaient un tambour haut et décoré en bleu avec les rebords "rouge vermillon". Sur la carcasse était peint en général un aigle américain surmonté d'étoile avec une devise ou bien le symbole d'un état dans le cas d'un tambour de milice. Les régiments d'infanterie et d'artillerie possédaient des tambours et des fifres, les régiments de rifles possédaient des cornets (trompettes ou clairons) et les régiments de cavalerie des trompettes.

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 21:17

On parle souvent au 18ème et au 19ème siècles de la puissance de feu de l'infanterie anglaise, puissance obtenue à la fois par la combinaison d'un projectile légèremenet plus lourd que la moyenne et la disposition des tireurs. Le mousquet Brown bess tirait en effet un projectile de 18mm (calibre 0.71) contre 0.69 pour le Springfield ou Charleville français.

Du fait du poids plus important du projectile, la puissance d'arrêt de l'arme anglaise était plus forte, en outre la disposition en ligne sur deux rangs contre trois pour les Français (par exemple) augmentait le nombre de tireurs et donc la puissance de feu d'un tir de salve. Les Américains combattaient également sur deux rangs, leur maîtrise de la manoeuvre était de toute façon des plus limitées. A l'inverse de ce qui se faisait en Europe, en 1812, les Américains ignoraient le combat de la colonne par division ou par compagnie et lui préféraient le combat en ligne plus orienté vers le feu plutôt que vers le choc. Les Anglais préféraient également le feu au choc et combattaient de même.

Mais les Américains à la différence des Anglais utilisaient une munition particulière : la Buck and Ball.

 

Cette munition était en fait la combinaison d'une balle normale d'un calibre 0.69 à trois petite balles attachées à la balle principale et qui au départ du coup élargissaient la zone de dangerosité du tir (comme le ferait un tir de chevrotine) ; ainsi, ce n'est pas un mais 4 projectiles qui étaient tirés par les soldats américains. papieren%20buck%20and%20ball

 

ci-contre à droite : une Buck and Ball : elle se présentait sous la forme d'une cartouche de papier enserrant une balle du calibre 0.69 et de 3 petites balles situées juste devant. La puissance de cette arme a été exagérée par les Américains et déconsidérée par les Anglais. Son impact réel fut à rechercher entre les deux : si elle n'apportait pas une puissance supérieure, sa capacité à toucher plus facilement sa cible grâce à son champ d'action plus large était indéniable.

 

 

L'impact réel de cette munition fut limité car la puissance d'arrêt du tir était diminué par la perte de vitesse ballistique induite par une telle configuration et les petites balles n'avaient pas la puissance nécessaire pour infliger de graves blessures. Les Anglais n'ignoraient pas que leur ennemi utilisait de telles munitions mais préféraient croire à son inefficacité. Quant aux     Américains ils étaient de leur côté persuadés du bien-fondé de leur choix et utilisèrent longtemps cette munition (la guerre de sécession en 1861/65 vit une utilisation massive de cette munition).

Ce qui est sûr c'est que la probabilité de coup au but de la Buck and Ball était supérieure à celle du Brown Bess (qui en outre demeurait une arme médiocre, moins précise que le springfield). Les Américains utilisèrent bien sûr des balles normales mais furent les seuls à utiliser cette curieuse munition durant la guerre de 1812.

 

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 10:02

 14th

Le 14th light dragoon "duchess of york's own"   est un des deux régiments de cavalerie légère anglais à avoir été impliqué dans la guerre de 1812.

Surnommé les "hawks" il tire son surnom du petit aigle prussien qu'il arbore sur son shako suite au mariage de son propriétaire le "duke of york" avec une princesse prussienne ce qui lui a donné le droit de porter l'aigle prussien, et les revers de couleur orange. 

Le régiment fut largement utilisé durant la guerre de la péninsule et possédait les honneurs de batailles suivants : Douro, Salamanque, Vittoria, Pyrénées et Orthez. Après avoir été rééquipé en Agletterre, une partie du régiment est envoyé en Amérique en Août 1814 sans ses chevaux espérant s'en procurer sur place.

Arrivé sur place il ne put obtenir suffisamment de chevaux et seul l'état-major fut équipé ; les escadrons du régiment combattraient à pied. Le régiment participa exclusivement à la campagne de la Nouvelle-Orléans et à la bataille du même nom dans la brigade Lambert avec 210 cavaliers démontés et du même coup peu efficaces. Après le retrait des forces britanniques 38 hommes furent capturés sur un des navires qui ramenait matériel et blessés vers la flotte. L'unité ne participa plus à aucun combat de la guerre de 1812.

 

L'uniforme:

Etant arrivés en 1814, les cavaliers de ce régiment portaient déjà la tenue de 1812 avec veste courte et shako qui remplaçait l'ancienne tenue à la hussard avec casque Tarleton. La couleur distinctive du régiment est le orange que l'on retrouve sur le col et les manches ainsi que sur les retroussis des basques et les revers de poitrine. La couleur des boutons et des galons est métal blanc et argent pour les officiers. Les trompettes portaient uniquement un plumet de couleur rouge en guise de distinction par rapport à la troupe qui, elle, portait un plumet rouge et blanc sur ses shakos. La petite partie en laine blanche située au creux des reins se nomme la cascade et n'a aucune fonction particulière. Les sous-officiers portent le galon sur le bras droit uniquement. En campagne, le couvre-shako était porté pour protéger le shako des éléments, la sabretache n'avait pas d'ornementation particulière. L'armement des hommes consistait en un sabre courbe de cavalerie légère et un mousqueton ou carabine courte ; les officiers pouvaient posséder en plus de leur sabre une paire de pistolets.

C'est pourquoi, une fois démontés, ces cavaliers n'offrent qu'une faible valeur combattante si on ne les réarmait pas avec des mousquets.

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 23:19

 royal marines

Véritable troupe de choc de la marine anglaise, les royal marines vont se distinguer aussi bien dans les combats navals de la guerre de 1812 en tant qu'infanterie de marine embarquée, que lors des nombreux raids opérés par la royal navy sur les côtes américaines principalement durant l'année 1814.

Arrivés en Amérique du nord en juin 1813, les deux bataillons de royal marines, initialement créés en 1810, participèrent à une série de raids le long de la baie de la Chesapeake semant désordre et chaos derrière eux. En septembre les deux bataillons furent redirigés pour aider à la défense du Canada en renforçant la flotille de l'amiral Yeo. Les restes des deux bataillons furent amalgamés en un seul. Avec la chute de Napoléon et l'envoi conséquent de renforts, un troisième bataillon fut mis sur pied et envoyé en Amérique. Il fut combiné avec le 21st foot pour former la 3ème brigade lors de l'attaque sur Washington et Baltimore.
Il participa aux batailles de Bladensburg et North point. Un nouveau 2ème bataillon fut créé par L'amiral Cockburn incluant 3 compagnies de marines coloniaux. Les marines participèrent donc activement à toutes les opérations de la guerre soit en renforçant les unités au sol, soit en effectuant des raids sur les côtes ou encore en servant sur les navires.

Le 1st bataillon totalisait

2 Majors; 9 Capitaines; 14 1er Lieutenants ; 4 sous-Lieutenants ; 1 maître de solde ; 1 Adjudant ; 1 quartier-maître ; 1 chirurgien ; 1 assistant-chirurgien ; 5 sergents-chefs ; 39 Sergents ; 41 Caporaux ; 17 tambours et 559 marines.

En plus de ces effectifs le 1er bataillon se voyait attribuer 50 artilleurs du royal naval artillery rocket corps.

Le bataillon participa avec le deuxième à l'attaque sur Craney Island et Hampton puis fut dispersé sur les escadrons des lac Champlain et Ontario et fut renforcé avec les restes du deuxième bataillon également dispersé sur les lacs.

 

le 2nd bataillon totalisait :

1 Major en titre de commandant ; 1 Major ; 8 Capitaines ; 16 Lieutenants ;1  maître de solde ; 1 Adjudant ; 1 quartier-maître ; 1 chirurgien; 1 assistant-chirurgien ; 2 sergents-chefs ; 40 Sergents; 40 Caporaux ; 16 tambours et 672 marines.

chaque bataillon incluait: 1 Captaine d'artillerie ; 4 Lieutenants d'artillerie ; 4 Sergents artilleurs ; 4 Caporaux artilleurs; 6 bombardiers ; 2 tambours et 60 servants artilleurs. 164308 105039372904139 104952196246190 38819 2811988 n

l'artillerie du bataillon: 4 - 6 livres; 2 - obusiers de 5 ¼ ; 2 mortiers de 10 pouces; 2  obusier de 8 pouces.

Le deuxième bataillon participa à l'attaque sur Craney Island, Hampton, fort Oswego puis fut dispersé sur les escadrons des lacs et renforça le premier bataillon.

 

 

ci-contre à gauche sous-officier des royal marines reconnaissable à son écharpe de couleur rouge et bleu foncé autour de la taille et à son esponton : grande pique qui a pour première vocation de vérifier les alignements des hommes. Sa vocation première étant inutile sur un bateau elle servait également au combat comme arme blanche.

 

 

 

le 3rd bataillon  arrivé en 1814 totalisait :

1 Major, 4  Capitaines, 10 Lieutenants, 11 sous-lieutenants, 1 Adjudant, 1  quartier-maitre, 10 Compagnies de 100 marines, 1 compagnie de la royal marine artillery. 

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Le bataillon participa aux combats de Bladensburg et North point avec le nouvellement reformé 2nd bataillon (avec les premier et deuxiième).

 

L'uniforme : les royal marines portaient en  1812 l'uniforme de l'infanterie à savoir la tunique rouge et la culotte blanche avec demi-guètre. En tant que "royal" marines la couleur distinctive est le bleu, les lacets de poitrine sont doubles et de forme rectangulaire. Le chapeau est un chapeau de type "round hat" avec rebord  un plumet sur la cocarde noire côté gauche du chapeau de la couleur correspondant à la compagnie (rouge et blanc cie du centre, vert les légers et blanc pour les grenadiers). Les officiers portaient le bicorne pour les officiers supérieurs et le chapeau pour les subalternes. On notera sur la planche du dessus les petites différences existantes entre les chapeaux des compagnies du centre et les compagnies d'élite

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ci -contre à gauche : 3 reconstituteurs en tenue de royal marines à Fort George , les chapeaux à plumet blanc et rouge indiquent qu'il s'agit d'une compagnie du centre, le large pantalon blanc a remplacé la culotte blanche et est mis par-dessus les chaussures. La distinctive bleu foncé des régiments royaux donne toujours l'impression d'être noire.

 

 

 

 

 

 

L'artillerie des royal marines ne pouvant utiliser un uniforme rouge trop salissant utilisa un uniforme bleu foncé avec col et manches rouges sans lacet et un calot en guise de couvre chef. Cette tenue s'apparente a une "fatigue jacket" utilisée pour les corvée. Il est possible que les artilleurs des royal marines aient utilisé dès 1814 la tenue de l'artillerie à pied bleu foncée avec revers et manches rouges mais sans lacets. En 1816 cette tenue fut officiellement adopté (comme le sergent sur la planche) Le shako fut choisi à la place du chapeau. Ce fut le fatigue cap qui fut utilisé lors des raids de la baie de la Chesapeake. Les officiers conservaient la tenue rouge des royal marines.

 

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 11:33

 milicesédentaire

La région que l'on nomme bas Canada (lower canada) est en grande partie ce qui était autrefois la nouvelle-France région comprenant Montréal et Québec. Cette région est majoritairement francophone elower-canada-map-269t dispose du plus grand potentiel humain du Canada pour assurer sa défense ( 60 000 hommes mobilisables ), la plupart des unités régulières anglaises y sont stationnées. En outre des unités de volontaires (voltigeurs et voyageurs  canadiens) sont créées ainsi que les 4 bataillons de la milice incorporée (embodied militia) et enfin la milice sédentaire qui regroupe la majeure partie des combattants et qui demeure la dernière ligne de défense en cas de crise majeure.

 

La milice sédentaire est ce que l'on peut qualifier de milice de levée c'est-à-dire qu'elle est appelée à  servir seulement dans les pires cisrconstances et impacte tous les hommes de 16 à 50 ans (parfois jusqu'à 60 ans ) qui doivent à la couronne une semaine d'entraînement et de recensement administratif tous les ans. Pour le haut Canada cette "milice" représentait potentiellement en 1812 : 11650 hommes et 18 officiers en 246 compagnies. En ajoutant la nouvelle-Ecosse, le nouveau-Brunswick,  l'Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve on arrive à 90 000 hommes soit 1/5 de ce que la milice américaine est capable d'aligner. On comprend dès lors l'importance du Bas Canada, les 2/3 des combattants y sont situés et la plupart d'entre eux ne ressent pas un amour immodéré pour l'angleterre, et le soin que son gouverneur mettra à tantôt ménager, tantôt forcer, la population milicienne francophone dont dépendait pour une bonne part la défense de la colonie tout entière. Ce problème était inconnu chez les Américains dont tous les habitants partageaient un attachement certain à la nation ; les divisions face à la guerre de 1812 étaient d'ordre économique (la crise avec les états de Nouvelle-Angleterre fut néanmoins sérieuse leur opposition à la guerre était telle qu'une sécession était presque envisageable en 1814)

 

Le principal problème de Georges Prevost, gouverneur du Bas Canada, fut de recruter des hommes pour ces bataillons de milice incorporée et d'obtenir de la milice sédentaire une complète adhésion. Fortement peuplé de Francophones plus ou moins hostiles au gouvernement anglais et dont la loyauté envers la couronne pouvait également être mise en doute par les Anglais. L'objectif de 2000 hommes pour la milice incorporée  fut difficilement atteint, 20% de la milice sédentaire devait être dirigée pour former ces 4 bataillons. Dans tous les pays la conscription n'est jamais acceptée de bon coeur mais les tensions qui existaient au Canada entre anglophones et francophones freinaient d'autant plus ce genre de recrutement.  La tunique rouge symbole d'oppression pour beaucoup de canadiens francophones ajoutait à la réticense des volontaires (Charles de Salaberry contourna le problème en faisant adopter un uniforme gris à son régiment ce qui améliora sensiblement l'adhésion de ses concitoyens). A lachine une révolte des miliciens amène un affrontement entre soldats anglais et miliciens incorporés qui fera un mort chez les miliciens ramenant un peu le calme et permettant finalement d'obtenir les 2000 hommes désirés. Mais néanmoins le gouvernement du Bas Canada fera attention au "moral" des francophones afin de ne pas aggraver un peu plus une situation délicate ; par exemple les nombreux cas de désertion entraînant une cour martiale ne seront pas sanctionnés par une condamnation à mort. Fusiller un milicien aurait certainement eu des conséquences néfastes sur le moral et aurait même pu entraîner des révoltes. La milice américaine n'aura pas tant de scrupule et n'hésitera pas à passer par les armes plusieurs de ses miliciens accusés des mêmes faits.

 

Pour la durée de la guerre 8430 miliciens sédentaires vont être appelés, seuls 6493 miliciens rejoindront leurs bataillons et plus de, 1300 déserteront. Le gouvernement de Georges Prevost n'hesitera pas à faire appel au clergé et aux journaux pour alimenter une propagnade importante afin de persuader du devoir sacré de la défense de leur sol les miliciens francophone, le résultat sera un franc succès sanctionné par les victoires retentissantes des miliciens à Chateaugay et à Crysler 'farm.

 

la milice sédentaire n'etant pas considérée comme une troupe pouvant et devant être maintenue longtemps sous les armes ( 90 jours )elle bénéficiait d'un entraînement tout relatif pour ne pas dire sommaire et d'un équipemv2 c4 s19 ss02 01ent minimum qui se limitait, dans le meilleur des cas, le plus souvent au mousquet et à ses baudrier, porte-giberne et baïonnette. L'uniforme du milicien sédentaire était donc constitué d'une tenue civile. Néanmoins il offrait un énorme avantage, il était adapté aux conditions climatiques difficiles de cette partie du monde  et la plupart des hommes portaient une tenue qui avait une certaine forme d'uniformité : veste épaisse contre le froid et bonnet. Les officiers qui la commandent sont recrutés parmi l'élite locale et se doivent de posséder des terres dans le comté de recrutement ; le rang de lieutenant-colonel devient le plus haut rang possible  pour un officier milicien. La tenue des officiers est des plus vagues ; en ce qui concerne la milice sédentaire, leur statut et leur revenu leur permettaient sans aucun doute de s'offrir un uniforme mais il est fort possible que la plupart se soient contentés du port de l'épée en lieu et place du mousquet. Il apparaît également que certains officiers francophones ont adopté un uniforme vert dans un souci d'éviter la tenue rouge des Anglais afin de ne pas froisser la succeptibilité de leurs hommes et d'éviter de faire une cible facile au mileu de la masse grise des miliciens.

 

comme on peut le voir sur la représentation à droite notre milicien porte une tenue chaude civile avec un bonnet bleu violet , des bottes fourrées de mode indienne et le tout accompagné d'une écharpe rouge autour de la taille. Il semble que beaucoup de miliciens portaient ce genre de tenue donnant une forme d'uniformité à l'ensemble. 

  militiaman

Si on le compare à un milicien du bas Canada (en bas à droite) en 1759 on remarque que peu de choses ont changé hormis l'armement qui est un mousquet Brown bess ; le reste de l'uniforme est composé d'une tenue civile et du fameux bonnet.

 

Sur la planche tout en haut j'ai regroupé trois tenues portées par la milice sédentaire en me basant sur les dessins existants, l'absence d'informations fiables sur les uniformes des officiers ne m'a pas permis d'ajouter une tenue d'officier. Mais il se peut que certains aient adopté la tenue rouge avec chapeau "round hat" et d'autres un uniforme vert ressemblant aux voltigeurs canadiens avec encore un chapeau civil.

 

 

 

 

 

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 08:18

93rd 

Seul régiment de Highlander à avoir participé à la guerre de 1812, le 93rd régiment ne fut concerné que par la campagne en Louisianne et notamment à la bataille de la Nouvelle-Orléans en 1815.

L'armée britanique compte plusieurs régiments écossais dont certains formés de montagnards (highlanders) provenant des hautes terres d'Ecosse. Ces régiments ont la réputation d'être de féroces combattants et ont toujours fait partie de l'élite de l'armée anglaise. Le 93rd fut à plusieurs reprises levé puis dissous. Constitué à partir de volontaires de la région de Sutherland, il fut envoyé en Afrique du Sud pour prendre part à des opérations contre la colonie hollandaise du cap en 1805/1806.

Après avoir battu les troupes hollandaises, le régiment est rapatrié en Angleterre en 1814 puis envoyé en Amérique afin de participer à une vaste opération visant la capture du port de la Nouvelle-Orléans afin de paralyser le commerce de la Louisianne et hâter la fin du conflit qui oppose l'Angleterre aux Etats-Unis.

Arrivé le 8 décembre 1814 dans le golfe du Mexique, le régiment participe au combat du 23 décembre qui verra les Américains lancer une attaque surprise de nuit sur le camp anglais. Le régiment prit part à une attaque de flanc pour repousser les assaillants et après un combat sanglant mais bref, les Américain se retirèrent sans avoir put obtenir de résultats mais en ayant infligé des pertes supérieures aux leurs.

Le 8 janvier 1815 après une marche sur les bords du Mississippi, l'armée anglaise arriva en face des fortifications établies par Andrew Jackson qui défendaient la ville. La mission du régiment était simple : attaquer la partie la plus à droite de la ligne Jackson, tandis que la compagnie légère du régiment prendrait part à un assaut sur l'autre rive du fleuve pour s'emparer d'une petite batterie américaine. Dans les faits, la sanglante journée du 8 janvier, fut un désastre pour le régiment et pour l'armée anglaise, bien qu'ayant réussi à prendre la petite batterie de l'autre côté du Mississippi, le régiment se trouva bloqué devant la ligne américaine. Son chef le Lieutenant-Colonel Dale fut tué à 100 metres de la ligne et le régiment resta sans ordres à courte porté de l'artillerie et des tireurs adverses. Sans

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faillir à la réputation des Highlanders, le régiment resta stoiquement sous le feu ennemi subissant des pertes énormes sans pouvoir franchir les murs (les échelles n'étant pas arrivées, le régiment devant les apporter fut cloué sur place). Les anglais retraitèrent après avoir perdu 2000 hommes dont 300 à 550 highlanders. Le régiment servit de garnison dans la baie de Mobile après la prise du fort Bowyer et rentra en Angleterre à l'annonce de la nouvelle de la fin des hostilités.

 

ci-dessus le 93rd régiment à l'assaut de la ligne Jackson, il semble que les highlanders à court d'échelle furent bien incapables de monter sur la ligne ennemie à de rares exceptions près ; l'unité chargée d'amener les échelles (44th foot) fut dans l'impossibilité d'amener un nombre suffisant d'échelles pour permettre à tout le monde de monter. Le régiment est particulièrement reconnaissable avec ses pantalons à motif écossais (tartan) et les bonnets bleus à damier blanc et rouge (hummel).

 

L'uniforme : La grande différence avec les autres régiments de Highlanders est que le 93rd a combattu en pantalon et non en Kilt pour s'adapter au mieux aux conditions climatiques particulières de la Louisianne.  De plus le grand bonnet à plume d'autruche fut remplacé par le petit bonnet appelé hummel.

La couleur distinctive du régiment est le jaune, les lacets sont en pointe et mis deux par deux. Les officiers ne portent pas le pantalon en tartan mais un pantalon gris identique au reste de l'armée anglaise. Les pompons des bonnets sont rouges pour les compagnies du centre, blancs pour les grenadiers et verts pour les légers. Les musiciens voient s'ajouter des joueurs de cornemuse comme dans tous les régiments de highlanders ; l'uniforme de ces derniers n'est pas la tenue inversée mais la même que celle des sergents (rouge, basques longues et tartan en travers de la poitrine).

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 09:23

caldwell

L'unité des Caldwell's Rangers aussi surnommée les Western Rangers, fut formée à l'initiative du capitaine  William Caldwell dans le comté de l'Essex. Ils combattirent le long des rives du lac Erié, avec Tecumseh à Moriviantown et durant la campagne du Niagara.

Ce petit groupe d'une cinquantaine de membres de la milice locale était pourvu d'un uniforme qui leur était propre et qui consitait en une veste courte vert foncé, pantalon de laine gris, des baudriers noirs, un petit shako plus court que le stove pipe et armé d'un mousquet probablement d'origine américaine (springfield) car Isaac Brock en avait capturé 1200 à Détroit en 1812. Ils ne portait pas de baïonnette mais utilisaient un tomahawk plus commode dans les combats en forêt.

Combattant le plus souvent avec des guerriers indiens dans une  guerre de tirailleur, ils furent actifs essentiellement dans la péninsule du Niagara. Ils participèrent à de nombreux petits accrochages comme à de grands affrontements comme Lundy'Lane.

 

Sur la planche on peut voir l'uniforme vert très simple à une rangée de boutons, la tenue de combat avec baudrier, la tenue d'un officier et une variante avec pantalon marron et bonnet.

 

Bien évidemment les tenues devaient grandement varier dans le groupe tant au niveau des pantalons, baudrier et autre équipement (recupération et prises de guerre ajoutaient à l'hétérogénéité de l'ensemble).

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 13:49

1812usreglement

A la déclaration de guerre, les régiments les plus anciens de l'US army (8 premiers ) portaient l'uniforme adopté en 1810, en 1812, un nouvel uniforme fut mis en place par suite des contraintes imposées par l'ancien modèle. Ce nouvel uniforme est celui qui sera décliné en différentes teintes par manque de matières premières (tissu bleu) pour le fabriquer.

Le modèle 1810 est un uniforme à l'apparence particulièrement élégante et sophistiquée, il est pourvu de nombreux lacets blanc et argent pour les officiers.  Il s'agit d'une veste courte avec basque de couleur bleue foncée, à col et manches rouges. La poitrine est fermée par deux rangées de 8 boutons reliés entre eux par des lacets ou cordes blanches doubles. La veste s'attache par des crochets au milieu (une variante verra le jour avec 3 rangées de boutons dont seuls les boutons centraux sont fonctionnels et servaient à attacher la veste).

Les manches sont lourdement chargées de 4 boutons avec un lacet oblique de part et d'autre, le col est muni de deux boutons avec encore un lacet double en plus du bord de col lui aussi galonné en blanc (argent pour les officiers).

Les officiers et sous-officiers possédaient un uniforme aux basques plus longues ainsi qu'une écharpe rouge autour de la taille.

Les caporaux possédaient une épaulette de laine blanche sur l'épaule droite, tandis que les sergents en possédaient deux. (il n'existe qu'un seul rang de sergent dans l'US army à la différence de l'armée anglaise qui en possèdent plusieurs : sergeant, staff sergeant, color sergeant..).

 

Le shako est le modèle en feutre à cocarde noire sur le côté gauche, copié sur le chapeau français avec une plaque en métal blanc, un plumet central blanc et des cordes blanches à pompons. Ce modèle sera confectionné par la suite en cuir puis remplacé en 1813 par le shako "tombstone" (voir article sur les shakos). 1812-1

 

L'uniforme modèle 1812 se veut une version simplifiée du modèle 1810, la coupe et les couleurs restent identiques mais les lacets deviennent droits et sont attachés par une seule rangée de boutons blancs. Les manches possèdent 4 boutons alignés horizontalement avec lacets blancs droits. Le col demeure inchangé ainsi que le shako. Les basques et retroussis de basques sont simplifiés. Pour ces deux uniformes le pantalon est blanc ou gris clair en été et bleu foncé en hiver avec un liseré blanc sur le côté. Les demi-guètres sont portées à l'extérieur du pantalon puis à l'intérieur avec le pantalon large. Les officiers portaient la plupart du temps des bottes à l'extérieur du pantalon.

 

ci-contre à droite : un exemple de ce que l'ont pouvait trouver comme expédient afin de fournir un uniforme aux soldats américains des régiments nouvellement levés. Ce sergent (deux épaulettes et une écharpe rouge avec une épée) du 22th US infantry possède un uniforme modèle 1812 mais de couleur grise par faute de bleu disponible, les manches et col sont verts au lieu du rouge et le shako n'a pas de plaque. Ce régiment avait la particularité d'habiller ses tambours en vert au lieu de rouge et d'utiliser un jaune fade pour les cols et les manches. Dernière particularité, les lacets sont tous noirs au lieu de blancs. Le pantalon est le modèle hiver (bleu) qui se boutonne au mollet et recouvre les chaussures.

 1812-canteen-500x500

La gourde et le havresac sont de couleur bleue mais pouvaient être noirs et le havresac pouvait avoir des motifs peints. La forme et le modèle resteront inchangés tout au long du conflit, les marquages "US" pouvaient être  blancs, noirs ou rouges sur le havresac comme sur la gourde en bois. La cartouchière M1808 est en cuir noir et contenait un bloc de bois avec 26 trous pour les cartouches en papier.

  US1812n5

ci-contre à gauche: soldat en uniforme 1812 avec demi-guètres montantes portées au-dessus du pantalon qui laissera peu à peu place à un pantalon plus large porté au-dessus des demi-guètres.

 

 

Les musiciens avaient droit à l'uniforme rouge à col bleu avec galonnage correspondant au modèle 1810 ou 1812

 

    Sur la planche on peut voir les uniformes modèle 1810 et 1812 avec une tenue portée par un soldat, sous-officier, officier et les musiciens ainsi que des variantes qui ont existé. Ces uniformes représentent la version réglementaire et étaient rarement portés dans leur intégralité faute de matériel adéquat. Les baudriers sont blancs pour les 17 premiers régiments et vraissemblablement noirs pour tous les autres.

us1810

 

 

 

 

ci-contre à droite un soldat en uniforme 1812 avec pantalon long d'été avec attache sur le côté au niveau des mollets, modèle rapidement abandonné car incommode dans les terrains boisés, le pantalon sera racourci et porté au-dessus des chaussures.

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